Cryptomonnaie

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Capitalisations boursières des cryptomonnaies en octobre 2017

Une cryptomonnaie, dite aussi cryptoactif, cryptodevise ou monnaie cryptographique, est une monnaie unique ou utilisable sur un réseau informatique décentralisé, de pair à pair. Elle est fondée sur les principes de la cryptographie et intègre l'utilisateur dans les processus d'émission et de règlement des transactions[1],[2],[3]. Le terme « crypto-actif » fait référence à « des actifs virtuels stockés sur un support électronique permettant à une communauté d’utilisateurs les acceptant en paiement de réaliser des transactions sans avoir à recourir à la monnaie légale. »[4].

En France, la Banque de France différencie les cryptomonnaies des titres de reconnaissance de dette. Elle les reconnaît sous la définition de « tout instrument contenant sous forme numérique des unités de valeur non monétaire pouvant être conservées ou être transférées dans le but d’acquérir un bien ou un service, mais ne représentant pas de créance sur l’émetteur »[5].

Présentation[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui, toutes les cryptomonnaies sont des monnaies alternatives, car elles n'ont de cours légal dans aucun pays (c'est à dire adossé à un État).

Les cryptomonnaies utilisent un système de validation (par exemple par la preuve de travail) pour les protéger des contrefaçons électroniques. De nombreuses cryptomonnaies ont été développées depuis la première implémentation complète qu'a été le bitcoin[1],[3],[6],[7],[8],[9],[10], introduite en 2009, par James Kapo[réf. nécessaire]

Sauf exceptions, la majorité des cryptomonnaies est conçue pour que la création de nouvelles unités de monnaie soit graduelle, tout en plaçant, pour la plupart d'entre elles, un plafond (une quantité maximale) à la masse monétaire qui sera à terme en circulation. Ceci est fait dans le but d'imiter la rareté (et la valeur) des métaux précieux et d'éviter l'hyperinflation[11].

Comparées aux monnaies ordinaires maintenues par des institutions financières ou gardées en espèce, les cryptomonnaies sont gérées par un grand livre de comptes ouvert et consultable par tous (la blockchain) qui répertorie l'ensemble des transactions depuis l'origine.

Une cryptomonnaie n'est donc pas occulte dans la mesure où n'importe quelle transaction est consultable sur Internet avec mention de l'adresse électronique des comptes émetteur et receveur ainsi que du montant de la transaction. Pour autant, ces transactions sont en principe infalsifiables et inviolables, grâce au recours intensif à la cryptographie (faillible via une attaque des 51%). Notons qu'il existe des exceptions à la règle de l'anonymat, comme le Darkcoin[12], le Zerocoin[13],[14],[15],[16], le Bytecoin[réf. nécessaire] et le Black Coin[réf. nécessaire].

Histoire des cryptomonnaies[modifier | modifier le code]

1998 -2009 : les origines, une diffusion confidentielle[modifier | modifier le code]

En 1998, Wei Dai a publié une description de « b-money », un système électronique de trésorerie anonyme. Peu après, Nick Szabo a créé le « Bit Gold » qui demandait aux utilisateurs de compléter une fonction de preuve de travail dont les solutions étaient chiffrées, mises ensembles et publiées. Le Bitcoin, créé en 2009 par un développeur (ou un groupe de développeurs) de logiciel utilisant le pseudonyme de Satoshi Nakamoto, utilise l'algorithme SHA-256 comme système de preuve de travail[6],[17],[18].

Plus tard, d'autres cryptomonnaies majeures ont été développées, comme le Litecoin (qui utilise scrypt comme preuve de travail et a des confirmations de transaction plus rapide), le Peercoin (qui utilise un système hybride de preuve de travail et a une inflation de 1 %) et le Namecoin (qui sert de DNS décentralisé, qui rend la censure d'Internet plus difficile) ont été créées[1].

Plusieurs autres cryptomonnaies ont été créées : toutes n'ont pas connu le succès, notamment celles apportant peu d'innovation.

