Dame-Marie-les-Bois

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Dame-Marie-les-Bois
Dame-Marie-les-Bois
Place de Dame-Marie-les-Bois.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Loches
Canton Château-Renault
Intercommunalité Communauté de communes du Castelrenaudais
Maire
Mandat
Manuela Pereira
2014-2020
Code postal 37110
Code commune 37095
Démographie
Gentilé Donnamariens
Population
municipale
355 hab. (2016 en augmentation de 14,15 % par rapport à 2011)
Densité 40 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 32′ 28″ nord, 1° 01′ 59″ est
Altitude Min. 93 m
Max. 131 m
Superficie 8,91 km2
Localisation

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Liens
Site web damemarielesbois.fr

Dame-Marie-les-Bois (prononcé [dam maʁi lɛ bwa]) est une commune française située dans le département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire.

L'occupation du territoire semble attestée pendant la Protohistoire, mais les terres agricoles de la paroisse sont progressivement gagnées au Moyen Âge sur la forêt de Blémars disparue. Les juridictions de Tours et de Blois montrent dans plusieurs occasions leur difficulté à agir de manière concertée à Dame-Marie, qu'elles se partagent au Moyen Âge et à l'Époque moderne,

Cette commune limitrophe du Loir-et-Cher au sud-est de Château-Renault, son bureau centralisateur, connaît une forte baisse de sa population dès le début des années 1860. Une reprise démographique se manifeste à partir des années 1980 et Dame-Marie-les-Bois compte 342 habitants en 2016 en augmentation de 14,15 % par rapport à 2011. Malgré la tradition rurale de Dame-Marie-les-Bois, la part de l'agriculture est en baisse dans l'économie locale, dominée au XXIe siècle par les commerces et les services. Toutes les entreprises implantées sur le territoire sont de petite taille.

Aucun monument historique n'est présent sur le territoire. Le château de la Guérinière, siège d'une seigneurie ayant accompagné l'histoire de Dame-Marie depuis le Moyen Âge, est démoli au début du XXe siècle. L'église, profondément remaniée au cours des siècles, recèle plusieurs objets protégés.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Aux confins nord-est de l'Indre-et-Loire, Dame-Marie-les-Bois est rattachée au canton de Château-Renault ; les deux chefs-lieux communaux sont distants de 10,7 km ; la commune fait partie de l'arrondissement de Loches[1],[2], ces distances étant exprimées « à vol d'oiseau ». La commune fait partie du bassin de vie de Château-Renault et se trouve dans l'aire urbaine de la zone d'emploi de Tours[Insee 1].

Dame-Marie-les-Bois est limitrophe de sept communes, quatre se trouvant en Indre-et-Loire et trois dans le département voisin de Loir-et-Cher.

Communes limitrophes de Dame-Marie-les-Bois
Saint-Nicolas-des-Motets Saint-Étienne-des-Guérets
(Loir-et-Cher)
Morand Dame-Marie-les-Bois Santenay
(Loir-et-Cher)
Autrèche Cangey Mesland
(Loir-et-Cher)

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Vue d'une carte répartissant un territoire communal en grandes zones géologiques de couleurs différentes.
Carte géologique simplifiée de Dame-Marie-les-Bois[3]
  • Bourg et limites communales
  • Argiles blanches à silex (Rs1)
  • Argile détritique à silex éocène (eA)
  • Sables de Montreuil (m2-3)
  • Limons des plateaux quaternaires (LP)
  • Alluvions fluviatiles modernes (Fz)

Les formations calcaires crétacées qui forment le socle profond d'une bonne partie du sol de l'Indre-et-Loire[4] ont été altérées et dégradées à Dame-Marie-les-Bois, comme dans tout le nord du département, pour donner des argiles blanches à silex (Rs1) mises au jour sur les pentes des vallons. La formation affleurante qui domine toutefois sur le plateau est constituée d'une couche d'argile rouge à silex détritique déposée à l'Éocène (eA), sur une épaisseur de 2 à 4 m. Au sud-ouest, et dans une moindre mesure au nord-est, se retrouve la formation des sables de Montreuil constituée de sables maritimes grossiers de l'Helvétien terminal (m2-3). Par places, des limons éoliens quaternaires, dont l'épaisseur dépasse rarement un mètre, recouvrent les formations tertiaires, alors que des alluvions modernes (Fz) soulignent le cours des ruisseaux temporaires coulant au fond des talwegs[5].

Dame-Marie-les-Bois est établie sur un plateau dont l'altitude s'abaisse progressivement du nord vers le sud, entaillé par les vallons des ruisseaux temporaires. L'altitude minimale (93 m) se rencontre d'ailleurs au fond de l'un de ces vallons, au sud-est, au point de rencontre des territoires de Dame-Marie, Mesland et Cangey. Le point culminant, 131 m, se trouve au nord-est de la commune, en limite de Saint-Étienne des Guérets[6].

Le territoire communal affecte sensiblement la forme d'un quadrilatère allongé du nord-est au sud-ouest. Ses 891 ha de surface communale au font de Dame-Marie-les-Bois une commune de taille modeste, la superficie moyenne d'une commune de France s'établissant à 1 488 hectares[7].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Aucun cours d'eau permanent n'irrigue le territoire de Dame-Marie-les-Bois mais la nature imperméable des sols favorise la création d'un réseau de ruisseaux temporaires collectant les eaux de ruissellement du plateau et coulant du nord au sud[5],[6].

Paysages naturels[modifier | modifier le code]

Photographie en couleurs d'un terrain inculte couvert de végétation basse et d'arustes épars.
Paysage de landes à Dame-Marie.

Le territoire communal de Dame-Marie-les-Bois reste très boisé puisque 42 % de sa superficie, notamment dans sa partie sud, sont occupés par des bois, vestiges de la forêt médiévale de Blémars, à la limite entre la Touraine et le Blésois ; le bourg lui-même se trouve au cœur d'une zone dégagée, indice d'un défrichement précoce[6],[8]. Au XVIIe et au XVIIIe siècle, les bois ont reculé mais beaucoup de landes et de bruyères subsistent, alors que les terres cultivées, aux qualités agronomiques médiocres, sont d'un faible rapport[Vhis 1].

Le nord de la commune propose plutôt un paysage de grandes étendues agricoles où dominent les cultures de céréales, prémices de la Petite Beauce, même si des bois subsistent localement sur les pentes des talwegs[6].

