Dangé-Saint-Romain

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Dangé-Saint-Romain
Maison communale de Dangé-Saint-Romain.
Maison communale de Dangé-Saint-Romain.
Blason de Dangé-Saint-Romain
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Vienne
Arrondissement Châtellerault
Canton Châtellerault-2
Intercommunalité Communauté de communes Vienne et Creuse
Maire
Mandat
Claude Daguisé
2014-2020
Code postal 86220
Code commune 86092
Démographie
Gentilé Dangéens
Population
municipale
3 052 hab. (2014)
Densité 87 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 56′ 14″ nord, 0° 36′ 24″ est
Altitude Min. 37 m – Max. 127 m
Superficie 34,99 km2
Localisation

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Dangé-Saint-Romain

Dangé-Saint-Romain est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Nouvelle-Aquitaine. Ses habitants sont appelés les Dangéens ou Dangéennes[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Elle est située à proximité de Châtellerault (entre Tours et Poitiers à environ 50 km).

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Vienne traverse la commune.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la départementale 910, (ex-nationale 10). La route départementale D 1 commence à Dangé-Saint-Romain et relie la commune à Lizant.

La gare de Dangé, implantée sur la commune, est desservie par des trains régionaux TER Poitou-Charentes circulant entre Poitiers et Tours.

Histoire[modifier | modifier le code]

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En 1057, Dangé est citée sous le nom de Parochia Dangiaci dans le charte cartulaire de Noyers, puis sous celui de Parochia Dangiacensis en 1058.

Avant la Révolution française, la paroisse de Dangé fait partie du duché, de la sénéchaussée et de l’élection de Châtellerault. Traversé par la route royale qui va de Paris en Espagne, elle bénéficie du passage des voyageurs. Elle ne semble pas dominée par des puissants seigneurs, mais animée par des notables aisés et des laboureurs parfois indociles.

Comme le reste de la France, Dangé accueille favorablement les avancées de la Révolution française. Elle plante ainsi son arbre de la liberté, symbole de la Révolution. Il devient le lieu de ralliement de toutes les fêtes et des principaux événements révolutionnaires. En tant que symbole, il est scié à la fin de la décennie révolutionnaire lors d’un épisode de réaction royaliste[2].

Au XIXe siècle, les moyens de communication sont progressivement améliorés : routes, pont, chemin de fer et télégraphe en octobre 1882, et instaurent comices agricoles et foires mensuelles.

Saint-Romain est quant à lui cité sous le nom de « Ecclesia Sancti Romani in episcopatus Turonensi » en 1164. La paroisse appartient à la puissante abbaye Sainte-Croix de Poitiers.

En décembre 1439, le roi Charles VII autorise l’abbesse de Sainte-Croix de Poitiers à fortifier son « Moustier » de Saint-Romain-sur-Vienne, ce qui assure au village une relative tranquillité et lui permet de se consacrer aux cultures, en particulier celle de la vigne.

Sous l’Ancien Régime, la paroisse de Saint-Romain fait partie de l’archiprêtré de l’Ile-Bouchard, relevant du diocèse de Tours, mais également du duché, de la sénéchaussée et de l’élection de Châtellerault. Essentiellement agricole, le village ne connaît pas de développement industriel, mais la construction du pont en 1858 lui permet de se moderniser.

Depuis la fin des années 1950, il existe sur le territoire de Dangé une ancienne cité américaine baptisée La Fayette Village puis Résidence La Fayette en hommage au célèbre général et marquis. Comportant une centaine de pavillons, celle-ci est due à l'occupation du camp de Saint-Ustre (actuelle ZI - zone industrielle) de 1952 à 1967 par les militaires américains chargés de l'intendance, dans la commune voisine d'Ingrandes.

Malgré la Vienne qui les sépare, les deux communes sont unies en 1971 et forment depuis une seule commune[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Robert Stanghellini    
mars 2008 mars 2014 Nelly Mérand[4]    
mars 2014 en cours Claude Daguisé    

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics[modifier | modifier le code]

Les réformes successives de La Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Un jumelage existe depuis 1976 entre la commune de Dangé-Saint-Romain et la commune de Mamer (charte signée à Mamer le 23 mai 1976, charte signée à Dangé-Saint-Romain le 14 juillet 1976).

Un deuxième jumelage existe avec Koubri au Burkina Faso depuis les années 1990. Le comité de jumelage a été créé le 26 novembre 1995 à Koubri et le 14 juillet 1996 à Dangé-Saint-Romain, son siège est situé à la mairie de Dangé-Saint-Romain.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2016, le Conseil national de villes et villages fleuris de France a attribué une fleur à la commune au Concours des villes et villages fleuris[5].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 3 052 habitants, en diminution de -2,93 % par rapport à 2009 (Vienne : 1,65 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
678 790 699 672 730 685 798 896 900
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
898 867 835 816 840 789 766 801 790
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
806 862 924 934 946 912 951 965 1 162
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
1 846 1 404 2 530 2 839 3 150 3 135 3 111 3 145 3 052
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006 [8].)
Histogramme de l'évolution démographique

La densité de population de la commune est de 90 hab./km2. Celle du département est de 61 hab./km2. Elle est de 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et de 115 hab./km2 pour la France (INSEE, 2008).

