Découverte et exploration de l'Amérique

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Premier débarquement de Christophe Colomb en Amérique (tableau de Dióscoro Puebla de 1862).

La « découverte de l'Amérique » correspond usuellement au débarquement, en 1492, sur plusieurs îles américaines de la mer des Caraïbes, d’un équipage d'une centaine de personnes commandé par le navigateur Christophe Colomb, mandaté par la reine de Castille Isabelle Ire et par le roi d'Aragon Ferdinand II pour atteindre les Indes orientales à travers l'océan Atlantique, ignorant qu'un continent se trouve sur cette route entre l'Europe et l'Asie. La « découverte » est donc celle, documentée, du continent américain par les Européens de la Renaissance, qui l'appelleront « Nouveau Monde » au siècle suivant. En effet, vers l'an 1000, d'autres Européens, des Vikings menés par Leif Erikson ont touché le continent à partir du Groenland, établissant une colonie nommée Vinland, à l'embouchure du fleuve Saint-Laurent (Terre-Neuve), sans que leur expédition soit connue à l'époque du projet de Christophe Colomb de rejoindre l'Inde par la mer.

Durant la nuit du 11 au , la flotte dont Colomb est l'amiral aborde l'île de Guanahani (actuel San Salvador), aux Bahamas. Ce moment marque la rencontre de sociétés et d'écosystèmes qui avaient globalement évolué indépendamment l’une de l’autre pendant environ 12 000 ans, après la disparition du pont terrestre de la Béringie.

Très vite après ce premier voyage, les Espagnols commencent à explorer et à coloniser le continent, bientôt imités par d'autres Européens, au détriment de ses habitants autochtones nommés « Indiens » (Indios) par Colomb. Cette colonisation transforme radicalement et durablement, au niveau mondial, les rapports politiques comme les échanges commerciaux.

Le terme et concept de « découverte de l'Amérique » (tout comme celui d'« Indiens »), issu de l'état des connaissances et de la pensée politique de l'Europe du XVIe siècle, continue à être largement utilisé, mais il fait l'objet de controverses depuis le XXe siècle, en particulier en Amérique où il est considéré comme biaisé, à la fois pour son eurocentrisme et pour l'occultation oppressive des populations et cultures indigènes auquel il est associé.

Origine de l'expression[modifier | modifier le code]

Découverte par les espagnols[modifier | modifier le code]

L'expression « Christophe Colomb découvre l'Amérique en 1492 » tire son origine du contexte politique européen de la fin du XVe siècle et de la concurrence sur les mers entre Portugais et Castillans (Traité d’Alcáçovas, 1479) : alors que les navigateurs portugais ont atteint le cap de Bonne-Espérance en 1488, préparant ensuite une traversée de l'océan Indien vers les Indes, qui aura lieu en 1498 (Vasco de Gama), il revient à un navigateur espagnol[1] d'atteindre des terres encore inconnues, identifiées comme appartenant à un nouveau monde seulement vers 1500.


Le nom « Amérique », qui se généralise à partir du début du XVIe siècle, est inventé par le cartographe allemand Martin Waldseemüller en compagnie du cartographe alsacien Mathias Ringmann et apparaît dans le planisphère qu'ils éditent en 1507. Il est donné en l'honneur de l'explorateur italien Amerigo Vespucci qui est l’un des premiers Européens à comprendre qu’il s’agit d’un continent différent de l’Asie dans un livre publié en 1503. Ce continent resta longtemps désigné par la formule « Indes occidentales ».

Nous n’adopterons donc ici, de l’historien de la nouvelle France, qu’une réflexion à laquelle on ne peut rien opposer : c’est qu’il est fort glorieux à l’Italie que les trois puissances qui partagent aujourd’hui presque toute l’Amérique doivent leur première découverte à des italiens. Les Castillans à un Gênois (Colomb), les anglais à un vénitien (Cabot), et les français à un florentin (Verrazzano). On pourrait joindre à ses noms illustres celui d’un autre florentin qui rendit de grands services aux castillans et aux portugais s’il n’avait dû sa gloire à une supercherie (...) (Vespucci)

L’abbé Prévost, Histoire générale des voyages[2]

Contacts européens précolombiens[modifier | modifier le code]

Localisation hypothétique des lieux américains mentionnés dans les sagas.