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat d'Indre-et-Loire.

La commune de Dame-Marie-les-Bois est soumise, au même titre que les autres communes d'Indre-et-Loire, à un climat tempéré océanique dit dégradé, caractérisé par des températures généralement clémentes et des pluviométries mensuelles toujours supérieures à 40 mm. Toutefois, et comme dans tout le nord-est du département, des variations de température plus brutales et importantes montrent une influence continentale[9]. De même, les gelées sont plus fréquentes dans l'est du département, avec une moyenne de 60 jours de gel entre octobre et avril, que dans l'ouest (50 jours) ou le centre (55 jours)[10].

Voies de communication et transport[modifier | modifier le code]

La D55, d'Autrèche à Santenay, traverse la commune dans toute sa longueur du sud-ouest au nord-est. Au niveau du chef-lieu communal, elle croise la D74 qui depuis Morand au nord-ouest rallie Cangey au sud. La maillage est complété par la D274 puis D43 de Dame-Marie à Mesland au sud-est. Depuis le centre du village de Dame-Marie, il est possible, via Autrèche, de gagner la sortie no 18 de l'autoroute A10, après un trajet d'un peu plus de 6 km.

Dame-Marie-les-Bois est desservie par la ligne TA du réseau de transports en commun routiers Touraine Fil vert, géré par le conseil départemental d'Indre-et-Loire. Cette ligne relie Château-Renault à Amboise[11].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Avant le XIXe siècle la population de Dame-Marie semble répartie dans de nombreux petits villages et des grosses fermes, le bourg lui-même, très décentré vers le sud-ouest du finage, ne comptant en 1791 que 31 habitations[Vhis 2].

Carte en couleur représentant les étapes de développent du bâti d'un bourg.
Développement urbain de Dame-Marie-les-Bois.
  • « Vieux bourg » jusqu'en 1950
  • Extensions modernes depuis 1950

L'agglomération de Dame-Marie se présente sous la forme d'un village-rue le long de la D 74, de part et d'autre de l'église[6] et cette disposition semble fixée dès la première moitié du XIXe siècle[Vhab 1] alors que le centre commence à prendre de l'importance aux dépens des hameaux. Dans la seconde moitié du XIXe siècle toujours, le bourg se développe vers le nord[Vhab 2] avant même que le centre ne se réorganise autour d'une place créée au niveau de l'église à l'occasion de son remaniement et son agrandissement[Vhab 3].

La morphologie des habitations et les matériaux utilisés pour leur construction semblent changer fondamentalement vers 1835-1840. Auparavant, les maisons, de petite taille, sont montées en maçonnerie de blocage avec des matériaux très divers liés au mortier de chaux, avec recours fréquent aux colombages, surtout pour les dépendances. Par la suite, l'amélioration du statut social des habitants se traduit dans les constructions nouvelles ou la reprise du bâti ancien : le tuffeau fait son apparition dans les corniches, les lucarnes, les chaînages où il est fréquemment associé à la brique pour constituer des encadrements polychromes mais il disparaît à la fin du XIXe siècle et la brique seule est employée pour les encadrements et les décorations ; les habitations sont plus grandes (étage, combles aménagés) et de plus en plus souvent couvertes en ardoise[Vhab 4].

Dans le dernier quart du XXe siècle, Dame-Marie-les-Bois voit son centre urbain s'agrandir par de nouvelles constructions individuelles le long des principales routes (digitation).

Logement[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente une comparaison de quelques indicateurs chiffrés du logement pour Dame-Marie-les-Bois et l'ensemble de l'Indre-et-Loire en 2013. Les valeurs sont exprimées en pourcentages des parcs totaux respectifs, soit 160 logements pour la commune et 308 515 logements pour le département[Insee 2],[Insee 3] :

Le logement à Dame-Marie-les-Bois (37) en 2013.
Dame-Marie-les-Bois Indre-et-Loire
Part des résidences principales (en %) 78,3 87,9
Part des logements vacants (en %) 12,2 7,6
Part des ménages propriétaires de leur logement (en %) 86,0 59,1

Dame-Marie-les-bois se démarque de l'ensemble de l'Indre-et-Loire par une part des résidences principales plus faible, mais en contrepartie le taux de résidences secondaires est plus élevé, des logements vacants plus nombreux et des résidents en très grande majorité propriétaires de leur logement[Note 1].

Un peu plus de 50 % des résidences principales de Dame-Marie-les-Bois sont construites avant 1919, mais la période 1972-2005 voit de nouvelles habitations apparaître, qui représentent plus de 28 % du bâti communal ; il s'agit dans tous les cas de maisons individuelles[Insee 4].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

L'ensemble du territoire communal de Dame-Marie-les-Bois est exposé à un aléa moyen face à un risque lié au gonflement-retrait des argiles, à l'exception d'un petit secteur au nord du chef-lieu communal où cet aléa est considéré comme « faible » ou « a priori nul »[12]. Ce risque, lié à la nature argilo-siliceuse des sols, expose les fondations des bâtiments à une fragilisation après des périodes de sécheresse prolongée[13].

Dame-Marie-les-Bois se trouve en zone de sismicité très faible de niveau 1 sur une échelle de 1 à 5[14]. Jean-Mary Couderc, qui a réalisé en 1995 un inventaire des signalements de tremblements de terre en Touraine à partir des chroniques locales, ne relève aucun séisme pour le secteur de Dame-Marie-les Bois[15].

Plan local d'urbanisme[modifier | modifier le code]

En l'absence d'un document propre à la commune et en application de la loi ALUR de 2014, c'est un plan local d'urbanisme intercommunal qui est en cours d'élaboration pour l'ensemble de la communauté de communes. Sa validation doit intervenir en 2020[DMI 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Formes successives attestées de la dénomination du vicus, de la châtellenie puis de la paroisse[16],[Note 2] :


Extrait en couleurs d'une carte ancienne.
Dame-Marie-les-Bois sur la carte de Cassini, v. 1760. Les limites communales figurent en jaune.

