Damon Runyon

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Damon Runyon

Damon Runyon (né à Manhattan (Kansas) en 1884, mort à New York en 1946), est un journaliste et un écrivain américain.

Présentation[modifier | modifier le code]

Les contes et nouvelles policières qui l'ont rendu célèbre ont pour toile de fond le quartier de Broadway où s'agite un monde interlope de parieurs, voyous, mafieux, mais aussi de petits voleurs, de bookmakers et de demi-mondaines pendant la Grande Dépression et la Prohibition. Ils mettent en scène un personnage neutre, éternel témoin d'aventures abracadabrantes, quand il n'y est pas mêlé lui-même contre son gré. Il est aussi le confident d'individus louches dont il raconte les mésaventures à la première personne (je). Son style savoureux est un mélange très particulier de préciosité et d'argot, mêlant formules savamment littéraires et inventions de langage. Il a beaucoup contribué à enrichir le Dictionnaire de l'argot américain, avec des mots tellement imagés que même les plus talentueux traducteurs ont du mal à en restituer l'originalité. Les amateurs de la « langue Runyon » préfèrent le lire dans le texte. Mais la traduction garde la dynamique du récit, l'humour, et le comique de situations qui séduisent encore de nos jours les jeunes générations.

Biographie[modifier | modifier le code]

  • Alfred Damon Runyan eut son nom modifié à la suite d'une erreur typographique (Runyon), et son prénom fut supprimé de la même manière. Il garda donc son nom d'auteur définitif Damon Runyon sous lequel il connut une immense popularité durant sa courte vie.

Runyon se réclamait d'ancêtres « hors-la-loi ». De sa famille, il disait : « Nous sommes issus d'une longue lignée de voleurs de chevaux huguenots chassés de France par le Shérif et sa bande »[1]. Il est vrai que son père se déplaçait souvent avec six armes à feu et que le jeune journaliste fit ses premiers pas comme « reporter - pionnier de l'Ouest » dans la région de Denver, au début du siècle. D'où le nombre de mots d'argot qu'il a inventés pour désigner un pistolet. Son père était pourtant imprimeur et c'est avec lui qu'il fera ses premiers pas dans la presse.

En 1901, le navire de guerre américain Maine est coulé en rade de La Havane. Le garçon, qui n'a pas encore 17 ans, veut s'engager dans un régiment de cavalerie du Colorado. Mais comme on le refuse à cause de son âge, il va s'inscrire dans le Minnesota comme volontaire dans l'infanterie pour combattre aux Philippines. À son retour, il sillonne le Colorado en train, va d'un petit boulot de journaleux à un autre avant de se fixer à Denver où il travaille pour le Denver Post. C'est au Rocky Mountains Post qu'il acquiert une vraie réputation de journaliste, mais aussi de poète local, et surtout... de pilier de bar invétéré. Il faudra attendre sa rencontre avec Ellen Egan, sa futur femme, pour que Runyon se décide à lâcher la bouteille, du moins le temps de faire sa cour à la jeune fille. Ce qui ne l'empêchait pas de fumer trois paquets de cigarettes par jour et de boire des litres de café. Arrivé à New York à l'âge de trente ans, il allait connaître la gloire comme écrivain et comme journaliste au service des sports du New York American (journal du groupe Hearst). Ses reportages sur le baseball en 1911 déchaînèrent l'enthousiasme des lecteurs et lui valurent un fameux salaire, ce qui lui permit d'épouser Ellen dont il eut une fille en 1914 et un garçon en 1918. Mais cette vedette du journalisme ne passait qu'en coup de vent dans sa famille. Sa vie était ailleurs : aux champs de courses, sur les terrains de sport, et surtout à Broadway où il avait une garçonnière. Il se levait tard, allait prendre un solide repas dans un restaurant nommé Lindy's (Lindy's deviendra Mindy's dans ses histoires policières qui commencent souvent ainsi : J'étais tranquillement assis chez Mindy's, en train d'attaquer un fameux ragoût, quand soudain, qui vois-je paraître? En général, un mafieux avec un chagrin d'amour, un cambrioleur avec un plan foireux, un bookmaker poursuivi par un parieur énervé, etc.).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Introduction à Romance in the Roaring Forties and other stories par Tom Clark. Beech Tree Books.(ISBN 0-688-06148-6)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Traduction et préface de R.-N. Raimbault, Gallimard, 1949 et Folio, 1982

Traduction et préface de R.-N. Raimbault., Gallimard, 1955 et Folio, 1982

Synopsis et personnages[modifier | modifier le code]

Fondation Damon Runyon pour le cancer[modifier | modifier le code]