L'expression du XVe siècle ne signifie pas que Colomb ait été le premier Européen en Amérique. Bien qu'à la Renaissance, cette information n'était pas connue, ce sont les Vikings (Leif Erikson) venus d'Islande qui ont atteint le Groenland et l'actuel Canada vers l'an 1000 et y ont installé un habitat. Mais celui-ci n'a duré que jusqu'au XIVe siècle, de sorte que les explorateurs du XVIe siècle n'ont rencontré aucun Viking en Amérique du Nord. À la colonisation viking des Amériques attestée du Xe au XIIIe siècle, s'ajoutent des contacts plus ou moins probables et précis de pêcheurs de morue (du Portugal et/ou des Açores) vers Terre-Neuve, d'éventuelles expéditions portugaises et danoises qui forment les contacts trans-océaniques précolombiens.

C'est cependant l'expédition de Christophe Colomb en 1492 qui a marqué le début de l'exploration, de la découverte et de la colonisation de ces terres. L'identification de ces nouvelles terres comme continent permit les échanges intercontinentaux avec l'Amérique, bouleversa les routes commerciales existantes vers l'Asie, ainsi que les équilibres politiques et économiques, et les écosystèmes à échelle planétaire. L'importance et la radicalité de l'événement en font le passage symbolique du Moyen Âge aux Temps modernes dans l'historiographie occidentale.

Controverses contemporaines[modifier | modifier le code]

Les expressions « découverte de l'Amérique » ainsi que « Nouveau Monde » sont usuelles en Europe, mais sont controversées en Amérique, notamment du point de vue des autochtones, selon qui ce continent n'était ni « à découvrir » ni « nouveau », car il était habité depuis des milliers d'années.

Ces expressions sont donc accusées d'eurocentrisme par les populations d'origine amérindiennes, par différents mouvements sociaux, par des hommes politiques américains ainsi que par divers spécialistes[Qui ?][3].

Certains précisent que la découverte de l'Amérique a été en réalité le fait des premiers chasseurs paléolithiques arrivés sur ce continent[4] il y a au moins 33 000 ans.

Toutes ces réflexions ont amené certains historiens à promouvoir des expressions plus « politiquement correctes » ou neutres telles que « L'arrivée de Christophe Colomb en Amérique » ou « L'arrivée des Espagnols en Amérique ».

On peut aussi utiliser l'expression « conquête de l'Amérique » pour évoquer le processus de colonisation du Nouveau Monde après sa « découverte » en 1492.

L'expression « découverte de l'Amérique » reste cependant solidement attestée en Europe, étant donné qu’elle signifie (implicitement) « découverte de l'Amérique par les Européens ».

Historique[modifier | modifier le code]

Durant la nuit du 11 au , la flotte dont Colomb est l'amiral aborde l'île de Guanahani (actuel San Salvador), aux Bahamas. Ce moment marque la rencontre de sociétés et d'écosystèmes qui avaient globalement évolué indépendamment l’une de l’autre pendant environ 12 000 ans, après la disparition du pont terrestre de la Béringie.

Immédiatement après ce premier voyage, Espagnols et Portugais se partagent les terres et le commerce avec les contrées à découvrir : le traité de Tordesillas définit une ligne de partage selon un méridien situé à 370 lieues[5] (1 770 km) à l'ouest des îles du Cap-Vert (46° 37' Ouest dans le système actuel) : les territoires situés à l'ouest de ce méridien (en partant du Cap Vert), sont dévolus à la couronne de Castille (ils incluent les découvertes de Colomb) ; les territoires situés à l'est, à la couronne de Portugal (Afrique, mais aussi le Brésil, découvert en 1500 par le Portugais Pedro Alvares Cabral). Espagnols et Portugais commencent à explorer et à coloniser le continent, bientôt imités par d'autres Européens (notamment anglais, français, hollandais) sans tenir compte du traité de Tordesillas, qu'ils n'ont d'ailleurs pas signé.

C'est le début de l'exploration et de la colonisation de l'Amérique, au détriment de ses habitants autochtones nommés « Indiens » (Indios) par Colomb qui vont être particulièrement touchés dans les îles Caraïbes (dont ils ont totalement disparu en quelques décennies) et en Amérique du Nord. Aux États-Unis, à la fin du XIXe siècle, on ne compte plus que 260 000 Amérindiens sur les 2 à 20 millions estimés au XVe siècle sur le territoire des États-Unis[6].

