Aller au contenu

Daniel Vierge

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Daniel Vierge
Portrait gravé d'après une photographie (avant 1899).
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Daniel Urrabieta ViergeVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Lieu de travail
Père
Vicente Urrabieta (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Samuel Urrabieta (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
signature de Daniel Vierge
Signature
Vue de la sépulture.

Daniel Urrabieta Ortiz y Vierge, dit Daniel Vierge, né le à Madrid et mort le à Boulogne-sur-Seine, est un peintre, illustrateur et aquarelliste espagnol qui fit carrière principalement en France[1].

Jules Michelet, Histoire de France (1880), illustré par Daniel Vierge et gravé par Arthur Collingridge.

Fils de l'illustrateur espagnol Vicente Urrabieta Y Ortiz, et de Juana Vierge de la Vega, Daniel Vierge est formé à l'École des beaux-arts de Madrid avant de s'installer à Paris en 1869 avec sa famille. Il signe du nom de sa mère.

En 1870, à l’invitation de Charles Yriarte, il travaille pour Le Monde illustré, dont il devient, avec Edmond Morin, l’un des illustrateurs vedettes. En 1874, il s’oriente vers l'illustration de livres : Victor Hugo (L’Année terrible), François-René de Chateaubriand, Jules Michelet, Francisco de Quevedo y Villegas, mais aussi les Contes extraordinaires d'Edgar Poe[2].

Ses dessins sont gravés sur bois par Fortuné Méaulle et Clément-Édouard Bellenger, entre autres, mais c’est avec Auguste Lepère qu’il conduit une collaboration étroite et efficace, fondant avec lui et deux autres artistes, Félix Bracquemond et Tony Beltrand, la revue L'Estampe originale, en 1889.

Daniel Vierge est le seul à pouvoir concurrencer Gustave Doré en termes de force d'innovation et de productivité[3].

En 1902, il réside au 29 rue Gutenberg à Boulogne sur Seine.

Ouvrages illustrés

[modifier | modifier le code]

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. (BNF 11928265).
  2. Figures Contemporaines tirées de l'Album Mariani, Paris, Librairie Henri Floury, , p. 235 Daniel Vierge du quatrième volume.
  3. (en + de + fr) Alexander Roob, The history of press graphics : 1819-1921, Cologne, Taschen, , 603 p. (ISBN 978-3-8365-0786-8), p. 417.
  4. (BNF 40283774).
  5. (BNF 30625603).
  6. (BNF 30625515).
  7. (BNF 31934043).
  8. (BNF 30900028).
  9. (ISBN 978-2-85998-021-4) (BNF 34779526).

Bibliographie

[modifier | modifier le code]
  • Rémi Blachon (préf. Pierre-Jean Rémy), La gravure sur bois au XIXe siècle : l'âge du bois debout, Paris, Éditions de l'Amateur, , 286 p. (ISBN 2-85917-332-3).
  • Noël Clément-Janin, Émile de Ruaz et André François-Poncet, Daniel Vierge : orné d'eaux fortes originales et inédites de l'artiste, de vingt-huit bois originaux gravés par MM. Dété, Van de Putt, Laverge, Jearrot, Montet, D. Quesnel, E. Froment, d'un portrait inédit par Daniel Urrabieta-Vierge, et du médaillon de Sartorio gravé par Smatchen. Suivi de notes biographiques par Gabriel Urrabieta-Vierge, Paris, Jules Meynial, , 118 p.
  • Jules Adolphe de Marthold, Daniel Vierge : sa vie, son œuvre, Paris, H. Floury, , 258 p. (lire en ligne).

Liens externes

[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :