Cromac

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Cromac
Cromac
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Haute-Vienne
Arrondissement Bellac
Canton Châteauponsac
Intercommunalité Communauté de communes Haut Limousin en Marche
Maire
Mandat
Marcel Riaud
2014-2020
Code postal 87160
Code commune 87053
Démographie
Population
municipale
250 hab. (2016 en diminution de 3,85 % par rapport à 2011)
Densité 10 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 20′ 35″ nord, 1° 18′ 02″ est
Altitude Min. 181 m
Max. 277 m
Superficie 24,15 km2
Localisation

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Cromac (Cròmac en occitan) est une commune française située dans le département de la Haute-Vienne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Ses habitants s'appellent les Cromachons et les Cromachonnes[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

C'est une petite commune du nord de la Haute-Vienne limitrophe du département de l'Indre, de moins de 300 habitants et de 2 415 ha. Elle occupe l'extrémité septentrionale du canton de Saint-Sulpice-les-Feuilles.

Situation de la commune de Cromac en Haute-Vienne.

Sa plus grande longueur, du nord au sud est de 11 200 m, sa largeur moyenne de 2 300 m. Elle est traversée d'est en ouest par la Benaize, qui coule au fond d'une gorge assez profonde de 5 300 m de longueur.

Le bourg est placé sur un plateau rocheux. Le territoire communal est arrosé par la rivière Benaize et l'étang de Las Croux.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Cromac[2]
Beaulieu
(Indre)
Chaillac
(Indre)
La Châtre-Langlin
(Indre)
Jouac Cromac Saint-Georges-les-Landes
Saint-Léger-Magnazeix Mailhac-sur-Benaize

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Banne, Boubraud, la Bure, Chantouant, la Coulinière, le Gaulier, las Croux, Mérigot, Montlambert, le Peu, les Plaignes, Reculais, les Rivailles[2]...

Toponymie[modifier | modifier le code]

Son nom semble venir de Cro, qui est la même syllabe que cra, cret, craig, monticule, éminence, plateau rocailleux que l'on retrouve dans Cros, Crozant, Craon, Crail..etc. Sa terminaison en ac indique une origine celtique.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le bourg de Cromac a dû jouir d'une certaine importance car des documents du XVe et XVIe siècle le mentionnent comme "ville de Cromas". Il dépendait de la juridiction des vicomtes de Brosse.

L'étude de notaire de Cromac a été supprimée en l'an X. Il y avait un huissier avant la Révolution. L'école du bourg (deux classes) a été construite en 1864, celle de Chantouant en 1893 ; (deux classes).

En 1940, Cromac a recueilli 341 réfugiés alsaciens tous originaires de la commune de Niederlauterbach (Bas-Rhin). Ils ont été remplacés de 1941 à 1943 par des réfugiés lorrains de la commune de Coin-les-Cuvry (Moselle).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[3]
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 En cours Marcel RIAUD[4]   Exploitant agricole
mars 2001 mars 2008 Jean-Michel REGNIER   Retraité
mars 1995 mars 2001 René MARCHADIER   Retraité
mars 1989 mars 1995 Michel GAUGRY    
mars 1971 mars 1989 Albert VAUZELLE    
septembre 1962 mars 1971 Marcel GUITTENY    
octobre 1947 septembre 1962 Albert PLANTIVAUD    
mai 1945 octobre 1947 André PLAVINET    
février 1935 mai 1945 Georges PAINTENDRE    
juillet 1928 février 1935 Alexandre FILLOUX    
décembre 1919 juillet 1928 Guillaume VARLET    
avril 1900 décembre 1919 Raoul BILHAUD DUROUYET    
1897 1900 Silvain LAGUIDE    
1896 1897 Alexandre APPAY    
1894 1896 August. FILLOUX    
1876 1894 P. PENOT    
1871 1876 J. App.BARDON    
1858 1871 J.B. THIBAULT    
1857 1859 L.P. COURONNET    
1848 1857 Laurent COURONNET    
1846 1848 S.J.B.Alexandre APPAY    
1846 1846 P. THIBAULT    
1835 1846 Théodore BLANCHARD    
1833 1835 Silvain PEUROT    
1832 1833 J. MARTINON    
1813 1832 Sylvain APPAY    
    MAFFRE    
1790 1811 André AUBRUN    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[6].

En 2016, la commune comptait 250 habitants[Note 1], en diminution de 3,85 % par rapport à 2011 (Haute-Vienne : -0,29 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8128579321 0131 0371 0561 0411 1111 076
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9941 013986955974969960989922
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
941874851732690624602632530
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
438446426411339302281278257
2016 - - - - - - - -
250--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Sylvain[9] de style roman du XIIe siècle pourrait être une des plus anciennes du pays. Sa forme est rectangulaire, son portail en plein cintre est en grès ferrugineux de Chaillac (Indre), ses fenêtres romanes et au nord. Son clocher massif, sorte de donjon carré, sans doute du temps des guerres anglaises comporte trois cloches. L'église est sous le patronage de saint Sylvain d'Ahun.
  • Les gorges de la Benaize, du moulin de Cromac à la Croix de la Paix, constituent un ensemble naturel d'intérêt classé en Zone Naturelle d'Intéret Floristique et Faunistique. Ces gorges pittoresques sont dominées par le château de Las Croux et les ruines de son donjon féodal. On peut y admirer le Pot bouillant, avec son large gour, la grotte des Martes, hantée par les Martes, êtres légendaires de la famille des fées, et les ruines de la chapelle Sainte-Philomène. Ce secteur a en outre été habité par l'homme préhistorique dans un abri sous roche au lieu dit le Pont du Loup.
Le Pot bouillant.
  • Le lac de Mondon (14 ha), initialement à vocation industrielle puisqu'il fournissait l'énergie nécessaire aux forges de Mondon, aujourd'hui, ouvert aux pédalos et à la pêche aux carnassiers. Sur sa rive ouest, un camping ombragé *** avec piscine, restaurant et point de départ de nombreux itinéraires de randonnée balisés, en particulier celui de la vallée de la Benaize.
  • Les forges de Mondon. Guillaume Pot, seigneur de Rhodes et de Mondon, Grand Maitre des Cérémonies de France, décida la construction des forges en 1607. Elles fonctionneront jusqu'à la catastrophe de 1868, grande crue de la Benaize.
  • Le château de Lascroux[10] Il ne reste que les ruines du donjon du château féodal (XVe siècle) qui fut détruit pendant les guerres civiles de 1578-1593. Il appartenait au XVe siècle à Nérigné ou Nigon de la Barde, sieur de la Garde (Journet), puis à la famille de Sauzet en 1530, à Paul Thomas, sénéchal de Montmorillon en 1610, à Monsieur de Fontbuffeau en 1664, enfin à la famille Appay à la Révolution. L'avocat parisien Albert Paintendre acquit le domaine en 1893 et fit construire le château actuel de style Louis XIII. Son parc est ouvert au public.
  • Le souterrain-refuge de Banne dont la salle annulaire a malheureusement été comblée.
  • La motte médiévale de Montlambert au sud de la vallée de la Benaize, surplombant le cours de la rivière. C'est un site typique de cette époque avec sa basse cour, et sa butte servant de dernier refuge en cas d'agression. Elle est entourée de profonds fossés encore nettement marqués sur les côtés est, sud et ouest. Au nord la falaise surplombe la rivière.
  • Mines d'uranium de Piégut (1963-1985) et de La Cote-Moreau (1959-1987).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le poète et chroniqueur Léon-Paul Fargue (1876-1947) qui y séjourna dans la famille de sa mère, Marie Aussudre, évoque Cromac dans son œuvre. Le poème Au pays commence ainsi :

"Un nom : Cromac."

Et se termine ainsi :

"Cromac. La maison sous les branches,
Dont la fenêtre aux yeux en fleurs
Ecartait ses longues mains blanches
Doucement, sans bruit, sur ton cœur".

— 'Au pays, dans le recueil "Pour la Musique" (1912)

  • Curés : Jacques PICHON - 1625-1644, Léonard RABBY - 1663-1684, J.B BACHELIER - 686-1707, Joseph DECRESSAC - 1707-1739, François YTHIER - 1739-1758, René CAILLAUD - 1758-1762, Jean MAURAT - 1762-1790,BASTIDE - 1790-1792
  • Vicaires : CHANAUD - 1740-1741, DESCOMBES - 1778, MAURAT - 1779, Jean HEBRE - 1781-1785, Jean-Lucien ROUFFIGNAC - 1786-1790.
  • Notaires : DELAROUTURE - 1615, Gilbert BARDET à Montlambert - 1662, S. APPAY - 1771, Jean-Placide DEGOBERTIERE - an VII-an X.
  • Sergents : Philippe LYZON - 1732, Sylvain APPAY, 1763-1773, Georges VAUZELLE - 1770-1779, Silvain GAULIER - 1786-1789, Etienne GOUDON - 1788.
  • Chirurgiens : Jean PREVOST - 1707-1713, Gabreil MONTAUDON - 1770-1772.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Monographie du canton de Saint-Sulpice-les-Feuilles par Roger DROUAULT (1961) actualisée par Colette MARSAUD. (1985)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Nom des habitants », sur www.habitants.fr (consulté le 7 août 2014)
  2. a et b Carte IGN sur Géoportail
  3. « Les maires de la commune » (consulté le 27 mars 2011)
  4. Site officiel de la préfecture de Haute-Vienne - liste des maires (doc pdf)
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  9. « Mérimée : Église », sur www.culture.gouv.fr (consulté le 27 mars 2011)
  10. « Mérimée : château de Lascroux », sur www.culture.gouv.fr (consulté le 27 mars 2011)