Certains estiment à 100 millions, le nombre d'autochtones qui vivaient sur l'ensemble du continent lors de la découverte de l'Amérique par les espagnols au XVe siècle[7].

Si moins d'un siècle après l'expédition de Colomb, l'essentiel des terres d'Amérique sont de jure sous domination Européenne, leur exploration se poursuit jusqu'au XIXe siècle[8].

L'objectif premier de Colomb, comme nombre d'explorateurs avant et après lui (Vasco de Gama, Magellan), était de découvrir une route commerciale vers l'Extrême-Orient pour contourner le monopole de fait des intermédiaires arabes et ottomans sur le commerce Européens[9].

La découverte d'un nouveau continent sur lequel les Européens n'affrontent rapidement aucune concurrence, permet aux Européens de se défaire de la dépendance à deux autres puissances : chinois et mongols[9]. En effet, si nombre de routes commerciales d'Europe vers l'Asie se déplacent au profit d'un commerce vers les Amériques, annulant la position stratégiques des intermédiaires au profit d'un développement des pays de la façade atlantique, la mise en culture massive et l'exploitation des terres américaines permet rapidement la production des denrées autrefois produites en Extrême-Orient. Ce développement commercial fulgurant impose la présence de main d'œuvre, fournie dans l'Empire Espagnol par les autochtones via les Encomiendas, et dans les autres Empires, au moyen du commerce triangulaire.

Les voyages de Christophe Colomb[modifier | modifier le code]

Christophe Colomb est le premier navigateur dont les voyages transatlantiques sont attestés et documentés de façon détaillée.

Les trois navires (La Santa María, La Pinta, La Niña) du premier voyage de Christophe Colomb au Nouveau Monde, dessin de 1900.

Le projet de Colomb : atteindre l'Asie par l'Atlantique[modifier | modifier le code]

Installé au Portugal à partir de 1476, à une époque où les navigateurs portugais explorent les côtes de l'Afrique et espèrent trouver un passage vers l'océan Indien afin d'atteindre les Indes, c'est-à-dire l'Asie orientale (Inde, Chine, Japon), Christophe Colomb élabore un projet alternatif : atteindre les Indes en naviguant vers l'ouest, à travers l'océan Atlantique, la « mer Océane ».

Son projet est rejeté en 1484 par le roi de Portugal Jean II. Colomb se tourne alors vers les Rois catholiques, Isabelle de Castille et Ferdinand d'Aragon, et émigre en 1485 en Castille. Après une première entrevue en janvier 1486, il doit encore attendre six ans pour que les Rois catholiques signent les capitulations de Santa Fe en avril 1492, quatre mois et demi mois après la prise de Grenade () et la fin de la Reconquista. Plusieurs conseillers royaux ont joué un rôle important, notamment Luis de Santangel.

Les capitulations de Santa Fe (avril 1492)[modifier | modifier le code]

Le contrat lui alloue trois navires (les deux caravelles La Pinta et La Niña, et la caraque la Santa María) et leurs équipages (90 hommes) pour six mois. La caravelle, type de navire inventé par les Portugais, est plus légère, rapide et maniable que la caraque ; la caravelle a également un coût d'armement relativement faible[10].

L'expédition est financée, grâce notamment aux énormes amendes et taxes prélevées auprès des Juifs et musulmans du royaume, qui alimentaient les caisses du Trésor royal[11],[12] et à l'aide pécuniaire de Santangel[13],[14] - lequel recevra la première lettre de l'explorateur, datée du [15].

Le premier voyage (août 1492-mars 1493)[modifier | modifier le code]

Partie le 3 août de Palos de la Frontera, l'escadre fait une escale aux Canaries jusqu'au 6 septembre, puis part vers l'ouest et atteint le 12 octobre l'île de Guanahani où Colomb entre en contact avec les indigènes, qu'il nomme « Indiens » (Indios), croyant être aux Indes. Il s'agit probablement de l'île San Salvador des Bahamas mais ce point est sujet à débat. Le 28 octobre, il découvre Cuba et le 4 décembre, atteint l'île d'Hispaniola (Saint-Domingue[16]), où il s'installe et entre de nouveau en contact avec les indigènes.

