Danah Boyd

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danah michele boyd
Description de cette image, également commentée ci-après
danah boyd en 2007.
Nom de naissance Danah Michele Mattas
Alias
danah boyd
Naissance (40 ans)
Altoona (Pennsylvanie)
Nationalité Américaine
Pays de résidence États-Unis
Diplôme
Docteur à l'Ecole d'Information de l'Université de Californie à Berkeley
Profession
Chercheuse, Sociologue et Professeur
Autres activités
Bloggeuse
Formation
Université de Californie à Berkeley
Distinctions
Technology Review TR35 Jeunes Innovateurs (Young Innovators) 2010

Compléments

"J'ai pris conscience que comprendre les adolescents permet de comprendre la technologie." - danah boyd

Danah Boyd, nom qu'elle stylise en danah boyd[Note 1] (sans capitales) née sous le nom de Danah Michele Mattas le à Altoona (Pennsylvanie), est une chercheuse américaine en sciences humaines et sociales spécialisée dans l'étude des médias sociaux et leurs utilisations par la jeunesse[1]. Elle est chercheuse en chef chez Microsoft Research (recherches incluant des projets sur la culture des jeunes, la vie privée, les pratiques socio techniques, la sécurité en ligne, la traite des humains et la visibilité)[2]. Elle occupe également le poste de professeure assistante de recherche en Media, Culture et Communication à l'Université de New York, chercheuse invitée à la Faculté de droit de Harvard et professeure adjointe à l'Université de Nouvelle-Galles du Sud. Elle reçoit son titre de docteur en 2008 à l'École d'Information de l'Université de Californie à Berkeley, dans le secteur de l'Internet et de la Société (sous la direction de Peter Lyman (en) et Mimi Ito (en))[3].

L'univers de la recherche de d.boyd inclut les expressions à la mode telles que vie privée, contexte, culture des jeunes, médias sociaux et BigData. Elle tient deux blogs, danah.org et zephoria.org, où elle se présente en quelques lignes et entraîne avec sérieux, mais toujours avec une pointe d'humour, ses lecteurs dans des réflexions personnelles. On y trouve également l'ensemble de ses publications, contributions, publications sur des blogs qui traitent de questions particulières en profondeur. Comme elle le dit elle-même : "J'ai décidé de réunir un "best of" de mes essais afin de mettre en évidence les plus intéressants, pour tout utilisateur intéressé par les médias sociaux".

Le nom "zephoria" fait également écho à son compte Twitter.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Danah Michele Mattas est née le jour de Thanksgiving, le 24 novembre 1977 à Altoona en Pennsylvanie. Son frère, Ryan, naît deux ans plus tard. Alors que Danah a 5 ans, ses parents prennent la décision de divorcer. À la suite de cet événement, sa mère, son frère et elle-même déménagent à York en Pennsylvanie. Alors qu’elle est en troisième année (third grade), sa mère se remarie et la famille déménage à Lancaster. Pour survivre au lycée étriqué d'une ville "religieuse et conservatrice", elle s'échappe sur les forums de discussion. Elle se souvient particulièrement d'un échange avec un jeune soldat de retour de la guerre du Golfe, alors qu'elle envisageait d'entrer dans l'armée. Ces discussions en ligne vont lui permettre de se découvrir queer[4]. Environ six années plus tard, sa mère et son beau-père divorcent mais la mère de Danah décide de rester à Lancaster. C’est au lycée qu’elle décide de changer son nom de famille en " boyd " et de supprimer la majuscule de son prénom.  

Plus tard, son frère l’initie à l’informatique alors qu’elle se dit à l'époque "sceptique" quant à l'univers d'Internet. Mais elle remarque que son frère possède un compte EPIX et cela attise sa curiosité. Il lui apprend alors à utiliser l’IRC (l’Internet Relay Chat) et l’Usenet. Son frère lui fait progressivement découvrir ce monde mais elle ne participera pas à celui-ci tout de suite. Une fois impliquée dans le milieu d’Internet, elle est stupéfaite de voir les rapports qui existent entre utilisateurs. Elle commence ainsi à discuter de différents sujets avec des utilisateurs anonymes: sexualité, identité et toutes autres angoisses adolescentes. À ce propos, danah délivre une anecdote à France Culture concernant son intérêt à l'époque pour le sexe et la sexualité sur Internet. Elle raconte avoir participé à une séance de sexe en ligne avec des amis, inventant un faux profil. "On a choisi une image d’une femme totalement irréelle, personne ne pouvait y croire, elle avait une énorme poitrine, elle était hypersexuelle, une sorte de fantasme "[5]. Elle ne perçoit pas à ce moment-là les dangers qui peuvent être liés à ce genre de pratiques et considère alors cette expérience plus formatrice que dangereuse.

Elle crée sa première page Internet en 1995 ; un site de paroles de chansons de Ani DiFranco qui existe toujours aujourd’hui. Fan de musique au collège, elle suit des cours de rock classique. Au lycée, elle écoute du ska, de l’alternatif et du punk rock. Son intérêt pour le rock classique se transforme ainsi en réelle appréciation pour les groupes des années 1960 et 1970. Par la suite, à travers Sarah McLachlan, elle développe une réelle obsession pour les artistes féminines (chanteuses et auteurs-compositrices) ce qui la mène aux concerts de Tori Amos et de Ani DiFranco. Son obsession pour Ani DiFranco est immédiate et persistante.

Ses années à l’école secondaire n'ont pas toujours été faciles. Elle attribue d’ailleurs sa « survie » dans ce milieu à trois choses : sa mère, Internet et un camarade de classe misogyne. Sa mère était incroyable et toujours derrière elle pour lui donner des conseils. Internet lui ouvre des portes avec de nombreuses possibilités ; elle y trouve des idées, y rencontre ses collègues, etc. Les étrangers lui apprennent énormément sur le monde et sur elle-même. Et enfin, il y a son camarade de classe misogyne avec qui elle se dispute énormément. Pour lui, les femmes ne peuvent pas pratiquer les sciences. Cet antagonisme donne à danah des objectifs pour lesquels elle a envie de se battre[6].

Études[7][modifier | modifier le code]

Danah Boyd commence son cursus universitaire à l’Université de Brown. Elle se dirige premièrement vers des études de mathématiques où Andries van Dam devient son conseiller. Elle décide de suivre son conseil et s’inscrit à son cours d’introduction à l’informatique. Au fur et à mesure de l’avancement du semestre, Danah se rend compte que les mathématiques ne lui conviennent pas et se dirige alors vers l’informatique. Elle obtient son diplôme avec les honneurs grâce à sa thèse : " Depth Cues in Virtual Reality and the Real World: Understanding Individual Differencesin Depth Perception by Studying Shape-from-shading and Motion Parallax ".[8]

Lors de l'été 2000, Danah continue sa formation universitaire à l’Institut Technologique du Massachusetts (MIT). Elle travaille essentiellement sur le sujet des outils de visualisation et aborde également une étude portant sur la présence des jeunes en ligne. Ses travaux sont supervisés par Genevieve Bell. Cette dernière va l’initier à l’ethnographie ainsi qu’à l’anthropologie. À la fin de son cursus à l’institut, elle élabore une thèse qui réunit tous les sujets pour lesquels elle a montré de l’intérêt lors de son cursus universitaire. Elle réalise alors une thèse sur le sujet : " Faceted Id/entity: Managing Representation in a Digital World ".'[8]

Automne 2003, Danah commence des études à l’Université de Californie, à Berkeley. Durant son cursus à Berkeley, elle effectue une variété de stages chez Google ainsi que chez Yahoo. Les sujets qu’elle aborde lors de ces stages sont exclusivement centrés sur le monde des " blogs ", l’étude des médias sociaux et les usages des jeunes dans le numérique. Elle termine son cursus avec un mémoire, qui est le suivant : " Taken Out of Context: American Teen Sociality in Networked Publics '".'[8]

Carrière[modifier | modifier le code]

danah boyd au "Writers on Writing about Technology roundtable" à Yale annonçant la publication de "The Best Technology Writing 2009" (Yale University Press), à laquelle boyd a contribué.

De 2004 à 2005 danah boyd travaille comme chercheuse pour Google. Un an plus tard, elle exerce la même activité pour Yahoo et ce, jusqu'en 2006[2].

Aujourd'hui, danah travaille à l'Université Harvard (depuis 2007), pour Microsoft Research (depuis 2009), à l'Université de New York (depuis 2011) et est fondatrice de Data & Society Research Institute (depuis 2013)[8]. Elle est également directrice de Crisis Text Line (depuis 2012)[2].

Sa passion pour la science-fiction et l'informatique l'a conduite à suivre des études d'informatique à l'Université Brown, dans le Rhode Island, puis à l'Institut de technologie du Massachusetts[9], à Cambridge. C'est là, au début des années 2000, que danah boyd commence à se pencher sur les réseaux sociaux. Friendster, MySpace, Facebook : suivant les modes, les usagers se déplacent de l'un à l'autre. La chercheuse les étudie en se concentrant sur les utilisateurs les plus jeunes[1].

Sa carrière débute à Harvard en 2007 en tant que membre affilié au Berkman Center for Internet & Society, dont elle fait toujours partie et où elle a suivi une recherche dans le département du droit. Cette année là, elle publie une étude sur les adolescents utilisant Facebook et MySpace qui va à l'encontre des clichés traditionnels. Elle démontre que le réseau de Mark Zuckerberg, épuré et blanc, est à l'époque peuplé plutôt par des adolescents blancs et aisés. MySpace, personnalisable et clinquant, est au contraire fréquenté par les enfants des classes populaires et noirs. Son étude est reprise par les médias, et d'autres de ses écrits sont traduits et relayés sur des blogs francophones, des médias en ligne ou des revues de recherche[1].

En 2009, danah boyd s'engage auprès de Microsoft Research New England[10] en tant que chercheuse à Cambridge (Massachusetts) et en 2013, elle obtient le grade de chercheuse principale. Pour compléter son curriculum vitae, elle décroche en 2011 un poste en tant que chercheuse assistante à l'Université de New York (NYU) pour le département média, culture et communication[11]. danah boyd fonde le Data & Society Research Insitute[12] en 2013 avec l'aide de en:Anil DashAnil Dash (en) (co-fondateur de ThinkUp and Activate) et en:John PalfreyJohn Palfrey (en) (Head of School (en) à la Phillips Academy)[13].

Dans une interview donnée à France Culture, elle déclare être entrée dans le monde académique en tant qu’activiste. En s’engageant dans la recherche (notamment auprès de Microsoft Research), sa volonté est de veiller à ce que le public soit le plus informé possible en lui proposant des clés de compréhension. "En tant qu’activiste, je suis persuadée que le monde irait mieux si les gens étaient informés et avaient une approche plus nuancée des choses"[14]. C’est ainsi qu’elle perçoit son engagement auprès de Microsoft Research.

Selon ses dires[5], les entreprises investissent dans la recherche industrielle, là où les universités n’ont pas toujours les fonds pour s’assurer que de telles recherches soient faites. Elle déclare alors que ces dernières n’ont pas pour but premier d’aboutir à la création d’un produit mais contribuent, avant tout, au bien public et à ce rôle d’information envers la société.

D'ailleurs, son intérêt se porte davantage sur les différentes applications et leurs utilisations que sur les dispositifs techniques eux-mêmes. Ainsi, dans une autre interview elle dit passer aisément d'un support technique à l'autre en fonction du contexte et de l'environnement. Elle utilise donc une multitude de supports (iPhone, ordinateurs portables, Kindle, etc) que ce soit pour son travail ou dans sa vie privée. Outre l'étude des médias sociaux et leurs utilisations, elle aime aussi se servir de ceux-ci comme un moyen d'expression. Elle est notamment très active sur Twitter[15].

Changement de nom[modifier | modifier le code]

danah boyd est née Danah Michele Mattas. Sa mère ajoute le « h » parce qu’elle apprécie l’équilibre que cette lettre donne au nom. La mère de danah s’est remariée quand elle était jeune et danah décide alors d’ajouter « Beard » à la fin de son nom. Le nom qu’elle porte étant enfant est : " Danah Michele Mattas Beard " et ce jusqu’au collège (américain). Au lycée, après le divorce de sa mère, elle entame une procédure de changement de nom, qui dure plusieurs années. C’est enfin durant l’été 2000 que Danah Michele Mattas obtient l’attestation légale de son changement de nom. Elle s'appelle désormais danah michele boyd. " boyd " vient de ses grands-parents maternels et plus particulièrement de son grand-père. Ce nom représente sa famille, sa culture et son héritage. Elle dit l'avoir choisi par respect. C’est une réelle volonté de l’auteur de laisser son nom sans lettres capitales. Il y a plusieurs raisons à cela, certaines sont politiques, d’autres plus personnelles. Tout d’abord, « danah » lui semble visuellement plus équilibré que « Danah ». Ensuite, le fait de mettre une majuscule à la première lettre du nom et du prénom ainsi que celle du premier pronom personnel singulier en anglais (« I ») lui parait également très égocentrique. Elle dira alors à ce sujet : " J’ai pensé que l’effort pour minimaliser l’individualisation pouvait commencer chez soi ". Écrire son nom d’une manière différente des normes est pour elle un moyen de le posséder pleinement. Considérant le nom comme une description de soi, elle décide de le choisir elle-même afin qu’il lui corresponde et qu’elle puisse s'identifier[16] à lui.

danah boyd, Boston, USA

Vie privée[modifier | modifier le code]

Dès l’adolescence, danah boyd est plongée dans l’univers d’Internet où elle s’interroge pour la première fois sur les questions de sexe et de genre. À la suite d'une discussion avec une transsexuelle, danah boyd remet en cause la dichotomie relative aux genres[17]. L’hypothèse culturelle selon laquelle le monde est divisé en masculin d’une part, et féminin d’autre part, ne tient pas compte de la réalité complexe englobant les intersexués ou les transgenres. Son rejet pour cette dichotomie l’amène à s’identifier comme " queer ". En d’autres termes, elle refuse de se voir définie par son sexe, son orientation ou ses pratiques sexuelles[18]. D'ailleurs, elle décrit sa sexualité comme " enracinée dans une combinaison d’amour et de désir qui n’a pas de frontières de genre "[19].

De son adolescence, danah boyd a également conservé l'esprit rebelle avec son percing sur la langue et l'orthographe de son nom en signe de protestation. Mais une part de son identification à la jeunesse est aussi sans doute due à la thématique de ses recherches[20].

