Daniel Marcelli

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Daniel Marcelli
Portrait de Daniel Marcelli
Biographie
Naissance Voir et modifier les données sur Wikidata
Thématique
Profession Pédopsychiatre (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions Chevalier de la Légion d'honneur‎ (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Daniel Marcelli est un pédopsychiatre français.

Il est depuis 1989 professeur de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent à la faculté de médecine et chef du service de psychiatrie infanto-juvénile du Centre Hospitalier Henri Laborit de Poitiers. Ancien interne des Hôpitaux de Paris. Il est l'auteur de nombreux ouvrages de références en pédopsychiatrie. Il est par ailleurs directeur de l'école d'orthophonie de Poitiers depuis septembre 2010.

Le Professeur Marcelli est également président de la Société Française de Psychiatrie de l'Enfant, de l'Adolescent et des Professions Associées[1] et membre du Collectif Surexposition Écrans[2].

Un « trouble neuro-développemental nouveau » : l'EPEE (Exposition Précoce et Excessive aux Écrans)[modifier | modifier le code]

Le 30 avril 2018, le Professeur Marcelli, dans une interview donnée au journal Le Monde, évoque un faisceau d'arguments cliniques en faveur de l'existence du trouble de l'exposition précoce et excessive aux écrans (EPEE), lié à un perturbateur environnemental, à savoir l'écran sous toutes ses formes[3]. La naissance de ce syndrome est corrélée à une polémique entre le Dr Anne-Lise Ducanda (pédiatre en PMI) et des parents d'enfants autistes. Le , Daniel Marcelli a affiché son soutien au COSE en justifiant la pertinence de l'usage par celle-ci des termes « traits autistiques » et « symptômes d'allure autistique » pour qualifier les manifestations présentes chez les jeunes enfants (de moins de quatre ans) qui regardent divers types d'écrans plusieurs heures par jour[4].

Pour ce faire, Daniel Marcelli oppose la notion d'autisme typique (voir Autisme infantile), reconnue par la CIM-10 (voir CIM-10 Chapitre 05 : Troubles mentaux et du comportement) comme faisant partie des Troubles Envahissants du Développements (TED) spécifiques, à la catégorie des Troubles Envahissants du Développement non spécifiques (TED-NS). La dénomination des TED-NS permettait, dans le DSM IV, de classifier les manifestations de TED n'apparaissant que dans deux catégories de symptômes au lieu de trois (voir Trouble envahissant du développement), et est désormais incluse, d'après le DSM V, dans la catégorie des TSA. Daniel Marcelli continue malgré cela de distinguer ces deux notions comme qualitativement différentes, position notamment illustrée par Bernard Golse dans une interview donnée à Libération le [5], dans laquelle la catégorie des TSA était qualifiée de régression nosologique et les TED-NS de rubrique non scientifique, de manière opposée à la notion d'autisme infantile.

Daniel Marcelli met en avant la confusion possible entre ce syndrome et les Troubles du Spectre de l'Autisme (TSA). Il souligne que contrairement à celui-ci, le retrait des écrans entraîne une amélioration comportementale. Les traits évoqués pour décrire ce syndrome sont un retard de communication qui devient évident à partir de 2-3 ans, un intérêt devenant exclusif, une agitation et des troubles du comportement, une instabilité d’attention. Il est également évoqué que contrairement aux jeunes enfants TSA, les enfants atteints de l'EPEE ne détournent pas les yeux. Cependant, à ce sujet, le DSM V parle d'un déficit de la communication non verbale, ainsi que d'anomalies dans le contact visuel, ne précisant pas si le regard est fuyant ou fixe. Le site Spectredelautisme.com souligne la diversité des manifestations psychopathologiques et l'idée qu'une personne soit capable d'utiliser le contact visuel ne signifie pas que cette personne n'est pas autiste[6].

Le terme d'exposition précoce et excessive aux écrans avait déjà été employé par Carole Vanhoutte, membre du COSE, orthophoniste et cofondatrice du groupe de réflexion Joue, pense, parle, dès l'année 2016[7].

Ses œuvres[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Conseil d’administration », sur sfpeada.fr (consulté le 2 juin 2018).
  2. « Le soutien de Daniel Marcelli - CoSE - Collectif surexposition écrans », CoSE - Collectif surexposition écrans,‎ (lire en ligne, consulté le 2 juin 2018).
  3. « "Avant quatre ans, attention à l'impact des écrans sur les petits enfants" par le Dr Arnault Pfersdorff », sur pediatre-online.fr, .
  4. « "Le soutien de Daniel Marcelli" par COSE », sur surexpostionsecrans.org, .
  5. « Autisme, et si l'Etat se mêlait de ses affaires ? », Libération,‎ .
  6. « Le contact visuel chez l'enfant ou l'adulte vivant avec un trouble du spectre de l'autisme (TSA) », .
  7. « L'étude qui va vous dissuader d'exposer vos enfants aux écrans », L'Obs,‎ (lire en ligne, consulté le 13 octobre 2018).
  8. Décret du 14 avril 2017 portant promotion et nomination.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]