Cypriniformes

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Les Cypriniformes sont un ordre de poissons d'eau douce. Le terme de carpe est quelquefois utilisé de façon générique pour les désigner. Cypriniformes est un ordre de poissons à nageoires rayonnées (Actinopterygii), regroupant notamment les carpes, vairons, loches et parentés. Cette ordre comptent cinq à six familles[3], plus de 320 genres et plus de 3250 espèces, avec de nouvelles espèces décrites tous les quelques mois ou plus, et de nouveaux genres reconnu fréquemment. Basé sur Wikipédia, le nombre d’espèces existantes décrites est d'environ 4147. Les Cypriniformes forment l’ordre le plus diversifié en Asie du sud, mais sont totalement absents de l'Australie et de l'Amérique du Sud[4].

Leurs plus proches parents vivants sont les Characiformes (Characidae et autres familles), les Gymnotiformes (anguille électrique et poissons couteaux américains) et les Siluriformes (silures)[5].

Description[modifier | modifier le code]

Comme les autres ordres du super-ordre Ostariophysi, les poissons cypriniformes possèdent un appareil de Weber. Cependant, ils diffèrent de la plupart de leurs parents en ayant seulement une nageoire dorsale sur le dos ; la plupart des autres poissons des Ostariophysi ont une petite nageoire adipeuse charnue derrière la nageoire dorsale. D'autres différences sont le « kinethmoid » du Cypriniformes - Alors que de nombreux acanthomorphes ont les mâchoires supérieures plus longues en ouvrant la bouche (donnée sur les ligaments entre les mâchoires supérieure et inférieure), les poissons cypriniformes emploient un mécanisme complexe intégrant plusieurs ligaments et un Os sésamoïde, le « kinethmoid » (Staab et Hernandez, 2010). Le « kinethmoid » est unique au clade, et une synapomorphie Cypriniformes, le groupe le plus diversifié au monde de poissons d'eau douce (Nelson, 2006)[6] - et le manque de dents dans la bouche. Au lieu de cela, ils ont des structures convergentes appelées dents pharyngées dans la gorge. Alors que d'autres groupes de poissons, tels que les Cichlidae, possèdent également des dents pharyngées, les dents des Cypriniformes moudre contre un tampon à mâcher sur la base du crâne, au lieu d’une mâchoire supérieure du pharynx[4].

La famille la plus notable est celle des Cyprinidae (carpes et ménés comme les Notropis) qui constituent les deux tiers de la diversité de l'ordre. Les Cyprinidae forment une des plus grandes familles de poissons, et est largement distribué à travers l'Afrique, l'Eurasie et l'Amérique du Nord. La plupart des espèces peuplent exclusivement les eaux douces, mais un nombre considérable se rencontrent dans l'eau saumâtre, comme le gardon ou la brème. Au moins une espèce se trouve dans l'eau salée, Tribolodon brandtii[7]. Les Cyprinidae rencontrer en eau saumâtre ou marines sont toujours anadrome[réf. souhaitée], et remonte en amont dans les rivières pour frayer. Les espèces inclus parfois dans la famille des Psilorhynchidae, semblent être des poissons parfaitement adaptées à la famille des Cyprinidae[8].

Les Balitoridae et Gyrinocheilidae sont des familles de ruisseau de montagne se nourrissent d'algues et de petits invertébrés. Ils se rencontrent seulement en Asie tropicale et subtropicale. Alors que les premiers sont un groupe riche en espèces, les seconds contiennent seulement une poignée d’espèces[9]. Les Catostomidae se rencontrent dans les régions tempérées d'Amérique du Nord et en Asie orientale[réf. souhaitée]. Ces grands poissons sont en apparence et dans leur écologie semblables aux carpes. Les membres des Cobitidae sont communs aux travers de l'Eurasie et d’une parties de l'Afrique du Nord[réf. souhaitée]. Un groupe de taille moyenne comme les poisson-ventouses[10], sont assez similaires à des poisson-chat dans leur apparence et leur comportement (ne pas confondre avec les loricariidae). Ils se nourrissent principalement hors du substrat et sont équipées de barbillons pour les aidés à trouvés leur nourriture dans la nuit ou dans des conditions obscures. Les poissons des familles Cobitidae, Balitoridae, Botiidae et Gyrinocheilidae sont communément appelés loches, bien qu'il semble que les Gyrinocheilidae ne fassent pas partie de la lignée des "vrais" loches, mais soient liées aux poisson-ventouses[11].

Systématique[modifier | modifier le code]

Cobitis taenia, "vraie" loche.
Nemacheilus chrysolaimos, loche franche, étroitement liée aux véritables loches, ici avec des barbillons.
Gyrinocheilus aymonieri, exemple de loche-ventouse, relativement éloigné des véritables loches.
Erimyzon sucetta, spécimen à petite ventouse.

