Cube (film)

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Cube
Réalisation Vincenzo Natali
Scénario André Bijelic,
Graeme Manson,
Vincenzo Natali
Acteurs principaux
Sociétés de production Metropolitan Filmexport
Pays d’origine Drapeau du Canada Canada
Genre Science-fiction
Durée 90 minutes
Sortie 1997

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Cube est un film de science-fiction horrifique canadien réalisé par Vincenzo Natali, sorti en 1997. Une suite, Cube 2, est sortie en 2002 et une préquelle, Cube Zero, directement en vidéo en 2004.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Un homme s’éveille au centre d’une pièce cubique vide, possédant des issues au centre de toutes ses faces. Il utilise une des trappes pour la quitter et se retrouve dans une pièce identique à l’exception de la couleur. Sans avertissement, il est tué par un grillage de fils de rasoirs qui le découpent en morceaux.

Dans des pièces adjacentes, cinq personnes se rencontrent, vêtues de façon identique, toutes ignorant la raison de leur présence dans ce lieu et ne se souvenant pas de leurs arrivées respectives mais Quentin, un policier, informe les autres que certaines pièces sont mortelles, ayant réchappé à l’une d’elles. Rennes, une des personnes présentes, le sait et utilise ses bottes pour tester la dangerosité des pièces. En passant dans la pièce suivante, Leaven, toujours au lycée mais très douée en mathématiques, note la présence de numéros sur le bord des pièces. Quentin reconnait Rennes et l’identifie comme étant un malfrat, spécialiste de l’évasion. Holloway annonce qu’elle est médecin, et adepte des théories du complot, déclarant que seul le gouvernement peut les avoir conduits ici tandis que Worth annonce qu’il n’a aucune particularité dans la vie. Lors du passage dans la pièce suivante, Rennes est tué, aspergé par un puissant acide qui lui dissout la face. Les rescapés comprennent que les pièces sont dotées de capteurs différents.

En regardant les numéros de plus près, Leaven détermine que les pièces identifiées par une série de nombre premiers sont piégées, ce qui permet au groupe de progresser. Ils sont vite rejoints par Kazan, un jeune handicapé mental que Holloway prend sous sa protection. La tension s’accroit quand Quentin manque de mourir dans une pièce réputée sûre, ce qui fait comprendre à Leaven que la clé de l’énigme est plus complexe qu’au premier abord. Une dispute avec Worth permet au groupe d’apprendre qu’en réalité il a participé à la construction du Cube, ayant dessiné la coquille externe de l’engin. Leaven mesure la taille de l’engin et détermine qu’il y a plus de 17000 pièces cubiques. Elle comprend aussi la logique des nombres, ces derniers donnant aussi leurs emplacements sur un plan en trois dimensions.

Le groupe tente de rejoindre un des bords du cube mais une couche de pièces piégées en interdisent l’accès. Quentin décide de passer par l’une pourvue de détecteurs acoustiques. Un par un, les enfermés passent dans le plus grand silence mais Kazan manque de tuer Quentin en poussant un court cri de bonheur, ce qui provoque la colère du policier qui perd de plus en plus ses nerfs et en vient aux mains avec Holloway. Parvenu au bord du cube, le groupe voit la coquille externe, sans issue visible. Etant la plus légère, Holloway est attachée à une corde de fortune pour explorer les alentours mais une des secousses régulières de l’endroit lui fait perdre l’équilibre. Quentin la rattrape mais le policier la lâche dans le vide en fin de compte, prétendant que sa main a glissé.

Worth intervient quand Quentin commence à laisser libre court à ses fantasmes envers Leaven mais le policier le bat et le jette dans la pièce du dessous. Worth se met alors à rire de façon hystérique. Il a atterri à côté du cadavre de Rennes et le groupe ne comprend pas comment ils ont pu tourner en rond. Worth émet l’hypothèse que les pièces du cube se déplacent de façon régulière, ce que Leaven confirme en perçant le dernier secret des nombres. Mais rejoindre le cube permettant de rallier la sortie est impossible selon elle sans un ordinateur pour calculer les facteurs correspondant. En répétant les chiffres, Leaven comprend que Kazan est capable d’effectuer ces calculs compliqués en un instant.

Worth attaque alors Quentin pour permettre à ses amis de prendre de l’avance afin de le semer. Parvenus dans le cube de sortie, Leaven comprend en relisant les nombres qu’ils sont revenus dans la pièce du départ, et que tout ce qu’ils auraient dû faire, c’était d’attendre que le cube se mette en bonne position. Mais Quentin surgit et tue Leaven en la poignardant avec un levier. Worth est lui aussi mortellement touché après qu’il ait permis à Kazan de regagner la sortie. Il retient Quentin par les pieds afin de le coincer et le policier meurt décapité quand le cube bouge à nouveau. Kazan se retrouve dans une pièce violemment éclairée et son corps disparait à l’image dans un océan de blanc.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

Métaphores[modifier | modifier le code]

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Le film Cube peut être considéré comme une sorte de métaphore du conditionnement des êtres humains dans la société. Chacun des personnages a une fonction définie censée aider à résoudre l'énigme, mais les prisonniers du cube s'en rendent difficilement compte et se divisent au lieu de s'unir dans le but de trouver la sortie. Sur les six victimes, seules deux sont tuées par le Cube, les autres s'entretuent ou se laissent mourir. Certains dialogues du film vont également dans ce sens :

  • « Si l'on sépare bien les secteurs d'activité, la main gauche ignore ce que fait la main droite, et personne ne rencontre jamais le cerveau. » ;
  • « C'est un peu difficile à admettre, mais il n'y a pas de conspiration, et pas de cerveau démoniaque. Il s'agit d'une erreur. » ;
  • « Vous devez avoir en tête que ce que vous avez en face de vous. C'est ça le vrai défi, c'est réussir à vous sauver de vous-mêmes. » ;
  • « Je pense que nous devons nous poser les vraies questions : Qu'est-ce que ça veut et qu'est-ce que ça pense ? » ;
  • « – Il n'y a rien qui me donne envie d'aller dehors. – Qu'est-ce qu'il y a dehors ? – Une bêtise humaine illimitée. »

Récompenses et distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]