Le 25 décembre, la Santa Maria s'échoue de façon irrémédiable. Colomb décide de rentrer avec les deux caravelles, laissant sur place 39 hommes dans un fortin (fort Navidad) construit avec le bois de la caraque. Il repart au début de janvier et atteint Palos de la Frontera le , ramenant entre autres six indigènes pour attester de sa rencontre avec les « Indiens ». La cour se trouvant alors à Barcelone, son voyage à travers l'Espagne suscite une immense curiosité et il est accueilli comme un grand d'Espagne par les Rois catholiques : il est désormais « amiral de la mer Océane, vice-roi et gouverneur des Indes » et ses deux fils, Diego et Fernand, deviennent pages à la cour.

Très rapidement, un second voyage est mis sur pied, avec dix-sept navires et des centaines de participants : il s'agit maintenant de coloniser l'île d'Hispaniola.

Les voyages ultérieurs[modifier | modifier le code]

Les voyages de Christophe Colomb.

Au cours de ce voyage commencé en septembre 1493, Colomb découvre La Désirade, Marie-Galante, la Dominique, la Basse-Terre de la Guadeloupe, Montserrat, Saint-Martin et Saint-Barthélemy. Arrivé à Hispaniola, il découvre que les 39 hommes du fort de la Navidad sont tous morts.

Après avoir organisé, en tant que gouverneur de l'île, les débuts de la colonisation de l'île (fondation de La Isabela, première ville espagnole fondée en Amérique), il repart en exploration et atteint Porto Rico, puis la Jamaïque. Mais à Hispaniola, qu'il a confiée à son frère Giacomo, les choses ne vont pas bien du tout, plusieurs officiers décident de repartir en Espagne, où ils critiquent Colomb à la cour. Il décide de rentrer en mars 1496 et parvient à regagner la confiance des souverains. Mais il a un peu plus de mal à organiser son troisième voyage, qui ne repart qu'en 1498.

Au début de ce voyage, il débarque sur le continent sud-américain au niveau de l'actuel Venezuela et passe également à Saint-Vincent, Grenade, Trinité, Margarita. Rentré à Hispaniola, il est confronté à une situation très difficile : les colons espagnols sont mécontents, les Indiens se révoltent, etc. De nouveau, les critiques pleuvent à la cour et un inspecteur est envoyé en 1500, Francisco de Bobadilla.

La disgrâce (1500) et le dernier voyage (1502-1504)[modifier | modifier le code]

Celui-ci estime que la situation à Hispaniola est catastrophique par la faute de Colomb et il le met en état d'arrestation. Il est immédiatement renvoyé en Espagne, où les Rois catholiques le libèrent, mais en ne lui laissant que le titre d'amiral, le jugeant incompétent, voire dangereux, en matière d'administration. Ils lui interdisent même de faire escale à Hispaniola durant le quatrième voyage.

Durant ce quatrième et dernier voyage (1502-1504), qui est donc seulement d'exploration, Colomb navigue le long des côtes du Veraguas et du Panama. Mais sa flotte se détériore gravement et est contrainte de faire escale à la Jamaïque, où les navigateurs vont rester une année, attendant que le gouverneur d'Hispaniola (qui déteste Colomb) veuille bien envoyer des navires de secours. Colomb rentre en Espagne en 1504, très affaibli par cette épreuve, et meurt en 1506. Son fils Diego est nommé peu après gouverneur d'Hispaniola.

Colomb et le Nouveau Monde[modifier | modifier le code]

Persuadé d'avoir atteint l'Extrême-Orient, il est mort sans savoir qu'il avait découvert un continent inconnu des Européens. On attribue à son compagnon florentin Amerigo Vespucci d'avoir identifié ce monde comme un nouveau continent, et non comme l’extrémité orientale de l’Asie.

Colomb est le premier Européen à avoir découvert et revendiqué au nom de l'Espagne, les terres qui furent peu après identifiées comme faisant partie d'un nouveau continent : l'Amérique.

Commémorations de la découverte colombienne[modifier | modifier le code]

La découverte de l'Amérique est commémorée en Espagne et dans les pays hispanophones le 12 octobre sous le nom de Jour de l'hispanité ou de Jour de la Race. Le Jour de Christophe Colomb est célébré le deuxième lundi du mois d'octobre dans plusieurs pays d'Amérique.

Chronologie de l'exploration de l'Amérique par les Européens[modifier | modifier le code]

Diego Gutiérrez et Jérôme Cock, Americae sive qvartae orbis partis nova et exactissima descriptio, carte espagnole représentant l'Amérique, 1562. Copie de la LOC.

