Danny Boy et ses Pénitents

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Danny Boy et ses Pénitents est un ancien groupe de rock français des années 1960 dont le chanteur était Danny Boy, de son vrai nom Claude Piron, né le 25 janvier 1936 à Saint-Pierre-de-Cormeilles (Eure). Les quatre musiciens (Les Pénitents) qui accompagnaient Danny Boy portaient une cagoule.

Claude Piron peut être considéré comme l'un des premiers chanteurs français de rock.

Biographie[modifier | modifier le code]

Claude Piron commence sa carrière en solo dès 1958 avec une reprise du succès des Kalin Twins When renommé Viens. Il enregistre ses premiers disques sous son vrai nom, pour Ducretet-Thomson. Mais le succès n'est que très modéré : il n'arrive pas à persuader sa maison de disques d'axer son tour de chant sur le rock'n'roll qu'il vient de découvrir et qu'il adore[1]. En 1960, il change de maison de disques pour mettre davantage de rock dans son répertoire et devient le leader du groupe Danny Boy et ses Pénitents, à l'origine trois jazzmen de studio: Raymond Beau (guitare), Marc Thomas (contrebasse), et un batteur dont la postérité ne semble pas avoir conservé le nom. Selon la légende, ils veulent bien cachetonner, mais ne veulent pas se commettre publiquement avec un yéyé. Danny aura alors l'inspiration des cagoules. Au bout de quelques mois, le trio sera remplacé par quatre jeunes instrumentistes plus convaincus : Bruno (guitare), Ralaï (guitare), Didier (guitare basse) et José (batterie). Cette fois, le succès est au rendez-vous. « Mes 45 tours se sont vendus à 120 000 exemplaires. On était loin des 200 ventes de Claude Piron. »[1].

Ses premiers succès : Un collier de tes bras, Un coup au cœur, C'est encore une souris, Je ne veux plus être un dragueur, font admirer son timbre de voix particulièrement bien frappé et clair, qui le distingue des autres chanteurs. D'autres succès suivent : C'est tout comme, Danny Boy, Croque la pomme

En 1962, Danny Boy et ses Pénitents, sont engagés pour une tournée de huit mois le cirque Pinder. La mésentente s'étant installée dans le groupe, ils ne la termineront pas. Les Pingouins remplaceront les Pénitents au pied levé pour le dernier mois. Au total, le spectacle aura été vu par un million et demi de spectateurs dans deux cent quatre-vingt-quatre villes et sont vus par un million et demi de spectateurs[1].

Danny poursuivra quelque temps sa carrière, accompagné par différents groupes, dont les Pingouins, les Schtroumpfs et même une reformation des Pénitents, décagoulés ! Son chant du cygne sera sa participation en 1967 à la calamiteuse tournée "L'Épopée du rock", avec Vince Taylor.

Danny Boy reprendra ensuite son ancienne activité de poissonnier sur les marchés normands. Dans les discussions avec ses clients les questions sont souvent les mêmes sur sa carrière et la reprise au vu de la mode rétro.

En 2004, Danny Boy reprend ses concerts. Depuis 2006, il est accompagné par les Guitar Express, "les Shadows français". Il se produit régulièrement Au Petit Journal - Montparnasse et fait quelques galas en province.

Il fait également partie de la tournée « Rock'n'Roll Legend », aux côtés de Jean Veidly des Pirates, Vic Laurens des Vautours, et de Mike Shannon.

Danny Boy est aussi comédien. Il joue dans un film italo-français en 1964 : La Difficulté d'être infidèle, réalisé par Bernard Toublanc-Michel et nommé au Festival de Berlin pour l'« Ours d'Or ».

Discographie[modifier | modifier le code]

Sous le nom de Claude Piron

1958

  • Mon cœur bat / À coups de dents / Allez ! allez ! / Le juke box est en panne /, Ducretet-Thomson
  • Viens / Docteur miracle / Hé ! Youla / D'où reviens-tu Billie Boy ? /, Ducretet-Thomson
  • La chanson de Tom Pouce / Plus grand / Oui, mais plus tard / Dans la vie /, Ducretet-Thomson

1959

  • Oh Why / Rock et guitare / Sing sing sing / Cha cha choo choo /, Ducretet-Thomson
  • Carina / Je voudrais retrouver son pardon / Le monde change / Les cheveux roux /, Ducretet-Thomson
  • Marion / Oh Carol / Tilt / Mon amour tu me blesses /, Ducretet-Thomson
Sous le nom de Danny Boy

1961

  • Je ne veux plus être un dragueur / Un collier de tes bras / C'est encore une souris / Un coup au cœur /, Ricordi
  • Croque la pomme / C'est tout comme / Et puis voilà / Danny Boy /, Ricordi

1962

  • Twistez / Dum dum / Ah quel massacre / Avec un dollar /, Ricordi
  • Stop ! / Ha ! ha ! / Le twist de Schubert / Lettre ouverte /, Ricordi
  • Il y a longtemps / Où va mon cœur / Kissin'twist / Pour décrocher l'amour /, Ricordi
  • Le locomotion / Let's go / Bye bye love / Répondez-nous seigneur /, Ricordi

1963

  • Le climb / Girl girl girl / J'ai rêvé / Forget me not /, Ricordi
  • Fin de vacances / Ma petite poupée / Hey hey hey / Je reverrai /, Barclay
  • Ma solitude / Pourquoi l'été / Quand tu me dis oui / Quand je te vois danser /, Barclay

1964

  • Longtemps / Infidèle / Tout à l'heure / Quand viendras-tu chez moi /, Bel Air
  • Chips / Je ne voudrais pas changer / Très loin d'ici / Hey baby /, Bel Air

Filmographie[modifier | modifier le code]

Anecdotes[modifier | modifier le code]

  • Les musiciens de Danny Boy, Les Pénitents, portaient des cagoules pour ne pas être reconnus, car ils étaient, assure-t-on à l'époque, des fils de diplomates malgaches venus en France pour étudier.
  • Le disque When (Viens) ne fut vendu qu'à 2 000 exemplaires.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Jean-Noël Levavasseur, interview de Danny Boy, Dimanche Ouest-France, 17 juillet 2011.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Yves Messé, Danny Boy : ce Normand pionnier du rock français, 2002.
  • Richard Louapre, Danny Boy : L'Influent de la scène, Camion Blanc, 2009.

Liens externes[modifier | modifier le code]