Cussangy

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Cussangy
Cussangy
Le lavoir de Lagesse.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Aube
Arrondissement Troyes
Intercommunalité Communauté de communes du Chaourçois et du Val d'Armance
Maire
Mandat
Benoît Carré-Patrois
2020-2026
Code postal 10210
Code commune 10120
Démographie
Gentilé Cussangeois, Cussangeoises
Population
municipale
239 hab. (2017 en augmentation de 13,81 % par rapport à 2012)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 01′ 07″ nord, 4° 06′ 12″ est
Superficie 21,39 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Troyes
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton des Riceys
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Cussangy

Cussangy est une commune française située dans le département de l'Aube, dans la région Grand Est. Ses habitants sont appelés les Cussangeois et les Cussangeoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village est entouré à l'est et au sud par des plateaux cultivés de céréales et d'oléagineux.

Il ne reste que quelques exploitations agricoles, dont un élevage laitier et un élevage allaitant.

Une exploitation champignonnière produit et commercialise des pleurotes et des champignons de Paris.

Au nord, la vaste forêt de Cussangy, d’environ 800 hectares, s'étend jusqu'à Chaource. C'est une forêt constitué essentiellement de feuillus : chênes, charmes, acacias, bouleaux, merisiers. Les bois sont communaux (270 hectares environ) ou privés.

Autour du village, subsistent des prés entourés de haies.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Cussangy est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 1],[1],[2].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Troyes, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 209 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[3],[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les sources[modifier | modifier le code]

Il y a une note sur l'histoire de cette commune Seigneuries et droits communaux dans le Dictionnaire historique de la Champagne méridionale de Mgr Roserot de Melin (trois volumes, Langres, 1942 -1948, nouvelle édition : éditions Laffite reprints, Marseille, 1983).

Par ailleurs, les archives de l'Aube ont mis en ligne sur leur site, les recensements de la population de la commune entre 1841 et 1931, les tables décennales et des reproductions du cadastre de 1830.

Services et notabilités à Cussangy : XIXe et début du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Paroisse et prêtres desservants[modifier | modifier le code]

Jusqu'à la Première Guerre mondiale, les recensements font mention des curés ou desservants de la paroisse de Cussangy. Ils résident rue de l'Épine, en face de l'église, et assurent les services religieux à Cussangy et à Vallières. Après la guerre de 1914-1918, il n'y a plus de prêtre résidant, et la solide maison du presbytère est transformée en bureau de poste.

Entre les recensements de 1841 et 1911, cinq curés se sont succédé à Cussangy :

  • Jean-Claude Guyot ;
  • Pierre Urbain Simonnot, né à Troyes le 28 mai 1808 ;
  • Aristide Stingre, né à Bayel le 17 décembre 1840 ;
  • Henri Rémy, né à Chaource le 13 mars 1854 ;
  • René Thiney, né à Bernon le 29 février 1876.

Les recensements nous donnent des éléments de leur mode de vie. Ils ont rarement eu une domestique. Ils vivent avec leur vieille mère veuve. Deux d'entre eux ont un « pensionnaire », jeune de dix ans, natif d'une autre commune. Ces petits notables locaux, les curés, sont originaires du département.

Leur disparition peut s'expliquer par plusieurs facteurs : la déchristianisation souvent notée dans cette partie du Bassin Parisien, et surtout la baisse importante de la population de Cussangy. La population a décru de 690 habitants en 1836 à 411 habitants en 1911. La décroissance de la population est également observée à Vallières, paroisse qui était desservie par le curé de Cussangy (429 habitants en 1831, seulement 280 en 1911). Après la Grande Guerre, l'évêché de Troyes a regroupé ces deux paroisses avec celle de Chesley.

Maîtres d'école et maison d'école[modifier | modifier le code]

Les instituteurs qui se sont succédé à Cussangy, y sont restés plus ou moins longtemps.

Certains n'y restent que le temps d'un recensement : Pierre Champfort en 1836, Pierre Prunier en 1851, Hélène Hérard et Achille Payeur en 1876. Ces maîtres sont souvent jeunes : Pierre Champfort a 22 ans, Pierre Prunier 26. Hélène Hérard et Achille Payeur n'ont respectivement que 27 et 33 ans. Pour les plus jeunes, Cussangy n'est probablement qu'un début de carrière.

D'autres maîtres séjournent plus longtemps dans la commune. Hilaire Guilleminot et Alcide Bazin sont relevés lors de deux recensements successifs : le premier en 1841 et 1846, le second en 1911 et 1921. Au XIXe siècle, le maître qui a passé une longue partie de sa carrière à Cussangy est Grand Just Grados, né à Chesley le 3 juillet 1814. Les recensements le répertorient en 1856, 1866, 1872. Ce long séjour peut s'expliquer par ses attaches familiales ; sa femme Claire Rollin est née le 28 janvier 1814 à Cussangy. Ils s'y sont mariés le 19 novembre 1838. Après sa retraite, Grand Just restera à Cussangy et y résidera rue de Chavigny avec son épouse. De même, Ferdinand Laroche a enseigné à Cussangy le temps de trois recensements : 1886, 1896, 1901.

Le grand nombre d'enfants a souvent nécessité la présence de deux enseignants simultanément. La solution du couple d'instituteurs apparaît avec Alcide et Juliette Bazin, au début du XXe siècle. Gabriel et Alice Rousseau prennent ensuite la relève. Ce besoin d'instituteurs s'explique par des familles plus nombreuses qu'aujourd'hui et par le nombre souvent élevé d'enfants en nourrice ou d'enfants de l'Assistance Publique.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1965 1975 Ernest Fauche    
1978 1989 Gisèle Leboudec    
1989 1995 Michel Rollin    
mars 2001 avril 2012 André Hussenet[5]    
avril 2012 En cours Benoît Carré-Patrois[6] DVD Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[8].

En 2017, la commune comptait 239 habitants[Note 3], en augmentation de 13,81 % par rapport à 2012 (Aube : +1,44 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
655725747685682690691679665
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
616598552566538522508461439
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
415415401332338336327304301
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
263282258225209199200210231
2017 - - - - - - - -
239--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Léger, dont le portail est flamboyant, date du XVIe siècle (ISMH : 29 mai 1926). Le clocher a été construit entre 1826 et 1828[11]. L'édifice vient d'être en partie restauré. À l'intérieur des verrières du XVIe siècle et des restes de fresque de la même époque sont visibles. L'orgue du XIXe siècle attend une restauration, une association a été créée dans ce but.
  • Deux lavoirs anciens de type « impluvium » romain : le lavoir de Roma et le lavoir du Landion rappellent la vie traditionnelle et le travail féminin dans le monde rural.
  • Une belle ferme ancienne avec pigeonnier datant des XVIIe et XVIIIe siècles se trouve dans le village, sur la départementale qui relie Chaource à Tonnerre.
  • Dans le village, on trouve côte à côte la mairie et l'école construites au XIXe siècle.

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 6 novembre 2020)
  2. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 6 novembre 2020)
  3. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 6 novembre 2020)
  4. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 6 novembre 2020)
  5. Conseil général de l'Aube mise à jour au 10 avril 2008
  6. « La mairie aux mains de Jean-Louis Laffrat », sur L'Est-Éclair, (consulté le 2 mai 2012)
  7. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  11. Marguerite Beau : Essai sur l'architecture religieuse de la Champagne méridionale auboise hors Troyes. La renaissance, 1991

Liens externes[modifier | modifier le code]

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