David Irving

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David Irving
Description de cette image, également commentée ci-après
En 2012.
Nom de naissance David John Cawdell Irving
Naissance (81 ans)
Brentwood, Essex, Angleterre
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture anglais
Genres
études historiques

David Irving, né le à Brentwood (Essex), est un écrivain britannique, auteur depuis les années 1960 de nombreux livres sur l'histoire[1], traitant pour la plupart de la Seconde Guerre mondiale.

Bien que remportant des succès commerciaux au Royaume-Uni, plusieurs de ses livres suscitent la controverse et lui valent des accusations de complaisance envers le nazisme. À partir de la fin des années 1980, il adopte un discours ouvertement négationniste. En 2000, il perd le procès en diffamation par lequel il comptait se défaire des accusations de sympathie pour le régime nazi. En 2005 et 2006, alors qu'il est de passage en Autriche, il est interpellé par la justice autrichienne qui le condamne d’abord à trois ans de prison ferme pour négation de la Shoah, considérée comme un crime par la loi de ce pays, peine ensuite ramenée à un an en appel, qu'il a purgée.

Biographie[modifier | modifier le code]

Premiers ouvrages[modifier | modifier le code]

Après avoir échoué lors de ses études à l'Imperial College London puis avoir tenté d'entrer dans la Royal Air Force, il travaille un temps comme ouvrier dans la sidérurgie en Allemagne et achève finalement une troisième année à l'université de Londres (il qualifie lui-même par la suite son parcours universitaire d'« échec total » et en attribue la faute à ses enseignants)[2]. Il se fait connaître en 1963 en publiant La Destruction de Dresde, consacré au bombardement de la ville de Dresde par l'aviation britannique, où périrent 25 000 civils [3]. Irving y défend un bilan de 135 000, puis 200 000 victimes, essentiellement sur la base d'un rapport de police fortement suspecté d'être un faux depuis 1955, le TB 47, ce qui fut définitivement prouvé en 1977[4]).

À la suite de ce livre médiatisé, David Irving, autodidacte alors âgé de 24 ans, devient un auteur connu du grand public britannique. Il écrit en 1967 Accident: The Death of General Sikorski, où il reprend une thèse, développée par la propagande nazie, selon laquelle la mort dans un crash d'avion, en 1943, du général polonais Władysław Sikorski, chef du gouvernement en exil à Londres, était un attentat fomenté par Churchill, afin de pouvoir « livrer » la Pologne à l'URSS (il réalisera un documentaire sur ce dernier livre en 1999). Toujours en 1967, il publie un ouvrage sur le convoi PQ17, dont il fait porter la responsabilité des pertes au commandant Jack Broome, chef de l'escorte militaire. Broome finit par intenter un procès en diffamation, obtenant la condamnation d'Irving[5].

Controverse autour du rôle d'Hitler[modifier | modifier le code]

David Irving devient un auteur à succès, reconnu pour ses talents d'écrivain et d'archiviste. Il est cependant de plus en plus controversé pour sa tendance à présenter de manière pour le moins complaisante le régime nazi ainsi que ses principaux acteurs - en particulier, Adolf Hitler et Hermann Göring auquel il consacre des biographies - tout en chargeant les Alliés.

En 1977, il publie son dixième livre, La Guerre d'Hitler, qui suscite la critique acerbe d'une majorité d'historiens. S'il est recensé favorablement pour sa maîtrise des sources par l'historien John Keegan, il fait l'objet, dès 1977, d'une « critique dévastatrice », selon les mots de Ian Kershaw[6], de la part de Martin Broszat, l'un des fers de lance de la thèse fonctionnaliste au sujet du génocide nazi, thèse qu'Irving paraît radicaliser[7]. Irving affirme en effet qu'Hitler ignorait tout des camps de concentration[8], en en faisant porter la responsabilité sur Himmler et Heydrich. Broszat montre que si Irving paraît ainsi prendre le parti des fonctionnalistes contre les intentionnalistes dans la controverse sur le nazisme, il déforme en fait la thèse fonctionnaliste puisque celle-ci n'a jamais consisté à affirmer qu'Hitler n'était « pas au courant » mais à défendre l'idée que l'implémentation des différents programmes d'extermination (Shoah, Porrajmos, etc.) avait eu lieu sous l'effet de la bureaucratie nazie, caractérisée par la polyarchie, plutôt que l'idée que l'extermination procédait de la simple application d'une décision exercée au sommet. L'historien Ch. Sydnor publie en 1979 des critiques similaires, soulignant en sus de nombreuses erreurs factuelles, concernant entre autres le soulèvement du ghetto de Varsovie, la réception par Hitler en novembre 1942 d'un rapport SS faisant état de l'extermination de 363 211 Russes juifs par des Einsatzgruppen entre août et novembre 1942 ou la confusion sur le rôle des Einsatzgruppen, dont Irving dit à tort qu'ils étaient chargés de la garde des camps de concentration[9].