Le nom du territoire apparaît en 1059 en tant villam que Domna Maria dicitur dans un cartulaire de l'abbaye de Marmoutier. Dom[i]na Maria désigne la Vierge Marie, à qui une chapelle était alors dédiée. C'est d'ailleurs la seule paroisse de Touraine à porter un topopnyme consacré à la Sainte Vierge[18]. C'est au XIXe siècle qu'apparaît la mention Dame-Marie-du-Bois, mettant pour la première fois en avant l'importance du boisement communal et un décret du fixe la dénomination définitive de la commune[16].

Le nom de la forêt de Blémars, qui couvrait à l'origine le territoire de Dame-Marie-les-Bois, provient du patronyme germanique Blitmarus[19].

Le fief de la Guérinière pourrait avoir été fondé ou avoir appartenu, comme bien souvent, à un dénommé « Guérin »[20], mais aucune source ne semble en avoir conservé la trace.

Histoire[modifier | modifier le code]

Articles connexes : Touraine et Comté de Blois.

de la Préhistoire au Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Les témoignages archéologiques antérieurs au Moyen Âge sont très rares à Dame-Marie-les-Bois. Seules sont signalées des découvertes de scories de forge, indice d'une probable activité sidérurgique au cours des périodes laténienne ou gallo-romaine, au lieu-dit le Bois-de-la-Forge[6],[Note 3],[21].

Au cours du Haut Moyen Âge, et ce jusqu'au IXe siècle, le domaine de Dame-Marie appartient au pagus Turonicus[Note 4],[17] dont il occupe la partie est[17]. Dès la période capétienne, la seigneurie de Dame-Marie fait partie des possessions du chapitre de la collégiale Saint Martin-de-Tours[22]. Au tournant du premier millénaire, une motte castrale devait exister au nord-est des bois de la Guérinière, en limite du département actuel[23]. Elle est encore discernable sur le cadastre napoléonien — elle est alors appelée « butte de Moulina »[DMI 2] — mais il n'en est plus fait mention dans des documents plus récents[24]. Il est probable qu’une première paroisse fut fondée au XIe siècle, lors des grands défrichements médiévaux, en plein cœur de la vaste forêt de Blémars, dénommée à cette époque, la « Blesis Marca »[25],[26],[27], pour délimiter le diocèse de Tours face au diocèse de Chartres[26]. Elle est à l’origine, dès avant une première reconstruction de l’église au XIIe siècle, d’un premier noyau de population.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Le château féodal de la Guérinière est, au XVIe siècle, le siège d'un fief vassal de la seigneurie de Blémars que la Guérinière rachète ensuite, peut-être dans le troisième quart du XVIIe siècle. De son côté, Dame-Marie est une châtellenie indépendante, mais également rachetée par la Guérinière vers la fin du XVIe siècle[Vhis 3].

Au cours du XVIIIe siècle, l'histoire de la commune tourangelle semble être marquée par la présence inquiétante de loups dans les bois se situant à proximité de son centre-bourg. Dans une courte missive adressée aux autorités locales et datant du , le curé Pilon, alors chargé de la paroisse de Dame-Marie, porte à la connaissance de celles-ci des incidents liés à des incursions d'une meute de loups[28],[29] en ces termes :

« Il serait à propos de commencer par Saint-Nicolas les battues, sur le territoire de monsieur le comte d'Estain et monsieur le comte de Bury, monsieur le baron de Boye, monsieur le marquis de Villeneuve, seigneur de ma paroisse, à qui appartient tous les bois, à Dame-Marie »

— D'après l'archive départementale d'Indre-et-Loire [30] « lettre de Pilon, curé de Dame-Marie-les-Bois,  »[28].

Quelques battues sont organisées, sans grand résultat semble-t-il, en raison notamment de la difficulté des juridictions de Blois et Tours, qui se partagent le territoire de Dame-Marie, à agir de manière concertée[Vhis 4]. Le rattachement de Dame-Marie, avant la Révolution, à l'élection de Tours et en même temps au grenier à sel de Blois puis d'Herbault témoigne également de cette bipolarité[31].

En 1731, Joseph de Villeneuve, alors seigneur de la Guérinière est à la tête d'un domaine de 472 arpents, soit 286,75 hectares pour 16 métairies, dont la plupart sont réparties le long du vallon qui parcourt le territoire du nord au sud[Vhis 5]. L'année suivante, tous ses biens sont saisis[32].

Révolution et époque contemporaine[modifier | modifier le code]

L'histoire de Dame-Marie pendant la Révolution est assez mal connue, de nombreux documents ayant disparu. Il apparaît toutefois certain que Gatien Rangeard de la Boissière, seigneur de la Guérinière depuis 1760 et procureur du roi à la Chambre des comptes de Blois, n'a pas émigré ; il n'est pas inquiété et il réussit à conserver son domaine, qu'il complète même en achetant des biens nationaux dans l'est du département d'Indre-et-Loire[Vhis 6].

Carte postale sépia représentant un alignement de façades de bâtiments.
Mairie et bureau de poste vers 1920.

En 1857, un braconnier abat de plusieurs coups de feu le garde-chasse de la Guérinière. Le maire de l'époque lui-même est inquiété pour ne pas avoir refusé à l'assassin le droit de détenir de la poudre, mais il garde finalement sa place[DMI 3]. La guerre franco-allemande de 1870 marque profondément la commune[33]. L'approche des Prussiens est signalée le 9 décembre et, le 22, plusieurs milliers de soldats investissent la commune et pillent les fermes ; ils partent le lendemain. D'autres troupes, encore plus nombreuses, arrivent le mais les faibles réserves de la commune ne permettent pas de répondre à leurs ordres de réquisition — les récoltes ont été mauvaises. Ce sont donc le canton et les communes qui participent solidairement aux besoins des habitants et aux demandes de l'ennemi[34]. Bien que la commune en ait exprimé le souhait dès 1882, le premier bureau de poste de Dame-Marie n'ouvre qu'à l'automne 1887 dans un local mis personnellement à disposition par le maire[DMI 4].

