David Gruby

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David Gruby
David Gruby Portrait cropped.jpg
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 88 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom dans la langue maternelle
Gruby DávidVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
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Domaine
Distinction
Tombe David Gruby, Cimetière Saint-Vincent, Paris.jpg

Buste de David Gruby sur sa tombe au cimetière Saint-Vincent à Montmartre

David Gruby, né à Kis-Kér (actuel Bačko Dobro Polje en Serbie) le et mort à Paris le , est un médecin hongrois, connu pour ses travaux de microbiologie et de mycologie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un paysan pauvre, il fait ses premières études dans une école piariste de l'ancienne ville de Pest, malgré ses origines juives. En 1828, il commence des études de médecine à Vienne. Il s'intéresse très tôt à l'utilisation du microscope en pathologie humaine. Sa première publication en 1839 concerne des observations microscopiques (ouvrage en latin)[1].

À partir de 1840, Gruby réside à Paris, où il restera toute sa vie en célibataire. En 1848, il obtient la nationalité française, et ses principaux travaux de recherches sont effectués durant la période 1840-1850. Il donne aussi un cours privé d'anatomie et pathologie microscopiques, suivi par Magendie, Flourens et Claude Bernard [1]

Après 1850, il publie très peu, consacrant son activité à la pratique médicale. Il devient un médecin célèbre : il soigne ou est l'ami de, parmi d'autres, Heinrich Heine, Frédéric Chopin, George Sand, Charles Gounod, Honoré de Balzac, Alexandre Dumas et son fils, Camille Flammarion, Franz Liszt, Mihály Munkácsy, Mihály Zichy, et aussi de Vincent et Théo van Gogh.

Il participe comme médecin de l'armée française à la guerre de 1870. Il est fait Chevalier de la Légion d'Honneur en 1890[1].

Travaux[modifier | modifier le code]

De 1841 à 1844, il découvre à l'aide du microscope les principaux fungi, champignons microscopiques, qui parasitent l'homme comme[1] :

Il s'intéresse aussi au parasitisme animal. De 1842 à 1844, il décrit divers protozoaires et helminthes parasitaires de la grenouille, dont un nouveau genre de flagellé qui parasite le sang et qu'il appelle trypanosoma en 1843[1]. Ce genre sera retrouvé plus tard chez les mammifères, en ayant une très grande importance en pathologie tropicale humaine (trypanosomiases).

Il collabore avec le vétérinaire Delafond pour étudier les dirofilarioses du chien, et divers acariens parasites de l'homme et des animaux.

Il a aussi fondé et entretenu un observatoire astronomique et météorologique à Montmartre, au 100 rue Lepic (non loin de la mire du Nord), dans les années 1860[2]. Celui-ci restera en activité jusqu’à son décès, successivement sous la direction scientifique de Cassé, du capitaine Jovis, de Bonnaud puis de Janson.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Raphaël Blanchard, « Notices biographiques III. David Gruby, 1810-1898 », Archives de parasitologie, 2, Paris, 1899, p. 44-74 (en ligne).
  • François Chast, « La morphine "par voie externe" prescrite à Heinrich Heine par David Gruby », dans Revue d'histoire de la pharmacie, 86e année, 320, 1998, p. 391-396 (en ligne).

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Jean Théodoridès, David Gruby, Société Française de Parasitologie, , p. 81-82.
    dans Sept siècles de parasitologie en France, Ian Humphery-Smith (dir.).
  2. Cf. Blanchard 1899, p. 64.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Gruby est l’abréviation botanique standard de David Gruby.

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