David Rosenblum

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David Rosenblum
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David Rosenblum (né à Paris en 1977) est un maître artisan d'art gainier, doreur et restaurateur français. Après le décès de son père[1], Bernard Rosenblum, il devient le successeur[2] de l'atelier de Gainerie Bettenfeld-Rosenblum.

Biographie[modifier | modifier le code]

Dès son plus jeune âge, il est immergé dans l’atelier familial Bettenfeld-Rosenblum et se découvre une passion immodérée pour le métier de gainier, l’histoire de ce métier d’art, ayant également une forte attirance pour la peinture et la sculpture.

À l’origine de la découverte des passions et des talents de son fils, alors âgé de 8 ans, Bernard Rosenblum, décide de l’initier au métier de gainier doreur d’art, à la peinture et à la sculpture.

En 1989, scolarisé, alors qu’il n’a que 12 ans, il entre officiellement au sein de l’atelier pour y être formé par son père. Perfectionniste de nature, il lui enseigne l’excellence.

Quelques années plus tard, devenu son maître et mentor, Bernard Rosenblum, ancien élève [3] d'Alberto Giacometti et d'Emmanuel Mané-Katz, lui enseigne la peinture et la sculpture. Durant cette période, David Rosenblum se révèle être un élève attentif sachant développer avec talent les techniques de son métier. En 1996, sa formation est acquise. Il a ainsi pu acquérir les compétences du savoir-faire technique et historique à l’exercice du métier de gainier doreur d’art de tradition.

Durant cette période d’adolescence, il participe aux recherches historiques sur le cuir dans les musées et les bibliothèques, aux commandes et restaurations au sein de l’atelier, à la lutte pour la Sauvegarde des Métiers d'Art et du Patrimoine.

En 1981 et 1990, deux municipalités proposent alors respectivement à l’atelier la mise à disposition de locaux en vue de la création d’un musée de l’art du cuir, qui deviendra un triste fiasco[4].

Une fois opérationnel le musée de l'art du cuir, et ce à deux reprises à la suite des deux tentatives de détournement de la collection, son père fut contraint en 1996 de vendre aux enchères l’unique et plus importante collection au monde d’outil à dorer le cuir « Bettenfeld-Rosenblum »[5].

En 1996, David Rosenblum se résigne alors pour un temps à quitter la voie du cuir et de son métier.

Durant 12 années, il n’aura de cesse de reconstituer la totalité de la collection de son père et à l’enrichir par l’acquisition de nouveaux outils primordiaux que sont les fers à dorer[6]. Malgré l’inactivité commerciale de cette pénible période, David Rosenblum sut conserver l’art de son métier, sous le regard bienveillant de son père.

La mort subite de Bernard Rosenblum, survenue en 2007, fit rejaillir chez son fils la passion de cet art.

En 2010, David Rosenblum a réussi à reprendre le flambeau de l’atelier familial. Ainsi, l’Atelier Bettenfeld-Rosenblum, revit aujourd’hui au 2 rue Titon à Paris, retournant ainsi à ses origines dans le quartier de la Rue du Faubourg Saint-Antoine et depuis 2017 au 15 Bis rue Sainte Marguerite à Pantin.

Depuis lors, il va continuer de faire évoluer son métier par l’étude d’une multitude de nouvelles technologies dédiées au cuir[7] notamment avec la création d’une encre sérigraphique sur cuir et le développement de l’utilisation du laser avec Lisa Vanbach en 2013[8].

La qualité de son travail est récompensée en 2018 par le Prix d’Excellence de l’Artisanat d’Art, puis ses développements technologiques en 2019 avec le Prix Stars et Métiers, dans la catégorie Innovation. Il obtient la même année le label Entreprise du Patrimoine Vivant pour l’excellence des savoir-faire détenus par l’Atelier Bettenfeld-Rosenblum.

