Démographie de Lyon

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Lyonnais sur la place Bellecour.
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La démographie de Lyon est l'étude de la population de la commune, mais aussi de l'agglomération de Lyon.

Histoire démographique[modifier | modifier le code]

Dans l'Antiquité[modifier | modifier le code]

Sous les Flaviens puis les Antonins (de 69 à 192), Lugdunum prospère ; sa population est estimée entre 50 000 et 80 000 habitants[1] habitants, ce qui en fait l'une des plus grandes villes de la Gaule avec Narbo Martius (Narbonne).

Au Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Avec la fin de l'empire romain, les ouvrages de génie civil sont endommagés ou pillés. En particulier, les aqueducs apportant l'eau potable à la ville deviennent rapidement inutilisables. Le Lyon médiéval est ainsi beaucoup plus réduit, délaissant entièrement les collines, et s'établissant en bord de Saône. Par ailleurs, non seulement l'espace central est beaucoup plus réduit, mais il est faiblement urbanisé. Les tenures des deux grands propriétaires ecclésiastiques du centre-ville (chapitre cathédral et paroisse Saint-Paul) ne sont occupées respectivement qu'à soixante et cinquante pour cent environ au début du IXe siècle. À cette date, le nombre total de tenures de la ville est de 1 144. Il est donc possible, en extrapolant les données démographiques de l'époque, d'estimer la population lyonnaise de ce siècle à seulement 1 500 habitants seulement, dont environ 800 à 1 000 laïcs[2].

Le développement démographique et urbain du Lyon médiéval se fait aux XIIe et XIIIe siècles, sous l'impulsion du chapitre cathédral, des archevêques et plus généralement du développement de la fonction commerciale de Lyon. Cependant, à l'époque du rattachement de la ville au Royaume de France (1312), Lyon n'aurait été qu'une petite agglomération de 3 300 feux, comme l'affirme l’Avisamenta destinée à chiffrer les réparations dues par le roi à l'archevêque pour les déprédations commises durant le siège de Lyon. Le document est cependant à considérer avec précaution : il est très partial car cherchant à minimiser ces réparations. En outre, il fait suite et répond à un autre document, émanant de l'archevêque, qui maximise au contraire les torts subis par la ville[3].

La fin du Moyen Âge est moins favorable à Lyon comme à la majorité des villes européennes, à cause de la guerre de Cent Ans et de ses conséquences (Grandes compagnies notamment), mais surtout de la peste noire de 1347-1348.

À la Renaissance[modifier | modifier le code]

À partir du creux démographique des années 1430-1440, la population de Lyon progresse régulièrement. Arthur Kleinclausz estime que la ville contient 25 000 habitants au milieu du siècle[4]. La croissance est ensuite forte, pour arriver à environ 35 000 habitants vers 1520[5] et entre 60 000 et 75 000 au milieu du siècle[6],[7],[8]. Cette augmentation est essentiellement due à l'immigration, issue de la Savoie, du Dauphiné et de la Bourgogne[9].

Sous l'absolutisme, la Révolution et l'Empire[modifier | modifier le code]

De 1815 à 1914[modifier | modifier le code]

Aux XXe et XXIe siècles[modifier | modifier le code]

La principale caractéristique de la population de Lyon à partir du XXe siècle est qu'elle ne se concentre plus dans la seule ville de Lyon mais dans une agglomération, qui correspond à peu près au périmètre de la métropole de Lyon.

Caractéristiques de la population[modifier | modifier le code]

Structure par âge[modifier | modifier le code]


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Amable Audin 1965, p. 133.
  2. Bernard Gauthiez 1994, « La ville après l'Antiquité — Les propriétés foncières dans la ville », p. 15.
  3. Alexis Charansonnet, « Les tractations du roi, du pape et de l'archevêque concernant le rattachement de Lyon à la France (1311–1312) », Francia. Forschungen zur westeuropäischen Geschichte, no 39,‎ , p. 447 (ISSN 0937-7743, lire en ligne, consulté le 24 septembre 2014).
  4. Kleinclausz, Montauzan, Pouzet, Déniau & Doucet 1939, p. 320.
  5. Pelletier, Rossiaud, Bayard & Cayez 2007, p. 254.
  6. Richard Gascon 1971, p. 24.
  7. Richard Gascon 1971, p. 346.
  8. Gilbert Gardes 1988, p. 35.
  9. Pelletier, Rossiaud, Bayard & Cayez 2007, p. 307.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]