2011-2014 à aujourd'hui : la diffusion vers le grand public via les médias, puis l'apparition de la 2e génération[modifier | modifier le code]

Durant les premières années d'existence, les cryptomonnaies ont gagné peu à peu l'attention des médias et du public[19]. Depuis 2011, l'intérêt a rapidement augmenté, notamment durant la rapide montée du cours du Bitcoin en avril 2013. À partir de 2014, une seconde génération de cryptomonnaies est apparue, comme Monero, Ethereum et Nxt avec de nouvelles fonctionnalités telles que des adresses de furtivité, des contrats intelligents, le recours à des chaînes de bloc latérales ou adossées à des actifs tels que l'or.

Aujourd'hui, les représentants de plusieurs banques centrales ont déclaré que l'adoption de cryptomonnaies telles que Bitcoin pose un défi important pour la capacité des banques centrales à influencer le prix du crédit pour toute l'économie. Ils ont également estimé que la popularité croissante des cryptomonnaies commerciales risque de faire perdre la confiance des consommateurs dans les monnaies fiduciaires. Enfin, Gareth Murphy, un représentant de la banque centrale américaine, a déclaré que « l'utilisation généralisée [des cryptomonnaies] rendrait plus difficile pour les organismes statistiques de recueillir des données sur l'activité économique, elles-mêmes utilisées par les gouvernements pour orienter l'économie ». Il avertit que les cryptomonnaies constituent un nouveau défi pour le contrôle des fonctions importantes de la politique monétaire et de change des banques centrales[20].

Un entrepreneur, fondateur de Robocoin, a lancé le premier distributeur automatique de bitcoins aux États-Unis le 20 février 2014. Le kiosque, installé à Austin dans le Texas, est similaire aux guichets automatiques bancaires, mais dispose de scanners pour lire les cartes d'identité afin de confirmer l'identité des utilisateurs[21].

En 2018, le marché est en baisse en comparaison à sa fin d'année 2017. Cependant, le nombre d'offres d'emploi dans le secteur ne cesse de progresser.[22]

Les générations de cryptomonnaies[23],[24][modifier | modifier le code]

Les médias et sites spécialisés font maintenant de plus en plus la distinction entre les cryptomonnaies de 1e, 2e et 3e générations.

  1. La première génération est représentée par le Bitcoin. Solidement implanté, initiateur de l'engouement médiatique et public pour les cryptomonnaies, il souffre de lacunes régulièrement pointées, comme sa lenteur, sa taille de bloc relativement faible, etc.
  2. Une deuxième génération a émergé, présentant suivant les versions soit des améliorations mineures, soit des innovations technologiques permettant de nouvelles fonctions. L'archétype de cette deuxième génération est l'Ethereum (qui est dérivé du code source de Bitcoin), et qui a apporté les contrats intelligents (smart contracts).
  3. La troisième génération : constatant de nouvelles limitations, de nouvelles cryptomonnaies ont vu le jour, comme EOS.IO, Cardano, (ADA), AION, ICON (ICX) et Raiden Network (RDN), pour les plus connues. Là encore, EOS.IO est elle même dérivée d'Ethereum. Elles apportent elles aussi leur lot d'innovation, mais, en août 2018, aucune n'a pour l'instant pris l'ascendant sur les autres.

Cryptomonnaies d'états[modifier | modifier le code]

  • Au Canada et à Singapour, des institutions envisagent également de développer des systèmes de paiement officiels en cryptomonnaie[25].
  • En 2018, les Îles Marshall deviennent le premier pays au monde à lancer une cryptomonnaie légale[27].
  • En 2018, le président vénézuélien Nicolas Maduro crée une crypromonnaie, le petro, ancré sur le prix du baril de pétrole, dans le but de contourner les sanctions américaines[28].
  • En 2018, la Turquie envisage elle aussi sa monnaie, le Turkcoin, pour dynamiser l'économie[29].
  • En 2018, l'Iran pense créer une cryptomonnaie nationale, basée sur le bitcoin, pour contrer la chute de la monnaie nationale du fait du retour des sanctions américaines[30],[31].

Différence entre cryptomonnaie et monnaie[modifier | modifier le code]

De manière générale, le statut juridique des cryptomonnaies varie considérablement d'un pays à l'autre. Pour certains États, les cryptomonnaies, ou certaines d'entre elles, sont légalement reconnues comme moyen de commerce ; pour d'autres, le statut n'est pas encore défini ou la législation est encore en train d'évoluer ; enfin, certains États les interdisent totalement.

