David Duke

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Duke.

David Duke

Description de l'image  David duke belgium 2008.jpg.
Nationalité Américaine
Profession Essayiste

David Duke, né le , est un homme politique des États-Unis, promoteur de théories racistes[1],[2],[3] et activiste de la « suprématie blanche »[4].

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils de David H. Duke, ingénieur chez Shell, et d'Alice Maxine Crickil. Il vit au Pays-Bas, avant de s'installer en Louisiane. Dans les années 1960, il rencontre William Pierce et rejoint le Ku Klux Klan en 1967[5].

Il est responsable du Ku Klux Klan lors de son renouveau dans les années 1970, puis en a abandonné les rituels[6].

Élu à la chambre des Représentants de Louisiane de 1989 à 1993[7], il fut candidat à l'investiture du Parti démocrate pour la présidentielle américaine de 1988. Non désigné, il se présente sous l'étiquette du Parti populiste et obtient 47 047 voix, soit 0,04 % des votes[8]. En 1992, il se présente aux primaires du Parti républicain et obtient 119 115 voix soit 0,94 % des votes[9].

Il est titulaire d'un PhD d'histoire obtenu de l'Académie interrégionale de management personnel (en) d'Ukraine. en 2005[7].

Théories racistes[modifier | modifier le code]

David Duke considère que le « mondialisme sioniste » (Zionist-driven Globalism) est le pire ennemi de l'humanité[7]. Il a écrit un livre défendant la théorie des protocoles de Sion, ce qui lui a valu d'être invité à la conférence iranienne sur l'Holocauste[10].

Il déclare qu'une lutte raciale est menée contre le peuple français et les peuples européens. Comparant les situations américaines et européennes et les mesures prises dans ces deux pays, il affirme que le gouvernement des Français blancs, en prônant le métissage, entraînerait le génocide ; en conséquence, il demande l'inculpation de Nicolas Sarkozy qui, d'après lui, appelle à la destruction de la race blanche alors que l'ensemble des membres de sa famille ne se marieraient qu'entre eux, qu'il estime de religion juive[11].

À propos des Noirs[modifier | modifier le code]

David Duke a écrit ou déclaré :

  • « Un Noir décroche un emploi dans une entreprise qui appartient à des Blancs. Il est le seul Noir de cette entreprise. Il travaille dur, mais il mène un combat perdu d’avance contre ses gènes »[12].
  • «Nous voulons être laissés seuls. Nous ne voulons pas de “Nègres” autour. Nous n'avons pas besoin de “Nègres” autour. Nous n'en voulons pas, nous ne voulons pas les avoir, vous savez, pour notre culture.» [13].

Liens avec le gouvernement syrien[modifier | modifier le code]

David Duke possède une adresse en Syrie.[réf. nécessaire] Le 24 novembre 2005, Duke visite Damas en Syrie dans le cadre d'un événement organisé par le gouvernement, au cours duquel il déclare que « les Etats-Unis sont occupés par des Juifs qui contrôlent les médias et la banque » au même titre qu'Israël occuperait le Golan[14]. Il concluait : « votre combat pour la liberté est le même combat que le nôtre ». Le membre du parlement Mohammed Habash déclare à la suite de la visite de David Duke, qu'elle a donné aux Syriens « un nouveau regard extrêmement positif du peuple américain »[15].

Expulsion d'Italie[modifier | modifier le code]

En Décembre 2013, David Duke a été expulsé d'Italie. La justice de ce pays considérant que « ses opinions racistes et antisémites représentent un danger pour la société ». En fait il semble qu'il voulait crée un groupe néo-nazi paneuropéen. Il avait déjà été expulsé de République tchèque pour les mêmes raisons [16].

Publications[modifier | modifier le code]

  • 1973, Africa Atto (sous le pseudonyme de Mohammed X)[17] ;
  • 1976, Finders Keepers (sous le pseudonyme de Dorothy Vanderbilt)[17] ;
  • 1999, My Awakening, a Path to Racial Understanding, ISBN 1-892796-00-7
  • 2003, Jewish Supremacism, ISBN 1-892796-05-8
  • 2013, The Secret Behind Communism

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir ce site.
  2. Phyllis B. Gerstenfeld, Diana R. Grant et Chau‐Pu Chiang, H« ate online: A content analysis of extremist Internet sites », Analyses of social issues and public policy 3.1 (2003), p. 29-44.
  3. Jessie Daniels, Cyber racism: white supremacy online and the new attack on civil rights, Rowman & Littlefield, 2009, p. 83. ISBN 978-0-7425-6158-8.
  4. Carol Miller Swain et Russ Nieli, Contemporary Voices of White Nationalism in America, Cambridge University Press, 2003, p. 153. ISBN 978-0-521-81673-1.
  5. Issues '92 Profile: David Duke; The Orange County Register. Santa Ana, Calif.: March 2, 1992. pg. a.04
  6. ce site.
  7. a, b et c Sa biographie sur son site.
  8. (en) Résultat des élections présidentielles de 1988
  9. (en) Our Campaigns - US President - R Primaries Race - Feb 01, 1992
  10. (en) Le dirigeant de l'Iran déclare qu'Israël sera «anéanti», MSNBC, , consulté le 7 février 2011
  11. (en) sous-titré en français David Duke dénonce le génocide des Français
  12. “"[A] black...gets a job with a white-owned company. He is the only black at the firm. He works hard, but he's fighting a losing battle against his genes.”, éditorial de The Black Plague, NAAWP News, n° 32, 1985, en ligne.
  13. “What we really want to do is to be left alone. We don't want Negroes around. We don't need Negroes around. We're not asking ­­ you know, we don't want to have them, you know, for our culture.”, entretien avec Evelyn Rich, mars 1985, en ligne.
  14. en ligne.
  15. http://www.youtube.com/watch?v=21wyi5eGpxA
  16. http://www.parismatch.com/Actu/International/Un-ancien-chef-du-Ku-Klux-Klan-chasse-d-Italie-539696
  17. a et b (en) Tyler Bridges, The rise of David Duke, p 77

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Précédé par David Duke Suivi par
Bob Mathias
Great Seal of the United States (obverse).svg
Candidat du Parti populiste à la présidence des États-Unis
1988
Bo Gritz