En 1977, le thème de l'Holocauste demeurait largement débattu dans le seul cénacle des historiens: il n'entra réellement dans le débat public qu'à la fin des années 1970, avec notamment la diffusion, entre autres en RFA et en France, de la série Holocauste. Le livre d'Irving paraît ainsi à la fois s'insérer dans la controverse entre intentionnalistes et fonctionnalistes, bien que Broszat s'en distancie immédiatement, et dans l'intérêt du grand public pour la Shoah. Par ailleurs, bien que le négationnisme ait été défendu dès après la guerre (par exemple par Maurice Bardèche), il demeurait encore largement confidentiel. Ce contexte explique l'accueil fait au livre d'Irving, dans la mesure où les historiens lui accordèrent le « bénéfice du doute ».

Aujourd'hui, l'ouvrage est très critiqué[10]. Dès 1985, Kershaw remarque ainsi que le débat entre intentionnalistes et fonctionnalistes s'est largement apaisé: « il existe beaucoup moins de divergences qu'on ne pourrait le croire - comme en témoigne, par exemple, le tollé soulevé par les travaux largement médiatisés, mais finalement très "marginaux", de David Irving entre autres »[11]. L'historien britannique Donald Watt, tout en contestant les idées de Irving, lui reconnaît le mérite d'avoir contribué à susciter de nouvelles recherches historiques sur le rôle concret d'Hitler dans le massacres de juifs européens ; Richard J. Evans est moins convaincu, et considère que, si la connaissance sur le génocide juif a beaucoup progressé depuis la fin des années 1970, les travaux d'Irving n'y ont pas tenu de rôle direct et majeur[12].

Adoption ouverte des thèses négationnistes[modifier | modifier le code]

Irving a évolué avec les années vers des positions plus radicales et a fréquenté les droites les plus extrêmes tant aux États-Unis qu'en Europe. Dans les années 1980, après avoir été initialement prudent sur la question, il se déclare convaincu de l'impossibilité technique des chambres à gaz par le Rapport Leuchter pour le compte de la défense du négationniste Ernst Zündel, en procès au Canada[13]. À la fin de la décennie, il adopte dans ses conférences un discours négationniste et élimine toute mention relative à un massacre ordonné et systématique des juifs dans les rééditions de La Guerre d'Hitler.

À la suite de ces déclarations, David Irving est déclaré persona non grata dans plusieurs pays d'Europe occidentale dont l'Allemagne, l'Italie et l'Autriche. En , il est interdit de séjour au Canada mais rend quand même visite à un centre néo-nazi à Kitchener avant d'être expulsé vers le Royaume-Uni[14].

Au début des années 1990, la réputation de David Irving devient de plus en plus sulfureuse, et il a des difficultés à trouver des éditeurs. En 1992, l'éditeur Macmillan Publishers annule son contrat pour la publication d'une biographie de Joseph Goebbels (finalement publiée par l'éditeur américain St Martin's Press). En 1994, il est mentionné dans Denying the Holocaust: the growing assault on truth and memory, ouvrage consacré au négationnisme par l'universitaire américaine Deborah Lipstadt. En , St. Martin's Press, devant la mauvaise publicité entraînée par la réputation d'Irving, finit par annuler la sortie de la biographie de Goebbels[15]. N'ayant plus d'éditeur, Irving crée dans les années suivantes sa propre structure, Focal Point Publications, qui s'emploie à publier ou à rééditer ses livres.

