Daniel Gardiole

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Daniel Gardiole
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Daniel Gardiole, né à La Courneuve le , est un pianiste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans une famille antillaise de onze enfants à La Courneuve en Seine-Saint-Denis, issu d'un père guadeloupéen et d'une mère martiniquaise, il a grandi dans la Cité des 4000 où rien ne le prédestinait à devenir pianiste. Vers l'âge de 8 ans il demandait à être inscrit au Conservatoire pour jouer du piano[1],[2] comme ses sœurs. Il intègre la classe de Sophie Auroy. Continuant assidûment de pratiquer cet instrument pendant ses années de collège et de lycée, il s’est orienté naturellement vers un Baccalauréat Technicien de la musique et de la danse.

Il obtient en 2006 son Diplôme d'études musicales au Conservatoire à Rayonnement Régional d’Aubervilliers-La Courneuve dans la classe de Jasmina Kulaglich où il reçoit plusieurs prix : piano (premier nommé avec félicitations du jury), musique de chambre, formation musicale, déchiffrage. Il est sélectionné par Le Monde.fr pour représenter les "jeunes artistes de banlieue"[3].

En 2007, il devient Lauréat du Royaume de la musique, Fondation de l’académie des Beaux-Arts et étudie à l’ École normale de musique de Paris « Alfred Cortot » dans la classe de Marian Rybicki. Il obtient le diplôme supérieur d’enseignement premier nommé à l’unanimité.

En 2008 il poursuit son perfectionnement au pôle supérieur de Paris-Boulogne Billancourt dans la classe de Mickaël Ertzscheid, d'Hortense Cartier Bresson, puis de Billy Eidi.

Il enregistre en 2011 un album CD en hommage à Paul Loyonnet (1889–1988), célèbre pianiste classique parisien. Dans cet album, salué par la critique (Qobuz, Libération, musicologie.org, La première.fr) il exhume des partitions et des compositeurs oubliés et propose en création mondiale « Sonate Aube d’été » de Lucien Durosoir (1878-1955), inspirée du poème « Aube » d'Arthur Rimbaud. Il donne la première interprétation en public de cette sonate lors d’un récital le 5 juin 2012 à l’Européen[4], sur un piano de concert de Stephen Paulello[5],[6]

Il collabore en 2013 au « Tournoiement des songes » enregistré par le trompettiste Clément Saunier avec la Musique des gardiens de la paix.

En 2014, il accompagne la chanteuse soprano Sophie Geoffroy-Dechaume à Santiago du Chili où ils sont accueillis par La Fondation Pablo Neruda. Ils interprètent le 22 octobre 2014 « Los Cantos del Capitán »[7], composé par Sergio Ortega à partir du poème de Pablo Neruda "les Vers du capitaine" [8],[9].

Il obtient en 2015 son Diplôme d'état de professeur de piano au Pôle supérieur 93, en Seine Saint-Denis. Il enseigne actuellement au Conservatoire Claude Debussy (17eme arrdt) de la Ville de Paris et se produit régulièrement en solo, en duo avec d'autres artistes classiques, ou au clavecin en formation de musique baroque. Il poursuit son activité de concertiste sur un large répertoire classique et contemporain.

En 2019, avec son ensemble, il crée le 12 octobre à Paris "Rire ou rêver", œuvre pour deux pianos huit mains d'Anthony Girard, et le compositeur lui dédie "Etincellement" pour la même formation.

Il enregistre en 2021 un nouvel album "D'ombres et de lumières", avec Tatiana Mesniankine violoniste titulaire à l'Orchestre National des Pays de la Loire. Cet album met en miroir deux grandes sonates pour violon et piano que tout oppose et qui se complète merveilleusement.

" Bruit et fureur de la guerre, déchaînement de folies, tyrannies. Le vingtième siècle fut un siècle d'ombre. Le métal l'acier, la haine et la mort ont dessiné un décor que les hommes voulaient oublier. Leur musique porte la trace du fracas, de la douleur de l'exil et des persécutions.

Comme la nuit succède au jour, le début du siècle qui suit aspire à la paix. Pour que l'ombre s'efface sous la lumière. Pour que le monde reprenne sa respiration. Que l'humanité reprenne ses droits. Pour que le temps s'étire à nouveau et que les chants qui l'habitent se fassent doux. L'harmonie autorise ces accents de paix. Musique, sérénité et poésie peuvent célébrer leurs retrouvailles.

Serguei Prokofiev a connu les temps de l'ombre toujours prête à ressurgir. Anthony Girard peint la lumière dont on espère qu'elle éclairera ce siècle".


En 2022, plusieurs nouveaux CD sont en préparation.

Discographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Revue pianiste N°75, Juillet-Aout 2012, critique de "L'aube des siècles" par Stéphane Friédérich,

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Le parcours atypique de Daniel Gardiole, concertiste et professeur de musique classique », sur outre-mer 1ère (consulté le )
  2. « Daniel Gardiole, de La Courneuve aux salles de concerts », sur La Lettre du Musicien (consulté le )
  3. « La révélation Daniel Gardiole », sur Qobuz (consulté le )
  4. « Daniel Gardiole, L'aube des siècles », sur www.musicologie.org (consulté le )
  5. « Daniel Gardiole, piano exhumé », sur Libération.fr (consulté le )
  6. « Stepen Paulello L'aube des siecles. »
  7. Fundación Neruda, « Los Cantos del Capitán, Obra de Sergio Ortega », (consulté le )
  8. « Santiago : estrenan inédita versión musical de "Los versos del Capitán" », sur www.francochilenos.com (consulté le )
  9. « Se estrena en Chile «Los cantos del capitán» con música de Sergio Ortega », sur CANCIONEROS.COM (consulté le )
  10. Paul Loyonnet sur artistes1940.free.fr

Liens externes[modifier | modifier le code]