En juillet 2013, danah boyd donne naissance à un garçon Ziv Lotan Boyd[21]. Son compagnon d’origine israélienne, Gilad Lotan, est " Data scientist " dans la compagnie Betaworks (en) à New York. Alors qu'elle annonce la naissance de son premier garçon sur son blog personnel, c'est via twitter qu'elle annonce attendre son deuxième enfant. Il ou elle devrait naître d'ici fin janvier ou début février 2015 au plus tard. Par ailleurs, elle affirme qu'elle n'aime pas souvent parler de son fils.

À l’aube de la naissance de chacun de ses enfants, danah boyd partage sur son blog ses incertitudes par rapport à son futur rôle de mère. Dans son post, elle évoque également sa chance d’avoir un travail qui lui permet une telle flexibilité au niveau des congés de maternité.

Sur la question de la maternité,  danah boyd évite un maximum de donner sens aux conseils des parents qui lui disent " quoi faire ", " comment le faire ", " comment elle devrait se sentir à l’arrivée de ses enfants " et " à quel point ses priorités de carrière vont changer au profit de sa famille". Dans ces recommandations, boyd dénonce le manque d’incompatibilité entre devenir mère et être une femme active, impliquée dans une carrière professionnelle. À sa chance de pouvoir gérer au mieux les deux rôles, elle oppose la difficulté qu’ont les femmes dans notre société à jongler entre famille et travail, pour des raisons dues à la culture du travail. Elle mentionne son utopie de pouvoir vivre dans un monde qui permettrait aux gens de faire leurs choix sans pression, et d’atteindre un équilibre entre travail et famille.

À la suite de son accouchement, la chercheuse mentionne également sur son blogue le fait qu'elle prévoit d'être injoignable électroniquement durant un certain temps. Elle pense de ce fait, donner une autre possibilité à ses collaborateurs et partenaires pour la contacter étant donné son absence à la commission durant cette période. Par ailleurs, elle promet de s'assurer de la bonne marche de la société en son absence, mais refuse de communiquer sur le déroulement et l'organisation de ses congés parentaux. Elle pense que le fait d’avoir et d'aimer un enfant lui permettront d’aimer d'autant plus ce qu’elle fait professionnellement, et ce malgré les personnes qui lui disent que le travail ne compte pas. La chercheuse réitère d’ailleurs sa volonté de continuer à être passionnée dans son travail avec l’arrivée de cet enfant. Par contre, elle recommande à toute personne désireuse d’un service de sa part, de le faire en ce moment et elle fera de son mieux. Elle est excitée que sa famille grandisse et est extasiée d’avoir été capable de construire une activité à but non lucratif[22].

Très professionnelle donc, elle consacre beaucoup de temps et d'énergie à son travail mais met aussi un point d'honneur à ne pas négliger sa famille. Ainsi, chaque année, elle s'accorde un temps de pause "sans Internet " afin de se reposer et de s'y consacrer pleinement[23].

Publications[modifier | modifier le code]

danah boyd durant l'ouverture du"keynote of ROFLCon II"

Traduction: Italien. En cours de traduction : Chinois, Allemand, Japonais, Coréen et Portugais[24].

Résumés en Anglais, Français, Italien, Polonais, Espagnol.

It's Complicated:  The Social Lives of Networked Teens (Yale University Press)[modifier | modifier le code]

En 2014, danah boyd publie ce livre qui invite les parents à se détendre par rapport à l'utilisation des réseaux sociaux par leurs enfants. Ce livre a pour vocation d'expliquer aux parents ce que font concrètement leurs enfants sur Internet. Ainsi, la chercheuse s'attache à démonter plusieurs fantasmes et à nuancer les risques les plus couramment évoqués (cyberaddiction, perte d'identité, disparition de leur vie privée, harcèlement, mauvaises rencontres). Elle propose alors, de voir "les réseaux sociaux comme un espace public dans lequel les adolescents traînent[25]".

(en) Nicole B.Ellison and danah boyd, Chapter 8 : Sociality through Social Network Sites, Oxford University Press, 2013[26].[modifier | modifier le code]

En 2007, Nicole B.Ellison et danah boyd ont essayé de consolider une définition des sites de réseaux sociaux. Selon les deux chercheuses, ce sont " des services Web qui permettent aux individus de construire un profil public ou semi-public dans le cadre d’un système limité, d’articuler une liste d'autres utilisateurs avec lesquels ils partagent des relations et de voir et de croiser leurs listes de relations et celles faites par d'autres à travers la plate-forme " (boyd et Ellison, 2007). De ce fait, les trois caractéristiques d'un site de réseau social semblaient être le profil, les listes de relations et la capacité fonctionnelle de traverser ces relations. Depuis lors, le paysage social et technique de ces sites a changé radicalement. Dans le chapitre 8 de l’ouvrage, les deux auteurs situent leur évolution dans un contexte de Web 2.0 et discutent des défis liés à l’étude de sites de réseaux médiatiques et sociaux. En effet, définir ce que constitue les sites de réseaux sociaux devient de plus en plus contesté car les systèmes d’ordinateurs en réseaux prolifèrent et évoluent rapidement. Certaines des caractéristiques, qui les ont initialement distingués, se confondent désormais dans leurs significations tandis que d'autres se sont reproduites dans d'autres genres de médias sociaux.

Race After the Internet : White Flight In Networked Publics : How Race And Class Shaped American Teen Engagement With Myspace And Facebook[modifier | modifier le code]

Le livre "Race After the Internet", de Lisa Nakamura et Peter Chow-White, regroupe différents essais d’auteurs aussi divers que variés touchant à plusieurs disciplines, afin de voir quel est l’impact des médias digitaux (et sociaux) et des nouvelles technologies sur la conception de la notion de race.

Voici la liste des contributeurs[27] : danah boyd, Peter Chow-White, Wendy Chun, Sasha Costanza-Chock, Troy Duster, Anna Everett, Rayvon Fouché, Alexander Galloway, Oscar Gandy, Eszter Hargittai, Jeong Won Hwang, Curtis Marez, Tara McPherson, Alondra Nelson, Christian Sandvig, Ernest Wilson.

L’ouvrage comprend quatorze thématiques, et danah boyd est l’auteur du 9e chapitre intitulé " White flight In Networked Publics : How Race And Class Shaped American Teen Engagement With Myspace And Facebook."[28] (à savoir : " Comment la Race et la Classe ont formé l'engagement des jeunes Américains avec Myspace et Facebook" ).

Il s’agit d’une étude ethnographique que danah boyd a menée par le biais d’interviews de jeunes Américains dans une école de classe moyenne concernant le passage de MySpace vers Facebook entre 2006-2007.

La préférence de l’un ou l’autre réseau social va au-delà du choix des consommateurs. Selon elle, cela reproduit les catégories sociales que l’on observe dans la vie réelle. De fait, on reconstitue nos réseaux d’amitiés réelles sur le(s) réseau(x) virtuel(s). Donc, si nos amis s’inscrivent sur Facebook, et non plus sur MySpace, on fera de même. Les groupes d’utilisateurs se rassemblent aussi selon des référents spatiaux (ex : ghetto), des centres d’intérêts (ex : goûts musicaux) et des valeurs. Toujours selon boyd, le mouvement des jeunes de MySpace vers Facebook reproduit l’Histoire tragique du " White flight " (= la migration des personnes d'origine européenne hors des zones urbaines).

