Dan Șova

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Dan Șova
Image illustrative de l'article Dan Șova
Fonctions
Ministre roumain des Transports
Premier ministre Victor Ponta
Gouvernement Ponta III
Prédécesseur Ramona Mănescu
Successeur Ioan Rus
Ministre délégué chargé des Projets d'infrastructures d'intérêt national et des Investissements étrangers
Premier ministre Victor Ponta
Gouvernement Ponta II
Ministre pour les Relations avec le Parlement
Premier ministre Victor Ponta
Gouvernement Ponta I
Prédécesseur Mircea Duşa
Successeur Mihai Voicu
Biographie
Date de naissance (43 ans)
Lieu de naissance Bucarest (Roumanie
Parti politique PSD
Diplômé de Université de Bucarest
Profession Avocat
Professeur

Dan Șova, né le à Bucarest, est un homme politique roumain, membre du Parti social-démocrate (PSD).

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation et vie professionnelle[modifier | modifier le code]

Engagement politique[modifier | modifier le code]

Nommé, le , ministre pour les Relations avec le Parlement lors du remaniement du premier gouvernement de Victor Ponta[1], il devient, lors de la formation du gouvernement Ponta II, ministre délégué, auprès du ministre de l'Économie, chargé des Projets d'infrastructures d'intérêt national et des Investissements étrangers.

Le , à l'occasion de la formation du Gouvernement Ponta III, Dan Șova est nommé ministre des Transports[2]. Il est remplacé le 24 juin suivant par l'ancien ministre de l'Intérieur Ioan Rus.

Négation de l’holocauste[modifier | modifier le code]

Șova perd en mars 2012 sa fonction de porte-parole du PSD auprès de la presse après avoir nié publiquement le pogrom de Iași et fait l’éloge d’Ion Antonescu, dictateur du Royaume de Roumanie durant la Seconde Guerre mondiale. Alors qu’il est historiquement incontestable et prouvé que plus de 13 000 personnes ont été victimes de ce pogrom en Roumanie, Șova affirme que « les faits historiques montrent qu'à Iași 24 citoyens roumains d’origine juive ont été tués par des soldats allemands. [...] sans que des soldats roumains y fussent associés ». L’Institut national pour l’étude de l’Holocauste en Roumanie « Elie Wiesel » (INSHR-EW) critique violemment cette déclration et on y voit une infraction à la loi roumaine. L'association de défense des Roms Romani CRISS et le Centre de lutte contre l’antisémitisme en Roumanie portent plainte pour négationnisme contre le sénateur[3]. En conséquence, après s’être excusé publiquement, Șova est envoyé par le président du PSD, Victor Ponta, au musée du mémorial de l’Holocauste des États-Unis à Washington D.C. afin de s’y informer sur la persécution et extermination des Juifs en Roumanie[4].

Sa nomination au poste de ministre des Relations avec le parlement en 2012, se heurte à de violentes critiques. Aurel Vainer, président de la Fédération des communautés juives de Roumanie et député, déclare : « Cette nomination peut être considérée comme un moment de deuil dans notre histoire »[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Les juifs de Roumanie déplorent l'entrée au gouvernement d'un "négationniste" », sur LExpress.fr,‎ (consulté le 11 avril 2016).
  2. Composition du gouvernement Ponta 3(ro)
  3. (de) « Der Fall Antonescu - Cazul Antonescu », sur www.halbjahresschrift.de (consulté le 17 avril 2016)
  4. (de) « Neue Mitglieder der rumänischen Regierung vereidigt », sur Tiroler Tageszeitung Online (consulté le 17 avril 2016)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]