Le XXe siècle s'ouvre à Dame-Marie par le projet de construction d'une nouvelle mairie, inaugurée en 1912[DMI 5]. La Première Guerre mondiale fait 17 victimes parmi les combattants de Dame-Marie-les-Bois, morts sur les fronts européens (France, Allemagne, en Belgique) ou dans les rangs de l'armée d'Orient alors que près de 80 habitants ont été mobilisés[DMI 6]. Quatre soldats sont tués pendant la Seconde Guerre mondiale. Un militaire meurt pendant la Guerre d'Algérie[35]. En 1973, la création d'un regroupement pédagogique intercommunal (RPI) primaire est envisagée avec la commune voisine de Morand. L'objectif est de permettre la création d'une classe de maternelle spécifique, les enfants étant jusqu'alors répartis dans les classes à plusieurs niveaux des deux communes[36]. Le RPI est mis en place à la rentrée 1975 et l'accroissement démographique impose l'ouverture en 2003 d'une classe de maternelle à Morand, puis d'une classe dans l'école élémentaire de Dame-Marie-les-Bois deux ans plus tard[37]. Dans l'intervalle, la commune de Saint-Nicolas-des-Motets a rejoint le RPI[DM 1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Une étude parue dans le bulletin d'informations municipales Dame-Marie Infos en 2007 montre que, lors des scrutins présidentiels organisés sous la Ve République, le second tour avait jusqu'à cette date opposé à 6 reprises un candidat de droite à un candidat de gauche : les électeurs donnamariens s'étaient prononcés par 3 fois en faveur du candidat de gauche, 3 fois en faveur du candidat de droite[DMI 7].

Élection présidentielle de 2017

Lors du second tour de l'élection présidentielle de 2017, Emmanuel Macron (LREM), élu, a recueilli à Dame-Marie-les-Bois 60,89 % des suffrages et Marine Le Pen (FN), 39,11 % des suffrages ; le taux de participation était de 78,41 %[38].

Élection municipale de 2014

Le nombre d'habitants au recensement de 2010 étant compris entre 100 et 500, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de 11[39].

Lors des élections municipales de 2014, les 11 conseillers municipaux ont été élus dès le premier tour ; le taux de participation était de 60,00 %[40].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs depuis la Libération[DM 2]
Période Identité Étiquette Qualité
octobre 1944 octobre 1947 Félix Robert    
octobre 1947 décembre 1973[Note 5] Camille Meslier    
décembre 1973 mars 1977 Pierre Dabert   Viticulteur[DMI 8]
mars 1977 mai 1985[Note 6] André Leray   Cadre PTT retraité
mai 1985 juin 1989 Marcel Gaudin    
juin 1989 mars 2001 Yves Le Mat   Retraité
mars 2001 mars 2014 Anne-Marie Viaud    
mars 2014 En cours Manuela Pereira SE  

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Photographie en couleurs d'un bâtiment à étage avec l'inscription MAIRIE gravée au-dessus d'une porte.
Mairie.

Dès 1793, la commune est rattachée au canton de Château-Renault (alors orthographié « Châteaurenaud ») dépendant de l'arrondissement de Tours[41]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton s'agrandit, passant de 16 à 36 communes[42]. Après la réorganisation des territoires mise en place au , la commune est rattachée à l'arrondissement de Loches.

Pour les Élections législatives, la commune fait partie de la 2e circonscription d'Indre-et-Loire.

Jusqu'à la fin 2009, Dame-Marie-les-Bois se trouvait dans la juridiction du tribunal d'instance de Tours, maintenu dans le cadre de la réforme de la carte judiciaire mise en place le . Dame-Marie-les Bois relève donc en 2016[43] : du tribunal d'instance, du tribunal de grande instance, du tribunal pour enfants, du conseil de prud'hommes et du tribunal de commerce de Tours ; de la cour d'assises d'Indre-et-Loire, également à Tours ; du tribunal paritaire des baux ruraux de Saumur ; de la cour d'appel et du tribunal administratif d'Orléans ; de la cour administrative d'appel de Nantes.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Comme 15 autres communes voisines, Dame-Marie-les-Bois est rattachée à la communauté de communes du Castelrenaudais[CC 1]. Cette structure exerce ses compétences dans des domaines aussi variés que l'aménagement du territoire, la politique sociale et éducative, l'environnement et la voirie, le développement économique et le tourisme[CC 2].

Le syndicat intercommunal d'énergie d'Indre-et-Loire (SIEIL) assure le contrôle et la coordination de l'ensemble des concessionnaires opérant sur l'Indre-et-Loire dans le domaine de la distribution de gaz et d'électricité[44]. Toutes les communes d'Indre-et-Loire, Tours exceptée, adhèrent au SIEIL à titre individuel par arrêté préfectoral en date du pour ce qui est de sa « compétence Électricité ». La commune de Dame-Marie-les-Bois n'adhère pas à la « compétence Gaz », disposition facultative[45].

Le syndicat intercommunal d'adduction d'eau potable (SIAEP) de la Gâtine regroupe les trois communes d'Indre-et-Loire de Dame-Marie-les-Bois, Morand et Saint-Nicolas-des-Motets où se trouve son siège, ainsi que deux communes du Loir-et-Cher, Saint-Étienne-des-Guérets et Saint-Cyr-du-Gault. Ce syndicat intercommunal à vocation unique prend en charge le prélèvement de l'eau potable et sa distribution auprès des habitants des cinq communes adhérentes[46].

Le syndicat mixte Touraine propre regroupe neuf communautés de communes ou syndicats mixtes intercommunaux d'Indre-et-Loire, dont la communauté de communes du Castelrenaudais, à titre collectif au nom des seize communes qu'elle rassemble. Il favorise et fédère les actions en matière de réduction et de valorisation des déchets ménagers[47].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La gestion des ressources en eau potable est assurée par le SIAEP de la Gâtine. Un forage, à Saint-Nicolas-des-Motets, prélève l'eau potable dans la nappe du Cénomanien ; en 2015 elle est distribuée à 1 228 habitants sur l'ensemble du territoire du syndicat[48]. Ce service est affermé à Veolia Eau[49].

La commune prend directement en charge la collecte et le traitement des eaux usées grâce à deux stations fonctionnant par lagunage, d'une capacité respective de 90 et 130 EH (Équivalent-habitant), avec rejet des eaux épurées dans deux ruisseaux[50]. Pour les foyers non reliés au réseau d'assainissement collectif, la communauté de communes est chargée de vérifier la conformité des installations individuelles d'assainissement[51].

La collecte et le traitement des « déchets ménagers et assimilés » sont du ressort de la communauté de communes. Le dispositif mis en place sur l'ensemble du territoire couvert combine le ramassage en porte-à-porte (ordures ménagères et déchets recyclables), la mise en place de points d'apport volontaire (verre et journaux) et l'accès à trois déchèteries (autres déchets)[CC 3].