De par leur construction intrinsèque, les cryptomonnaies échappent à toute politique publique : elles ne peuvent pas être soutenues par une politique monétaire. De plus, leur pseudo-anonymat rend possible, au même titre que l'argent liquide, les transactions illicites. À travers diverses réglementations, elles font l'objet d'une surveillance par les autorités monétaires sur deux axes[32] :

  • contrôler la légalité des biens ou des services achetés grâce aux cryptomonnaies et ainsi éviter les achats illicites,
  • surveiller la conversion en devises légales et ainsi détecter le blanchiment d'argent.

De plus, l'utilisation de cryptomonnaies est rendue difficile par les points suivants :

  • le faible usage ne permet pas d’en faire une unité de compte : très peu de prix sont exprimés dans ces cryptomonnaies,
  • elles présentent une forte volatilité,
  • utilisées comme intermédiaires des échanges, elles n'offrent aucune protection contre la fraude car les opérations sont toutes irréversibles.

Contrairement aux monnaies classiques, les cryptomonnaies n'ont pas de contrevaleur solide. Les monnaies d'état sont garanties par leur équivalent en or. Une seule cryptomonnaie (securiumcoin[33]) a, actuellement, annoncé que sa valeur serait garantie par un stock solide en diamants.

En Europe[modifier | modifier le code]

Dans la zone Euro, le bitcoin, ainsi que les autres cryptomonnaies, ne sont pas des monnaies légales car la seule monnaie légale est l'euro, notamment en France. Ceci implique qu'un commerçant peut refuser un paiement en Bitcoin alors qu'il n'a pas le droit de refuser un paiement en Euro.

La désignation et le statut de "monnaie" sont contestés en faveur de la notion d'actif, soumise aux mêmes fluctuations et risques (et potentiellement taxation) que les autres actifs financiers. Le terme de « crypto-actif » est recommandé par la Banque de France[34].

Une cryptomonnaie n'est pas dans l'union européenne un moyen de paiement de type monnaie électronique au sens du code monétaire et financier, en l'absence de garantie légale de remboursement à tout moment et à la valeur nominale en cas de paiement non autorisé[35].

Aux USA[modifier | modifier le code]

Les services fiscaux américains ont jugé par ailleurs que le bitcoin serait traité comme un bien immatériel, par opposition au dollar, l’assujettissant à l'impôt sur les gains en capital.

Offre de départ et ICO (Initial coin offering)[modifier | modifier le code]

Une ICO de l'anglais "Initial coin offering", en référence aux IPO, est une forme de financement, à mi-chemin entre la levée de fonds et le financement participatif, par la prévente d'une nouvelle cryptomonnaie. La première Initial coin offering notable est celle d'Ethereum en 2014[36].

En 2017, ce marché est encore peu régulé, ainsi en septembre la Chine interdit les ICO sur son territoire[37]. En Russie, Vladimir Poutine approuve l'utilisation des ICO en exigeant la mise en place d'une réglementation appropriée afin de contrôler le marché des cryptomonnaies[38],[39].

En France[modifier | modifier le code]

En septembre 2017, Domraider est la première entreprise française à pratiquer une levée de fonds par ce moyen, à travers sa cryptomonnaie, le DRT (DomRaider token)[40]. La start up, basée à Clermont-Ferrand lève 56 millions d'euros afin de créer une plateforme décentralisée dédiée aux enchères en temps réel sur la blockchain. Les DRT servent de moyen de paiement sur la Blockchain d'enchères et sont échangeables sur les places de marché de cryptomonnaies[41].

Quelques cryptomonnaies[modifier | modifier le code]

