Culture mongole

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant un élément culturel image illustrant la Mongolie
Cet article est une ébauche concernant un élément culturel et la Mongolie.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

Consultez la liste des tâches à accomplir en page de discussion.

Cet article traite des divers aspects de la culture mongole, en Mongolie, en Mongolie intérieure et sur les marges des pays limitrophes.

Symboles nationaux[modifier | modifier le code]

Drapeau national

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Musées[modifier | modifier le code]

Monuments prestigieux[modifier | modifier le code]

La « Stupa d'Or » de Erdene Zuu

Liste du Patrimoine mondial[modifier | modifier le code]

Le programme Patrimoine mondial (UNESCO, 1971) a inscrit dans sa liste du Patrimoine mondial (au 12/01/2016) : Liste du patrimoine mondial en Mongolie.

Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité[modifier | modifier le code]

Le programme Patrimoine culturel immatériel (UNESCO, 2003) a inscrit dans sa liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité (au 12/01/2016) :

  • 2008 : La musique traditionnelle du Morin Khuur[1].
  • 2008 : L’Urtiin Duu, chants longs traditionnels populaires (Mongolie – Chine)[2].
  • 2010 : L’art traditionnel du Khöömei mongol[3].
  • 2010 : Le Naadam, festival traditionnel mongol[4].
  • 2013 : L’artisanat traditionnel du ger mongol et les coutumes associées[5].
  • 2014 : Le tir aux osselets mongol[6].

Registre international Mémoire du monde[modifier | modifier le code]

Le programme Mémoire du monde (UNESCO, 1992) a inscrit dans son registre international Mémoire du monde (au 15/01/2016) :

  • 2011 : Lu.“Altan Tobchi” : Histoire d'or écrite en 1651[7],
  • 2011 : Tanjur mongol[8],
  • 2013 : Kanjour écrit aux 9 pierres précieuses[9].

Artisanat[modifier | modifier le code]

Les artisans de Mongolie produisent et vendent aux touristes :

  • Des produits textiles en cachemire (écharpe, plaid...); le pays fournit 90 % de la production mondiale du célèbre lainage et les prix y sont 4 à 5 fois moins chers que dans les pays développés.
  • Des chaussons en poil de chameau et des bottes en cuir de cavaliers mongols
  • Le deel qui est le manteau traditionnel
  • Des yourtes complètes et le mobilier adéquat[10].

Cuisine mongole[modifier | modifier le code]

Khuushuur
Article détaillé : Cuisine mongole.

Fêtes et festivals[modifier | modifier le code]

  • Festival de Naadam. Ce festival célèbre l'indépendance de la Mongolie par rapport à la Chine. Il a lieu en juillet et se compose des sports traditionnels mongols : tir à l'arc, courses de chevaux, lutte mongole.
  • Fête de Tsagaan_Sar, le Nouvel An Mongol, qui se tient au mois de janvier ou février en fonction du calendrier lunaire[11].
  • Festival de glace du lac Khövsgöl, au mois de février. il annonce la fin prochaine de l'hiver et l'espoir des beaux jours. Il a lieu sur le lac qui est un des plus profonds du monde. Les tribus Darkhad et Tsaatan transforment sa surface translucide aux nuances bleutées et craquelée en un immense terrain de jeu sur lequel se déroule des compétitions de patin à glace en bottes et en vêtements traditionnels, des courses de traîneaux tirés par des chevaux, des luttes, des jeux de traction à la corde et des courses de rennes. Des yourtes de glace sont aussi construites et sont de véritables chefs-d'œuvre d'architecture. Les Chamans bénissent les jeux en invoquant les esprits de la nature et entrent en transe.

Jeux[modifier | modifier le code]

Langues des régions mongoles[modifier | modifier le code]

Article détaillé : langues mongoles.
  • Evenki (langue toungouse)
  • Kazakh (langue turque)
  • Mongol Khalkha (dialecte vernaculaire)
  • Bouriate (langue mongole)
  • Chinois (Mandarin), très minoritaire en Mongolie Environ 25 000 locuteurs. Langue Universitaire. Majoritaire en Mongolie-Intérieure (principalement dialecte du Shanxi du Mandarin du Nord).
  • Russe, environ 20 000 locuteurs, surtout des bilingues Kazakh/Russe, et Mongol/Russe. Langue Universitaire.
  • Anglais, enseigné pour le tourisme, et le commerce international. Langue Universitaire.

