Daniel Soulez Larivière

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Daniel Soulez Larivière
Nom de naissance Daniel Soulez Larivière
Naissance (77 ans)
Angers
Nationalité française
Pays de résidence France
Diplôme
DES droit public; diplôme de l'Institut d'Etudes politiques
Profession
avocat
Formation
Descendants
Hadrien Soulez Larivière; Victoire Lester
Famille
Furcy, Jean, Pierre, Michel Soulez Larivière

Daniel Soulez Larivière, né le 19 mars 1942 à Angers[1], est un avocat français, membre du barreau de Paris depuis 1965. Il a notamment été membre de la commission Vedel en 1992, et de la commission Avril en 2002. Il est aujourd'hui l'un des quatre associés du cabinet Soulez Larivière & Associés.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

En 1958, Daniel Soulez Larivière obtient une bourse d'étude d'un an aux États-Unis où il termine ses études secondaires en High School.

En 1965, diplôme d'études supérieures de droit public de la faculté de droit de Paris et diplôme de l'Institut d'études politiques de Paris. Il prête serment d'avocat.

Ministère[modifier | modifier le code]

Il entre au cabinet d'Edgard Pisani, à l'époque ministre de l'Équipement, du Logement et des Transports (1966-67)[2].

Il est chargé de la communication du ministre sous la direction de Jean-Jacques Rosé, et chargé par le ministre d'une étude sur l'urbanisme (Tendances et problèmes des villes, Tendances et problèmes de l'urbanisme).

Après l'abandon provisoire de la politique par Edgard Pisani, il décide de se consacrer au barreau.

Avocat[modifier | modifier le code]

Il est élu deuxième secrétaire de la Conférence du stage et prononce à la rentrée solennelle, en novembre 1969, un discours sur la vie et la mort du colonel Rossel, ancien chef des armées de la Commune, fusillé à 27 ans[3].

De très nombreuses commissions d'office lui donnent l'occasion de traiter un certain nombre d'affaires d'espionnage. Celles-ci lui feront chercher l'aide de Gilles Perrault, qui lui demandera d'animer avec lui la campagne internationale pour faire sortir de Pologne Leopold Trepper, ancien chef de l'Orchestre rouge (responsable des renseignements soviétiques pour l'Europe occidentale pendant la Seconde Guerre mondiale), qui était retenu contre sa volonté par le gouvernement antisémite du général Moczar[3].

Avocat de Victor Rochenoir[4],[5], lui-même avocat de La Garantie foncière, il entre très vite dans le domaine du droit pénal des affaires, et poursuit ensuite une carrière très centrée sur les problèmes de construction.

En 1985, il est chargé par l'État français d'assurer sa défense ainsi que celle en Nouvelle-Zélande de ses deux agents dans l'affaire Greenpeace / Rainbow Warrior.

Dès les années 1980, il est très actif dans le domaine aérien, étant l'avocat retenu par l'Aviation civile pour défendre ses fonctionnaires lorsqu'ils étaient mis en cause après des crashs aériens[6].

Élu au Conseil de l'Ordre en 1988 (1988-1990), il est l'auteur d'un rapport au bâtonnier pour réformer les professions juridiques et judiciaires et préconiser la fusion des professions d'avocat et de conseil juridique[7]. Ce rapport servira notamment de base à la loi de 1990.

En 1992, il est membre de la commission Vedel sur la réforme de la Constitution, et en 2002, membre de la commission Avril pour créer un nouveau statut pénal du chef de l'État.

Il est amené à s'occuper des affaires de grandes catastrophes (Furiani, Barbotan-les-Thermes, Mont Sainte-Odile, Concorde, Erika, AZF[8]). Depuis 2010, il s'investit également dans la justice transigée avec les États-Unis (Security Exchange Commission (SEC), Département de la Justice (DOJ)).

Distinctions[modifier | modifier le code]

En 2003, il a été fait chevalier dans l'ordre national de la Légion d'honneur[9], puis en 2016 promu officier[10].

L'Académie française lui a remis le prix Biguet en 2007 avec Caroline Eliacheff pour leur essai Le Temps des victimes.