Procès contre Deborah Lipstadt[modifier | modifier le code]

En 1996, désireux de rebâtir sa réputation d'historien, il porte plainte pour diffamation contre Deborah Lipstadt et l'éditeur britannique de cette dernière, Penguin Books, les accusant d'avoir ruiné sa réputation en le qualifiant de propagandiste négationniste et pro-nazi. Le procès, qui débute en , est particulièrement médiatisé au Royaume-Uni. Irving fait émettre une injonction exigeant le témoignage de John Keegan, qui avait recensé favorablement certains de ses ouvrages : Keegan, à la barre, confirme avoir trouvé des qualités aux anciens livres d'Irving, mais qualifie de « perverse » la thèse de ce dernier sur l'ignorance de la Shoah par Hitler[16]. Irving objecte qu'Hitler ne pouvait connaître la signification de la Shoah puisque ce terme ne fut consacré que des décennies après la fin de la guerre. L'historien Richard J. Evans réalise pour le compte de la défense une étude de l'ensemble de l'œuvre de David Irving, et témoigne ensuite à la barre comme expert, concluant à une volonté délibérée de la part d'Irving de maquiller les sources et les faits[17]. En , le jugement déboute finalement David Irving, la cour estimant que les constats de Deborah Lipstadt étaient fondés[18],[19]. Le quotidien The Times consacre sa une au verdict — qualifiant Irving de « raciste ayant déformé la vérité » (« Racist who twisted the truth »)[20] — de même que le International Herald Tribune[21].

Par ce jugement, Irving est reconnu sur le plan judiciaire comme un apologiste d'Hitler et du Troisième Reich, un antisémite, un raciste, un falsificateur de l'histoire et un négationniste. Le juge Gray rend son jugement le . Il constate :

« [Irving est] un négationniste actif ; c'est un antisémite et un raciste ; il s'associe avec des extrémistes de droite qui font la promotion du néo-nazisme [...]. Le contenu de ses discours et de ses interviews démontrent une tendance clairement pro-nazie et anti-juive.
Il fait sur le régime nazi de surprenantes affirmations, souvent infondées, qui tendent à exonérer les nazis des atrocités épouvantables qu'ils ont infligées aux juifs. [...] De mon point de vue, la défense a établi que Irving avait un objectif politique. Un objectif qui, ainsi qu'il est légitime de l'inférer, le dispose, lorsqu'il le trouve nécessaire, à manipuler les données historiques de façon à les rendre conformes à ses croyances historiques. »[22].

En 2002, David Irving est déclaré en faillite, étant dans l'incapacité de rembourser les frais de justice s'élevant à 2 millions de livres sterling versés à Deborah Lipstadt et à Penguin books. Il doit vendre sa maison et tous ses biens[23].

Incarcération en Autriche[modifier | modifier le code]

Le , alors qu'il s'est rendu en Autriche où il était pourtant officiellement interdit de séjour, David Irving est incarcéré et mis en examen pour avoir nié le génocide des juifs lors d'une conférence prononcée en Autriche en 1990 (le négationnisme étant puni par la loi autrichienne). Lors de l'ouverture de son procès à Vienne, il surprend l'auditoire en déclarant « Je plaide coupable d'avoir affirmé qu'il n'y avait pas de chambres à gaz à Auschwitz. Cette opinion était fausse », revenant ainsi sur ses postulats négationnistes. À l'issue de sept heures de procès il est condamné à trois ans de prison, mais fait appel. Le , la peine d'Irving est ramenée en appel à un an de prison : ayant déjà effectué sa peine en préventive, il est libéré à l'issue de ce nouveau procès et expulsé du territoire autrichien.

Années suivantes[modifier | modifier le code]

En , David Irving tente de vendre ses livres et de donner une conférence à la Foire internationale du livre tenue à Varsovie mais, sa présence ayant été signalée par le musée d'Auschwitz, il est expulsé par les organisateurs de la foire[24].

En 2009, il ouvre un site internet pour commercialiser des objets de collection liés au nazisme[25].

Dans les années 2010, il continue de donner des conférences au Royaume-Uni, dans des petits locaux dont il révèle le lieu au dernier moment pour éviter d'attirer des manifestants hostiles[26].

En 2016, le procès Irving-Lipstadt fait l'objet d'un film, Le Procès du siècle (Denial) réalisé par Mick Jackson et adapté du livre que Deborah Lipstadt a consacré à l'affaire. Le rôle de David Irving y est interprété par Timothy Spall[27].

Publications[modifier | modifier le code]

  • La Destruction de Dresde (The Destruction of Dresden, 1963) Éditions J'ai lu Leur aventure Nº A146/147
  • The Mare's Nest (1964) - (À bout portant sur Londres, la vérité sur les armes secrètes allemandes, 1967)
  • La destruction des villes allemandes - traduit de l'allemand Und Deutschlands Städte starben nicht (1965)
  • The Virus House (1967)
  • The Destruction of Convoy PQ17 (1967)
  • Breach of Security (1968)
  • La Fin mystérieuse du général Sikorski (Accident — The Death of General Sikorski, 1969)
  • The Rise and Fall of the Luftwaffe (1973)
  • The Night the Dams Burst (1973)
  • La Guerre d'Hitler (Hitler's War, 1977)
  • The Trail of the Fox: The Life of Field-Marshal Erwin Rommel (1977)
  • The War Path (1978)
  • The War Between the Generals (1981)
  • Insurrection ! (Uprising! Hungary 1956, one nation's nightmare, 1981)
  • The Secret Diaries of Hitler’s Doctor (1983)
  • The German Atomic Bomb: The History of Nuclear Research in Nazi Germany (1983)
  • War Between the Generals (1986)
  • Rudolf Hess. Les Années inconnues du dauphin d'Hitler (1941-1945) (Hess, the Missing Years, 1988)
  • Goering, le Maréchal du Reich 1939-1946 (Göring: a biography, 1991)
  • Churchill's War, Volume I: the struggle for power (1991)
  • Goebbels: Mastermind of the Third Reich (1996)
  • Nuremberg, the Last Battle (1996)
  • Churchill's War, Volume II: triumph in adversity (2001)
  • Banged Up: Survival as a Political Prisoner in 21st Century Europe (2008)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La classification de David Irving comme historien fait débat, notamment depuis son procès de 2000. N'ayant pas de titre universitaire dans ce domaine, mais auteur de nombreux livres d'histoire, il est couramment désigné comme historien par une partie des médias comme la BBC, ou le International Herald Tribune qui titre, le « Historian Called Pro-Hitler Loses Libel Suit » (un historien accusé d'être favorable à Hitler perd son procès en diffamation). Lors de son procès, le juge l'a qualifié d'historien militaire, louant ses qualités professionnelles dans ce domaine. D'autres médias britanniques, moins nombreux, ont refusé de le qualifier d'historien. Le Daily Telegraph a ainsi décidé dès 1969 de ne plus le qualifier que d'« écrivain » (author). Pour Richard J. Evans, dans son témoignage d'expert au procès de 2000, « Cela pourrait apparaître comme une absurde controverse sémantique que de nier la qualité d'« historien » à une personne ayant écrit plus de deux douzaines d'ouvrages sur des sujets historiques. Mais si par historien nous voulons dire quelqu'un qui s'emploie à découvrir la vérité sur le passé, et à donner de celui-ci une représentation aussi fidèle que possible, alors Irving n'est pas un historien. »
  2. Atkins 2009, p. 119
  3. Le bilan du bombardement de Dresde a considérablement varié au fil des années et des sources. Le bilan finalement admis (25 000 morts maximum dont 18 000 corps identifiés) a été établi par une commission d'historiens mandatée par la ville de Dresde en 2004-2010. Voir [EPUB] Ian Kershaw, La Fin : Allemagne, 1944-1945, City, Éditions du Seuil, (ISBN 978-2-020-80301-4), note 790, emplacement 12131 sur 16493 ; Rolf-Dieter Müller, Nicole Schönherr, Thomas Widera, Die Zerstörung Dresdens 13. bis 15. Februar 1945 – Gutachten und Ergebnisse der Dresdner Historikerkommission zur Ermittlung der Opferzahl, Hannah-Arendt-Institut. Berichte und Studien 58, Göttingen, 2010, (ISBN 978-3899717730), ainsi que, sur le site de la ville de Dresde, Dresdner Historikerkommission veröffentlicht ihren Abschlussbericht.
