David Malpass

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
David Malpass
David Malpass, World Bank Group President.jpg
Fonction
Président de la Banque mondiale (en)
depuis le
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (66 ans)
PetoskeyVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
École du service extérieur (en)
Université de Denver
Colorado CollegeVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Économiste, participant au forum internationalVoir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Herman Obermayer (en) (beau-père)
Neville Levy (d) (grandfather-in-law)
Marc Gilbert (cousin)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Parti politique
Site web

David R. Malpass, né le à Petoskey (Michigan), est un économiste et un homme politique américain, fondateur d'Encima Global LLC. Il est président du Groupe de la Banque mondiale depuis 2019.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

David Malpass et son épouse, Adele, fille d'Herman Obermayer (en) et petite fille de Neville Levy (en), vivent à New York.

Formation[modifier | modifier le code]

Il obtient un BA en physique du Colorado College et un MBA de l'université de Denver. Il étudie l'économie internationale à l'université de Georgetown.

Politique[modifier | modifier le code]

Il est Deputy Assistant Treasury Secretary sous la présidence de Ronald Reagan, Deputy Assistant Secretary of State sous celle de George H. W. Bush puis économiste en chef chez Bear Stearns de 1993 à 2008[1]. Il figure à la deuxième place des économistes de Wall Street en 2005, 2006 et 2007[1].

Il est chroniqueur du magazine Forbes et du Wall Street Journal[2].

En 2010, il reçoit le soutien de Rudolph Giuliani et Steve Forbes lors de la primaire républicaine pour une élection sénatoriale spéciale dans l'État de New York[3]. Il termine en deuxième position derrière Joe DioGuardi.

Il apporte son soutien au candidat Donald Trump, durant l'élection présidentielle américaine de 2016. Celui-ci le nomme sous-secrétaire du Trésor des États-Unis pour les affaires internationales en septembre 2017.

Banque mondiale[modifier | modifier le code]

En 2019, il devient le candidat des États-Unis à la présidence du Groupe de la Banque mondiale[4]. Il est nommé officiellement le 5 avril, et prend ses fonctions le 9 avril pour un mandat de cinq ans[5]. En 2022, il critique le rachat par Microsoft des studios Activision Blizzard[6].

Le 20 septembre 2022, il est accusé par Al Gore d'être climato-sceptique. Interrogé trois fois si il acceptait le consensus scientifique que la consommation d'énergies fossiles est une principale cause du réchauffement climatique, il n'a pas répondu, se contentant de dire « je ne suis pas un scientifique ». Le 22 septembre, dans un mémo interne et dans une interview à CNN International, il accepte le consensus sur les causes humaines du changement climatique[7]. L’incident le met d’autant plus sous pression que des économistes et scientifiques reprochent à la Banque mondiale de ne pas en faire suffisamment contre le changement climatique[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) « David Malpass », sur Forbes,
  2. (en) David Malpass, « Don’t Blame the Fed’s Interest-Rate Baby Step », sur Wall Street Journal,
  3. (en) « David Malpass for the GOP », sur mysun.com,
  4. (en) Jim Zarroli, « Trump Nominates Outspoken Critic David Malpass To Head World Bank », NPR,‎ (lire en ligne, consulté le )
  5. « Banque mondiale. Un proche de Donald Trump nommé à la présidence », sur Ouest-France,
  6. Le président de la Banque mondiale critique en creux les opérations des géants de la tech, Le Figaro
  7. (en-US) David Gelles et Alan Rappeport, « World Bank Leader, Accused of Climate Denial, Offers a New Response », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le )
  8. « Accusé d’être climatosceptique, le patron de la Banque mondiale n’envisage pas de démissionner », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]