Darracq

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Darracq
Création 1897
Disparition 1935
Fondateurs Alexandre Darracq
Siège social Drapeau de France Suresnes (France)
Produits Automobiles
Sociétés sœurs Talbot
Darracq 6,5 HP de 1901.

Les automobiles Darracq S.A. sont créées en 1897 à Suresnes par Alexandre Darracq. L’appellation devient Talbot-Darracq en 1920 puis Talbot à partir de 1922[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Demoiselle no 21 de Santos-Dumont à moteur Darracq flat-twin de 30 ch refroidi par eau (1909) au musée de l'Air et de l'Espace du Bourget.

Après avoir fabriqué des bicyclettes sous la marque Gladiator, Alexandre Darracq se tourne vers la construction automobile.

En 1901, Darracq présente une automobile entièrement conçue et construite par son entreprise, un runabout[2] qui, grâce à l'utilisation de tôle d'acier emboutie, peut être vendu à un prix compétitif : la « Darracq 6,5 HP » (HorsePower).

En 1903, l'entreprise acquiert la licence de fabrication du moteur « Léon Bollée 5 Ch » avec changement de vitesses à colonne qui équipera toutes les automobiles de la société jusqu'à la fin de 1910.

Dès 1904, la société Darracq produit 10 % de la production automobile française et, en 1910, il devient le troisième producteur national après Renault et Peugeot.

Trois Darracq 8,5 HP participent aux éliminatoires français de la Coupe automobile Gordon Bennett sur le circuit d'Auvergne en juin 1905 (pilotées par Victor Hémery, Louis Wagner et De la Touloubre). Ces voitures sont les plus légères de la compétition, grâce à l'absence de différentiel[3].

La participation à des compétitions et tentatives de record à but publicitaire parmi lesquels deux records absolus de vitesse réussis en 1904 et 1905 ainsi que la double victoire lors de la coupe Vanderbilt aux États-Unis en 1905 et 1906, apporteront une grande renommée à l'entreprise (également victorieuse du Melbourne-Sydney en 1905) qui, peu après, aura une forte expansion en s'associant à des constructeurs tels Talbot au Royaume-Uni, Opel en Allemagne, Alfa Romeo en Italie, ou la société Vitoria au pays basque espagnol.

La crise de 1909 mettra un frein à la production et la société « Automobiles Darracq S.A. » sera vendue en 1913 à la filiale anglaise A.Darracq & Co Ltd qui poursuivra son développement en rachetant les sociétés Talbot et Sunbeam pour devenir le Groupe « Sunbeam-Talbot-Darracq » en 1920.

En 1935, Sunbeam-Talbot-Darracq est rachetée par le groupe Rootes, la branche française de Talbot est vendue séparément à Anthony Lago, devenant Talbot-Lago. Darracq cesse d'être une marque distincte, devenant une déclinaison de Sunbeam.

Darracq Italie[modifier | modifier le code]

En 1906, la Société Italienne des Automobiles Darracq est créée et son siège est basé à Naples afin de contourner les droits de douane. Les travaux pour la construction des ateliers débutent immédiatement pour monter des automobiles avec des composants en provenance de France. Il y produit des petites bi-cylindres 8-10 HP.

En 1907, Naples étant trop éloignée de la France, Darracq déplace l'usine au Nord dans la zone de Portello à la périphérie de Milan pour ne pas pénaliser le projet. Dans cette toute nouvelle usine, il produit des 4 cylindres 14-16 HP de 15 ch.

Les ventes sont très réduites et la production avance péniblement. En 1909, la société est mise en liquidation. Elle est vendue à un groupe industriel ||Lombardie|lombard]], fondateur de la nouvelle firme Alfa Romeo.

Anecdotes[modifier | modifier le code]

Darracq de Geneviève exposée au Musée Louwman de La Haye.

L'entreprise remporte la première course organisée à Cuba, en 1903.

Darracq fut la première marque automobile à développer un système de pièces de rechange pour ses voitures. Celle-ci n'avait pas la précision de fabrication d'aujourd'hui et il était souvent nécessaire d'utiliser un marteau. D'où le terme darracq pour le désigner.[réf. nécessaire]

En 1953, le film Geneviève met en scène une Darracq 1904, lors d'une course de Londres à Brighton.

En 2013, pour leur 100e épisode, les animateurs de l'émission britannique Wheeler Dealers : Occasions à saisir restaurent une Darracq de 1903 et participent à la Course de voitures anciennes Londres-Brighton organisée par le Royal Automobile Club (R.A.C).

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Alain Spitz, Talbot. Des Talbot-Darracq aux Talbot-Lago, éditions E.P.A.
  2. Runabout : à l'origine, à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, un runabout était simplement un type de véhicule destiné à la promenade (run about = courir autour) mu par un cheval ou un moteur. Vers les années 1930, sous l'influence américaine, ce terme s'est appliqué aux canots automobiles de course ou de plaisance à moteur intérieur fixe (par opposition à hors-bord).
  3. Le Figaro, 15 juin 1905
  4. (Champion de France de demi-fond 1890, et vice-champion de France de vitesse 1892 (3e 1891) de cyclisme sur piste professionnel)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Lien interne[modifier | modifier le code]