Code Monnaie Date de création Équivalent de la masse monétaire en USD Algorithme Quantité de monnaie émise Quantité maximum de monnaie pouvant être émise Note
BTC, XBT Bitcoin 2009 125 milliards USD au 04/09/2018 [42] SHA-256
(preuve de travail)
17 millions au 16/05/2018 21 millions La première monnaie décentralisée.
ETH Ethereum 2015 29 milliards USD au 04/09/2018 [42] Ethash 99,4 millions au 16/05/2018 Non limitée La première monnaie basée sur une chaîne de blocs (Ethereum) permettant la création de contrats intelligents.
BCH, BCC Bitcoin Cash 2017 10 milliards USD au 04/09/2018 [42] SHA-256
(preuve de travail)
17 millions au 16/05/2018 21 millions Fork de la chaîne de blocs Bitcoin avec augmentation de la taille maximale d'un bloc. Le but est de mieux faire face à la croissance du nombre d'utilisateurs.
XRP Ripple 2012 13 milliards USD au 04/09/2018 [42] ECDSA 39,190 milliards au 16/05/2018 [43] 100 milliards Les transactions sont vérifiées par consensus entre les membres du réseau, plutôt que par le processus de minage utilisé par bitcoin.
LTC Litecoin 2011 3,87 milliards USD au 04/09/2018 [42] Scrypt
(preuve de travail)
56,5 millions au 16/05/2018 84 millions La première cryptomonnaie fondée sur Scrypt.
IOTA IOTA (cryptomonnaie et technologie) 2015 1,95 milliard USD au 04/09/2018 [42] SHA-256
(preuve de travail)
IOTA
(limite atteinte)
IOTA Au lieu d'utiliser une blockchain, le protocole IOTA est basé sur un graphe orienté acyclique (Directed acyclic graph).
OMG OmiseGo 2017 0,68 milliard USD au 04/09/2018 [42] 102 millions au 16/05/2018 140,25 millions Première Application prévue sous le réseau Plasma[44]
MAID MaidSafeCoin 2014 0,159 milliard USD au 16/05/2018 [42] -8,73 % 452,5 millions au 04/08/2017 4,3 milliards Proof of Ressource (POR).
DASH Dash 2014 1,79 milliard USD au 04/09/2018 [42] X11 8 millions au 16/05/2018 18,9 millions[45] Ex-Darkcoin, première cryptomonnaie anonyme.
DOGE Dogecoin 2013 0,504 millard USD au 16/05/2018 [42] -4,59 % Scrypt
(preuve de travail)
114,5 milliards au 16/05/2018 5,2 milliards par an perpétuellement cryptomonnaie dérivée de Litecoin et la première à être fondée sur un mème Internet : Doge.
XMR Monero 2014 2,21 milliard USD au 04/09/2018 [42] Preuve de travail 16 millions au 16/05/2018 18,3 millions puis production perpétuelle minimale de 0,3 XMR par minute Lorsque les 18,3 millions de XMR seront produits, l'inflation maximale est de 1 %, puis décroit exponentiellement jusque 0.
FCT Factom (en) 2015 0,157 millard USD au 16/05/2018 [42] -8,4 % 8,7 millions au 16/05/2018
BTS BitShares (en) 2014 0,637 millard USD au 16/05/2018 [42] -4,81 % 2,64 milliards au 16/05/2018 3 600 570 502 2 500 millions sont créés puis croissance asymptotique de 6,3 % en année 1 pour atteindre 0,9 % en année 100.
PPC Peercoin 2012 0,64 milliard USD au 16/05/2018 [42] -8,77 % SHA-256
(preuve de travail/preuve d'enjeu)
24 764 006 au 16/05/2018 Pas de limite Inflation annuelle : 1 %
NMC Namecoin 2011 29 788 896 USD au 16/05/2018 [42] -4,67 % SHA-256
(preuve de travail)
14,7 millions au 16/05/2018 21 millions Namecoin a pour but d'agir comme un DNS décentralisé, qui rend la censure d’Internet très difficile. Namecoin se sert du nom de domaine .bit.
LSK Lisk (en) 2016 1,29 millard USD au 10/05/2018 [42] DPOS (preuve de participation des délégués) 110,4 millions au 04/08/2017 Première crypto monnaie modulaire utilisant des Sidechain.
SLR SolarCoin 2014 1 069 366 545 USD au 16/05/2018 [42] -7,69 % Proof-of-Stake-Time (PoST) 105 951 307 au 16/05/2018 121 201 144 [42] L'essentiel des SolarCoins sont attribués à des producteurs d'énergie solaire.
ONION DeepOnion 2017 29 511 492 USD au 16/05/2018 [42] +0,67 % Proof of Stake (PoS) et X13 Proof of Work (PoW) 15 100 490 au 16/05/2018 25 000 000 [42] cryptomonnaie entièrement anonyme utilisant le réseau Tor.
DRT DomRaider Token 2017 14 313 886 EUR au 16/05/2018 +5,03 % 591,5 millions au 16/05/2018 1,3 milliard [42] Plateforme d'enchères utilisant la blockchain
ECA Electra 2017 61 393 773 USD au 16/05/2018 -12,14 % Nist5 (PoS) 25 milliards en 16/05/2018 30 milliards Monnaie rapide avec frais de transactions faible, gérée par la communauté-même.
Ğ1 Ğ1 2017 N/A signatures : ed25519 (en)
hashes : SHA-256
Plus de trois millions fin août 2018 Pas de limite Monnaie libre
SEW SecuriumCoin [33] 2018 16.357.097 USD au 01/11/2018 ERC20 143483314 au 01/11/2018 500 000 000 unités Crypto monnaie offrant une garantie de solvabilité via un stock en diamant
PIT Paypite [46] 2018 620 000 € au 16/05/2018 ERC20 2 000 000 au 16/05/2018 247 000 000 Monnaie francophone, pour les 274 millions de francophones du monde
KMD Komodo 2016 101 010 557 € au 17/09/2018 D-POW, Delayed Proof-of-Work 109 755 311 au 17/09/2018 200 000 000 Son mécanisme de consensus est unique, propose des atomic swaps. 5 % d'intérêt annuel.

