Daniel Pommereulle

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Daniel Pommereulle
Pommereulle.png

Daniel Pommereulle en 1995.

Naissance
Décès
(à 66 ans)
Flag of France.svg Paris
Nationalité
Activité
Mouvement
« Objecteurs »[1]

Daniel Pommereulle, né le à Sceaux et mort le à Paris, est un peintre, sculpteur, cinéaste et poète français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Dès les années 1960, Daniel Pommereulle est tour à tour comédien, cinéaste, peintre et sculpteur.

Après avoir peint ses premiers tableaux (Nuages, Spirales), il participe en 1961 à « Anti-Procès III » à Milan, organisé conjointement par Jean-Jacques Lebel et Alain Jouffroy, et réalise par la suite, à partir de 1963, des assemblages d’objets. En 1966, associé aux « Objecteurs » selon l’expression de Jouffroy, Pommereulle expose un Pêcher en fleur au Salon de mai, des Objets de tentation particulièrement provocants chez Mathias Fels puis, par la suite, travaille aux plans des grandes sculptures de la série « Urgences » ainsi qu’aux « Objets de prémonition » (1974-1975). Il participe à l'exposition « Fin de siècle » au Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou en 1975. Par la suite, il travaille le verre, la pierre et l’acier.

Comme comédien, il débute en 1967 dans La Collectionneuse d'Éric Rohmer et joue ensuite dans une dizaine de films, dont La mariée était en noir de François Truffaut, Week-end de Jean-Luc Godard et Les Idoles de Marc'O. En 1972, il tourne dans La Cicatrice intérieure de Philippe Garrel, un cinéaste qu'il retrouvera vingt-sept ans plus tard pour Le Vent de la nuit.

En tant que cinéaste, il produit notamment deux œuvres filmiques, One More Time (1967) et Vite (1969), pour lesquelles il conçoit successivement une « machine à suicide » et des plans-séquences filmés au téléobjectif ou à travers un télescope, aboutissant à une apologie du désert et de la planète Saturne.

Proche du galeriste Claude Givaudan qui l'exposa à ses débuts, il est, par la suite, présenté notamment à la galerie Di Meo[2]. Une rétrospective lui est consacrée à Dole et à Belfort en 1991.

Le long métrage Les Amants réguliers de Philippe Garrel sorti en 2005 lui est dédié (source : générique).

Expositions personnelles[modifier | modifier le code]

  • 1961 : « Anti-procès III », Milan
  • 1962 : Galerie Antichit, Ravenne (première exposition personnelle)
  • 1963 : Galerie Daniel Cordier, Paris
  • 1965 : « Les Objecteurs », galerie Jacqueline Ranson, Paris
  • 1966 : Expose un Pêcher en fleurs au Salon de mai
  • 1966 : « Les Objets de tentation », galerie Mathias Fels, Paris
  • 1968 : Salon de mai, la Havane
  • 1985 : Expose de grandes sculptures à la FIAC, galerie Christian Cheneau
  • 1975 : « Fin de siècle », Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou, Paris
  • 1975 : « Huitièmement, qu'est-ce que la cruauté ? », galerie Beaubourg
  • 1976 : « Plus un éclair vers l'est », galerie Jean Larcade, Paris
  • 1978 : « La brûlure du Ciel », galerie Claude Givaudan, Genève
  • 1980 : « Les objets du couchant », galerie Trigano, Paris
  • 1981 : « La fatigue du ciel », galerie Le Dessin, Paris
  • 1982 : « Ici même l'on respire », galerie de Séoul, Séoul
  • 1983 : « Le je non satisfait du moi », musée Hara, Tokyo
  • 1986 : « Pastels de Passant luisant », galerie Cheneau
  • 1988 : « La Serrure de la Terre », Art&Space Gallery, Tokyo
  • 1990 : « Projets », galerie Rocca, Paris
  • 1991 : « L'utopie des voyageurs » (première rétrospective conséquente), musée des beaux-arts de Dole et musée d'art et d'histoire de Belfort
  • 1992 : « Le pire énerve », galerie Franck Bordas, Paris
  • 1993 : « Les égorgeurs d'épaisseur », galerie Di Meo, Paris
  • 1997 : Galerie municipale Fernand-Léger, Ivry-sur-Seine
  • 1998 : « Flüchtig », galerie Di Meo, Paris — Espace Riquet, Béziers
  • 2006 : « Hommage », chapelle des Capucins, Aigues-Mortes
  • 2012 : Galerie Christophe Gaillard et galerie Di Meo[3], Paris

Filmographie[modifier | modifier le code]

Acteur[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

  • 1968 : One More Time avec Deborah Dixon - 8 min Projeté à la galerie Claude Givaudan en mars 1967.
  • 1969 : Vite - 37 min

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Daniel Pommereulle. Huitièmement qu'est ce que la cruauté ? de Ferdinand Gouzon, Paris : Éditions Multiple, février 2016
  • Pour Daniel Pommereulle (ouvrage collectif sous la direction de Lucas Hees), Falaise : Impeccables, décembre 2013
  • D. Pommereulle, Il n'y a pas d'ombre dans les grands rassemblements, Paris : Christian Bourgois, 2003
  • G. Yoshimasu, D. Pommereulle, C. Mouchard, M. Ono, Antique observatoire, Paris : Avant post, 2001
  • A. Jouffroy et al., Objecteurs/Artmakers : exposition "Autour d'Alain Jouffroy, Objecteurs/Artmakers", dans les galeries du théâtre de Cherbourg (14 janvier-15 mars 2000), au musée des beaux-arts de Dole et au Frac Franche-Comté (15 avril-12 juin 2000), Nantes : éditions Joca seria, 2000
  • D. Pommereulle : Les Égorgeurs d'épaisseurs, exposition du 1er octobre au 27 novembre 1993, préface d'Olivier Kaeppelin, Paris : Galerie Di Meo, 1993
  • Daniel Pommereulle : l'utopie des voyageurs, musée des beaux-arts de Dole, musée d'art et d'histoire de Belfort, catalogue d'exposition, 1991
  • Ivry 4 + 4, Arezki Aoun, Henri Bassmadjian, Carmen Charpin, Pierre Aquin, Michel Dambrine, Keiichi Tahara, Daniel Pommereulle, Peter Stampfli, Ivry-sur-Seine : Crédac/Galerie Fernand-Léger, mars-avril 1986
  • A. Jouffroy (préface), Pommereulle, fin de siècle : 6 mai au 1er juin 1975, Paris : Centre Georges-Pompidou, catalogue d'exposition, 1975
  • Europalia 75 France, Société des expositions du Palais des beaux-arts de Bruxelles, 12 X 1 [Douze X Un] : une certaine actualité de l'art contemporain en France, catalogue d'exposition, Bruxelles : 1975
  • Pommereulle - Raynaud : psycho-objet, Paris : galerie Mathias Fels, 1966
  • A. Jouffroy, Les Objecteurs : Jean-Pierre Raynaud, Daniel Pommereulle, Arman, Spoerri, Kudo, Paris VIe, décembre 1965-janvier 1966, Paris : Quadrum, 1965

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Avec Raynaud, Arman, Spoerri, Kudo (cité par Éric Rohmer dans Six contes moraux, La Collectionneuse, Ramsay poche cinéma, 1987, p. 125).
  2. Il est aujourd'hui représenté par la galerie Christophe Gaillard.
  3. « Quand ça déchire », Christophe Donner, M le magazine du Monde, le 15 juin 2012.

Liens externes[modifier | modifier le code]