  4. Richard J. Evans consacre un chapitre détaillé à l'exploitation abusive en toute connaissance de cause de cette source par Irving, « The bombing of Dresden », dans Richard J Evans 2001, p. 149-184.
  5. (en) Ian Loveland, Political libels: a comparative study, Oxford Portland, Or, Hart Pub, , 190 p. (ISBN 978-1-841-13115-3, lire en ligne), p. 90
  6. Ian Kershaw (1985), Qu'est-ce que le nazisme ? Problèmes et perspectives d'interprétation, Gallimard, 1997, note n°8, p.456 (chap. V)
  7. Martin Broszat, "Hitler und die Genesis der Endlösung, Aus Anlaß der Thesen von David Irving", VfZ, n°25, 1977, p.737-775, trad. "Hitler and the Genesis of the 'Final Solution'": An Assessment of David Irving's Theses" in Aspects of the Third Reich, dir. H. W. Koch, Londres, 1985, p.390-429, cité in Kershaw, op.cit.
  8. Irving's war - BBC News, .
  9. Sydnor Jr., Charles W. (June 1979), "The Selling of Adolf Hitler: David Irving's Hitler's War", in Central European History, n° 12, pp. 169–99.
  10. (en) Robert Jan Van Pelt, The case for Auschwitz : evidence from the Irving trial, Bloomington, Indiana University Press, , 570 p. (ISBN 978-0-253-34016-0, OCLC 924987532, lire en ligne), p. 18-19
  11. Ian Kershaw, Qu'est-ce que le nazisme ? Problèmes et perspectives d'interprétation, p.395
  12. (en) Richard J. Evans, Telling lies about Hitler : the Holocaust, history and the David Irving trial, London, Verso, , 400 p. (ISBN 978-1-859-84697-1 et 978-1-859-84417-5, OCLC 320045528, lire en ligne), p. 251-252.
  13. Témoignage dans le documentaire Mr. Death - Grandeur et décadence de Fred A. Leuchter Jr., réalisé par Errol Morris en 1999.
  14. (en) 1992: David Irving Denied Entry Into Canada
  15. Books: revisiting a revisionist, Time magazine, .
  16. John Keegan, The trial of David Irving -- and my part in his downfall , The Daily Telegraph, .
  17. Richard J. Evans synthétise ses travaux et son expérience du procès dans le livre (en) Richard J. Evans, Telling lies about Hitler : the Holocaust, history and the David Irving trial, London, Verso, , 326 p. (ISBN 978-1-859-84697-1 et 978-1-859-84417-5, OCLC 49639475)
  18. History wins, Irving loses, Time magazine, .
  19. D. D. Guttenplan, The Holocaust on Trial (W. W. Norton & Co., New York et Londres, 2001) relate les tenants et aboutissants de ce procès.
  20. Michael Horsnell & Alex O'Connell, « Racist who twisted the truth », The Times, .
  21. Sarah Lyall, « Historian Called Pro-Hitler Loses Libel Suit », International Herald Tribune, .
  22. Holocaust Denial on Trial, Trial Judgment: Electronic Edition, by Charles Gray
  23. (en) Holocaust denier made bankrupt, theguardian.com, .
  24. Pologne : le négationniste David Irving expulsé d'une Foire du livre, AFP, .
  25. Holocaust denier David Irving sets up Nazi memorabilia website, , The Independent, 7 mars 2009
  26. "Exclusive: David Irving – the hate that dare not speak its name", The Independent, 3O août 2013
  27. « Le Procès du Siècle » : l’histoire peut-elle être jugée ?, Stépahnie Courouble Share, Non fiction.fr, 2 juin 2017

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Stephen E. Atkins, Holocaust Denial As an International Movement, ABC-CLIO, , 320 p. (ISBN 978-0-313-34538-8)
  • (en) D. D. Guttenplan, The Holocaust on trial, New York, Norton, , 1re éd., 328 p. (ISBN 978-0-393-02044-1 et 978-1-862-07397-5)
  • (en) Richard J Evans, Lying about Hitler : history, Holocaust, and the David Irving trial, New York, Basic Books, , 318 p. (ISBN 978-0-465-02152-9)
  • (en) Deborah E. Lipstadt, History on trial: my day in court with David Irving, New York, ECCO, (ISBN 0-06-059376-8)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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