Il y a deux manières d’entrer en contact avec MySpace. Soit on s’y inscrit pour suivre des groupes musicaux (dans ce cas-ci surtout des groupes de rock indépendant et de hip-hop), soit par le bouche-à-oreilles, notamment par le biais des membres de notre famille, d’amis ou de rencontres dans divers contextes (église, vacances, activités sportives…). D’un point de vue géographique, MySpace touche d’abord la côte Ouest des USA (car le site est lancé à Los Angeles), puis se propage vers la côte Est. Les centres urbains sont également touchés avant les banlieues et les campagnes.

MySpace bénéficie alors d’une couverture médiatique à double tranchant : soit les jeunes s’inscrivent parce que les médias en parlent comme un effet de mode, soit les adolescents l’évitent à cause des risques exposés par les médias.

Si tout le monde ne s’inscrit pas directement sur Facebook, c’est parce que ce nouveau réseau était limité aux étudiants universitaires lors de sa création en 2004 (et plus spécialement Harvard), ce qui donnait un côté « élitiste » et « intellectuel » au réseau social. Son accès faisait alors partie du rite de passage lors de l'entrée à l’université. À partir de 2005, Facebook est accessible par les étudiants du secondaire, et enfin en 2006 par tout le monde (13 ans minimum), ce qui donne alors un choix plus libre entre MySpace et Facebook.

Si beaucoup de jeunes s’inscrivent sur les deux réseaux, ceux qui ne choisissent que l’un d’entre eux semblent venir de milieux différents. MySpace attire d'avantage les jeunes appartenant à des sous-cultures, ou à des milieux moins privilégiés, et comme l’a remarqué danah boyd les noirs et les latinos (même si les critères de races et d’ethnies sont aussi liés à des facteurs socio-économiques). Alors que Facebook attire la masse dite " ordinaire ", une élite universitaire, de blancs et d'asiatiques.

Un premier essai sur ses observations, publié sur son blog en 2007, a suscité la controverse auprès des internautes. D’autres chercheurs ont alors partagé avec elle le même genre d’observations.

Hanging out, messing around, and geeking out: kids living and learning with new media[29][modifier | modifier le code]

Comment les jeunes américains communiquent avec leurs familles et amis en sachant qu’ils bénéficient à présent de smartphones et sont sur les réseaux sociaux ? Comment ces jeunes intègrent ces nouveaux médias dans leur vie de tous les jours[30] ?

Ce livre, financé par le Digital Media and Learning Initiative de la fondation MacArthur[31], est le fruit de trois années d’études ethnographiques durant lesquelles de nombreux chercheurs ont tenté de répondre à ces nouvelles questions. Cette œuvre ne met pas seulement en avant cette nouvelle génération numérique mais on peut aussi y retrouver certaines questions telles que l’inégalité d’accès et de participation ou les conflits entre jeunes et adultes à propos du développements des nouveaux médias…

danah boyd contribue au chapitre 2 " Friendship " en tant qu’auteur principale ainsi qu’au chapitre 3 " Intimacy " dans lequel elle a développé le sujet suivant : " The Public Nature of Mediated Breakups ". Dans le chapitre 2, la chercheuse souligne le fait que les jeunes aiment raconter des potins, partager de l’information, flirter, se donner rendez-vous et rompre…Néanmoins, tout cela pouvait s'observer dans les générations précédentes. Le changement vient du fait que maintenant, ces échanges ont changé et n’apparaissent plus seulement dans la vie réelle mais aussi à travers les réseaux sociaux. Dans " The Public Nature of Mediated Breakups ", danah b. dépeint la relation amoureuse de deux adolescents (leur relation réelle et virtuelle), depuis le jour de leur rencontre jusqu’à leur rupture.

Cet ouvrage se distingue par la richesse de son corpus, allant du partage de musiques jusqu’aux ruptures de couple en ligne. Chaque chapitre de ce livre est agrémenté d’un témoignage qualitatif avec les jeunes et sa collaboration unique caractérisée par la dynamique d’un grand nombre de chercheurs (réseau d’auteurs, de collaborateurs ainsi que d’institutions). Il présente, de façon très détaillée, la manière dont les jeunes apprennent et interagissent avec leurs pairs au travers de ces nouveaux moyens de communication. De plus, il donne l’occasion de réfléchir à l’utilisation des nouveaux médias ainsi qu’à leur éventuelle intégration dans l’enseignement[32].

Taken out of context: American teen sociality in networked publics[modifier | modifier le code]

danah boyd.

En 2008, danah boyd réalise une thèse de doctorat portant sur "la sociabilité des adolescents américains dans les espaces publics en réseaux"(Taken Out of Context : American Teen Sociality in Networked Publics). danah boyd prend conscience que comprendre les adolescents permet de comprendre la technologie. Elle articule ainsi sa réflexion autour du conflit constant entre ce que les personnes imaginent qu’ils se passent dans les réseaux et ce que les jeunes y vivent réellement : " j’essaye de comprendre où résident les risques réels, les complexités, l’écart entre les possibilités offertes et la manière dont on les interprète "[33]. Cette thèse lui permet d’avoir un regard plus précis sur la manière dont les adolescents américains utilisent les réseaux sociaux comme Facebook ou Myspace pour entrer en relation avec leurs pairs. En effet, ces réseaux sociaux sont en grande partie utilisés par les adolescents et ce quotidiennement pour parler, partager ou y passer du temps tout simplement. Cependant les adultes manifestent une certaine crainte vis-à-vis de ces réseaux qu'ils connaissent peu[34].

Les interactions sur Internet ont aussi fait partie de l’adolescence de la chercheuse, elle est donc très bien placée pour observer le phénomène. Pour comprendre ce dernier, danah boyd adopte (durant ses deux ans et demi de recherche) une position d’ethnographe. Cette méthode nécessite l’analyse de nombreuses pages Facebook et Myspace ainsi que l’interview de cent enfants qui utilisaient ces réseaux sociaux. Cela permet de voir non seulement l’implication des adolescents sur ces plateformes, mais également la manière dont cette participation contribue à trois ensembles très importants dans leur vie: la représentation de soi (relation avec soi-même), la relation avec leurs pairs et la relations avec les adultes. Plus précisément, danah boyd analyse trois axes à travers sa thèse. Elle s'attache d'abord à la production de l'identité, à savoir, comment les jeunes s'expriment dans les médias sociaux. Ensuite, elle s'intéresse à comment ils se sociabilisent et utilisent les médias sociaux pour s'engager dans une intéraction sociale, et finalement, comment les jeunes composent avec les parents et le pouvoir qu'ils appuient sur eux.

Encore une fois, danah boyd ne considère pas ces complications comme nocives pour les adolescents ou comme des faiblesses pour les réseaux sociaux. Selon la chercheuse, les jeunes ont toujours trouvé la manière d'être sur Facebook ou Myspace malgré les restrictions parentales. D'ailleurs, beaucoup de parents continuent à croire que les réseaux sociaux sont risqués pour leurs enfants et ne voient pas les bienfaits que peuvent entraîner une telle participation. Or, danah boyd perçoit ces réseaux comme des endroits où l’on peut justement apprendre beaucoup au sujet des relations sociales. Selon elle, au fur et à mesure, les adolescents ont appris à manier les réseaux sociaux et à la suite de cela, ils sont capables de gérer les inconvénients et la complexité que génèrent ces sites (les audiences invisibles, l’effondrement des contextes et le flou public/privé). D’un côté, nous avons ces nouvelles technologies qui bouleversent la vie publique et de l’autre, nous avons les adolescents qui, grâce à leur investissement sur ces sites, reconfigurent la technologie elle-même.