Principales places d'échanges[modifier | modifier le code]

Actives

Inactives

  • Mt. Gox (actuellement fermé, la société s'étant déclarée en faillite au Japon)[47]
  • Cryptsy (actuellement fermé à la suite d'un vol d'un nombre important de bitcoins)[48]
  • Vault of Sathoshi (fermé en 2015)[49],[50]

Avantages et inconvénients[modifier | modifier le code]

La pertinence de cette section est remise en cause. Considérez son contenu avec précaution. Améliorez-le ou discutez-en. (mars 2016)

Avantages

  • Monnaies ne dépendant pas de banques centrales.
  • Conçues pour Internet. Ce sont des alternatives concrètes aux systèmes de paiement traditionnels. Elles permettent d'augmenter l’accessibilité du commerce en ligne dans les pays en voie de développement [51],[52].
  • Transparence : toutes les transactions sont publiques mais les propriétaires et les destinataires de ces transactions sont des adresses[53].
  • La cryptomonnaie ne peut pas être contrefaite ou usurpée[54]. Le protocole de chiffrement est aussi conçu pour être très résistant contre une liste impressionnante d’attaques informatiques, incluant les attaques par déni de service distribué.
  • Frais de transfert nuls et inférieurs aux banques classiques et aux sociétés de transfert de fonds (type Paypal, Western Union).
  • Transferts rapides de quelques secondes à quelques minutes par rapport aux virements bancaires (quelques heures à quelques jours).
  • Transferts possibles à l'échelle mondiale indépendamment du pays.
  • Absence de plafond et de minima dans les transferts.
  • Absence d'intermédiaire (banque, dépositaire) : le crédit est porté directement sur l'adresse de réception.
  • Irréversibilité des transactions : le réceptionnaire de la monnaie ne peut pas subir d'annulation.
  • N'importe quel particulier ou société peut transférer de la monnaie.
  • Stockage de la cryptomonnaie à distance sur un serveur ou en téléchargement sur une clef.
  • Pour certaines cryptomonnaies, la quantité totale pouvant être créée est plafonnée, rendant ce type de monnaie déflationiste par essence (la quantité de monnaie ne peut que décroitre dans le temps)

Inconvénients

  • Faible impact des cryptomonnaies sur le grand public[55] (~ 150 millions USD / jour en mars 2016 pour Bitcoin).
  • Réseau de paiement peu développé bien qu'en croissance[56].
  • Dilution de l'intérêt d'en adopter une plus qu'une autre, due au développement de plusieurs types de cryptomonnaies en parallèle
  • Volatilité.
  • Risque de déflation/hyperinflation due à création monétaire insuffisante ou trop importante (quantité de bitcoins limitée à terme par exemple)[57],[58].
  • Irréversibilité des transactions : l'annulation est impossible. Seul le destinataire peut décider de renvoyer la cryptomonnaie.
  • Sécurisation nécessaire (comme n'importe quel compte en banque traditionnel) contre les hackers : mot de passe, double authentification.
  • Interdiction d'utilisation de certaines cryptomonnaies dans certains pays (Russie).
  • La cryptomonnaie perdue (à la suite d'un téléchargement sur une clef USB ou disque dur) est définitivement perdue.
  • Lobby bancaire s'opposant a l'utilisation de ce type de monnaie et défendant leurs systèmes traditionnels.
  • Consommation d'énergie due aux activités de minage de plus en plus importante.