Finances locales[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente l'évolution de la capacité d'autofinancement, un des indicateurs des finances locales de Dame-Marie-les-Bois, sur une période de onze ans[52] :

Capacité d'autofinancement (CAF) à Dame-Marie-les-Bois de 2005 à 2015
Résultats exprimés en €/habitant.
Strate : communes de 250 à 500 habitants appartenant à un groupement fiscalisé.
2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Dame-Marie-les-Bois 220 127 72 117 116 120 141 203 104 161 79
Moyenne de la strate 134 140 159 146 145 140 162 168 156 150 148

CAF de Dame-Marie-les-Bois CAF moyenne de la strate
Ordonnées du graphique : valeurs de la CAF exprimées en €/habitant.

Au cours des dix dernières années, la capacité d'autofinancement de la commune[Note 7], toujours positive, observe d'importantes fluctuations annuelles autour de la valeur moyenne pour la strate des communes de taille comparable[Note 1].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Plusieurs gentilés sont rencontrés : Domaritain[16], Donamarien[54] ou Donnamarien. Ce dernier semble devoir s'imposer dans l'usage ; il reprend une graphie proche de la première mention du lieu en 1059[DM 3].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 1789, les recensements dénombraient les feux. À Dame-Marie, dont les registres paroissiaux sont connus depuis 1666, la population était en 1787 de 70 feux, culminant à 87 feux en 1867[31].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[55]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[56].

En 2016, la commune comptait 355 habitants[Note 8], en augmentation de 14,15 % par rapport à 2011 (Indre-et-Loire : +2,11 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
353375369434510508510522518
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
503536484454426401435485451
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
437429416383393394375328310
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
304274247225235275323317342
2016 - - - - - - - -
355--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[41] puis Insee à partir de 2006[57].)
Histogramme de l'évolution démographique
Soldes de variation annuelle de la population de Dame-Marie-les-Bois
exprimés en pourcentages[Insee 5].
1968 - 1975 1975 - 1982 1982 - 1990 1990 - 1999 1999 - 2008 2008 - 2013
Taux de variation annuel de la population Baisse - 1,5 % Baisse - 1,3 % Augmentation + 0,5 % Augmentation + 1,8 % Augmentation + 1,9 % Augmentation + 0,4 %
Solde naturel - 0,3 % - 0,6 % + 0,1 % - 0,1 % + 1,0 % + 0,8 %
Solde migratoire - 1,0 % - 0,7 % + 0,4 % + 1,8 % + 0,9 % - 0,5 %

Après un maximum atteint en 1861, la population de la commune diminue jusqu'au début des années 1980, malgré un sursaut important mais temporaire dans le dernier quart du XIXe siècle. La reprise démographique ne se manifeste qu'après 1982, très nette jusqu'en 2004, plus faible depuis[Note 1].

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Dame-Marie-les-Bois en 2013 en pourcentage[Insee 6].
HommesClasse d’âgeFemmes
90 ans ou +
1,2 
4,1 
75 à 89 ans
4,1 
10,5 
60 à 74 ans
11,2 
22,7 
45 à 59 ans
18,8 
23,3 
30 à 44 ans
24,1 
15,7 
15 à 29 ans
17,1 
23,8 
0 à 14 ans
23,5 
Pyramide des âges en Indre-et-Loire en 2013 en pourcentage[Insee 7].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,7 
90 ans ou +
1,7 
7,6 
75 à 89 ans
10,5 
15,0 
60 à 74 ans
15,7 
20,0 
45 à 59 ans
19,4 
19,1 
30 à 44 ans
18,0 
18,9 
15 à 29 ans
18,0 
18,7 
0 à 14 ans
16,6 

La population de Dame-Marie-les-Bois est assez jeune, puisque plus 23 % des habitants ont moins de 15 ans et près de 64 % moins de 45 ans[Insee 8].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Dans le cadre d'un regroupement pédagogique intercommunal (Dame-Marie-les-Bois, Morand et Saint-Nicolas-des-Motets), une école élémentaire est implantée à Dame-Marie-les-Bois, accueillant à la rentrée 2016 les enfants des trois communes, du cours préparatoire au [[Cours moyen 2e année|CM2]][58].

La scolarité de niveau secondaire des enfants de Dame-Marie-les-Bois peut se dérouler à Château-Renault, qui dispose d'un collège et d'un lycée professionnel[59] ou à Amboise, qui est pourvue de trois collèges (deux d'enseignement public et un d'enseignement privé)[60] et de trois lycées (un d'enseignement général et deux d'enseignement professionnel, dont l'un spécialisé dans le domaine agricole)[61], ces deux communes de rattachement étant celles prévues par la carte scolaire pour la rentrée 2016[62].

Équipements collectifs[modifier | modifier le code]

Dame-Marie-les-Bois dispose d'une salle des fêtes communale, et d'un terrain multi-sports qui porte le nom de « stade Camille-Meslier », ancien maire de la commune.

Vie associative[modifier | modifier le code]

Fin 2016, 13 associations actives sont recensées à Dame-Marie-les-Bois. 6 d'entre elles interviennent dans le domaine socio-culturel, trois dans la défense de l'environnement et du cadre de vie ; une association est religieuse, une autre sportive. Enfin, les deux dernières sont des associations de parents d'élèves couvrant le territoire des trois communes du RPI[63].

Santé et services d'urgence[modifier | modifier le code]

Aucun médecin généraliste n'est installé à Dame-Marie-les-Bois, les praticiens les plus proches exerçant à Château-Renault, où se trouve également le centre hospitalier, ou à Monteaux, dans le Loir-et-Cher.

Un centre de première intervention des sapeurs pompiers est implanté à Saint-Nicolas-des-Motets, limitrophe de Dame-Marie-les-Bois[64]. Mis en place en 1998, il prend la relève d'un corps de pompiers volontaires propre à Dame-Marie, fondé avant 1840[DMI 10].

Médias[modifier | modifier le code]

Sous le titre Dame-Marie Infos, la commune publie un journal d'informations locales semestriel. En outre, le quotidien régional La Nouvelle République du Centre-Ouest consacre une page de l'une de ses éditions aux actualités et informations intéressant Château-Renault et son canton[65].

