Dapaong

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Dapaong
Administration
Pays Drapeau du Togo Togo
Région Région des Savanes
Indicatif téléphonique international +(228)
Fuseau horaire UTC +0
Démographie
Population 34 000 hab.
Géographie
Coordonnées 10° 52′ 04″ nord, 0° 12′ 13″ est
Localisation
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Dapaong

Dapaong, ou Dapango, signifie « nouveau marché » en moba. C'est une ville commerciale située dans le nord du Togo à 650 km de Lomé et à 35 km de la frontière avec le Burkina Faso. C'est le chef-lieu de la préfecture de Tône ainsi que de la région des Savanes. La ville est jumelée à Issy-les-Moulineaux depuis 1989. Fondé au XVIIe siècle selon l'histoire, la ville de Dapaong est une ville Moba basé sur le commerce traditionnel entre le Ghana, le Bénin, le Togo et le Burkina[1]. De partout en Afrique et dans le monde il est difficile de donner la parole au femme. Cependant dans ces derniers années quelques femmes émergent et prennent la parole ainsi les femmes de Dapaong prennent la parole pour participer au développement de la femme et de leur région[2].

Population[modifier | modifier le code]

Dapaong est peuplée majoritairement de Moba (48 %), Gourma, Mossi et Peuhl.

La population de la ville est estimée en 2010 à 94 000 habitants.

Économie[modifier | modifier le code]

Peinture rupestre près de Dapaong.
Grotte de Dalwak.

La ville de Dapaong joue un rôle stratégique dans les échanges de l'Afrique de l'Ouest car elle occupe une place privilégiée pour le transit des marchandises à destination du Burkina Faso, du Bénin et du Niger. L'économie locale est de ce fait une des plus importantes du Togo. Le centre économique de la ville est le marché avec divers commerces, notamment ceux des tissus, du mil et du mouton.

Les principales ressources proviennent de l'artisanat, du commerce et de l'élevage, mais surtout de l'agriculture (70 %)[réf. nécessaire] : culture du coton, du mil, du maïs (saison des pluies), de la tomate (saison sèche ou contre-saison) et du jatropha. Depuis les années 2000, la culture de la tomate s'est intensifiée autour de Dapaong, qui exporte vers Lomé une quantité importante de sa production.

Les grottes et les greniers de Nano et Maproug au creux de la falaise, ainsi que les peintures rupestres de Namoudjoga constituent des attraits touristiques[3].

Infrastructures[modifier | modifier le code]

Alimentée en électricité grâce au barrage d'Akosombo (Ghana), la ville connaît cependant d’importantes difficultés en matière d'assainissement d’eau et de santé publique.

Dapaong est desservi par l'aérodrome de Djangou.

Éducation[modifier | modifier le code]

La ville de Dapaong possède plusieurs écoles publiques (Lycée de Nassablé, Lycée Dapaong ville etc) des écoles privées (Collège saint athanase, CPL Yanfouom etc) et une université technique (Institut Technique Bonita Haus).

Sport[modifier | modifier le code]

La ville de Dapaong se distingue en football à travers le Foadan de Dapaong, évoluant en Championnat du Togo en 1re Division.

Personnalités liées à la ville[modifier | modifier le code]

  • Adamou Kampatib Kankpe-Kombath, membre du clan Dyiob, instituteur principal, député à l'assemblée nationale et acteur majeur dans la création du CREAA (Conseil régional d'alphabétisation et d'éducation des adultes en Afrique) auprès de l'UNESCO où il occupait un poste de fonctionnaire international. Décédé à la suite d'un tragique accident de voiture en 1985, il est fait officier de l'ordre du Mono de la République togolaise à titre posthume. Il reçoit également le prix Noma de l'UNESCO à titre posthume en 1986.
  • Bambara Labdiedo, institutrice, s'occupait des orphelins avec lesquels elle a commencé une pépinière et à planter des arbres. Représente les droits des femmes et orphelins lors de conférences à la Commission européenne.
  • Damtaré Labdiedo, un des fils de Bambara. S'appuyant sur le travail de la pépinière de sa mère et les orphelins, avec ses frères, ils ont fait des campagnes de sensibilisation sur l'importance de la durabilité et lancé de vastes campagnes de reboisement avec 15 000 agriculteurs. Ils auraient planté entre 2 et 5 millions d'arbres entre 2000-2012.

Évêché[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • L'Alimentation dans quelques ménages dans la région de Dapaong, Togo : un mini-sondage, Fondation néerlandaise de la nutrition, 1980, 61 p.
  • Myriam Cappello-Pichoire et Gabrielle Huet, Femmes de Dapaong. Au Togo, des femmes prennent la parole, L'Harmattan, 2015, 136 p. (ISBN 9782336390819)
  • De Dapaong à Issy: contes et histoires, Centre de loisirs et d'animation d'Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), Comité de jumelage et des relations internationales, éd. Chamamuse, 2013, 55 p. (ISBN 9782919711109)
  • Léo De Haan, La région des savanes au Togo : l'État, les paysans et l'intégration régionale, 1885-1985 (trad. du néerlandais par Évelyne Codazzi), éd. Karthala, Paris, 1993, 353 p. (ISBN 2-86537-454-8)
  • Étude des marchés de Dapaong et Korbongou: le component des habitants de Kantindi Centre, Baniame Kantindi et Tossiegou aux marchés de Dapaong et Korbongou, université d'Amsterdam, Institut de géographie humaine, 1986, 98 p.
  • [PDF] Gabriel Kwami Nyassogbo, « Enclavement, isolement et marginalité d'une ville frontalière : Dapaong au nord du Togo », in Revue du CAMES, série B, vol. 6, nos 1-2, 2004, p. 293-307
  • Maurice Piraux (et Muriel Devey), « Dapaong », in Le Togo aujourd'hui, éditions du Jaguar, Paris, 2010 (nouvelle éd.), p. 121-125 (ISBN 978-2-86950-451-6)