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

  • 2018 : Prix d’Excellence de l’Artisanat d’Art
  • 2019 : Prix Stars & Métiers - Grand prix de l’artisanat, catégorie Innovation.
  • 2019 : Entreprise du Patrimoine Vivant (EPV).
  • 2020 : Maître Artisan d'Art.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Différentes revues et ouvrages en France et à l’étranger de 1963 à 2007 ; Les Métiers d’Art, Marie-Claire-Japon, Connaissances des Arts, Art in America, Time, Maisons et Décorations
  • Bernard Rosenblum – De l’Artisanat d’Art à la Création Contemporaine, documentaire de Dominique Mallegni, Institut des Hautes Études Cinématographique, 1974.
  • Gainier Doreur d’Art de Tradition – l’atelier Bettenfeld Rosenblum, thèse de Marie-Claire Bernard, Musée national des Arts et Traditions populaires, 1976.
  • Trouvailles, no 31, octobre–novembre, Dossier Artisan d’Art Bernard Rosenblum Gainier de Tradition, 1981.
  • Guide des Musées de France, 1984.
  • La Collection Bettenfeld-Rosenblum, 2000 Motifs et Ornements, Masahiro Miyamoto, Éditions Gakken, 1987.
  • Bookbinders' Finishing Tool Makers 1780-1965, Tom Conroy, Éditions Oak Knoll Press, 2002.
  • Arts & Métiers du Livre, Les trésors de l'Atelier Bettenfeld-Rosenblum, no 199, septembre-, Page 49 à 51, Article de Raymond Faivre.
  • Arts & Métiers du Livre, Disparition de Bernard Rosenblum, no 260, juin-, Page 18.
  • Aladin, Décès d'un Grand Artisan, no 226, 2007, Page 6.
  • Connaissance des Arts, Hors-série no 560 de , L'Atelier Bettenfeld Rosenblum - 7500 fers à dorer par Myriam Boutoulle, pages 22 à 24.
  • World Leather, no  2 d'avril-) Special Report: L’Atelier Bettenfeld Rosenblum - Beauty that's skin deep, WTP- Publishing, page 51.
  • Wallpaper* The Handmade Issue, no  173 d', The Making of… Travel Headphones par Lauren Ho, pages 94, 95 et 115.
  • Collezioni Haute Couture, no 158 de , Leather - An art and a Passion: David Rosenblum, a gilder and artist for haute couture fashion house", par Andrea Malavolti, page 28.
  • 20 Minutes, du , "Style: L’artisan d’art David Rosenblum et la créatrice de mode Lisa Vanbach réunis par leur passion – Le cuir marie l’art et la matière", par Anne Demoulin.
  • Collezioni Trend, no 108 de , "From father to son in the name of leather: Atelier Bettenfeld-Rosenblum, masters in leather processing since 1895", par Andrea Malavolti, page 8.
  • GQ France, no 110, de , David Rosenblum devient "Ambassadeur" de la marque CASIO G-SHOCK.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Arts & Métiers du Livre, Disparition de Bernard Rosenblum, no 260, juin-juillet 2007, Page 18.
  2. Bookbinders' Finishing Tool Makers 1780-1965, Tom Conroy, Éditions Oak Knoll Press, 2002.
  3. Bernard Rosenblum – De l’Artisanat d’Art à la Création Contemporaine, documentaire de Dominique Mallegni, Institut des Hautes Études Cinématographique, 1974.
  4. Interview et reportage vidéo de Bernard Rosenblum de 1984 sur youtube
  5. Arts & Métiers du Livre, Les trésors de l'Atelier Bettenfeld-Rosenblum, n° 199, septembre-octobre 1996, Page 49 à 51, Article de Raymond Faivre
  6. Connaissance des Arts, hors-série n° 560 de décembre 2012, L'Atelier Bettenfeld Rosenblum - 7500 fers à dorer par Myriam Boutoulle, pages 22 à 24.
  7. Reportage sur l'Atelier Bettenfeld-Rosenblum sur BFM TV dans l'émission "Goût de Luxe ": « Métiers d'art, Métiers de luxe : Atelier Bettenfeld-Rosenblum » du 24 juin 2015.
  8. 20 Minutes, du 14 février 2014, "Style: L’artisan d’art David Rosenblum et la créatrice de mode Lisa Vanbach réunis par leur passion – Le cuir marie l’art et la matière", par Anne Demoulin.