Fin du XVe siècle[modifier | modifier le code]

Premier voyage de Christophe Colomb[modifier | modifier le code]

  •  : prise de Grenade et fin de la Reconquista
  • 1492 (avril) : capitulations de Santa Fe, contrat d'armement entre Colomb et les Rois catholiques pour atteindre les Indes par l'Atlantique
  • 1492 (octobre-décembre) : découverte de l'archipel des Caraïbes (San Salvador, Cuba, Hispaniola)
  • 1493 (mars) : retour de Colomb en Espagne ; il devient officiellement « amiral de la mer Océane, vice-roi et gouverneur des Indes »
  •  : sous l’égide du pape Alexandre VI, le traité de Tordesillas partage le Nouveau Monde entre la Castille et le Portugal, qui détient le monopole de la navigation en Afrique[17]. La ligne de partage est fixée au méridien situé à 370 lieues (1 770 km) à l'ouest du méridien des îles du Cap Vert.

Explorations espagnoles[modifier | modifier le code]

  • 1493-1494 : deuxième voyage de Colomb : début de la colonisation d'Hispaniola (Saint-Domingue) : fondation de La Isabela ; découverte de Porto Rico et de la Jamaïque (sans colonisation).
  • 1494-1496 : difficultés à Hispaniola avec les colons et les Indiens ; retour de Colomb en Espagne en 1496.
  • 1498 : troisième voyage de Colomb : découverte de Saint-Vincent, la Grenade, Trinidad, la Margarita, la côte du Venezuela (près de l'Orénoque) ; il est confronté à de graves problèmes à Hispaniola.
  • 1499 : Vicente Yañez Pinzon explore la côte nord du Brésil.
  • 1499 : Alonso de Ojeda reconnaît la côte de l'Amérique du Sud près de l'Orénoque. Il découvre un port naturel qu'il appelle « Venezuela » (Petite Venise) ; il débarque en Guyane.
    Amerigo Vespucci se sépare d'Ojeda et continue son voyage jusqu'à l'embouchure de l'Amazone.
  • 1500 : Colomb, arrêté par Francisco de Bobadilla, est renvoyé en Espagne ; libéré, il perd ses titres de gouverneur et de vice-roi.
  • 1500 : Diego de Lepe explore la côte nord du Brésil.

Explorations portugaises[modifier | modifier le code]

Expéditions anglaises[modifier | modifier le code]

XVIe siècle[modifier | modifier le code]

Le Livre des nouvelles terres est la plus ancienne mention du voyage de Christophe Colomb. Imprimé par Mikiláš Bakalář en 1506 à Pilsen. Exposé au monastère de Strahov, Prague.

Avancées de la science géographique[modifier | modifier le code]

  • 1503 : le livre Mundus Novus (« Le Nouveau Monde ») est publié sous la caution d'Amerigo Vespucci.
  • 1507 : Martin Waldseemüller, géographe de Saint-Dié, publie Cosmographiæ introductio ou « planisphère de Waldseemüller ». Première utilisation du nom America (« Amérique »), donné en hommage à Amerigo Vespucci ; représentation de l'isthme de Panamá avec un éventuel passage entre les deux continents américains permettant un accès libre entre les deux océans ; représentation des chaînes montagneuses des Andes et des montagnes Rocheuses inconnues officiellement à cette date ;
  • 1520 (novembre) : Magellan, navigateur portugais au service de l'Espagne, découvre un passage de l'Atlantique au Pacifique : le détroit de Magellan ; sa flotte atteint ensuite les Philippines, puis les « Indes ».
  • 1577-1580 : au cours de son tour du monde, Francis Drake est le premier à franchir le cap Horn par le sud (passage de Drake entre l'Amérique du Sud et l'Antarctique).
  • Plusieurs expéditions partent à la recherche d'un passage du Nord-Ouest (au nord de l'Amérique), en vain.
Représentation des Andes et des montagnes Rocheuses (1507) (Planisphère de Waldseemüller).