Culte[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune dépend de la paroisse de Château-Renault au sein du doyenné d'Amboise, lui-même partie de l'archidiocèse de Tours mais, en 2016, l'église Notre-Dame de Dame-Marie-les-Bois n'accueille pas d'office religieux[66].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2015, le revenu fiscal médian par ménage est de 31 702 €, alors que la moyenne départementale s'établit à 32 011 € et que celle de la France métropolitaine est de 32 409 €[Insee 9]. Le revenu médian net déclaré par foyer fiscal est de 20 189 euros en 2012[Insee 10].

Emploi[modifier | modifier le code]

Les deux tableaux ci-dessous présentent les chiffres-clés de l'emploi à Dame-Marie-les-Bois et leur évolution de 2008 à 2013[Insee 11],[Insee 12] :

Structure de la population active de Dame-Marie-les-Bois (37)
en 2008 et 2013.
Dame-Marie-les-Bois 2008 Dame-Marie-les-Bois 2013 Évolution
Population de 15 à 64 ans 221 215 Baisse - 2,7 %
Actifs (en %) 77,7 81,4 Augmentation + 4,8 %
dont :
Actifs ayant un emploi (en %) 72,6 74,2 Augmentation + 2,2 %
Chômeurs (en %) 5,1 7,2 Augmentation + 41,2 %
Évolution de l'emploi à Dame-Marie-les-Bois (37) en 2008 et 2013.
Dame-Marie-les-Bois 2008 Dame-Marie-les-Bois 2013 Évolution
Nombre d'emplois dans la zone 45 46 Augmentation + 2,2 %
Indicateur de concentration d'emploi 28,1 28,7 Augmentation + 2,1 %

Tissu économique[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous détaille le nombre d'entreprises implantées à Dame-Marie-les-Bois selon leur secteur d'activité et le nombre de leurs salariés[Insee 13] :

Établissements actifs par secteur d'activité au .
Total % 0
salarié
1 à 9
salariés
10 salariés
ou plus
Ensemble 21 100 17 4 0
Agriculture, sylviculture et pêche 4 19 4 0 0
Industrie 3 14,3 2 1 0
Construction 2 9,5 2 0 0
Commerce, transports, services divers 10 47,6 9 1 0
dont commerce et réparation automobile 0 0 0 0 0
Administration publique, enseignement, santé, action sociale 2 9,5 0 2 0
Champ : ensemble des activités.

Deux entreprises sont créées en 2015, l'une dans le domaine de l'industrie, l'autre dans le secteur de la construction[Insee 14].

Les entreprises implantées à Dame-Marie-les-Bois sont toutes de petite taille, aucune d'elles n'employant plus de neuf salariés.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente les principales caractéristiques des exploitations agricoles de Dame-Marie-les-Bois, observées sur une période de 22 ans[67] :

Évolution de l’agriculture à Dame-Marie-les-Bois (37)
entre 1988 et 2010.
1988 2000 2010
Nombre d’exploitations 19 7 4
Équivalent Unité de travail annuel 29 7 4
Surface agricole utile (SAU) (ha) 664 588 636
Cheptel (nombre de têtes) 141 5 0
Cultures permanentes (ha) 7 1 0
Superficie moyenne d’une exploitation (ha) 34,9 84,0 159,0

Au cours des dernières décennies, l'agriculture donnamarienne a fortement évolué. Les exploitations se sont regroupées et agrandies, l'élevage a disparu au profit des cultures céréalières ou d'oléo-protéagineux, et le chef d'exploitation demeure seul à travailler sur son domaine.

Industrie, commerces et services[modifier | modifier le code]

Dame-Marie-les-Bois propose les services d'une boulangerie et d'un commerce multi-services (café, épicerie et point-Poste)[DM 4]. Quatre assistantes maternelles peuvent accueillir au total 15 enfants sur la commune[68].

Si la commune ne possède ni hôtel, ni camping, des possibilités d'hébergement sont offertes dans des gîtes ruraux ou des chambres d'hôtes[DM 5].

Le pôle urbain de Château-Renault, proche, propose aux Donnamariens une offre de services plus large et diversifiée.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La place[modifier | modifier le code]

Photographie en couleurs d'une place ombragée avec des bancs.
Place de Dame-Marie-les-Bois.

La place principale de la commune est construite à partir de la fin du XIXe siècle, lorsque le cimetière qui en occupait une partie de l'emprise est déplacé. Par la suite, des démolitions, des constructions et des alignements de façades s'échelonnent jusqu'aux années 1890 pour donner à la place son architecture contemporaine. C'est autour de cette place que, jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, sont installés la plupart des commerçants de Dame-Marie-les-Bois. L'emplacement d'un puits communal, creusé sous la Révolution, subsiste mais il est comblé ou condamné[Vhab 3].

Le lavoir[modifier | modifier le code]

Le lavoir est construit en 1884 à l'initiative de Désiré Diot, le nouveau maire, permettant ainsi à tous d'utiliser un équipement public en lieu et place du « droit de lessive » dans le lavoir privé du château de la Guérinière.

Il cesse d'être utilisé en 1970 mais continue à être entretenu[DM 6], le mécanisme à poulies permettant d'ajuster la hauteur des planches de lavage par rapport au niveau de l'eau restant intact[69].

L'église[modifier | modifier le code]

Cet édifice dédié à Notre-Dame est reconstruit et remanié à plusieurs reprises. La partie est de la nef est datée du XIIe siècle, le chœur est reconstruit au XIIIe siècle, le clocher en charpente est édifié au XVIe siècle. Joseph de Villeneuve, seigneur de la Guérinière fait construire, au tout début des années 1730, une chapelle au nord du chœur[32].

icône image Image externe
Décapitation d'Holopherne (base Mémoire)

Devant l'augmentation du nombre de paroissiens , un projet d'allongement de la nef vers l'ouest est réalisé à partir de 1846, ce qui entraîne la suppression d'une galerie de bois adossée à l'ancienne façade. Dans le même temps, des fenêtres sont percées dans la nef alors que d'autres sont murées — le mur gouttereau sud de la nef conserve l'encadrement d'une baie romane dont l'arc est monolithe —, et une chapelle, symétrique de celle du XVIIIe siècle, est accolée au sud du chœur[Vhis 7].