Économie[modifier | modifier le code]

Selon la direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[9], il n'y a plus que 30 exploitations agricoles en 2010 contre 45 en 2000.

Les surfaces agricoles utilisées ont stagné et sont passées de 2 810 hectares en 2000 à 2 828 hectares en 2010. Ces chiffres indiquent une concentration des terres sur un nombre plus faible d’exploitations[9]. Cette tendance est conforme à l’évolution constatée sur tout le département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, chaque exploitation a gagné en moyenne 20 hectares[10].

58 % des surfaces agricoles sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orge et maïs), 15 % pour les oléagineux (moitié en colza et moitié en tournesol), 9 % pour le fourrage et 4 % reste en herbes. En 2010, un hectare (4 en 2000) est consacré à la vigne. Le vignoble est exploité par 4 fermes (14 en 2000)[9].

5 exploitations en 2010 (contre 6 en 2000) abritent un élevage de bovins (464 têtes en 2010 contre 569 têtes en 2000). Les élevages d'ovins et de volailles ont disparu en 2010 (respectivement 35 têtes sur 4 fermes en 2000 et 402 têtes sur 20 exploitations)[9].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le pont sur la Vienne.
  • Le château de Piolant.
  • Le pont sur la Vienne, qui fait la liaison entre Dangé et Saint-Romain a fêté ses 150 ans le 27 septembre 2008 mais il avait été bombardé et réparé dans les années 1960.
  • Plusieurs moulins sont implantés sur la commune : moulin de Charçay, les Trois Moulins, le moulin de Surin.
  • Belle halle en bois.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La commune abrite sur son territoire une zone naturelle classée d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) [11]. Elle englobe la pointe sud-est d’un secteur boisé formant un ensemble plus ou moins morcelé de petits bois privés traversé par l’autoroute A10 implanté sur les communes de Dangé-Saint-Romain et Vellèches. Surplombant d’une trentaine de mètres le vallon formé par le ruisseau des Trois Moulins, le bois des Pierrières et le bois Blanchard forment deux entités bien distinctes.

Le bois Pierrières se trouve sur des affleurements de craie turonienne et des sols calcaires limono-argileux peu profonds. L’habitat forestier est composé de chênaie pubescente thermophile à chêne pubescent et de chêne vert. Cette dernière essence est typiquement méditerranéenne. Elle possède en Poitou-Charentes une répartition très tranchée : commun et abondant sur les dunes du littorale, il se raréfie considérablement vers l’intérieur, où il se cantonne alors sur les substrats calcaires les plus superficiels, dans des sites climatiquement privilégiés. Ses colonies s’égrènent ainsi du sud du département de la Charente au nord du département de la Vienne, de moins en moins abondantes au fur et à mesure que l’on remonte vers le nord. Le bois des Pierrières peut être considéré comme une de ses zones d’implantation la plus septentrionale en France. Sur le site, le chêne est d’ailleurs accompagné par diverses autres plantes thermophiles, telles que la Germandrée des montagnes ou la Brunelle à grandes fleurs, qui renforcent le caractère d’îlot "méridional" de ce coin du nord du département de la Vienne.

Le bois Blanchard occupe des sols sableux profonds développés sur argile et grès du Turonien supérieur. L’habitat forestier est composé de chêne pédonculés et de châtaigniers. Ils sont accompagnés, en sous-strate, d’Ajonc d’Europe, de Fougère-aigle et d’Alisier de Fontainebleau. Cette dernière essence est un grand arbuste ou petit arbre caducifolié qui ne dépasse pas 15 m de hauteur, à feuilles largement ovales, faiblement lobées et dentées. Il est une endémique dans l’ouest de l’Europe et présent en France dans un petit quart nord-est où il est toujours rare et disséminé. L’espèce est, d’ailleurs, protégée au niveau national. En Poitou-Charentes, sur la marge occidentale de son aire de répartition, l’espèce est localisée à un unique secteur du Châtelleraudais, sur les communes de Dangé-Saint-Romain et Vellèches, en petites populations disjointes qui ne possèdent à chaque fois qu’un faible nombre de pieds (moins d’une dizaine en général).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des communes de la Vienne.
Blason Blasonnement :
De gueules à trois fleurs de lys d'argent.


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles de Wikipédia[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le .
  2. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 153
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  5. Site des villes et villages fleuris, consulté le 27 décembre 2016.
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. a, b, c et d Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  10. Agreste – Enquête Structure 2007
  11. Secrétariat scientifique de l'inventaire des ZNIEFF, DREAL Poitou-Charentes , 2011