Grâce à cette thèse financée par la fondation MacArthur[35], Danah Boyd a voulu réfuter certains mythes qui prolifèrent autour de l'utilisation des réseaux sociaux. Cette recherche a donc donné la parole aux adolescents américains en ayant l’espoir que les adultes les comprennent.

Faceted Id/entity: Managing representation in a digital world[modifier | modifier le code]

La thèse réalisée par danah boyd lors de son cursus à l’Institut technologique du Massachusetts s’articule autour d’une théorie expliquant comment et pourquoi les internautes utilisent le contexte pour transmettre seulement une facette de leur identité lors d’interactions sociales.

Méthodologie en recherche digitale[modifier | modifier le code]

Danah boyd en pleine recherche

Dans l’article “Making Sense of Teen Life : Strategies for Capturing Ethnographic Data in a Networked Era”, boyd explique la méthodologie qu’elle applique dans ses recherches. De manière générale, la méthode est divisée en quatre parties distinctes :

Pour elle, les recherches ethnographiques sur Internet peuvent avoir de l’intérêt. Cependant, comme d’autres chercheurs dont Kendall, Bennett, Miller ou encore Slater l’ont souligné, prendre le contexte en considération et reconnaître des liens entre les contextes en ligne et hors ligne est essentiel, même quand on tente de comprendre des pratiques médiatiques[36]

Par ailleurs, même si ses recherches se centrent sur les réseaux sociaux, cela ne signifie pas qu'elle questionne uniquement les adolescents sur la technologie. Par exemple, lors d'une de ses interviews avec une adolescente, cette dernière lui racontait comment MySpace révèle les groupes exclusifs qui sont visibles dans cour de l'école, comment les téléphones portables sont devenus les nouvelles baskets Nikes,... et peuvent être potentiellement des marqueurs de statut. Ce qui, selon danah boyd, souligne l'importance d'étudier ces technologies en contexte[36]

Pour trouver des adolescents à interviewer, la chercheuse identifie des communautés locales, où elle pense qu'il sera possible de trouver des personnes à interroger. Comme chaque communauté a ses propres particularités et limitations, danah boyd essaie toujours d'en choisir une qui est la plus différente possible de la précédente. Elle privilégie les communautés où elle connaît un informateur local (éducateurs, libraires, centre de jeunes,...) qui lui permettra d'obtenir un échantillon représentatif des adolescents. Pour ce faire, elle demande à son informateur local de ne pas lui présenter des adolescents dont les parents sont académiciens ou travaillent dans la technologie[36].  

Bien sûr, danah boyd est consciente que les informateurs peuvent ne pas être objectifs. C'est pourquoi, pour s'assurer qu'elle rencontre des adolescents qui représente la communauté en général, elle collecte les données de recensement de ces communautés et visite différentes parties de la ville à l'aide de Google Maps, pour mieux "sentir" la communauté. Elle se rend également au cinéma, dans les centres commerciaux et aux événements sportifs pour voir quels adolescents sont présents. En plus de cela, elle va voir les pages MySpace et Facebook en lien avec ces communautés[36]

Interventions[modifier | modifier le code]

danah boyd lors d'une conférence

Vivre dans un monde de flux[modifier | modifier le code]

Lors de la Web 2.0 Expo de New York de 2009, la sociologue danah boyd a présenté les conséquences liées au fait de vivre dans un monde de flux et en a dressé la liste des limites. Le titre de cette présentation est “Streams of Content, Limited Attention: The Flow of Information through Social Media” (Flux de contenus, attention limitée : le flot d’informations dans les médias sociaux). Lors de cette exposition, danah boyd, explique que les sites d’informations ont, pendant longtemps, été " une destination ". En effet, "accéder à l’information a été un processus, produire l’information une tâche". Elle poursuit son explication en disant que "nous sommes passés des médias de diffusion aux médias en réseau, ce qui modifie fondamentalement la manière dont s’écoule l’information "[37].

De nos jours, chacun a la possibilité " de créer, diffuser et relier ses propres contenus " via Internet, dit-elle. Toujours selon la chercheuse : " les technologies Internet démantèlent et remanient les structures de distribution ". Elle explique aussi que l’acte de distribution a moins d’importance que l’acte de consommation et ce, même si les obstacles à la distribution " s’effondrent ". Pour danah boyd donc, "le démantèlement des structures traditionnelles de distribution nous pousse à construire de nouvelles formes de diffusion de l’information". Elle interroge ainsi sur la manière dont l’information circule aujourd’hui et ce qui a changé par rapport à ce qu’il se passait auparavant. Elle en arrive ainsi à évoquer quatre fausses idées sur la révolution numérique[38].

danah boyd et la question du Big Data[5][modifier | modifier le code]

À la différence de la représentation que les jeunes ont du Big Data, celle d’une masse de données disponibles et quantifiables, danah boyd perçoit quant à elle un phénomène social, technologique et savant. Un phénomène qui part de l’obsession que toutes ces données vont permettre de comprendre l’humanité et de résoudre tous les problèmes du monde. Pour la chercheuse, l’enjeu est ailleurs. Plus il y a de données, plus les entreprises peuvent les monnayer. Ces données collectées par ces dernières et par l’État sont analysées et posent alors des questions relatives aux jeux de pouvoir et à l’intimité.

Dans une interview avec le SFR player, danah boyd met aussi les chercheurs en garde face à l'utilisation de ces données. Bien qu'elle considère que celles-ci soient très intéressantes dans une recherche en raison de leurs richesses d'informations et des corrélations importantes qu'elles permettent, elle rappelle qu'il est essentiel de garder un esprit critique lors de leur interprétation afin d'éviter les biais[39].

Une autre question qui se pose aux États-Unis est celle de la surveillance de l’État. Ainsi, danah boyd s’interroge sur la finalité de l’utilisation des données : « Ces données vont-elles servir un idéal ? Vont-elles être utilisées pour le plus grand nombre ? ». Comprendre les possibilités offertes par ces données et les risques qui y sont liés, n’est selon elle, pas chose aisée. Dans son entretien, elle cite le travail « The pathetic dot theory » (en) de Lawrence Lessig qui déclare que toute forme de régulation sociale est déterminée par quatre forces : le marché, les lois, les normes sociales et l’architecture technologique. Lorsque ces forces sont orientées dans une même direction, des changements sociaux massifs apparaissent. Généralement, ces forces ne sont pas alignées et le but recherché est donc l’alignement. Le rôle que se donne la chercheuse, à travers l’analyse du Big Data, est d’aider le public à comprendre la complexité du phénomène pour que « les normes sociales puissent activer un changement social plus global »[40].

"Networked Norms: How Tech Startups and Teen Practices Challenge Organizational Boundaries", 2013[modifier | modifier le code]

Cet exposé a été écrit pour la conférence de TechKnowledge mis sur pied par l'American Society for Training & Development. Il a été initialement intitulé « L'apprentissage en réseau: comment les travailleurs de demain vont changer les organisations d’aujourd’hui ? ». Cette conférence est notamment un de ses travaux en cours.

