Cymbalaire des murs

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Cymbalaria muralis

La Cymbalaire des murs (Cymbalaria muralis ou anciennement Linaria cymbalaria), encore appelée Linaire cymbalaire ou Ruine-de-Rome, est une plante herbacée vivace de la famille des Scrophulariaceae, selon la classification classique, ou des Plantaginaceae, selon la classification phylogénétique. Elle tapisse fréquemment les vieux murs de touffes aux feuilles arrondies et luisantes et aux petites fleurs violettes à la gorge tachée de jaune.

Phytonymie[modifier | modifier le code]

Le nom Cymbalaria dérive du latin cymba, « barque, nacelle », du fait de la forme des feuilles légèrement concave en forme de cymbale (plus caractéristique, d'ailleurs, chez l'ombilic que chez la cymbalaire.). L'épithète spécifique muralis fait référence à la paroi des vieux murs propice à l'accueil de cette espèces rupicole et explique ses noms vernaculaires (Lierre fleuri, Lierre des murs, Ruine de Rome)[1].

Description[modifier | modifier le code]

Appareil végétatif[modifier | modifier le code]

Plante herbacée, poussant en touffes, à tiges glabres généralement pourprées, filiformes, rampantes ou retombantes. Les feuilles alternes luisantes et charnues, longuement pétiolées, réniformes ou arrondies (ce qui les distingue des feuilles linéaires des Linaires), sont le plus souvent à cinq lobes, parfois plus. Le pourtour du limbe est souligné de pourpre.

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Appareil reproducteur[modifier | modifier le code]

Les petites fleurs axillaires solitaires sont portées par un très long pédoncule. De couleur lilas à violet (1 cm en moyenne), elles ressemblent beaucoup aux fleurs des Linaria, mais avec une corolle à deux lèvres, la supérieure bilobée, l'inférieure trilobée. La gorge de la corolle se resserre, formant une sorte de palais avec deux macules jaunes. Un éperon nectarifère court et courbé prolonge la corolle. Le calice, à cinq dents, est d'un violet beaucoup plus sombre que la corolle. La floraison va d'avril-mai à septembre (floraison plus précoce en région méditerranéenne). La pollinisation est entomogame et autogame

Les fruits sont des capsules glabres. Le pédoncule, après fructification se courbe, pour déposer les graines dans un interstice du substrat, participant à la dissémination par autochorie.

Écologie et habitat[modifier | modifier le code]

Plante vivace originaire du sud de l'Europe et d'Asie occidentale, naturalisée dans presque toute l'Europe. Son appellation commune, ruine de Rome, témoigne de son origine méditerranéenne. L'espèce s'est propagée dans de nombreuses régions françaises compte tenu de ses propriétés médicinales (notamment pour soigner la gale et le scorbut)[2]. Elle est ainsi devenue une espèce adventice envahissante, constituant la végétation banale de l'alliance du Cymbalario muralis – Asplenion rutae-murariae (classe des Parietarietea judaicae)[3].

Comme l'indique son nom, elle apprécie surtout les murs et les lieux rocheux, avec une petite préférence pour le calcaire, ainsi que les villes pour leurs températures plus clémentes[2].

Sous-espèces[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. François Couplan, Les plantes et leurs noms. Histoires insolites, Quae, , p. 52.
  2. a et b Ministère de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer, « Rome ruinée ou Rome en ruine », sur webzine-biodiversite.developpement-durable.gouv.fr (consulté le 28 mars 2018)
  3. Michel Botineau, Botanique systématique et appliquée des plantes à fleurs, Lavoisier, , p. 1060.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]