Défloration

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La Perte du pucelage par Paul Gauguin.
La cruche cassée par Greuze.

La défloration (du latin deflorare « action de prendre la fleur ») chez la femme, appelée aussi dépucelage quel que soit le sexe, est la perte de la virginité[1],[2]. Tout comme la virginité, la défloration est un concept social.

Dans certaines traditions, c'est une pratique associée à la déchirure de l'hymen, une petite membrane qui ferme partiellement l'orifice vaginal, à 1 cm environ de l'entrée de celui-ci.[3]

Toutefois, cette déchirure n'est pas systématiquement liée au sexe masculin. En effet, dans certaines régions du monde, l'hymen d'une jeune fille doit être détruit par un outil en bois ou en pierre lors de son passage à l'age d'adulte.

On dit souvent d'une femme qu'elle n'est plus vierge parce que son hymen s'est déchiré. Or, celui-ci peut se déchirer dans d'autres circonstances : il suffit parfois d'un tampon hygiénique un peu épais, d'un mouvement brusque en faisant du sport. Il est également à remarquer que l'hymen présente parfois une plasticité, c'est-à-dire que certaines femmes gardent leur hymen après des rapports sexuels avec pénétration, il arrive aussi que l'hymen se déchire en plusieurs fois.[4] Ou encore l'hymen peut se rompre ou se désagréger avec l'âge, en dehors de toute activité sexuelle [5]. Il y a aussi des femmes qui naissent sans hymen.

Il arrive que la défloration s'accompagne de douleurs et de saignements ; cela peut être dû à la rupture des vaisseaux sanguins à l'intérieur du vagin.

Culture[modifier | modifier le code]

La défloration a été considérée à travers les temps et les cultures comme un événement important et on identifie souvent cette entrée dans la vie sexuelle avec l'entrée dans la vie adulte, voire dans la vie conjugale ou concubine.

Défloration et droit spécifique au viol[modifier | modifier le code]

Dans le domaine du droit concernant spécifiquement le viol, il n'existe pas de différence de signification qu'il y ait ou non une défloration, ceci en France depuis 1980[6] et en Tunisie depuis 1996[7]. Cette différence existe cependant au Maroc, dont le code pénal considère explicitement la défloration comme une circonstance aggravante[8] en suivant les règles de la religion islamique.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pauline Mortas, Une Rose épineuse. La défloration au XIXe siècle en France, préface de Dominique Kalifa, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, collection « Mnémosyne », 2017.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Définitions lexicographiques et étymologiques de « défloration » du Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales
  2. Définitions lexicographiques et étymologiques de « dépucelage » du Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales
    Définitions lexicographiques et étymologiques de « dépuceler » du Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales
  3. « Anatomie et définition de l'hymen » (consulté le 23 février 2017)
  4. (en) « Hymen », Wikipedia,‎ (lire en ligne)
  5. Détente de l'hymen (en anglais).
  6. Loi n°80-1041 du 23 décembre 1980 relative à la répression du viol et de certains attentats aux mœurs
  7. Arrêt de la cour de cassation tunisienne no 50370 du 6 juin 1996 Faculté de médecine de Sfax - Agression sexuelle - Définition
  8. Article 488 du Code pénal marocain