Dakh Daughters

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Dakh Daughters
Description de cette image, également commentée ci-après
Les Dakh Daughters aux nuits blanches de Perm le .
Informations générales
Pays d'origine Drapeau de l'Ukraine Ukraine
Genre musical Cabaret punk, Musique folk
Années actives depuis 2012

Dakh Daughters ou « les filles du Dakh » est un groupe théâtral et musical formé en 2012 à Kiev en Ukraine. Issu de la compagnie théâtrale du même nom créée il y a plus de dix ans, le groupe féminin de sept membres varient les instruments et les langues chantées. Elles s'inscrivent dans l'héritage du cabaret punk tout en incluant des éléments de rap ou de musique traditionnelle ukrainienne[1]. Plusieurs membres des Dakh Daughters font aussi partie du projet DakhaBrakha. Les participantes de la troupe manient plusieurs instruments musicaux : contrebasse, violoncelle, piano, maracas, guitare, violon, batterie, xylophone, accordéon, harmonica et tambourin, il y a donc quinze instruments. Leur performance est présente dans le style de "freak-cabaret". Dakh Daughters appartiennent au théâtre Dakh qui fonctionne à Kiev, d’où vient le nom du projet. 

Elles utilisent parfois les textes originaux d'auteurs reconnus comme Taras Chevtchenko, Joseph Brodsky, Charles Bukowski ou l'absurdiste Alexandre Vvedenski[2]. Elles ont également repris le sonnet 35 de William Shakespeare dans le morceau Rozy / Donbass, ce qui les a fait connaître à un plus large public[3].

Au départ non politique, le groupe a fait un clip sur la place de l'Indépendance à Kiev pendant les administrations d'Euromaïdan en .

Elles ont joué dans plusieurs festivals en Ukraine comme le Zakhid près de Lviv, le Gogolfest (Гогольфест) de Kiev et en Europe comme au Festival des vieilles charrues[4].

Dakh Daughters jouèrent dans diverses villes ukrainiennes, ainsi qu’à l'extérieur du pays (Pologne, France et Russie). Elles participèrent dans des événements culturels tels que ZakhidFest, GogolFest, festival des films muets à Odessa, etc.

L’histoire de Dakh Daughters commença au GogolFest en 2012 comme un projet pilote spécial et confirma finalement sa vitalité après la tournée en France[réf. nécessaire], où les jeunes femmes jouèrent dans leur style au théâtre parisien Le Monfort.

Comme le théâtre commence par la garde-robe, leur spectacle commence par l'apparition des filles provocatrices dans leurs costumes de scène dans le style Serdutchka (chanteur-travesti ukrainien). Le coloris est maintenu par la complainte folklorique révolutionnaire « Donbasse ». Violon, basse-guitare, percussions et piano sont mélangés en rythme. Les filles changent d’instruments, styles, langue et chant. Dans leur performance elles donnèrent aux poèmes connus de Chevtchenko et Lessia Oukraïnka une nouvelle interprétation et même une vie nouvelle.

En 2014, le groupe fera une tournée mémorable en France[5] et sera notamment en spectacle au Bouffes du Nord[6].

En 2016, elles participent à la création d'Antigone, d'après Sophocle et Bretch, monté par Lucie Berelowitsch, spectacle créé en Ukraine en 2015 dans le cadre du printemps français à Kiev, puis joué en france[7].

En 2022, depuis Kiev menacée par l'invasion russe, Ruslana Khazipov lance un appel à la mobilisation internationale[8]. Avec Vlad Troitsky, elle participe au mouvement de mobilisation et d'alerte pour le soutien à la culture ukrainienne[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Le cabaret punk et cru des Ukrainiennes de Dakh Daughters », sur Rue89,
  2. « Dakh Daughters », sur MC93
  3. (pl) « Córy Dakha niosą pomoc », sur Kultura online,
  4. « Les Dakh Daughters, World Jazz Reggae », sur Association des Vieilles Charrues
  5. Sami, « DAKH DAUGHTERS, LA BOMBE SUBVERSIVE VENUE DE KIEV », sourdoreille,‎ (lire en ligne)
  6. Mathieu Conquet, « Dakh Daughters, Europe et femmes puissantes », France Culture,‎ , Emission "ce qui nous arrive en musique" (lire en ligne)
  7. Yves Kafka, « "Antigone" ou la tragédie du pouvoir en marche »,
  8. Brigitte Salino, « L’artiste Ruslana Khazipova veut « réveiller les mères russes » », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  9. Aurélie Charon, « La résistance de la culture ukrainienne avec Vlad Troitskyi et Ruslana Khazipova des Dakh Daughters », France Culture,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]