Pour comprendre comment les travailleurs de demain font évoluer les organisations d’aujourd’hui, elle s’appuie sur ce qu’elle a compris à propos de la culture des « start-ups », de l’industrie de la technologie, ainsi que des recherches qu’elle a réalisées sur certaines parties de la vie des adolescents, même si elle dit que les adolescents ne sont pas nécessairement une bonne indication pour le futur car ceux-ci sont dans une étape de la vie particulière. Cependant, elle invite tout de même à repenser les comportements et les pratiques des adolescents et des technologues, avec une vision plus actuelle.

Au sein de grandes entreprises, danah boyd avance que nous prenons pour acquis les frontières organisationnelles. En effet, selon la chercheuse, la logique organisationnelle traditionnelle suggère que la plupart des employés des grandes entreprises ne doivent surtout pas parler à d'autres personnes, mais uniquement à celles de leur organisation afin de réaliser leur travail. Dans ce cadre, les entreprises sont très protectrices de leurs biens et voient tout partage de connaissances avec les «concurrents» comme un affaiblissement de leurs actifs de base.

Pour un adolescent qui grandit dans un monde en « réseau », ce modèle n’a absolument aucun sens. S’ils ont accès à l'Internet, ils ont développé une sensibilité pour l'obtention de connaissances à partir d'une grande variété de sources. Cela contredit ainsi totalement le principe de nombreuses organisations.

La chercheuse aborde ainsi cette question via trois grands axes : les changements dans le développement de logiciels et le secteur de la technologie, la dynamique de la culture de la jeunesse et les implications que ces dynamiques ont pour la culture organisationnelle au sens large[41].

L’échange de sextos chez les adolescents et son impact sur le secteur des technologies[modifier | modifier le code]

Cette conférence de danah boyd aborde la problématique de l’échange de contenus à caractère sexuel par les adolescents. Ce procédé appelé sexting pose de nombreuses questions d’ordre moral et culturel mais a également un impact sur l’industrie du web. La conférence aborde les aspects légaux et quelques cas problématiques de sexting. La chercheuse invite alors à une réflexion autour de ce thème.

danah boyd sur l'abus par les pairs[modifier | modifier le code]

Ici, un article de danah boyd intitulé « Mettre la connexion là où aucune n’est prévue exister ». Le titre illustre implicitement la complexité du sujet abordé avec les adolescents. En effet, il s’agit d’un entretien de danah boyd avec les adolescents sur la question de l’intimidation. Cet article montre les tournures que l’auteur a dû prendre pour comprendre et surtout pour encourager les adolescents à répondre aux questions posées pendant son interview. Pour commencer, l’auteur présente le sujet comme un sujet suscitant des interactions de toutes parts. D’un côté, on a les parents et les journalistes et de l’autre, les adolescents. La première porte sur l’inquiétude des parents et des journalistes sur la question. La seconde quant à elle, est l’interview des adolescents sur le sujet de l’intimidation tel qu'ils l'ont vécue ou décrite.

« Parfois, je pense que je vis dans deux univers parallèles. J'assiste aux conférences et reçois des messages de parents et de journalistes qui évoquent une « pandémie d'intimidation ». Et ensuite, je parle avec des adolescents de leurs drames sociaux, que les adultes identifient comme de l'intimidation. Je reçois d'autres messages d'adultes bien intentionnés. Ceux-ci veulent aider les adolescents qui souffrent de l'intimidation. Et ensuite, j'entends des adolescents se plaindre des assemblées et de la messagerie qu'ils sont forcés d'écouter qui ne résonnent pas bien à leur sens. Quand je parle aux gens de l'intimidation, je suis forcé de confronter le fait que les adultes et des adolescents parlent l'un devant l'autre".

« Ensuite j'entends des chansons comme le T.I « Mort et enterré » qui capture l'escalade au sens le plus extrême et espère que les adolescents prennent à la maison le message principal de la chanson, que T.I capture simplement comme « j'ai gagné ce combat, j'ai perdu cette guerre. » L'intimidation de soutien de logique culturelle est plus complexe que la plupart des adultes comprennent. Et la technologie ne change pas radicalement ce fait; il le rend simplement beaucoup plus visible. Si nous voulons combattre l'intimidation, nous devons commencer par comprendre la dynamique sous-jacente".

Et nous devons nous approcher d'interventions avec une évaluation basée sur la mentalité. Nous ne saurons pas arrêter l’intimidation et aucune législation exigeant l’éducation ne va faire le squat jusqu'à ce que nous trouvions en réalité des mécanismes d'intervention qui marchent. Et cela commence par la compréhension de ce qui se passe.

« Quand j’ai commencé à interviewer des adolescents sur l'intimidation, ils détournaient mes questions. « L'intimidation est pour ceux du milieu scolaire primaire, » diraient-ils. Ils ajouteraient : « Il n'y a aucun problème d'intimidation à mon école, ». À la suite de notre entretien, j'entendais parler de toutes sortes d'interactions qui s’apparente à de l'intimidation. Je me suis rendu compte que nous parlions des langues différentes. Ils parleraient "du drame de départ" ou "entrer en batailles" ou "se mêlant de mon activité)" ou "prétextant" Ils n'ont pas vu de rumeurs ou commérages comme de l'intimidation, à propos de ce qui arrive ou non en ligne. Et les filles n'ont pas vu de combat sur des garçons ou se frappant d'ostracisme à cause des garçons comme l'intimidation. Elles n'ont pas vu les vidéos de combat de production comme l'intimidation".

"Je leur ai dès lors demandé ce qu’était l'intimidation. J'ai appris que l’intimidation c’est lorsque quelqu'un a harcelé ou a physiquement blessé une autre personne qui ne le méritait pas. Je leur ai demandé comment ils pouvaient savoir ce que l’autre méritait et la réponse était incrédule, "oh, vous savez." Donc j'ai poussé plus loin … "Que faire si vous ne savez pas ?" Demandais-je. J’ai eu droit à des regards vides alors j’ai envisagé une tactique différente. "Que faire si quelqu’un salit l’autre en jouant et que cette personne pense que l’autre est méchante ?" Ceci a attiré leur attention, mais pas comme je me l’imaginais. La plupart m’ont rétorqué que lorsque quelqu’un s’amuse avec vous et que vous n’allez pas dans le même sens que lui, alors vous êtes stupides. En plus, vous ne pouvez pas prendre au sérieux celui qui s’amuse avec vous".

Bien sûr, les adolescents le prennent vraiment au sérieux. Ils vivent mal le fait qu'on les salisse même si c'est un jeu. Et ils prennent personnellement les infractions mineures. Par la suite, les choses s'intensifient. Et voici ce qui rend l'intimidation si difficile à aborder. Souvent, on pense n’être pas en tort et qu'on est simplement victime d'intimidation. Mais ceux qui intimident le voient entièrement différemment. Ils accusent l’autre et interprètent les faits de l’autre comme de la vengeance. Rien de tout ceci n'est communiqué, bien sûr, les choses peuvent rapidement mal tourner sans qu’on ne sache vraiment où tout a commencé".

A story, Janiya and Precious[42][modifier | modifier le code]

Cet autre article présente l’entretien de danah boyd avec une adolescente Janiya qui lui raconte son histoire avec un ami sur Facebook « Precious».