Expéditions espagnoles d'exploration ou de conquête[modifier | modifier le code]

Exploration et conquête du Mexique par Hernan Cortés (1519-1521)

  • 1519 : début de l'expédition d'Hernan Cortés vers le Mexique (le pays des « Aztèques » qui sont des Mexicas)
  • 1519 (février) : la flotte de Cortés quitte Cuba
  • 1519 (mars) : passage dans l'île de Cozumel (Mayas)
  • 1519 (mars) : soumission des Mayas de Potonchan (bataille de la Centla, dans la basse vallée du río Grijalva) ; parmi les présents des Mayas figurent 20 esclaves, dont Malintzi (la Malinche)
  •  : l'escadre atteint San Juan de Ulúa
  • 22 avril 1519 (vendredi saint) : Cortés débarque sur le continent
  • 1519 (avril-juin) : contact avec des ambassadeurs de Moctezuma II, puis avec des ambassadeurs totonaques (hostiles aux Aztèques)
  • 1519 (juillet) : fondation de la ville de Villa Rica de la Vera Cruz (actuelle Veracruz)
  • 1519 (août) : départ d'un corps de 300 Espagnols (six compagnies) et 150 Totonaques vers Mexico-Tenochtitlan
  • 1519 (septembre) : l'expédition passe au pied du Popocatepetl 5 450 m, dont trois Espagnols font l'ascension, notamment Diego de Ordás
  • 9 novembre : arrivée à Mexico : bon accueil de Moctezuma II à Cortés
  • 1520 (mai) : soulèvement de Mexico contre les Espagnols
  • 29 juin : mort de Moctezuma
  • 30 juin 1520 : les Espagnols évacuent Mexico au prix de lourdes pertes (Noche Triste)
  • 7 juillet 1520 : victoire inattendue de l'armée en retraite à Otompan ; réfugié chez ses alliés indiens, Cortés peut reconstituer ses forces
  • 30 mai 1521 : retour des Espagnols à Mexico et début du siège
  • 12 août 1521 : reddition des défenseurs de la ville et capture de l'empereur Cuauhtémoc

La conquête du Pérou par Francisco Pizarro

  • 1522 : le Basque espagnol Pascual de Andagoya échoue dans sa tentative de conquête du Pérou.
  • 1524 : Francisco Pizarro entreprend sa première expédition vers le Pérou, qui tourne rapidement au désastre.
  • 1526 : Pizarro repart en expédition et parvient au Pérou en 1528.
  • janvier 1531 : Pizarro entreprend sa troisième expédition vers le Pérou avec 180 hommes et trois navires.
  •  : il capture l'Inca Atahualpa, qu'il fait exécuter. En 1534, il entre dans la capitale, Cuzco.

Expéditions portugaises[modifier | modifier le code]

  • 1501 : Gaspar Corte-Real et son frère Miguel parviennent vraisemblablement jusqu'au Labrador et à Terre-Neuve. Ils se séparent, et Gaspar disparaît sans laisser de trace. Miguel lance une expédition à sa recherche en 1502, et disparaît à son tour.
  • Gonçalo Coelho et Amerigo Vespucci tentent de trouver un passage vers l'Asie en longeant vers le sud la côte d'Amérique du Sud.
  •  : Amerigo Vespucci découvre une baie qu'il nomme « Rio de Janeiro ». Il va ensuite jusqu'en Patagonie, sans trouver de passage vers l'Asie.

Expéditions françaises[modifier | modifier le code]

Dès le début du XVIe siècle, les Français interviennent en Amérique, surtout dans la région du Saint-Laurent et sans tenir compte du traité de Tordesillas, dont les rois de France considèrent qu'il ne les concerne pas.

Expéditions anglaises[modifier | modifier le code]

XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

L'Espagne et le Portugal se contentent de gérer et de défendre leur empire, mais de nouveaux acteurs apparaissent : les Anglais et les Néerlandais des Provinces-Unies (souvent désignés comme « Hollandais »). Deux dénominations apparaissent : « Indes orientales » (l'Asie orientale, auparavant appelée « les Indes ») ; « Indes occidentales » (l'Amérique), notamment pour nommer les compagnies commerciales mises sur pied par les Français, les Anglais et les Néerlandais.

Interventions françaises[modifier | modifier le code]

Interventions anglaises[modifier | modifier le code]

Interventions des Provinces-Unies[modifier | modifier le code]

Les Provinces-Unies (république des Sept Provinces-Unies des Pays-Bas) sont créées dans les années 1580, dans le cadre de l'insurrection des Pays-Bas contre Philippe II, par la sécession de sept des dix-sept provinces détenues (à titre personnel) par le roi d'Espagne.