Historiquement, l'ordre des Cypriniformes regroupait la majorité des espèces placés dans le super-ordre des Ostariophysi excepté les poissons-chats, qui ont été placés dans l'ordre Siluriformes. Selon cette définition, les Cypriniformes étaient paraphyletic, mais récemment les ordres Gonorhynchiformes, Characiformes (characins et associés), et Gymnotiformes (poissons-couteaux et anguilles électriques) ont été séparés pour former leurs propres ordres monophylétiques[12].

L'ordre des Cypriniformes est traditionnellement divisé en deux super-familles. La première sont les Cyprinioidea regroupant les carpes et ménés (Cyprinidae) - (selon certains, également les carpes de montagnes de la famille des Psilorhynchidae[4]). En 2012, Maurice Kottelat à examiner la super-famille des Cobitioidea et sous sa révision, elle se compose désormais des familles suivantes : Balitoridae, Barbuccidae, Botiidae, Catostomidae, Cobitidae (véritables loches), Ellopostomatidae, Gastromyzontidae, Gyrinocheilidae (loches suceurs), Nemacheilidae (loches de pierre), Serpenticobitidae et Vaillantellidae (loches à longues ailettes)[2].

La super-famille des Catostomoidea est généralement considérée comme un synonyme junior de Cobitioidea. Mais il semble également qu'elle pourrait être scindée en deux avec les familles Catostomidae et Gyrinocheilidae dans une super-famille distincte ; les Catostomoidea pourraient être les plus proche parents des carpes et ménés que des "vrais" loches. Alors que les Cyprinioidea semblent plus « primitif » que ses formes de "vraie" loches[4] mais, ils étaient apparemment suffisamment semblables pour ne jamais sortir de la niche écologique d'origine des Ostariophysi. Pourtant, à partir de la lignée principale éco-morphologique conservatrice, apparemment au moins deux grandes radiations bifurquèrent. Une diversification des espèces, passant des plaines vers les habitats fluviaux torrentielles et une acquisition des processus d'adaptations[11].

Les carpes de montagne sont très apomorphe a la famille des Cyprinidae, peut-être se rapprochant le plus des véritables carpes de la sous-famille des Cyprininae, ou peut-être aux « danionins » (les genres Danio, Rasbora, Devario etc). Alors que certains détails sur les structures phylogénétiques de cette famille massivement diversifié sont connus - par exemple sur les sous-familles des Cultrinae et Leuciscinae qui sont assez proches et se démarquent des Cyprininae - il n'y a pas encore de consensus parfaitement clair sur la bonne façon dont les principales lignées sont interdépendants. Une liste systématique, de la plus ancienne des lignées aux plus modernes, peut donc être donnée comme suit[11]:

Évolution[modifier | modifier le code]

Les Cypriniformes comprennent les espèces les plus primitives des Ostariophysi au sens étroit (i.e. hors Gonorynchiformes). Cela est attesté non seulement par des détails physiologiques, mais aussi par leur grande distribution, ce qui indique qu'ils eurent le plus de temps pour se répandre. Dans un premier temps les Cypriniformes auraient divergé des Characiphysi (Characiformes et parentés) probablement vers le Trias inférieur, il y a environ 250 millions d'années (Mya = PliocèneHolocène)[13]. Cependant, leur divergence eut probablement lieu seulement avec la scission de la Pangée dans le Jurassique, il y a peut-être 160.000.000 années. En 110 millions d’années, la preuve de la tectonique des plaques indique que les Cypriniformes de la Laurasie devaient être distincts de leurs parents du Gondwana[14].

Les Cypriniformes sont probablement originaires d'Asie du Sud et Est, là où la plus grande diversité de ce groupe se trouve aujourd'hui. L'hypothèse alternative est qu'ils seraient originaires d’Amérique du Sud, d’une même façon que les autres Otophysans. Si tel était le cas, ils se seraient propagés à travers l'Asie, l'Afrique ou l'Amérique du Nord avant que les continents se séparent, car ce sont purement des poissons d'eau douce. Bien que les Characiformes ont commencés à se diversifier et se propagés, ils peuvent l’avoir fait indépendamment des Cypriniformes basales en Amérique du Sud et Afrique. Mais plus tard ses derniers plus évolués survivaient et coexistaient avec les Characiformes[15].

Les premiers fossiles Cypriniform sont déjà assignable à la famille vivante des Catostomidae ; du Paléocène de l'Alberta, ils sont vieux de quelques 60 millions d'années. Au cours de l'Eocène (55-35 millions d'années), les Catostomidae et Cyprinidae se répartirent dans toute l'Asie. Dans l'Oligocène, il y a environ 30 millions d'années, les Cyprinidae plus avancés ont commencés à supplanter les Catostomidae partout où ils étaient sympatriques, entraînant une baisse des rejets. Les Cyprinidae atteignirent l'Amérique du Nord et l’Europe environ à la même époque, et l'Afrique au début du Miocène (certains entre 23-20 millions d'années). Les Cypriniformes répartis en Amérique du Nord par le Détroit de Béring, se sont formés puis disparus plusieurs fois, pendant plusieurs millions d'années d'évolution Cypriniform[15].