Écritures mongoles[modifier | modifier le code]

Article détaillé : écritures mongoles.

Au fil de l'histoire les langues mongoles ont utilisé plusieurs écritures. Les Köktürks, des turco-mongols (proto-mongols ?) utilisaient l'alphabet de l'Orkhon, on a trouvé des traces de cette écriture sous forme de pétroglyphes, surtout dans la vallée de l'Orkhon, en Mongolie. Elle était surtout utilisée pour noter le Köktürk.

L'écriture mongole qui a été le plus longuement utilisée dans l'histoire est le mongol bichig, utilisée au moins depuis l'époque de Gengis Khan et tirée de l'alphabet ouïghour.

Sous la dynastie Yuan, l'Écriture phags-pa a été une écriture officielle pendant environ un siècle, elle est tombée en désuétude avec la chute de la dynastie.

Différentes autres écritures comme le soyombo sont restées marginales dans leur utilisation.

Musique mongole[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Musique mongole.
Musicien traditionnel

La musique mongole est un élément important de la société traditionnelle mongole, et les Mongols pensent qu'elle appelle la bonne fortune. Les chants sont chantés n'importe où, pour passer le temps, bercer les bébés, porter chance lors des célébrations nationales ou encore encourager les enfants à étudier. La musique est également jouée avec de nombreux instruments traditionnels ; soit en accompagnement des chansons ou danses, soit en tant que telle.

Les premiers instruments de musique utilisés en Mongolie étaient des percussions, comme on peut s'en apercevoir sur les pétroglyphes hérités de cette époque. Les Huns utilisaient des tambours, cors, flûtes, pi-pa (sortes de mandoline) et des instruments à cordes que l'on faisait vibrer grâce à un arc. Durant l'époque de l'État de Sianbe (IIIe et IVe siècles), 80 types d'instruments étaient joués à la cour du roi lors de célébrations importantes. Il est notoire que Koubilaï Khan employait 412 musiciens professionnels.

Les principaux instruments associés à l'art folklorique mongol sont de nos jours, le Dombra, le khuuchir, le limbe, le morin khuur, le shanz, le yatga et le yochin.

Le khöömii est un chant diphonique lyrique et puissant qui requiert du chanteur qu'il génère deux notes à la fois. Il est accompagné au luth et à la vièle à tête de cheval(morin khuur).

Médecine mongole traditionnelle[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Médecine mongole traditionnelle.

La médecine traditionnelle mongole est une médecine basée sur les plantes, elle est réputée dans l'ensemble de la Chine et notamment au Tibet. L'Université de médecine de Mongolie-Intérieure (zh) (内蒙古医科大学) à ouvert en 1956 à Hohhot[12].

Mythologie mongole[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Mythologie mongole.

Rites et religion[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Rites et religion en Mongolie .

L'animisme et le chamanisme sont les plus anciennes religions mongoles, elles sont encore très actives aujourd'hui et on imprégnée le bouddhisme, religion d'État entre le XVe siècle et le début du XX et depuis les années 1990, dans ce que l'on appelle le chamanisme jaune. Dans les Mongolies, les Mongols bouriates et les Toungouses evenks pratiquent davantage les chamanismes anciens que le chamanisme jaune.

L'animisme[modifier | modifier le code]

Les croyances animistes sont très vives en Mongolie. Longtemps réprimées sous l'ère soviéto-communiste, les traditions chamanistes et les chamans, hommes et femmes, ont refait leur apparition depuis le milieu des années 1990. Toutes les tribus nomades tentent de vivre en osmose avec la nature.

Le chamanisme[modifier | modifier le code]

L'imaginaire et la culture chamanique sont omniprésents dans la tradition orale des mongols.

Le christianisme[modifier | modifier le code]

Le Nestorianisme est apparu assez tôt en Mongolie, c'était la religion de Sorgaqtani beqi, la mère de Möngke et Kubilai Khan, deux Khagans de l'Empire mongol, et petits-fils de Gengis Khan.

L'islam[modifier | modifier le code]

On trouve de nombreuses mosquées dans les régions mongoles, mais elles sont davantage fréquentées par les Kazakhs (Ouest de la Mongolie et de la Mongolie-Intérieure, Nord du Xinjiang dans l'ancienne Dzoungarie) ou par les Hui (mongolie-Intérieure (Hohot, Ordos), Qinghai/Khokhonuur, (Xining)) et Ouïghour (Hohhot).

