Déconsommation

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

La déconsommation est un concept décrivant une diminution du consumérisme.

Historique[modifier | modifier le code]

La notion de déconsommation est l'une des alternatives nées de la critique de la société de consommation que certains font remonter à l'antiquité[1] (thème fréquent dans les fondamentaux de nombreuses grandes religions) aux utopistes ou plus récemment aux théories de Karl Marx.

On parle de déconsommation notamment dans certains scénarios prospectifs ou dans les mouvances altermondialistes qui promeuvent une convivialité sobre et heureuse, ou une décroissance soutenable.

La déconsommation peut encore se situer dans une économie de marché ; il ne s'agit pas d'anticonsommation mais généralement d'un souci de limiter le gaspillage et la démesure, et de mieux répondre aux besoins vitaux de tous et chacun, pour des raisons altruistes et éthiques, pour un développement « soutenable » ou pour des raisons de rationalisation du développement pour qu'il soit « durable ». Elle peut s'appuyer sur une économie de service ou de fonctionnalité (qui passe par exemple par la mutualisation de biens, la location d'un service plutôt que d'un objet, ce qui conduit les fabricants — dans leur intérêt — à mettre sur le marché des objets plus solides et durables).

Formes de déconsommation[modifier | modifier le code]

Les formes de déconsommation sont variées, y compris dans leurs motivations individuelles ou collectives. La déconsommation peut être :

  • subie (en raison de la pauvreté, d'une crise) ou choisie (pour des raisons éthiques, spirituelles, d'hygiène de vie),
  • consciente ou inconsciente.

Tendances[modifier | modifier le code]

L'idée de déconsommation semble encouragée par le constat d'épuisement de nombreuses ressources naturelles, et elle est déjà acceptée ou souhaitée par un nombre croissant de gouvernements et de tendances politiques au moins pour deux domaines, y compris pour des raisons économiques :

  • celui de l'eau (qu'on encourage à économiser ou au moins à moins gaspiller) ;
  • celui de la consommation d'énergie et des émissions de gaz à effet de serre ; 2050 est la date butoir retenue par la France pour le facteur 4.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Thorstein Veblen qui, dans la Théorie de la classe des loisirs, fait remonter l’origine de la consommation aux premières civilisations humaines.

Voir aussi[modifier | modifier le code]