 "Je parlais avec Janiya de ses amitiés sur Facebook et elle m'a dit être amie avec tout le monde. Je lui ai alors demandé s'il y avait quelqu'un de l'école avec qui elle n'était pas amie sur Facebook. Elle a roulé ses yeux et a dit, "Ouais, Precious." Quand je lui ai demandé pourquoi, elle a dit "je ne l'aime pas juste bien. L’histoire révèle progressivement qu'elle et Precious ont été actuellement empêtrée dans "une situation" qui avait récemment mal tourné tel que des parents ont été impliqués. Après,  entendant parler des querelles actuelles, j'ai demandé à Janiya de faire un retour en arrière sur l'histoire à un temps où elle et Précieux étaient  amis. Je lui ai demandé ce qui s'est mal passé. Finalement, elle m'a parlé d'une fête d'anniversaire dans le CM1 où Janiya a joué une plaisanterie sur Précieux et Precious l'a pris vraiment mal".

"Il est devenu clair que, depuis alors, ils étaient en haut et en bas. Ils n'ont pas eu confiance l'un en l'autre et il a semblé qu'ils aient régulièrement mal interprété ce que l'autre avait dit ou avaient fait. Tout est devenu personnel et, quand les choses sont devenues mauvaises, il s'est intensifié dans un combat physique. Du point de vue de Janiya, elle n'avait fait rien de mal; c'était toute la faute de  Precious. Mais, lisant entre les lignes, il était clair que Precious avait POV très différent. J'ai demandé à Janiya si ceci bafouait et elle m'a dit que Precious et sa maman étaient des voyous. Je doute que Precious le voit de cette façon".

"Ainsi comment intervenons-nous avec Janiya et Precious ? Un cours sur l'intimidation va être complètement ignoré par eux deux, comme sans rapport ou vide de sens à eux personnellement. Ils ne voient pas ce qu'ils font comme l'intimidation. Ce que Janiya et Precious doivent comprendre,  c'est la situation de la perspective de chacun et avoir l'empathie, comment les autres expériences se déroulent. Ce n'est pas une chose facile à faire. Zut, c'est extrêmement dur. Demandez juste n'importe quel matrimonial".

C'est comme le médecin qui essaye d'aider un couple de travailleur dans leur relation. Janiya a une solution différente à l'esprit . Elle n'est pas intéressée par la résolution du drame de relation; elle veut juste Précieux de sa vie et la seule façon qu'elle peut imaginer ceci est en rendant les choses

difficile pour Precious pour rester fidèle autour. Donc elle a pris une position assez stricte quand on  lui parle et elle encourage ses amis à faire de même.

Janiya et Precious sont pris au piège dans une bataille généralisée, mais cette dynamique n'est pas unique. Les filles se frappent d'ostracisme à cause des collisions personnelles ou à l'appui des drames de leurs amis. Ils se rendent malheureux en répandant des rumeurs ou potinant derrière leur dos. La Technologie est employée dans des efforts d'humilier, désapprouver, ou isoler. Le résultat final pour des filles a tendance à être le supplice verbal et émotionnel. Les garçons, d'autre part, ont tendance au front pour se déplacer vers une altercation physique ou intimider ou humilier. Mais dans tous les cas, le point est de montrer qui a le pouvoir social. Tout cela concerne des hiérarchies de renforcement et la création. Dans les écoles où des hiérarchies axées sur statut ne sont pas intensément entretenues par des adolescents, l'intimidation n'est pas si dominante. Mais quand il y a quelque chose à  gagner par l’abaissement d’une personne, l’intimidation dresse sa tête hideuse.

"Quand je regarde comment les adolescents s'endommagent, je ne peux pas m'empêcher aussi de voir comment ils développent des roues de stabilisation pour des relations futures et reflètent des comportements normatifs qu'ils voient autour d'eux. J'entends les drames des adolescents reflétés dans leurs histoires de combat de parents  avec l'un, et l'autre, avec leurs amis et famille et des collègues et avec eux. Quels adolescents est plus grossier, plus direct et plus explicite. Mais ils sont témoin de drames adultes tout autour d'eux et ce qu'ils ont tendance à voir n'est pas assez. Parents parlant avec désintérêt  de collègues de travail ou patrons. Parents se battant avec l'un, l'autre ou frappant d'ostracisme de leurs membres de la famille sur les désaccords".

Et ce n'est pas juste les parents…les adolescents voient des batailles et des drames partout dans les médias. La célébrité se bat et les drames ne sont pas justes dans leur visage; ils sont glorifiés! Et même si MTV fait des remarques sur l'abus domestique après l'aération du Rivage de Jersey, la façon que les colocataires se traitent met une norme pour ce qui est socialement acceptable. Les adolescents voient le drame partout, ils le voient comme une partie légitime de société adulte qui peut souvent mener à la notoriété.

Et voici où nous nous heurtons à un autre composant majeur de bafouer l'attention …. Dans un monde de marques et le marketing, il y a un sentiment, qui là, n’est pas comme une mauvaise attention. Des adolescents innombrables désespérément cherchent l'attention et ne ressemblent là à rien comme "le drame de départ" pour garantir tant l’attention que le divertissement. Donc les adolescents sautent à l’intérieur, ajoutant le carburant à la flamme parce que c'est amusant. Ils savent qu'il fait mal, mais ils se sentent aussi bien parfois. Et c'est ce que fait des vidéos de musique comme Eminem et Rihanna "l'Amour de la Façon. Le drame est la moitié de l'amusement, même quand il fait vraiment mal.

L'intimidation combattante ne va pas être facile, mais il ne va pas certainement arriver si nous ne plongeons pas profondément dans le désordre qui le soutient et l'entoure. Les cours par des vieux gens comme moi pas cool ne vont pas faire que les adolescents qui sont engagés dans des drames y réfléchissent à deux fois de ce qu'ils font et à cet égard, utilisant le terme "l'intimidation" ne va pas aussi aider du tout non plus. Nous avons besoin d'interventions qui se concentrent sur l'empathie de construction, l'escalade d'identification et des techniques pour arrêter les cycles d'abus.

"Nous devons créer des environnements où les jeunes ne deviennent pas validés pour l'attention négative et où ils ne voient pas le drame de relation dans le cadre de la vie adulte normale. Les questions sont ici systémiques et il est énorme ce qu'internet nous force à leur penser, mais Internet n'est pas le problème ici. C'est juste un outil dans une bataille en cours pour l'attention, la validation et le statut et à moins que nous trouvions les façons effectives  remontant à la source du problème, internet continuera juste à être utilisé pour renforcer ce qui est pénétrant".

[43]

Récompenses et honneurs[modifier | modifier le code]

En 2009, le magazine Fast Company désigne Danah Boyd comme étant : « l'une des femmes les plus influentes dans le secteur des technologies »[44]. En 2010, l'Association américaine de sociologie lui remet le prix de Sociologie publique dans le secteur des Technologies de la communication et de l'information[45] et le magazine Fortune la nomme universitaire la plus douée dans le secteur des technologies[46] ainsi qu'experte sur la manière dont les jeunes utilisent Internet (the reigning expert on how young people use the Internet)[47]. Elle est également incluse dans le classement TR35 (en) des meilleurs innovateurs de moins de 35 ans[48].

danah boyd a participé à de nombreuses conférences académiques, au SIGIR (en), au SIGGRAPH, au CHI (en), au Personal Democracy Forum (en) ainsi qu'à l'Association américaine pour l'avancement des sciences. En 2010, elle prononce le discours d'ouverture du SXSW Interactive et du WWW où elle parle du Big Data, de la publicité et de la vie privée[49],[50],[51]. En 2008, elle fait également une apparition dans le documentaire Growing Up Online de l'émission de télévision Frontline où elle s'exprime sur la jeunesse et la technologie[52].