À la Révolution, la cloche de l'église est démontée et fondue, mais elle est remplacée par une autre, datant de 1540 et provenant de l'abbaye de Fontaine-les-Blanches[70].

Un tableau de l'école du Caravage provenant du château de la Guérinière et représentant la décapitation d'Holopherne par Judith ornait la chapelle seigneuriale. Restauré dans la seconde moitié des années 1990, il est conservé dans les collections du département et remplacé dans l'église par une copie[Vhis 8] ; il est classé au titre des monuments historiques depuis 1921[71]. Scellée dans le mur ouest de la chapelle seigneuriale, une plaque funéraire en marbre célèbre la mémoire de Nicolas Ravot d'Ombreval, vicomte de la Guérinière et intendant de Touraine, mort en 1729[6]. Elle fait elle aussi l'objet d'une protection par classement, depuis 1941[72].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Château de la Guérinière[modifier | modifier le code]

Extrait d'un plan ancien en couleurs.
Plan du château de la Guérinière sur le cadastre napoléonien.

Le château médiéval de la Guérinière semble être mentionné pour la première fois dans les textes en 1246[73]. Louis XII et Claude de France sont parmi ses plus célèbres propriétaires[74]. En 1835, ses douves sont encore visibles et il conserve plusieurs de ses tours ; victime d'un incendie, il est reconstruit par Raoul d'Ombreval entre 1727 et 1729[Note 9] ; c'est alors un vaste château de style classique construit à proximité du précédent, connu seulement par une gravure et quelques photographies de la fin du XIXe siècle[73]. Cet édifice imposant comportait 38 pièces et de nombreuses dépendances[Vhis 9]. Il est détruit en 1902 pour être remplacé par une maison de maître elle-même abandonnée[Vhis 10].

Seuls les communs ont survécu, ainsi que l'une des tours médiévales au sud-est, transformée en pigeonnier. Les douves sont comblées en 1902 avec les décombres du château du XVIIIe siècle. En même temps, l'autel qui meublait la chapelle privée du château est transféré dans l'église paroissiale[75].

Patrimoine gastronomique[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'aire géographique et dans la zone de production du lait, de fabrication et d'affinage des fromages Sainte-Maure de Touraine[76].

Bœufs du Maine, Volailles du Maine, Rillettes de Tours et 120 types de vins tranquilles ou effervesents bénéficient d'une indication géographique protégée (IGP) s'ils sont produits sur le territoire de Dame-Marie-les-Bois[76].

Télévision[modifier | modifier le code]

Le cimetière communal a servi de cadre au tournage de scènes de la mini-série télévisée Le Bal des secrets en [DMI 11].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques-Xavier Carré de Busserolle, Dictionnaire géographique, historique et biographique d'Indre-et-Loire et de l'ancienne province de Touraine, t. II, Société archéologique de Touraine, , 489 p. (lire en ligne).
  • Jacques-Xavier Carré de Busserolle, Dictionnaire géographique, historique et biographique d'Indre-et-Loire et de l'ancienne province de Touraine, t. III, Société archéologique de Touraine, , 419 p. (lire en ligne).
  • Jean-Mary Couderc (dir.), Dictionnaire des communes de Touraine, Chambray-lès-Tours, C.L.D., , 967 p. (ISBN 2-85443-136-7).
  • Robert Ranjard, La Touraine archéologique : guide du touriste en Indre-et-Loire, Mayenne, Imprimerie de la Manutention, (réimpr. 1986), 9e éd., 733 p. (ISBN 2 855 54017 8).
  • Daniel Viaud, 150 ans d'école à Dame-Marie-les-Bois, édité par l'auteur, , 101 p.
  • Daniel Viaud, Les maisons de Dame-Marie-les-Bois : Histoire d'un bâti communal, édité par l'auteur, , 75 p.
  • Daniel Viaud, Dame-Marie-les-Bois : Pages d'histoire, vol. 1 : Des origines à la Révolution, édité par l'auteur, , 69 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Ces commentaires, qui ne reposent pas sur une analyse statistique des données présentées, n'ont qu'une valeur strictement indicative.
  2. Cette liste, non exhaustive, vise à illustrer l'évolution toponymique et les premières mentions des paroisses.
  3. Lors de leur mise au jour, ces débris métallurgiques auraient été accompagnés d'éléments significatifs indiquants la présence de forge[21]. Les archéologues ayant retrouvés ce gisement, Chevalier et Charlot, ont estimé que ce dernier était attribuable à l'Âge du Fer ou l'époque gallo-romaine[21]. Par ailleurs, hormis le site dommarinien, d'autres communes localisés dans ses proches alentours, telles que La Ferrière, Les Hermites, ou encore Le Boulay, ont également livré des traces d'artisanat métallurgique[21].
  4. À l'époque mérovingienne, ces termes latins étaient l'un de ceux employés pour désigner la province de Touraine[17]. Émile Mabille met ainsi en évidence d'autres dénominations, telles que Territorium Turonicum, regio Turonica, ou encore civitas Turonica[17].
  5. Camille Meslier meurt en cours de mandat[DMI 8].
  6. André Leray démissionne de son mandat[DMI 9].
  7. La « capacité d'autofinancement » (CAF) est l’excédent dégagé en fonctionnement ; cet excédent permet de payer les remboursements de dettes. Le surplus (CAF - remboursements de dettes) s’ajoute aux recettes d’investissement (dotations, subventions, plus-values de cession) pour financer les dépenses d’équipement. Ce montant représente le financement disponible de la commune[53].
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.
  9. Les archivistes ecclésiastiques conscrivent, à cette époque (entre 1647 et 1788) divers changements de propriétaires. Les registres paroissiaux d'Indre-et-Loire établissent ainsi des droits de propriété revenant à Antoine de Rigny, seigneur de la châtellenie et de Dame-Marie, puis à un dénommé Jean Lafond, lui-même sergent des fief et seigneurie de La Guérinière[22].

