Cyperus alternifolius

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Cyperus alternifolius (ou Cyperus à feuilles alternes, ou Faux papyrus) est une espèce de plantes de la famille des Cyperaceae, originaire de Madagascar. Aussi appelée plante ombrelle, cette espèce est souvent vendue sous le nom commercial de « papyrus », terme impropre qui ne devrait être utilisé que pour désigner l'espèce Cyperus papyrus.

Description[modifier | modifier le code]

Fleurs vues de près

Port[modifier | modifier le code]

Le Cyperus alternifolius a un port dressé et peut atteindre 2 mètres de haut[1].

Feuilles[modifier | modifier le code]

Les feuilles, simples, linéaires et mesurant jusqu'à 30 centimètres de long, sont verticillées et forment une sorte d'ombelle.A la base de cette structure se trouvent 4 ou 5 feuilles très courtes[1].

Fleurs[modifier | modifier le code]

Cette espèce porte en été, sur ses feuilles, une ombelle formée de 10 à 20 rayons, où poussent à leur extrémité de petits groupes d'épillets aplatis : de minuscules fleurs brunes semblables à celles des graminées[1].

Fruits[modifier | modifier le code]

Les fruits sont des akènes[1].

Culture[modifier | modifier le code]

Mode de bouturage d'un sommet de tige, placée à l'envers dans l'eau.

Cyperus alternifolius peut se reproduire par bouturage : une tige plongée tête en bas dans l'eau va produire des racines puis de nouvelles tiges vers le haut.

Utilisation[modifier | modifier le code]

Il est cultivé dans le monde entier comme plante d'eau ou d'appartement.

Une variété naine à feuillage fin, Cyperus alternifolius 'Zumula' est commercialisée comme herbe à chat[2].

Caractère invasif[modifier | modifier le code]

L'introduction de Cyperus alternifolius en milieu naturel peut conduire au développement de populations de moustiques.

La prolifération de cette espèce au bord des cours d'eau est susceptible de provoquer des envasements, conduisant à leur tour à des inondations ou des gîtes larvaires pour les moustiques. En Nouvelle-Calédonie, où elle a été introduite en 1912[3] comme plante d'ornement[4], elle est considérée comme une plante envahissante[3]. Son transport, sa commercialisation, sa cession et son introduction dans le milieu naturel sont réglementés[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e GEE (Groupe Espèces Envahissantes), Plantes envahissantes pour les milieux naturels de Nouvelle-Calédonie, Nouméa, APICAN (Agence pour la Prévention et l'Indemnisation des Calamités Agricoles ou Naturelles), , 224 p., page 180
  2. L'herbe à chat sur le site Au jardin, consulté le 8 juillet 2015.
  3. a et b Vanessa Hequet, Mickaël Le Corre, Frédéric Rigault, Vincent Blanfort, Les espèces exotiques envahissantes de Nouvelle-Calédonie, IRD, Institut de Recherche pour le Développement, , 87 p. (lire en ligne), p. 17, p. 46
  4. Bernard Suprin, Mille et une plantes en Nouvelle-Calédonie, Nouméa, Editions Photosynthèse, , 382 p. (ISBN 9782952731638), p. 53

Liens externes[modifier | modifier le code]

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