Le magazine Foreign Policy intègre Danah Boyd dans le classement Top 100 Public Intellectuals Poll de 2012 pour avoir montré que le Big Data n'est pas forcément de la meilleure information ("for showing us that Big Data isn't necessarily better data")[53].

Plus récemment, en 2013, elle a été honorée par le SXSW Interactive Festival Hall of Fame[2].

Vidéos[modifier | modifier le code]

  1. danah boyd présente It's Complicated à la libraire Politics and Prose de Washington, 2014.
  2. danah Boyd présente le discours d'ouverture sur les réseaux sociaux au 14e Symposium Annuel de la Communication à l'Institut de Communication de Bernard L. Schwartz, 2014.
  3. danah boyd à la "NAIS Annual Conference" discutant de la culture jeune, 2013
  4. danah boyd donnant une conférence sur la "culture de la peur", Webstock 2012
  5. danah boyd au Hyperpublic Symposium, discutant autour de la question de la vie privée chez les jeunes via leurs comportement sur les réseaux sociaux., juin 2011.
  6. Hanging out, messing around, and geeking out: kids living and learning with new media, 2010. (Video book report)
  7. danah boyd présente "Streams of Content, Limited Attention" à la Web 2.0 de New York en 2009.
  8. danah boyd présente "Connecting with Communities" à la Web 2.0 de New York en 2010.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les explications de son pseudonyme sans majuscule sur son blog.

Références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « danah boyd » (voir la liste des auteurs).

  1. a, b et c Alexandre Léchenet, « danah boyd, anthropologue de la génération numérique », sur lemonde.fr, Le Monde, .
  2. a, b, c et d (en) « danah boyd », sur LinkedIn (consulté le 22 novembre 2014)
  3. (en) « danah boyd », sur Berkman Center for Internet & Society, (consulté le 13 novembre 2014)
  4. Alexandre Léchenet, « danah boyd, anthropologue de la génération numérique », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  5. a, b et c « Grand entretien avec danah boyd », sur France Culture, (consulté le 19 novembre 2014)
  6. (en) « a bitty auto-biography/ a smattering of facts », sur blog de danah boyd, inconnue (consulté le 16 novembre 2014)
  7. (en) « a bitty auto-biography / a smattering of facts »
  8. a, b, c et d (en) « danah michele boyd - CV », sur www.danah.org (consulté le 13 novembre 2014)
  9. (en) « danah boyd », sur LinkedIn (consulté le 22 novembre)
  10. (en) « Miscroft hires social-net scholar Danah Boyd », sur www.cnet.com, (consulté le 13 novembre 2014)
  11. (en) Kate Crawford, « Six Provocations for Big Data », Social Science Resarche Network,‎ (lire en ligne)
  12. (en) « Data & Society » (consulté le 13 novembre 2014)
  13. (en) « Directors » (consulté le 13 novembre 2014)
  14. « Grand entretien avec danah boyd », sur France Culture, (consulté le 19 novembre 2014)
  15. « Interview de danah boyd sur Life Hacker », sur Life Hacker, (consulté le 19 novembre 2014)
  16. (en) « what's in a name? », sur http://www.danah.org/ (consulté le 13 novembre 2014)
  17. (en) « My queer identity », (consulté le 15 novembre 2014)
  18. « danah boyd, anthropologue de la génération numérique », (consulté le 15 novembre 2014)
  19. (en) « My queer identity », (consulté le 15 novembre 2014)
  20. (en) « It's Complicated by danah boyd », sur New York Times, (consulté le 20 novembre 2014)
  21. (en) « Baby Ziv », (consulté le 15 novembre 2014)
  22. (en) « Heads Up: Upcoming Parental Leave », sur zephoria.org, (consulté le 16 novembre 2014)
  23. « Interview de danah boyd sur life hacker », sur Life Hacker, (consulté le 19 novembre 2014)
  24. (en) « danah boyd publications », sur danah's blog (consulté le 23 novembre 2014)
  25. Alexandre Léchenet et Michaël Szadkowski, « 6 clés pour comprendre comment vivent les ados sur les réseaux sociaux », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  26. (en) Nicole B.Ellison, Sociality through Social Network Sites, Oxford, Oxford University Press, , pp. 151-172 p. (lire en ligne)
  27. Routledge, Race After the Internet, 2011 http://www.routledge.com/books/details/9780415802369/ (consulté le 17.11.14)
  28. boyd, danah. (2011). “White Flight in Networked Publics? How Race and Class Shaped American Teen Engagement with MySpace and Facebook.” In Race After the Internet (eds. Lisa Nakamura and Peter A. Chow-‐White). Routledge, p. 203-222. http://www.danah.org/papers/2009/WhiteFlightDraft3.pdf (consulté le 17.11.14)
  29. (en) Hanging Out, Messing Around, Geeking Out: Living and Learning with New Media, (lire en ligne)
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  34. http://mastersofmedia.hum.uva.nl/2009/09/14/a-review-of-taken-out-of-context/
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  37. « danah boyd : Ce qui explique de vivre dans un monde de flux », sur Internetactu.net, (consulté le 20 novembre)
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  39. « danah boyd ethno ex-centric », sur SFR Player, (consulté le 21 novembre 2014)
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  43. « danh boyd/ Apothénia », sur http://www.zephoria.org/thoughts/archives/2010/11/15/bullying-has-little-resonance-with-teenagers.html
  44. Rédaction de Fast Company (01/02/2009). « Women in Tech: The Evangelists ». Fast Company (magazine)
  45. Association américaine de sociologie. CITASA Award for Public Sociology, « CITASA Award for Public Sociology ».
  46. « Alumna danah boyd Named Fortune Magazine's Smartest Academic in Tech », sur UC Berkley School of Information (consulté le 13 novembre 2014).
  47. Hempel, Jessi (2010), « Ones to watch: Danah Boyd », sur Fortune (consulté le 13 novembre 2014).
  48. Naone, Erica, « Innovators under 35 », sur MIT Technology Review, (consulté le 13 novembre 2014)
  49. (en) Jason Kincaid, « Danah Boyd: How Technology Makes A Mess Of Privacy and Publicity », sur techcrunch.com, (consulté le 19 novembre 2011)
  50. (en) « SXSW Interactive Festival : 22 Years of Innovation, Creativity and Inspiration », sur sxsw.com (consulté le 19 novembre 2014)
  51. (en) « Special Session: danah boyd's WWW2010 Keynote Talk, April 29 », sur elon.edu (consulté le 20 novembre 2014)
  52. (en) « PBS Frontline: "Growing Up Online" with danah boyd - January 22nd », sur cyber.law.harvard.edu, (consulté le 19 novembre 2014)
  53. (en) Alicia P.Q. Wittmeyer, « The FP Top 100 Global Thinkers », sur foreignpolicy.com, (consulté le 19 novembre 2014)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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