Département de Beni

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Département de Beni
Blason de Département de Beni
Héraldique
Drapeau de Département de Beni
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Bolivie Bolivie
Capitale Trinidad
ISO 3166-2 BO-B
Démographie
Population 411 399 hab. (2005)
Densité 1,9 hab./km2
Géographie
Superficie 21 356 400 ha = 213 564 km2
Localisation
Localisation de Département de Beni

Le département de Beni (en espagnol : Departamento Autónomo del Beni) est un département de Bolivie, situé dans l'Amazonie. Sa capitale est Trinidad.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le département de Beni est le deuxième plus vaste département de Bolivie, avec une superficie de 213 564 km2.

Il est limité au nord-ouest par le département de Pando, au nord-est et à l'est par le Brésil, au sud-est par le département de Santa Cruz, au sud par le département de Cochabamba et enfin par le département de La Paz à l'ouest.

Il possède de très vastes plaines couvertes de pâturages, appelés pampas ou savanes, et de nombreux étangs. La forêt occupe les rives des nombreuses rivières et se développe aussi au pied des cordillères. Il y a de légères ondulations et des affleurements rocheux dans la région proche du Brésil car c'est là que débute le massif brésilien.

Le département a un climat tropical humide, avec des précipitations moyennes annuelles de 1 000 à 4 000 mm. Il y fait donc généralement chaud bien qu'en certaines saisons des vents froids venant du sud déclenchent de brusques chutes de température.

Histoire[modifier | modifier le code]

Escudo de Beni.JPG

Le département est dirigé par Ernesto Suárez (PODEMOS), un adversaire féroce du président Evo Morales. Ce dernier a soutenu la candidature de Jessica Jordan, Miss Bolivie de 2007, pour l'élection départementale de 2010[1],[2].

La province est en grande partie sous le pouvoir des ganaderos, les grands propriétaires d’élevages bovins et porcins, et nombre de petits paysans sont encore réduits à la condition de péons. Néanmoins, la présence de l’État s'est nettement renforcée sous le gouvernement d'Evo Morales. Celui-ci ménage les intérêts des grands exploitants agricoles tout en s’efforçant d’améliorer les conditions de vie et de travail des petits paysans[3].

D'après Carlos Javier Cavero, le responsable provincial de l'inspection du travail : « Les grands propriétaires de l’Oriente continuent d’avoir des travailleurs en situation de servage, de péonage, Le ministère du travail de ce gouvernement a réussi à s’imposer dans ces endroits. Grâce à nos brigades mobiles, nous pénétrons dans les haciendas et écoutons les problèmes des travailleurs. Puis nous allons voir les ganaderos pour essayer de trouver des solutions à l’amiable et pour faire appliquer le droit du travail. Nous obligeons les propriétaires à dédommager les paysans exploités. Ainsi, rien que pour l’année 2018, il y a eu 1 152 plaintes déposées par des travailleurs dans le Beni, et nous avons récupéré 865 314 bolivianos [110 200 euros] en leur faveur. Avant, les gens ignoraient la plupart du temps leurs droits, et on ne leur reconnaissait même pas celui de travailler dans des conditions dignes[3]. »

D'après le sociologue Wilder Molina : « jamais auparavant il n’y a eu une telle présence physique et financière de l’État dans le Beni ». Et si les ganaderos et leur fédération, qui occupaient toutes les positions de pouvoir locales avant 2006, se mobilisèrent d’abord radicalement contre le gouvernement et son projet d’État plurinational, les choses ont évolué depuis quelques années : l’administration a tout de suite travaillé très fortement avec eux et avec les gens du secteur entrepreneurial. Ils ont construit une relation très étroite »[3].

Les conditions de vie des paysans se sont améliorées, notamment à travers diverses mesures destinées à faciliter leur travail. Ils ont reçu des machines agricoles, des tracteurs, des engrais, des semences et des animaux reproducteurs, tandis que l’État construisait des systèmes d’irrigation, ainsi que des routes et des ponts leur permettant d’écouler plus facilement leur production sur les marchés[3]

Population[modifier | modifier le code]

Sa population était estimée à 411 399 habitants en 2005. Parmi les 362 521 habitants du département recensés en 2001, 249 152 vivaient dans des villes et 113 369 à la campagne. 32,75 % des plus de 15 ans d'âge (27,79 % dans les villes et 44,65 % dans les campagnes) estimaient faire partie de l'un ou l'autre peuple amérindien. Enfin, en 2001, il y avait 97,41 % des habitants âgés de plus de 6 ans qui parlaient espagnol (99 % dans les villes et 93,73 % dans les campagnes).

Villes principales[modifier | modifier le code]

Ville Habitants 2001
(Recensement)
Habitants 2005
(Estimation)
Trinidad 75 285 84 259
Riberalta 63 385 74 014
Guayaramerín 33 187 36 008
San Borja 16 620 19 640
Santa Ana del Yacuma 12 944 12 581

Subdivisions[modifier | modifier le code]

Le département de Beni est subdivisé en 8 provinces :

Province Superficie
km²
Population
2001
Chef-lieu Carte des provinces
Cercado 12 276 82 653 Trinidad Carte des provinces du département de Beni
Iténez 36 576 18 878 Magdalena
José Ballivián 40 444 68 174 Santos Reyes
Mamoré 18 076 12 397 San Joaquín
Marbán 15 126 14 454 Loreto
Moxos 33 316 21 643 San Ignacio de Moxos
Vaca Díez 22 434 116 421 Riberalta
Yacuma 34 686 27 901 Santa Ana del Yacuma

Économie[modifier | modifier le code]

On a prouvé la présence d'étain, de manganèse, de plomb, de platine, d'or, de béryllium et de colombite dans le sous-sol. Le département, par son climat et son sol est apte à toutes sortes de cultures tropicales ; le maïs, le cacao, le café, la vanille, le yuca ou Manioc, le riz, la papaye, les citrons et autres fruits tropicaux. Il y a de plus près de 2 millions de têtes de bétail, qui se nourrissent avant tout des abondants pâturages naturels. Ajoutons enfin que les rivières sont renommées comme particulièrement poissonneuses et abritent une grande variété d'espèces.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jessica Jordan llama a luchar por la dignidad de Beni y liberarla de patrones, FM Bolivia, 7 janvier 2010
  2. Mondo Cane, La República, 9 janvier 2010
  3. a b c et d Maëlle Mariette, « En Bolivie, mérites et limites d’une « révolution » pragmatique », sur Le Monde diplomatique, (consulté le 8 octobre 2019)

Voir aussi[modifier | modifier le code]