David Dumortier

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David Dumortier
Naissance
Activité principale
écrivain, poète
Auteur
Langue d’écriture français
Genres
poésie, récit, jeunesse

Œuvres principales

  • Ces gens qui sont des arbres (2003)
  • Mehdi met du rouge à lèvre (2006)
  • Travesti (2012)

David Dumortier, né en 1967, est un écrivain, poète et auteur jeunesse français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un éleveur de cochons[1], il vit une enfance campagnarde et rude, qu'il passe en Charente[2]. Il s'est tourné très jeune vers le monde arabe, et apprend la langue[1]. Diplômé de l'Inalco[2], il a vécu en Syrie, en Jordanie et en Égypte, et a longtemps travaillé dans le milieu psychiatrique[3]. Il a collaboré au journal Avant-Garde et a participé à diverses revues[2], comme Digraphe, Décharge, ou Gros-Textes[1].

Il intervient aujourd'hui régulièrement en milieu scolaire[2],[4]. Plusieurs de ses livres ont été publiés avec le concours du Centre national du livre (CNL)[2], et il est lauréat en 2006[2] et 2012[5] de la bourse de création du CNL[2]. Deux de ses ouvrages sont sélectionnés comme « ouvrages de référence » par le ministère de l'Éducation nationale[6] : La Clarisse[7] (2000), et Ces gens qui sont des arbres[8] (2003), qui est également Coup de cœur 2003 du Centre national de la littérature pour la jeunesse (BnF)[9].

Il est aussi l'auteur d'un spectacle portatif de poche intitulé "Music-hall Poésie" dans lequel il mêle poésie, objets détournés et magie. Le spectacle est labellisé « Printemps des poètes 2012 »[2].

Dans ses écrits, il aborde les thèmes de l'arbre, du métro, de la prison, ou du monde paysan[2].

Dans l'ouvrage jeunesse Mehdi met du rouge à lèvres, publié en 2006, il évoque les questions de différences filles / garçons. La critique du Centre national de la littérature pour la jeunesse (BnF) mentionne : « Il s'agit du portrait, à travers ses attitudes, ses sentiments, ses mots, d'un petit garçon qui dérange parce qu'il se conduit " en fille "[10]. » Il développe ce thème du travestissement de façon plus élaborée dans son ouvrage autobiographique Travesti[11], destiné à un public adulte[6] — voire averti —, publié en 2012 aux éditions Le Dilettante[12]. L'ouvrage est sélectionné pour le Prix Mauvais genres 2012[13].

En 2017, il déclare dans un entretien : « J’ai passé un contrat avec moi-même, en me promettant de fuir tout ce qui ressemble à l’esclavage, la soumission et l’obéissance. Et comme j’ai toujours ressenti ces trois spectres dans la plupart des romans, j’ai plutôt choisi la poésie, qui est à mon avis la dernière à être encore insolente[6]. »

Il habite aujourd'hui à Paris[2].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Les Cigarettes marocaines, ill. de Houman, éd. Bouchain, 1995
  • Instants fermiers, éd. L'Arbre, 1997
  • Les Reins sur la terre, éd. Clapas, 1997
  • Collectif, 101 Poèmes contre le racisme, Ed. le Temps des Cerises, 1998 - participation
  • La Clarisse, ill. de Martine Mellinette, Cheyne, 2000
  • La Pioche de Salah, Paris-Méditerranée, 2001
  • Collectif, Cent lettres pour les femmes afghanes, Éditions Unes, 2002 - participation
  • Une femme de ferme, suivi de Le Livre des poules, Cheyne, 2003
  • Ces gens qui sont des arbres, illustrations de Martine Mellinette, Cheyne, 2003
  • Les Ports, C.D., Arts et Lectures Production, 2004 - disque compact
  • Mehdi met du rouge à lèvres, ill. de Martine Mellinette, Cheyne, 2006
  • Croquis de métro, ill. de Frédo Coyère, Le Temps des cerises, 2007
  • Lettres à un homme noir qui dort, Atelier du Colophon, 2007
  • Au milieu d’Amman, Al Manar, 2008
  • Yi et Yo, Motus, 2008
  • Cligne-musette, ill. de Martine Mellinette, Cheyne, 2008 (ISBN 978-2-84116-132-4)
  • Ma famille nombreuse : 76 poèmes et un éléphant, ill. de Lucile Placin, Rue du monde, 2009
  • Les Bateaux qui parlent, ill. de Martine Mellinette, Cheyne, 2010 (ISBN 978-2-84116-155-3)
  • 20 poèmes au nez pointu, ill. Anne-Lise Boutin, Sarbacane, 2012
  • Travesti, Le Dilettante, 2012[12]
  • Des oranges pour ma mère, illustrations de Estelle Aguelon, Cheyne, 2012
  • Les Bateaux qui restent, Les petites Allées, 2012
  • Le Jeu de la bonne aventure, ill. de Aude Léonard, Motus, 2014
  • La Pluie est amoureuse du ruisseau, ill. de Julia Chausson, Rue du monde, 2014
  • Le Rêveur qui ramassait des papiers bonbon, ill. Nathalie Novi, éd. La poule qui pond, 2015
  • Vous êtes peut-être dans ce livre, La rumeur libre Éditions, 2015
  • Achète, Achète, illustrations de Anastassia Elias, Motus, 2016
  • 52 petits mensonges et quelques vérités, ill. Evelyne Mary, Rue du monde, 2017

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

  • Prix Poésyvelines 2004[2] pour Une femme de ferme
  • Prix des Explorateurs 2006[2] pour Croquis de métro, ill. de Frédo Coyère
  • Prix Bib de rue de la ville de Sartrouville 2010[2] pour Ma famille nombreuse : 76 poèmes et un éléphant, ill. de Lucile Placin
  • Sélection Prix Mauvais genres 2012 pour Travesti[13]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]