Famille[modifier | modifier le code]

Fils de Furcy Soulez et de son épouse, née Suzanne Larivière.

Il est le père du scénariste et réalisateur Hadrien Soulez Larivière[11] et de Victoire Lester.

Publications[modifier | modifier le code]

En qualité d'auteur principal :

  • 1982 : L'Avocature : “Maître, comment pouvez-vous défendre... ?”, Ramsay, coll. « Document », 400 p. (ISBN 2-85956-300-8) ; nouv. éd. Seuil, coll. « L'Épreuve des faits », 1995, 356 p. (ISBN 2-02-023510-2)
  • 1987 : Les Juges dans la balance, Ramsay, 328 p. (ISBN 2-85956-591-4) ; nouv. éd. mise à jour Seuil, coll. « Points. Politique » (no 137), 1990, 345 p. (ISBN 2-02-012090-9)
  • 1990 : Justice pour la justice, Seuil, coll. « L'Épreuve des faits », 284 p. (ISBN 2-02-011546-8)
  • 1993 : Du cirque médiatico-judiciaire et des moyens d'en sortir, Seuil, coll. « Essai politique », 186 p. (ISBN 2-02-021482-2)
  • 1997 : Grand soir pour la justice, Seuil, coll. « Essais », 174 p. (ISBN 2-02-032215-3)
  • 1998 : Dans l'engrenage de la justice : Cela n'arrive pas qu'aux autres, Albin Michel, 1998, 248 p. (ISBN 2-226-10071-7)
  • 1999 : Lettres à un jeune avocat, Balland, coll. « Lettres à un jeune », 222 p. (ISBN 2-7158-1212-4)
  • 2002 : La justice à l'épreuve, avec Jean-Marie Coulon, Odile Jacob, 335 p. (ISBN 2-7381-1177-7)
  • 2006 : Le temps des victimes, avec Caroline Eliacheff, Albin Michel, 293 p. (ISBN 978-2-226-17514-4)
  • 2014 : La transparence et la vertu, Albin Michel, 185 p. (ISBN 978-2-226-25377-4)
  • 2017 : Face aux juges : Ce que tous les honnêtes gens doivent savoir, Albin Michel, 155 p. (ISBN 978-2-226-39384-5)

En qualité de directeur de publication ou d'éditeur scientifique :

En qualité de contributeur :

D'après les émissions de télévision diffusées sur M6

En qualité de préfacier :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) International Who's Who of Authors and Writers, Europa Publications, coll. « The Europa Biographical Reference Series », , 23e éd. (ISBN 1-85743-428-5), « Soulez Larivière, Daniel », p. 682.
  2. « Rencontre en images : Daniel Soulez-Larivière, avocat, 66 ans », Pleine Vie,‎ (lire en ligne).
  3. a et b Gilles Perrault, Checkpoint Charlie, Paris, Fayard, , 346 p. (ISBN 978-2-213-61883-8, présentation en ligne).
  4. « ROCHENOIR c. la FRANCE », 28043/95, CEDH, .
  5. Lettres à un jeune avocat, p. 141.
  6. http://www.senat.fr/colloques/actes_loi_fauchon_2010/actes_loi_fauchon_2010.pdf
  7. Daniel Soulez-Larivière, « La réforme des professions juridiques et judiciaires - 20 propositions », sur vie-publique.fr, .
  8. Jean-Wilfrid Forquès, « Début du procès en appel de la catastrophe d'AZF », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  9. Décret du 31 décembre 2003 portant promotion et nomination, JORF no 1 du 1er janvier 2004, p. 17, texte no 7, NOR PREX0307043D, sur Légifrance.
  10. Décret du 13 juillet 2016 portant promotion et nomination, JORF no 163 du 14 juillet 2016, texte no 6, NOR PREX1618439D, sur Légifrance.
  11. Myriam Ziri-Ameline, Isminie Mantopoulos et Alain Deniau, « Hommages à Michèle Abbaye : Quelques repères biographiques et bibliographiques », Che vuoi? : Revue de psychanalyse, L'Harmattan, no 23 « Destins des traces »,‎ , p. 275 (ISBN 2-7475-8690-1, ISSN 0994-2424).

Lien externe[modifier | modifier le code]