Danièle Gaubert

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Danièle Gaubert
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Biographie
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Voir et modifier les données sur Wikidata (à 44 ans)
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Nationalité
Activité

Danièle Gaubert, (Danièle Louise Régina Gaubert), est une comédienne française, née le à Nuars (Nièvre), et morte le d'un cancer à Marseille (Bouches-du-Rhône).

Biographie[modifier | modifier le code]

"Plus belle femme du siècle" pour Jean Cocteau[réf. nécessaire], elle bénéficie en 1959 d'une forte notoriété avec Les Régates de San Francisco, son premier film, avec Laurent Terzieff, sous la direction de Claude Autant-Lara. Elle fait, à de nombreuses reprises, la couverture de revues[1].

La période Raoul Lévy (1959-1961)[modifier | modifier le code]

Raoul Lévy, le producteur devenu fameux après Et Dieu créa la femme, la prend sous contrat de trois ans, et compte la lancer comme la nouvelle Brigitte Bardot (brune cette fois). Après les sulfureuses Régates de San Francisco, elle enchaine rapidement des films de Marcel Carné (Terrain Vague), de Henri Decoin (les Pavés de Paris avec Jacques Riberolles), de Claude Autant-Lara (Vive Henri IV, Vive l'amour avec Jean Sorel) et de Claude Boissol (Napoléon II l'Aiglon, avec Bernard Verley).

Bien que ces films reçoivent de bonnes critiques, elle n'obtient pas le succès attendu, particulièrement auprès des cinéastes de la "Nouvelle Vague". Elle décide alors de tenter sa chance à l'étranger.

L'aventure européenne (1962 -1963)[modifier | modifier le code]

Elle joue sous la direction d'Eriprando Visconti Una Storia Milanese qui reste son meilleurs film[2]. Traitant ouvertement de l'avortement, le film reçoit un accueil mitigé au festival de Venise et ne sort pas en France.

Elle enchaîne ensuite plusieurs films en Allemagne (Der Zigeuner Baron, Begegnung im Salzburg avec Curd Jurgens et Das Lieberspiel) ainsi qu'un film à la distribution internationale Flight from Ashiya avec Yul Brynner, qui n'obtiennent pas le succès escompté mais lui valent une forte notoriété en Italie et en Allemagne.

En 1964, elle se marie, avec Radhamès Léonidas Trujillo, fils de l'ex-dictateur de la République Dominicaine, avec qui elle a deux enfants, Maria Danielle née le 3 février 1965 et Leonidas Rhadames en 1966 ; ils s'installent en Normandie. Ils divorcent en 1968.

Le retour au cinéma d'auteur (1967-1969)[modifier | modifier le code]

Après quatre ans d'interruption dans sa carrière, due à l'interdiction faite par son mari et à la naissance de ses deux enfants, elle revient au cinéma avec Jacques Perrin dans un film de Pierre Granier-Deferre Le Grand Dadais, puis dans le film d'Édouard Logereau La louve Solitaire avec Michel Duchaussoy.

Elle repart ensuite en Italie pour tourner avec Horst Buchholz, sous la direction d'Antonio Pietrangeli, Come, Quando, Perche.

À son retour en France Robert Benayoun l'embauche avec Serge Gainsbourg et Richard Leduc pour Paris n'existe pas, présenté au festival de Cannes en 1969[3].

Elle renoue avec des metteurs en scène anglo-saxons dont Radley Metzger pour Camille 2000, un remake érotique de la Dame aux Camélias avec Nino Castelnuovo. Le film est tourné à Rome en anglais et diffusé aux États-Unis et en Amérique du sud[4]. Dans Underground d'Arthur H. Nadel, avec Robert Goulet elle est une résistante dans la France occupée.

Liée au champion de ski Jean-Claude Killy, Danièle Gaubert tourne avec lui un film d'aventures, Snow Job, qui ne répond pas aux espoirs et à la curiosité suscités par le couple, malgré une large diffusion aux États-Unis et en Europe. Ils se marient en 1972 et elle renonce à sa carrière. Une fille, Émilie, nait de leur union.

Décédée prématurément, elle est inhumée à Curvalle, dans le département du Tarn[5].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. revues de cinéma (Ciné-Revue, Ciné-Monde, Mon Film), revues féminines (Elle, Marie Claire) et autres (Lui, Playboy, Paris-Match)
  2. malheureusement diffusé seulement au format VHS et très rarement montré (en Italie seulement)
  3. au sujet duquel Jean-Louis Bory écrit dans le Nouvel Observateur : "le mérite du film, est qu'il reconnait au cinéma tous ses pouvoirs de machine à explorer le fantastique (...); l'outil parfait de l'hallucination audiovisuelle"
  4. Le décor et les costumes sont furieusement "pop" au service d'une histoire contemporaine dans laquelle Camille meurt d'excès de drogues.
  5. « Sur la route des tombes célèbres », La Dépêche du Midi, 2 novembre 2008 [1]

Lien externe[modifier | modifier le code]