David Talbot Rice

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
David Talbot Rice
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 68 ans)
CheltenhamVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Père
Henry Charles Talbot Rice (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Cecil Mary Lloyd (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoints
Tamara Talbot Rice (en) ()
Tamara Talbot Rice (en) (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Elizabeth Roussoudana Talbot Rice (d)
Nina Violet Tamara Talbot Rice (d)
Nicholas Charles Talbot Rice (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Domaine
Arme
Conflit
Distinction

David Talbot Rice (11 juillet 1903, à Rugby - 12 mars 1972, à Cheltenham) est un historien de l'art anglais. Son père portait le nom de «Talbot-Rice » et lui et sa femme publièrent sous le nom de « Talbot Rice », mais sont aussi parfois sous le nom de « Rice » seul. Né à Rugby, il grandit dans le Gloucestershire (Angleterre). Il fit ses études à Eton avant d’étudier l'archéologie et l'anthropologie à Christ Church. À Oxford, son cercle d'amis comprenait Evelyn Waugh et Harold Acton ainsi que sa future femme (Elena) Tamara Abelson (1904-1993) qu’il épousa en 1927. Elle était une émigrée russe qu’il avait d'abord connue à Oxford. Elle était aussi historienne de l'art écrivant sur l'art byzantin et d’Europe orientale ainsi que sur d'autres sujets sous le nom de Tamara Talbot Rice[1].

Après avoir obtenu son diplôme, Rice entreprit un certain nombre de fouilles archéologiques à l'étranger et développa une passion pour Byzance. Son expertise dans le domaine de l'art islamique fut établie lorsqu’en 1932, Samuel Courtauld dota l’Institut Courtauld à l'Université de Londres et que Rice fut parmi les premiers embauchés, prenant un poste de maître de conférences.

Rice fut ensuite nommé à la chaire Gordon Watson, des beaux-arts à l'Université d'Edimbourg en 1934, poste qu'il occupa jusqu'à sa mort en 1972. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il servit comme chef de la section Proche-Orient du renseignement militaire (MI3b), qui était responsable de l'Europe de l'Est, comprenant la Yougoslavie, mais à l'exclusion de la Russie et de la Scandinavie. Listé à l'origine sur la liste spéciale en 1939, il fut transféré à l'Intelligence Corps en 1943. Il termina la guerre avec le grade de major.

Lorsque la paix revint, il retourna en Écosse et créa un diplôme à l'université qui combinait histoire de l'art et de l'art visuel en studio et est encore décerné aujourd'hui. Son ambition de créer un centre des arts à l'Université fut réalisée à titre posthume lorsque la galerie Talbot Rice fut ouverte et nommée d'après lui.

De 1952 à 1954, il dirigea les fouilles du Grand Palais de Constantinople à Istanbul, en Turquie[2].

Quelques publications[modifier | modifier le code]

  • The Birth of Western Painting: a History of Colour, Form, and Iconography Illustrated from the Paintings of Mistra and Mount Athos, of Giotto and Duccio, and of El Greco. London, Routledge, 1930.
  • Byzantine Art. Oxford, Clarendon Press, 1935 (last revised edition Penguin, 1968).
  • Byzantine Painting at Trebizond. London, Allen & Unwin, 1936.
  • Russian Icons. London, Penguin Books, 1947.
  • English Art, 871-1100. Oxford, Clarendon Press, 1952.
  • The Beginnings of Christian Art. London, Hodder and Stoughton, 1957.
  • The Art of Byzantium. London, Thames and Hudson, 1959.
  • Byzantine Icons. London, Faber and Faber, 1959.
  • Constantinople: Byzantium - Istanbul. London: Elek Books, 1965.
  • Dark Ages: the Making of European Civilization. London, Thames and Hudson, 1965.
  • Byzantine Painting: the Last Phase. New York, Dial Press, 1968.
  • Icons and their Dating: a Comprehensive Study of their Chronology and Provenance. London, Thames and Hudson, 1974.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en)Tamara Talbot Rice dans le Dictionary of Art Historians.
  2. (en) « Palace of the Emperors Excavation », sur Research, British Institute of Archaeology at Ankara (consulté le 13 mars 2015)

Liens externes[modifier | modifier le code]