Le bouddhisme[modifier | modifier le code]

La religion officielle imposée de la Mongolie est le bouddhisme tibétain, une forme distinctive de Vajrayana. Le bouddhisme tibétain est pratiqué dans de nombreuses région de Chine, non seulement au Tibet, mais aussi en Mongolie-Intérieure, à Pékin (la majorité des temples bouddhistes de Pékin pratiquent le bouddhisme tibétain), et dans les provinces chinoises su Shanxi, Shaanxi, Hebei, Qinghai, Sichuan, Yunnan. Il est également pratiqué en Mongolie et dans différentes Républiques de la fédération de Russie, comme en République de Bouriatie, République de Touva, ou encore République de Kalmoukie.

C'est Altan Khan (1507-1582) qui rétablit les liens entre la Mongolie et les chefs religieux du Tibet. Il créa et offrit le titre de dalaï-lama (« Océan de Sagesse ») à Sonam Gyatso, chef du courant réformateur Guélougpa, titre qui fut appliqué rétrospectivement à ses deux prédécesseurs(Gedun Drub et Gedun Gyatso). Il invita deux fois Sonam Gyatso, le troisième dalaï-lama, en Mongolie (1569, 1578) et se convertit au bouddhisme tibétain durant la seconde visite du lama.

Pendant la période communiste, et surtout en 1939, les monastères bouddhistes ont été vandalisés ou ont été détruits totalement.

Sports[modifier | modifier le code]

Lutte : Combat traditionnel de Burumbators (guerriers) au festival Naadam près de Oulan-Bator

Les trois sports nationaux pratiqués lors des festivités du nouvel an sont :

  • Lutte mongole (bökh)
  • Tir à l'arc
  • Courses de chevaux. Les courses de chevaux ne sont pas les mêmes qu'en Occident. Il s'agit de longues courses dans la campagne, les chevaux de 2 ans parcourent 15 km et les adultes 75 km. Chaque famille peut y présenter un cheval. Les chevaux sont montés par des enfants de moins de 12 ans puisque grâce à leur légèreté infantiles ils permettent au cheval de courir plus vite. On dit qu'un cheval montre sa bravoure lorsqu'il peut être conduit même par un tout petit. Le vainqueur de la course rapporte un grand honneur pour toute sa famille.

Habitat[modifier | modifier le code]

Yourtes mongoles
Article détaillé : Yourte.

La yourte est la principale image de l'habitat mongol. démontable et montable en quelques dizaines de minutes, elle est adaptée à la vie traditionnellement nomade des peuples mongols. Les différentes cultures utilisent cependant différentes formes d'habitat. Le tipi est utilisé par les peuples toungouses, proches des mongols, dans l'Est des régions mongoles, notamment par les Evenkis.

Aujourd'hui, on trouve dans les grandes villes de Mongolie comme de Mongolie-Intérieure une majorité d'immeubles collectifs de plusieurs étages en dur.

Dans les steppes de Mongolie-Intérieure et des hauts-plateaux du Qinghai, il existe également de nombreux habitats en forme de yourtes, mais faits de brique et ciment.

À Oulan-Bator, de nombreux sédentaires ont choisi des maisons individuelles utilisant des yourtes, mais entourées de palissades, à l'image des pavillons des villes occidentales.

Pavillons dans le style de Sainshand, aïmag de Dornogovi, Mongolie.

Littérature[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Littérature mongole.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

L'historien français Jean-Paul Roux a écrit de nombreux livres sur l'histoire et la culture mongole, dont :

  • Babur. Histoire des Grands Moghols (Fayard, 1986)
  • Tamerlan (Fayard, 1991)
  • Histoire de l'Empire mongol (Fayard, 1993)
  • Gengis Khan et l'Empire mongol (« Découvertes » Gallimard, 2002)
  • Patrick Fischmann et Gombojav Mend-Ooyo, Contes des sages de Mongolie (Éditions du Seuil, 2012)
  • Tergel Khulganai, Gombojav Mend-Ooyo et Gurbazar Shagdarsuren, Trois poèmes de Mongolie (Éditions Jentayu, 2015)
  • (en) Timothy Michael May, Culture and Customs of Mongolia, ABC-CLIO/Greenwood, 2008, 204 p. (ISBN 978-0-31333-983-7)

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • La calligraphie mongole, Fonds UNESCO du Patrimoine culturel immatériel de l'humanité, 2013, DVD-Rom (10 min) + documents d'accompagnement

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]