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. D'origine génoise.
  2. abbé Prévost, Histoire générale des voyages : ou, Nouvelle collection de toutes les relations de voyages par mer et par terre, qui ont été publiées jusqu'à présent dans les différentes langues de toutes les nations connues ... pour former un systême complet d'histoire et de geographie moderne, qui repr'sentera l'état actuel de toutes les nations: enrichie de cartes géographiques, P. de Hondt, (lire en ligne)
  3. La démythification de Christophe Colomb de 1930 à l’heure actuelle en Amérique Presses universitaires de Franche-Comté, 1994
  4. Bien avant Christophe Colomb… la découverte de l’Amérique a eu lieu il y a au moins 33 000 ans L’Obs, 22 juillet 2020
  5. TORDESILLAS TRAITÉ DE (1494) sur universalis.fr.
  6. Pierre Jaquet, États-Unis, une politique étrangère criminelle, Éditions Alphée, Paris, 2010, p. 5.
  7. Carte des peuples indigènes d'Amérique latine.
  8. Combès, Isabelle, « Francis Grandhomme, Jules Crevaux et l’exploration de l’Amérique du... », Journal de la Société des américanistes, Société des américanistes, nos 108-1,‎ , p. 210–213 (ISSN 0037-9174, DOI 10.4000/jsa.20923, lire en ligne, consulté le ).
  9. a et b https://www.cairn.info/breve-histoire-de-l-anthropologie--9782081239227-page-49.htm
  10. Heers 1991, p. 303-307 : Christophe Colomb, Paris, Hachette, 1991, 666 pp. 
  11. (en) Joseph Pérez, The Spanish Inquisition : A History, Yale University Press, , 248 p. (ISBN 0-300-11982-8, lire en ligne)
  12. Anita Gonzalez-Raymond, Inquisition et société en Espagne : les relations de causes du tribunal de Valence (1566-1700), Presses Universitaires de Franche-Comté, , 374 p. (lire en ligne)
  13. (en)« AMERICA, THE DISCOVERY OF » - Jewish Encyclopedia, 1906
  14. (en) M. J. K., « LUIS DE SANTANGEL AND COLUMBUS », Publications of the American Jewish Historical Society, no 10,‎ , p. 159–163 (ISSN 0146-5511, lire en ligne, consulté le )
  15. (en) Matthew Edney (1996, rev. 2009), « The Columbus Letter: The Diffusion of Columbus's Letter through Europe, 1493–1497 ». Lire en ligne sur le site de l'University of Southern Maine.
  16. Ou Haiti, aujoud'hui partagée entre la république d'Haïti et la République dominicaine.
  17. En vertu de plusieurs bulles pontificales et du traité d’Alcáçovas de 1479 entre le Portugal et la Castille.
  18. Bruce Henderson, « Who Discovered the North Pole? », Smithsonian Magazine, avril 2009.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • A.-J. Mérault, Résumé de l'histoire des établissements européens dans les Indes Occidentales, depuis le premier voyage de Christophe Colomb jusqu'à nos jours, Paris, Lecointe et Durey, (lire en ligne)
  • Bartolomé et Lucile Bennassar, 1492, Perrin, 1991, 273 p. (ISBN 2-262-00752-7).
  • Pierre Chaunu, Conquête et exploitation des nouveaux mondes, PUF, Nouvelle Clio, Paris, 1995.
  • Normand Doiron (dir.), « Voyages en Nouvelle-France », Études françaises, vol. 22, no 2,‎ , p. 2-96 (lire en ligne)
  • Denis Crouzet, Christophe Colomb : Héraut de l'Apocalypse, 2006.
  • Bernard Grunberg, Dictionnaire des conquistadors du Mexique, L'Harmattan, 2003, 632 p. (ISBN 9782747510073)
  • Jacques Heers, La Découverte de l'Amérique, Complexe, 1991, 190 p.
  • Charles C. Mann, 1491. Nouvelles révélations sur les Amériques avant Colomb, Albin-Michel, 2007
  • José Rabasa, L'invention de l'Amérique : Historiographie espagnole et formation de l'eurocentrisme, L'Harmattan, 2002, 262 p. (ISBN 2747533883)
  • (de) Wurde Amerika in der Antike entdeckt? Karthager, Kelten und das Rätsel der Chachapoya., Münich, (C. H. Beck) 2013 (ISBN 978-3-406-64520-4). - mars 2014 (ISBN 978 3 406 66488 5)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Énigmes archéologiques[modifier | modifier le code]

Énigmes cartographiques[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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