Déboulonneurs

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Les Déboulonneurs est un collectif français de lutte contre la publicité, notamment l'affichage publicitaire considéré comme une dégradation du paysage et un envahissement de l'espace public.

Descriptif[modifier | modifier le code]

Le collectif a plusieurs antennes locales (Paris, Lyon, Lille, Montpellier, Rouen, Évreux, Amiens, etc.), et organise périodiquement des actions non violentes de dégradations légères d'affiches publicitaires (sur lesquelles sont inscrits des slogans exprimant les revendications du collectif)[1]. Ces actes sont effectués à visage découvert et assumés devant les tribunaux. L'objectif politique principal du collectif est une reglementation de la taille maximale d’affichage de 50 cm par 70 cm, une contrainte de densité et la suppression des panneaux lumineux et animés[1].

Procès[modifier | modifier le code]

  • à Montpellier, en juillet 2006, deux membres du collectifs ont été condamnés à 200 euros d'amende avec sursis[2].
  • à Paris, le 12 janvier 2007, sept membres du collectifs ont été condamnés à 1 euro d'amende[3]. Le 5 mars 2008, la cour d'appel a confirmé la condamnation de 1 euro d'amende[4],[5].
  • à Alès, le 23 mars 2007, deux membres du collectif ont été condamnés à une amende de 200 euros avec sursis (plus 1 200  de réparations)[6].
  • à Lyon, le 16 mai 2007, deux membres du collectif ont obtenu une dispense de peine (mais ils furent condamnés en appel à 200  d'amende chacun)[7].
  • à Rouen, le 11 mai 2007, un membre du collectif a été condamné à une peine d'amende symbolique de 1 euro[8],[9].
  • à Paris, le 2 avril 2010, la 13e Chambre correctionnelle du TGI de Paris a prononcé la relaxe à l'encontre de 8 membres du collectif[10]. Le parquet a fait appel de cette décision. L'audience de l'appel a eu lieu le 3 avril 2012[11],[12]. Le 26 juin, deux membres du collectif ont finalement été condamnés par la cour d'appel de Paris à une peine d'amende de 200 euros[13].
  • à Paris, le 12 juin 2012, à la suite d'une Question prioritaire de constitutionnalité l'audience a été reportée au 25 février 2013. Les militants ont été relaxés le 25 mars 2013 avec reconnaissance de l'état de nécessité pour justifier la légitimité de l'action de désobéissance civile [14].
  • à Paris, le 11 octobre 2016, à la suite de l'inscription de messages anti-pub sur des panneaux publicitaires numériques, 6 membres du collectif ont été condamnés à une amende de 200€ chacun et un membre du collectif condamné à 100€ d’amende; les 7 militants ont egalement été condamnés à verser solidairement 1€ de dommages et intérêts à la SNCF et à payer chacun 200€ pour ses frais d’avocat[15],[16],[17],[18]. Un procès en appel s'est tenu le 27 mars 2019[19]. Le jugement a été confirmé le 5 juin 2019[20].

Gardes à vues[modifier | modifier le code]

  • à Paris, le 2 mars 2009, six membres du collectif passent 21h en garde à vue, à la suite du « barbouillage » de trois panneaux publicitaires[21].

Soutiens[modifier | modifier le code]

Lors des différents procès, de nombreuses personnes ont apporté leur soutien au collectif. Entre autres : Edgar Morin[22],[23], Éric Coquerel[24], Julien Bayou[25],[26], Benoît Delépine[27], François Ruffin[28], Danielle Simonnet[29],[30], Michael Löwy[31], José Bové[32].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Présentation du Collectif des déboulonneurs
  2. Compte rendu du procès du collectif de Montpellier. Article des Déboulonneurs publié le lundi 31 juillet 2006
  3. Communiqué de presse des Déboulonneurs du vendredi 9 mars 2007
  4. « Une petite victoire pour les activistes antipub » (version du 6 mai 2008 sur l'Internet Archive), sur Libération,
  5. « La pub est un « risque social », c'est la justice qui le dit » (version du 9 mars 2008 sur l'Internet Archive), sur Marianne,
  6. Compte rendu du Procès des déboulonneurs du Gard. Article des Déboulonneurs publié le dimanche 18 mars 2007
  7. « Les déboulonneurs refont le procès de la publicité » (version du 15 avril 2009 sur l'Internet Archive), sur LibeLyon,
  8. Compte rendu du procès d’un barbouilleur, à Rouen, le 11 mai 2007. Article des Déboulonneurs publié le dimanche 20 mai 2007
  9. Communiqué de presse des Déboulonneurs du mardi 12 juin 2007
  10. Communiqué de presse des Déboulonneurs du vendredi 2 avril 2010
  11. Article de Libération du 4 avril 2012
  12. Blog de Mediapart du 13 avril 2012
  13. Dépêche AFP du 26 juin 2012
  14. Un article sur l'opération du 2 mars 2009
  15. Communiqué de presse des Déboulonneurs du 16 novembre 2016
  16. Communiqué de presse des Déboulonneurs du samedi 18 février 2017
  17. Article de Street Press du 12 octobre 2016
  18. Article de Reporterre du 12 octobre 2016
  19. Communiqué de presse des Déboulonneurs du 27 mars 2019
  20. Communiqué de presse des Déboulonneurs du mercredi 5 juin 2019
  21. Article de liberation.fr du 25 mars 2013
  22. Message de soutien d'Edgar Morin le 30 octobre 2007
  23. Message de soutien d'Edgar Morin le 9 octobre 2017
  24. Message de soutien d'Éric Coquere 10 octobre 2016l
  25. Message de soutien de Julien Bayou le 10 octobre 2016
  26. Message de soutien de Julien Bayou le 15 janvier 2019
  27. Message de soutien de Benoît Delépine le 9 juin 2015
  28. Message de soutien de François Ruffin le 9 janvier 2019
  29. Message de soutien de Danielle Simonnet le 23 janvier 2019
  30. Lettre de soutien de Danielle Simonnet du 7 octobre 2016
  31. Message de soutien de Michael Löwy le 29 octobre 2007
  32. Message de soutien de José Bové le 22 mars 2007

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]