Daphna Poznanski-Benhamou

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Daphna Poznanski-Benhamou
Illustration.
Fonctions
Députée de la 8e circonscription des Français établis hors de France

(7 mois et 26 jours)
Élection 17 juin 2012
Législature XIVe législature
Groupe politique SRC
Prédécesseur circonscription créée
Successeur Meyer Habib
Vice-présidente de l'Assemblée des Français de l'étranger

(10 ans)
Biographie
Nom de naissance Daphna Poznanski-Benhamou
Date de naissance (69 ans)
Lieu de naissance Oran (Algérie)
Nationalité française
israélienne
Parti politique PS (jusqu'en 2013)
Profession juriste

Daphna Poznanski-Benhamou, née le à Oran (Algérie), est une femme politique française et consultante juridique.

Elle est députée[1] de la huitième circonscription des Français établis hors de France (Israël, Italie, Grèce, Turquie, Malte, Territoires palestiniens, Chypre, San Marino, Vatican) de juin 2012 à février 2013 lorsque son élection est annulée par le Conseil constitutionnel. Elle démissionne du Parti socialiste en mai 2013.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née en Algérie, elle quitte Oran avec sa mère le 18 juin 1962 pour Marseille. Son père les rejoint le 5 juillet, échappant de peu aux massacres d'Européens à Oran. Titulaire d'une maîtrise de droit public (université de Nice), d'une maîtrise de littérature française et comparée (université de Dijon) et d'un diplôme de relations internationales (Institut du droit de la paix et du développement), elle se dirige vers une carrière de professeur de droit administratif. En octobre 1978, un groupe d'extrême-droite [réf. nécessaire] jette une grenade contre le jardin d'enfants de la communauté juive à Nice inoccupé à ce moment-là, ce qui pousse Daphna Poznanski-Benhamou à émigrer en Israël avec son mari et ses enfants.  

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Daphna Poznanski-Benhamou est à l'origine de la création en Israël, en 1993, de la Section PS Israël et de l'Association Démocratique des Français d'Israël (ADFI) rattachée à l'ADFE, aujourd'hui Français du Monde, dont elle assure la présidence jusqu'en 2003, et de 2009 à 2016. Membre du Bureau Fédéral de la Fédération des Français de l'étranger (1993-2000), puis du Conseil Fédéral (2003-2006).

Elle est à l'origine de la création de trois associations de solidarité en Israël (L'AFS, association française de solidarité à Jérusalem, l'AFBTAR, association française de bienfaisance de Tel Aviv et sa région, l'AFSNI, l'association française de solidarité du nord d'Israël) pour aider les Français en situation de précarité, membre du Bureau Exécutif de l'association MORIEL -Mémoires et Traditions des Juifs d'Algérie-, Présidente de la Commission de Contrôle de l'Union des Ecrivains israéliens d'expression francophone.   

Élue conseillère à l'Assemblée des Français de l'étranger en 2000 et réélue en 2006, elle siège à la commission des lois. En 2009, elle est élue vice-présidente de la Commission des Lois et vice-présidente suppléante de l'Assemblée des Français de l'étranger. En 2011, elle devient vice-présidente en titre de cette assemblée. Élue députée des Français de l'étranger en juin 2012 pour la 8e circonscription avec l'étiquette socialiste, elle y intègre la Commission de la Défense et des Forces armées.

Nommée rapporteur du budget des Anciens combattants, elle défend la situation des anciens combattants les plus démunis, de leurs veuves et des veuves des grands invalides de guerre. Elle obtient le respect de l'augmentation des pensions des anciens Combattants alors que cette mesure promise par le gouvernement précédent n'a pas été budgetée. Elle insiste sur la nécessité d'associer les associations d'anciens combattants à la refonte du Code des pensions militaires et obtient pour l'année suivante la carte dite à cheval, soit l'attribution de la carte d'ancien combattant à ceux qui ont 120 jours de présence en Algérie à condition d'être arrivés avant le 2 juillet 1962. Elle réclame un rapport gouvernemental sur la situation des veuves des grands invalides de guerre et sur la situation des veuves des anciens combattants résidant à l'étranger.

Lors de la discussion budgétaire en octobre 2012, elle fait voter la mutualisation des certificats de vie pour les retraités de pensions françaises à l'étranger. Cette mesure mise en œuvre par un décret du 13 décembre 2013, devrait entrer en application le 1er janvier 2017. 

Le 15 février 2013, le Conseil constitutionnel annule son élection et la déclare inéligible pour un an, ses comptes de campagne, bien que certifiés, ayant été rejetés[2].

Daphna Poznanski-Benhamou démissionne du Parti socialiste le 13 mai 2013 pour désaccords avec la politique suivie non conforme selon elle aux engagements pris devant les électeurs.

En mai 2014, en candidate indépendante, elle est élue conseiller consulaire[3],[4],[5] pour la circonscription Tel Aviv-Haïfa. En juin 2014, elle est réélue conseillère à l'Assemblée des Français de l'étranger.

En octobre 2015, elle dépose devant cette Assemblée un rapport sur le recouvrement des pensions alimentaires[6]. Voté à l'unanimité, ses conclusions, qui prônent la création d'une Agence Nationale de recouvrement des créances alimentaires doté d'un pôle dédié aux créances à l'étranger,  sont reprises par le Président de la République le 8 mars 2016 devant le Haut Conseil à l'Egalité entre les femmes et les hommes.

En juin 2016, elle est nommée ambassadrice de l'ONG SELENA, association humanitaire qui entend réinsérer par le travail les femmes victimes d'agressions sexuelles autour du bassin méditerranéen.

Daphna Poznanski-Benhamou est chevalier de l'ordre national du Mérite (1999) et chevalier de la Légion d'honneur (2008).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La Vipère d’Azur, éditions Calmann-Lévy, 1988, roman sur Gian Galeazzo Visconti, duc de Milan au XIVe siècle. (ISBN 9782702117095)
  • La poésie francophone israélienne dans l’ouvrage collectif « Création et Créativité dans les littératures francophones », éditions EUD, 1996.
  • Le Mythe du Golem dans l’œuvre de Bruno Schulz, éditions Robinson Cook, 1992 (texte de la thèse de doctorat soutenue à l'Université de Bourgogne, 1992)
  • Bruno Schultz et le document social, même éditeur.
  • La transposition du réel dans l’œuvre de Bruno Schulz, même éditeur.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]