Relation à l'homme[modifier | modifier le code]

Les cyprinidés, en particulier, jouent un rôle important de diverses façons. De nombreuses espèces sont des poissons d’une importante alimentation, en particulier en Europe et en Asie. Certains sont très populaires comme poissons d’aquarium, dont les poissons rouges et carpes koï sont peut-être les plus célèbres. Les autres familles ont moins d'importance commerciale. Les Catostomidae ont une certaine importance dans la pêche à la ligne, et quelques "loches" sont élevés pour le commerce international des poissons d'aquarium.

Les populations introduites accidentellement ou délibérément de carpe commune (Cyprinus carpio) et de la carpe herbivore (Ctenopharyngodon idella) sont innombrables sur tous les continents excepter l'Antarctique. Dans certains cas, ces espèces exotiques ont un impact négatif sur l’environnement. Les Carpes en particulier attisent les lits des pécheurs, réduisent la clarté des eaux, ce qui rend difficile la pousse des plantes[16].

En sciences, l'un des membres les plus célèbres de l’ordre des Cypriniformes est le poisson-zèbre (Danio rerio). En effet cette espèce possède un des plus importants organismes, un des modèles de vertébrés, en sciences biologiques et biochimiques, des plus utilisés dans de nombreux types d'expériences. Comme, au début de son développement, le poisson zèbre à un corps presque transparent, il est idéal pour étudier la biologie du développement. Il est également utilisé pour l'élucidation des voies de signalisation biochimiques[17]. Danio rerio est également considéré comme de bon animal de compagnie, mais peut être timide et farouche à la lumière vive et dans des aquariums bondés et surpeuplés.

Menaces et extinctions[modifier | modifier le code]

Gila crassicauda éteint depuis environ les années 1960[18].
Epalzeorhynchos bicolor ou « labéo bicolor », en danger critique d'extinction à l'état sauvage[19].

La destruction des habitats, la construction de barrages de montagnes, les pollutions et la surpêche, dans certains cas pour la nourriture, ou le commerce des animaux ont poussé certains Cypriniformes au bord de l'extinction et même au-delà. En particulier, des cyprinidés d'Amérique du Nord et sud-ouest ont été sévèrement touchée ; un nombre considérable a entièrement disparu après règlementations par les Européens. Par exemple, en 1900 le chevesne (Gila crassicauda) était un des poissons d'eau douce des plus communs en Californie ; 70 ans plus tard plus un seul individu vivant existait.

Le communément appelé « labéo bicolor » ou « requin noir à queue rouge » (Epalzeorhynchos bicolor) rencontré à partir de la rivière « Mae Klong » au Pont de la rivière « Kwai » est peut-être éteint en milieu naturel, survivant seulement en captivité. Ironiquement, alors que la pollution et d'autres formes de surexploitation humaines ont entraîné sa disparition de son pays natal, il est élevé pour le commerce aquariophile par milliers. L’Ablette du Yarkon (Acanthobrama telavivensis) de la rivière « Yarkon » a dû être secourus en captivité de son extinction imminente en milieu naturel ; de nouvelles populations ont apparemment été établies grâce au succès de constitution de stock en captivité. Les Balitoridae et Cobitidae, quant à eux, contiennent un très grand nombre d'espèces dont l’essentiel de leurs modes de vies est inconnus, exceptés leurs colorations où leurs répartitions géographiques[20].

Espèces éteintes[modifier | modifier le code]

Liste des espèces Cypriniformes éteintes à l'échelle mondiale[20] :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.fishbase.org/Summary/OrdersSummary.php?order=Cypriniformes
  2. a, b, c, d, e, f et g Kottelat, M. (2012)
  3. FishBase (2005)
  4. a, b, c et d Nelson (2006)
  5. Saitoh et al. (2003), Briggs (2005)
  6. http://gradworks.umi.com/34/49/3449189.html
  7. Orlov & Sa-a {2007]
  8. FishBase (2004d,f), He et al. (2008)
  9. FishBase (2004a,e)
  10. FishBase (2004b,c)
  11. a, b et c He et al. (2008)
  12. Helfman et al. (1997): pp.228-229
  13. Saitoh et al. (2003)
  14. Briggs (2005), Nelson (2006)
  15. a et b Briggs (2005)
  16. GSMFC (2005), FFWCC [2008]
  17. http://www.zfin.org
  18. http://www.iucnredlist.org/details/9183/0
  19. http://www.iucnredlist.org/details/7807/0
  20. a et b IUCN (2007)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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