Références[modifier | modifier le code]

  • Site de l'Insee :
  • Site de la commune :
  1. « L'école » (consulté le 8 février 2017).
  2. « Liste des maires de Dame-Marie-les-Bois » (consulté le 2 février 2017).
  3. « Donnamariens » (consulté le 23 septembre 2016).
  4. « Artisans » (consulté le 30 avril 2017).
  5. « Hébergement sur Dame-Marie-les-Bois » (consulté le 30 avril 2017).
  6. « Le lavoir » (consulté le 14 février 2017).
  1. « Les 16 communes » (consulté le 24 septembre 2016).
  2. « Les compétences de la communauté de communes du Castelrenaudais » [PDF] (consulté le 24 septembre 2016).
  3. « Les déchets ménagers et assimilés » (consulté le 13 février 2017).
  • Daniel Viaud, Les maisons de Dame-Marie-les-Bois, 2010 :
  • Daniel Viaud, Dame-Marie-les-Bois : pages d'histoire, 2012 :
  • [Collectif], Dame-Marie Infos (DMI), bulletin d'informations municipales :
  1. « Dame-Maie s'équipe et change », DMI, no 42,‎ , p. 6.
  2. Daniel Viaud, « Une nouvelle route », DMI, no 38,‎ , p. 16.
  3. Daniel Viaud, « Le crime de la Guérinière », DMI, no 28,‎ , p. 14.
  4. Daniel Viaud, « Page d'histoire : la Poste », DMI, no 18,‎ , p. 12.
  5. Daniel Viaud, « Une mairie toute neuve », DMI, no 2,‎ , p. 7-8.
  6. Daniel Viaud, « C'était entre 14 et 18 », DMI, no 26,‎ , p. 15-16.
  7. Daniel Viaud et S. Viaud, « 40 ans d'élections présidentielles à Dame-Marie », DMI, no 23,‎ , p. 8-9.
  8. a et b « Pierre Dabert nous a quittés », DMI, no 35,‎ , p. 3.
  9. « La mort d'André Leray », DMI, no 31,‎ , p. 1.
  10. Daniel Viaud, « Les pompiers de Dame-Marie », DMI, no 8,‎ , p. 7.
  11. Daniel Viaud, « Silence ! Ils tournent... à Dame-Marie-les-Bois », DMI, no 34,‎ , p. 6.
  • Autres références :
  1. « Orthodromie entre "Dame-Marie-les-Bois" et "Château-Renault" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 30 juillet 2016).
  2. « Orthodromie entre "Dame-Marie-les-Bois" et "Tours" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 30 juillet 2016).
  3. « Carte géologique Dame-Marie-les-Bois » sur Géoportail (consulté le 8 août 2016).
  4. Pierre Leveel, Histoire de Touraine et d'Indre-et-Loire, Chambray-lès-Tours, CLD, , 991 p. (ISBN 978-2-85443-157-5), p. 16-17.
  5. a et b « Carte géologique de la France au 1/50 000 - notice géologique Château-Renault » [PDF], sur le site Ficheinfoterre du BRGM (consulté le 9 août 2016), p. 12-21.
  6. a b c d e f et g Couderc 1987, p. 371.
  7. Christophe Meunier, Géographie - Professeur des écoles - Oral, admission - CRPE 2017, Dunod, , 256 p. (ISBN 978-210075-579-0, lire en ligne), p. 73.
  8. Amédée de La Ponce, « Recueil de documents destinés à faciliter la rédaction d'une Géographie ecclésiastique et politique de l'ancienne province de Touraine, depuis le IVe siècle jusqu'à la fin du XIIIe », mémoire de la Société archéologique de Touraine, t. IX,‎ , p. 180 (lire en ligne).
  9. Jean-Mary Couderc, « Les formations végétales naturelles de la Gâtine tourangelle », Norois, no 51,‎ , p. 383 (DOI 10.3406/noroi.1966.1799).
  10. « Étude climatologique de l’Indre-et-Loire (37) », sur Meteo Centre (consulté le 25 août 2017).
  11. « Carte réseau et horaire », sur le site de Touraine Fil vert (consulté le 23 août 2016).
  12. « Argiles - Aléa retrait-gonflement des argiles - Carte d'aléa pour le secteur de Dame-Marie-les-Bois », sur le site « Géorisques » du ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie (consulté le 19 septembre 2016).
  13. « Argiles - Aléa retrait-gonflement des argiles - Description du phénomène », sur le site « Géorisques » du ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie (consulté le 19 septembre 2016).
  14. « Nouveau zonage sismique en Indre-et-Loire » [PDF], sur le site des services de l'État en Indre-et-Loire (consulté le 20 avril 2017).
  15. Jean-Mary Couderc, La Touraine insolite : série 3, Chambray-lès-Tours, CLD, , 237 p. (ISBN 2 85443 287 8), p. 11-17.
  16. a b et c Stéphane Gendron, L'Origine des noms de lieux de l'Indre-et-Loire : communes et anciennes paroisses, Chemillé-sur-Indrois, , 303 p. (ISBN 978-2-91604-345-6), p. 110.
  17. a b c d et e Émile Mabille, « Notice sur les divisions territoriales et la topographie de l'ancienne province de Touraine (troisième article). », Bibliothèque de l'École des chartes, École nationale des chartes, t. 25,‎ , p. 236 et 241 ; note 7 (DOI 10.3406/bec.1864.445931, lire en ligne, consulté le 26 février 2017).
  18. Marie-Thérèse Morlet, « Noms de lieux en Touraine », dans Marie-Thérèse Morlet et al., Bulletin philologique et historique (jusqu'à 1610) du Comité des Travaux Historiques et Scientifiques - Année 1968 : Actes du 93e Congrès des sociétés savantes tenu à Tours, vol. II, Paris, Bibliothèque nationale, , 984 p. (lire en ligne), page 492.
  19. Marie-Thérèse Morlet, Les Noms de personnes sur le territoire de l'ancienne Gaule du VIe au XIIe siècle, t. I, Paris, CNRS, , 237 p., alinéa 59a.
  20. Pierre-Louis Augereau, Les secrets des noms de communes et lieux-dits du Maine-et-Loire, Cheminements, , 398 p. (ISBN 978-2-84478-338-7, lire en ligne), p. 355.
  21. a b c et d Gérard Cordier, « Toponymie paléosidérurgique de la Touraine. », Norois, no 119,‎ , pages 423 (DOI 10.3406/noroi.1983.4132).
  22. a et b Charles Loizeau De Grandmaison, Archives ecclésiastiques antérieures à 1790 : Inventaire sommaire de la série G clergé séculier G 1 – 1121, Tours, Conseil Général d'Indre-et-Loire - Archives départementales de Tours, , 352 p. (lire en ligne), pages 17 et 259.
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