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Cyrtacanthacridinae

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Les Cyrtacanthacridinae (les Criquets voyageurs[1]) sont une sous-famille d'orthoptères caelifères de la famille des Acrididae.

Elle comprend notamment trois espèces de locustes qui sont parmi les ravageurs les plus importants de l'Afrique subsaharienne : le criquet migrateur (Locusta migratoria), le criquet pèlerin (Schistocerca gregaria) et le criquet nomade ou criquet rouge (Nomadacris septemfasciata)[2], ainsi que d'autres espèces nuisibles pour l'agriculture comme Schistocerca piceifrons, Schistocerca cancellata, Patanga succincta ou Anacridium melanorhodon[3].

Description

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La sous-famille des Cyrtacanthacridinae comprend principalement des sauterelles de grande ou de moyenne taille[4] caractérisées par la présence d'une épine prosternale bien développée[4],[2],[3], par l'absence d'épine apicale externe sur le tibia postérieur[4],[2] et, en particulier, par le fait que les angles internes des lobes mésosternaux, allongés longitudinalement[3], sont droits ou aigus mais non arrondis[4],[2],[3] et que leurs bords internes sont rectangulaires ou concaves mais jamais convexes[4],[2].

La forme des lobes mésosternaux est un caractère synapomorphique des Cyrtacanthacridinae car toutes les autres sous-familles d'acrididés présentent des lobes courts et plus larges avec les angles intérieurs arrondis. La présence d'un processus prosternal est un caractère plésiomorphe chez les Cyrtacanthacridinae car la plupart des sous-familles d'Acrididae de l'Ancien Monde possèdent ce caractère et sa disparition chez les Oedipodinae, les Acridinae et les Gomphocerinae constitue un caractère dérivé. Les Cyrtacanthacridinae ne pratiquent pas la communication acoustique caractéristique des orthoptères chanteurs et leurs membres ne possèdent donc pas de structures acoustiques[3].

Tous les membres de cette sous-famille présentent un motif sculpté en forme de perforations sur la crête frontale et de nombreux membres présentent des motifs sculptés distincts sur les faces latérales et dorsale du pronotum[3].

Tous les genres, à l'exception du genre Schistocerca, conservent une forme ancestrale des cerques chez le mâle qui se rétrécissent vers l'apex et présentent une forme conique ou triangulaire. Chez la plupart des genres de la famille, la plaque sous-génitale mâle est une simple structure conique. Ce caractère semble constituer une synapomorphie de la sous-famille bien qu'il existe des variations, notamment en termes de longueur et de largeur[3].

Le complexe phallique chez les Cyrtacanthacridinae est un caractère composite composé de quatre parties distinctes. L'épiphallus est une structure allongée latéralement située dorsalement par rapport au reste du complexe qui sert d'organe de préhension pendant l'accouplement. Le cingulum est la partie la plus volumineuse du complexe et il est fortement innervé et musclé. La partie antérieure du cingulum est une structure cuticulaire recouverte de nombreuses sensilles et la valve apicale de l'endophallus, organe proprement dit chargé du transfert du sperme, fait saillie au milieu. Le sclérite ectophallique se trouve ventralement au complexe phallique et il est probable qu'il serve de couverture protectrice à l'endophallus qui est fragile. Les Cyrtacanthacridinae ne possèdent pas d'ancres sur l'épiphallus qui sont clairement présentes chez les Acridinae, les Gomphocerinae et les Oedipodinae mais présentent à la place de petites projections sur la partie dorsale des lobes latéraux, ce qui constitue un caractère plésiomorphe. Les membre de cette sous-famille sont unis par la présence d'un seul sclérite ectophallique robuste et d'un processus gonopore robuste[3].

Systématique

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Si la dénomination "Cyrtacanthacridinae" a été pour la première fois utilisée par Eleanor Heist Slifer en 1939[5], la priorité pour les noms de groupes familiaux fondés sur le genre Cyrtacanthacris remonte à la dénomination "Cyrtacanthacrinae" utilisée par William Forsell Kirby en 1910[6].

Publication originale

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  • Kirby, W. F. 1910. Orthoptera saltatoria. A synonymic catalogue of Orthoptera. 3(2): 1-674. (p.358)

Liste des genres

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Anacridium aegyptium
Schistocerca gregaria
Acanthacris ruficornis, au Ghana.

Selon Orthoptera Species File ()[6] :

Références

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  1. Heiko Bellman et Gérard Chr. Luquet (trad. de l'allemand), Le guide des sauterelles, grillons et criquets d'Europe occidentale, Paris, Delachaux et Niestlé, coll. « Les guides du naturaliste », , 383 p. (ISBN 978-2-603-01564-3), p. 208
  2. 1 2 3 4 5 Lenoir, J. C. 2001. Phylogénie des Cyrtacanthacridinae (Orthoptera, Acrididae). DEA de Systématique Animale et Végétale. Muséum National d'Histoire Naturelle, 40 pages. (pdf)
  3. 1 2 3 4 5 6 7 8 Song, H., Wenzel, J. W. 2008: Phylogeny of bird-grasshopper subfamily Cyrtacanthacridinae (Orthoptera: Acrididae) and the evolution of locust phase polyphenism. Cladistics, 24: 515-542.
  4. 1 2 3 4 5 Uvarov, B. P. 1923. A Revision of the Old World Cyrtacanthacrini. I. Introduction an key to genera. The Annals and magazine of natural history, (9)11(64): 103-144. (p.130)
  5. Slifer, E. H. 1939. The internal genitalia of female Acridinae, Oedipodinae and Pauliniinae (Orthoptera, Acrididae). Journal of Morphology, 65(3): 437-469.
  6. 1 2 Orthoptera Species File (5 mai 2026)

Liens externes

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