Génération de blocs et création monétaire par minage[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Minage de cryptomonnaie.

Lorsqu'une transaction est émise, elle est transmise et validée par les ordinateurs qui composent le réseau. Cette validation est un calcul pour la complétion duquel toute personne peut proposer son ordinateur et ainsi participer aux calculs. Dès lors qu'une transaction est validée, chaque ordinateur ayant participé à sa validation, se voit attribuer un certain montant de monnaie électronique, au prorata de sa participation au calcul.

À ce jour participer au calcul des transactions de Bitcoin requiert un investissement important, puisqu'il est quasiment indispensable d'investir dans des systèmes FPGA ou ASIC (il est préférable d'utiliser l'expression de "systèmes spécialisés" que FPGA ou ASIC qui cible deux technologies sans rapport avec le besoin de puissance de calcul nécessaire). D'autres cryptomonnaies basées sur des algorithmes différents, permettent à des systèmes moins puissants de participer au calcul. En effet les GPU (processeurs de carte graphique), voir CPU pour certaines cryptomonnaies, sont suffisamment puissants pour effectuer les calculs rapidement.

La participation à la création monétaire, appelée « minage »[59], suit un schéma logarithmique qui a pour objectif de reproduire la découverte de l'or (ou autres métaux précieux) :

  • Au début, peu de personnes cherchent de l'or, en trouver est donc relativement simple.
  • Puis comme l'information se répand et que de plus en plus de personnes cherchent, l'or devient de plus en plus difficile à trouver et de plus en plus rare.
  • En conséquence, l'investissement des acteurs est de plus en plus important, repoussant les limites et contraignant les petits chercheurs à abandonner.
  • Du fait que la ressource est épuisable, sa valeur augmente, tandis que sa chance de découverte décroît.

Les cryptomonnaies matures, comme le bitcoin, sont alors une phase où la complexité (nombre de personnes participant à la génération de blocs et de leurs outils) demande un investissement conséquent en matériel pour toute nouvelle personne ou pour celui qui veut suivre le mouvement[60]. Les nouvelles cryptomonnaies, ou celles qui n'ont pas encore atteint la masse critique ne sont encore que dans leur première phase (de plus en plus de personnes y participent, à la suite de l'information qui en découle, augmentant progressivement sa complexité de recherche).

La difficulté de génération de blocs réside également dans le calcul de l'énergie dépensée pour la génération de cryptomonnaies. Chaque matériel étant plus ou moins bien optimisé pour le calcul, et consommant plus ou moins d'électricité, il est important de calculer et limiter la consommation d'énergie, tout en maximisant les puissances de calcul. Certaines cartes graphiques sont bien meilleures que d'autres. Rejoindre un pool de générateurs de blocs reste la méthode la plus adéquate pour générer rapidement ses premiers revenus grâce à cette activité. Les monnaies alternatives (alt coin) peuvent quant à elles afficher des ratios de rendement largement supérieurs à ceux des monnaies les plus populaires (notamment le Litecoin et le bitcoin [61]). En effet, ces monnaies secondaires étant moins répandues, la génération de blocs est plus accessible et moins concurrentielle.

Notes et références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Cryptocurrency » (voir la liste des auteurs).
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  4. https://www.economie.gouv.fr/particuliers/cryptomonnaies-cryptoactifs
  5. https://publications.banque-france.fr/lemergence-du-bitcoin-et-autres-crypto-actifs-enjeux-risques-et-perspectives
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  13. (en) 'Zerocoin' Add-on For Bitcoin Could Make It Truly Anonymous And Untraceable, Forbes, 26 mai 2013
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  61. (fr)Prix et évolution du litecoin

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]