Daniel Goulet

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Daniel Goulet
Illustration.
Fonctions
Député 1973-1992
Sénateur 1992-2007
Gouvernement Cinquième République
Groupe politique UDR (1973-1976)
RPR (1976-2002)
UMP (2002-2007)
Successeur Nathalie Goulet
Biographie
Date de naissance
Date de décès (à 78 ans)
Conjoint Nathalie Goulet
Résidence Orne

Daniel Goulet était un homme politique français, membre du groupe UMP né le à Bretoncelles (Orne), mort le à Abou Dabi (Émirats arabes unis) d'une hémorragie cérébrale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Engagé dans la guerre d'Indochine, pour laquelle il reçoit la croix de guerre, il devient professeur, puis directeur d'école privée.

Maire du Mêle-sur-Sarthe pendant 24 ans à partir de 1971, il est élu député de l'Orne en 1973. Populaire auprès des nombreux maires ruraux de son département, il quitte l'hémicycle pour siéger au sénat, élu le , puis réélu le 23 septembre 2001, malgré les efforts d'Alain Lambert, autre sénateur ornais et maire d'Alençon, de le faire battre par le président du conseil général Gérard Burel, et sa mise à l'écart de la politique départementale[1].

Parlementaire du monde rural, il s'engage en faveur de la décentralisation et la régionalisation, travaille au maintien des activités économiques dans les pays à faible densité démographique, pionnier de la « coopération décentralisée ». Artisan du désenclavement de son département, il appuie la construction de l'axe autoroutier Calais-Bayonne[2].

En 2003, premier vice-président sortant du conseil régional bas-normand, il renonce à figurer sur la liste de René Garrec aux régionales de 2004, sur fond de désaccord sur la réunification des régions normandes, et d'opposition avec Alain Lambert[3].

Actif dans la diplomatie parlementaire, président et membre de nombreux groupes d'amitié liés au Moyen-Orient, il était très proche de Yasser Arafat[4].

Le , il succombe à une hémorragie cérébrale survenue le 19 février lors d'un voyage à Abou Dabi (Émirats arabes unis), laissant son fauteuil à sa seconde épouse, Nathalie Goulet, de trente ans sa cadette, ancienne avocate devenue son attachée parlementaire avant d'être sa suppléante[5].

À la suite de ce décès qu'elles jugent trouble, les deux filles d'une première union du sénateur déposent fin au tribunal de Paris, une plainte contre « X » pour « assassinat », visant leur belle-mère, médiatisée par la presse locale, L'Orne Hebdo, et relayée par les médias nationaux, Le Point, et internationaux The Daily Telegraph. Pourtant, en novembre 2007, la presse révèle que l'autopsie réalisée par les légistes de l'hôpital de Garches après exhumation du corps confirme l'AVC[6], et l'enquête judiciaire est close par un non-lieu en décembre 2008.

Mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre-Yves Lautrou, « Une campagne pas si tranquille », L'Express, 23 février 2004
  2. « Éloge funèbre de Daniel Goulet » par Christian Poncelet et Roger Karoutchi, Compte rendu analytique officiel du 24 juillet 2007, Sénat.
  3. Éric Bullet, « Daniel Goulet quitte la liste UMP », Ouest France, 20 décembre 2003
  4. Zone Interdite du 5 juin 2011 (M6)
  5. Jean-Michel Décugis, Christophe Labbé, Jérôme Pierrat et Olivia Recasens, « Affaire Goulet - Mort d'un sénateur », Le Point no 1807 du 3 mai 2007
  6. « […et laisse du temps au procureur] », Marianne, 8 décembre 2007

Liens externes[modifier | modifier le code]