Cry (Yonne)

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Cry
Cry (Yonne)
Église de Cry.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Yonne
Arrondissement Avallon
Canton Tonnerrois
Intercommunalité Communauté de communes Le Tonnerrois en Bourgogne
Maire
Mandat
José de Pinho
2014-2020
Code postal 89390
Code commune 89132
Démographie
Population
municipale
172 hab. (2016 en diminution de 7,53 % par rapport à 2011)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 42′ 29″ nord, 4° 14′ 20″ est
Altitude Min. 184 m
Max. 292 m
Superficie 11,16 km2
Localisation

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Cry

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Cry

Cry est une commune française située dans le département de l'Yonne en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Pont sur l'Armançon à Cry.

Proche de l'écluse no 73 du canal de Bourgogne et à 30 minutes du site d'Alesia, Cry est un petit village riverain de la Côte-d'Or et posé dans la vallée de l'Armançon et à proximité de celle du Serein.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Nuits Ravières Rose des vents
N Asnières-en-Montagne
(Côte-d'Or)
O    Cry    E
S
Perrigny-sur-Armançon
Carte de la commune de Cry et des proches communes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Gros Chêne sur Cry est un site du bronze final III[1],[N 1].

Le gué traversant l'Armançon daterait de l'époque gallo-romaine.

En 1164, le pape Alexandre III, alors exilé en France, confirme par une bulle que la cure de l'église est la propriété de l'abbaye de Saint-Martin d'Autun[2].

Le savoir-faire ancestral des pierreux de la région et autres carriers ou tailleurs de pierres de Bourgogne a servi, entre autres, à la construction de nombreux bâtiments parisiens grâce à la qualité de cette pierre non gélive mais aussi par la proximité immédiate du canal de Bourgogne situé en contrebas des carrières.

Économie[modifier | modifier le code]

La commune compte des entreprises agricoles mais aussi le Restaurant du Pont.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
2008 en cours José de Pinho[3]    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[5].

En 2016, la commune comptait 172 habitants[Note 1], en diminution de 7,53 % par rapport à 2011 (Yonne : -0,56 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
361357314332344332335316368
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
318321320326336311296314333
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
308270263247222211189195226
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
233220232215181170178188174
2016 - - - - - - - -
172--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Conservation de la nature[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 1930, sur les éboulis des nombreuses carrières de pierres calcaires, se trouvait une espèce de violette unique au monde - la Viola cryana - détruite par des remblais d'exploitation des carrières.

Ce sont cependant ces sols d'éboulis escarpés et secs, en favorisant la présence de plantes et insectes spécifiques et rares, qui ont entraîné le classement du village (avec Asnières-en Montagne, Molosmes et Saint-Martin-sur-Armançon) en zone protégée Natura 2000 par l'Union européenne[8].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Tombeau de la famille Boussard - cimetière de Cry

Culture et festivités[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pignard -Peguet: " Histoire des communes de l'Yonne ". p. 897.
  • Marcel Trudel: " Catalogue des Immigrants (1632-1662) " Cahiers du Québec, collection histoire Année 1983. p. 327 et 399.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les sites du bronze final III ne sont pas très nombreux dans le sud-est de l'Yonne. Ce sont : les Milosiottes à Noyers ; le Gros Chêne à Cry ; le Coin à Argentenay ; le Petit Béru à Tonnerre ; les Roches à La Chapelle-Vaupelteigne ; grottes de Villiers-Tournois à Massangis ; Fontaine Sainte-Marguerite à Guillon ; Cisery ; les Fontaines Salées à Saint-Père-sous-Vézelay ; grotte au Larron à Voutenay-sur-Cure ; grotte de Nermont à Saint-Moré ; grottes et dépôt de fondeur (de métal) à Arcy ; et grotte de la Roche au Loup à Merry-sur-Yonne. Voir Poitout & Mordant 1979, p. 56.
Notes sur la population
  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Bernard Poitout et Claude Mordant, « Les incinérations du Bronze final des Milosiottes à Noyers (Yonne) », Bulletin de la Société préhistorique française, vol. 76, no 2,‎ 1979, p. 55-62 (lire en ligne, consulté le 16 juillet 2018), p. 56.
  2. Cartulaire de l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun: Charte n°XVIII.
  3. Conseil général de l’Yonne, Ma Commune, consulté le 17 décembre 2013.
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  8. « FR2601004 - Éboulis calcaires de la vallée de l'Armançon », sur INPN (consulté le 19 janvier 2019)
  9. « Église Saint-Julien de Cry », notice no PA00113667, base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. [1]