Croix huguenote

env 48 mm Joaillier
Pierre Toulhoat. 2025.
La croix huguenote est le symbole par excellence du protestantisme français, le mot « huguenot » désignant les protestants durant les guerres de religion de la fin du XVIe siècle. Elle est originaire du Sud de la France, sa forme est complexe, la base étant la croix de Malte, entre les bras de laquelle s'insèrent des fleurs de lys et à laquelle est appendue une colombe. Couramment, la croix huguenote désigne un bijou porté autour du cou, suspendue à une chaîne, mais elle est aussi représentée sur toutes sortes de supports, dans toutes sortes de matériaux et pour toutes sortes d'utilisations.
Plusieurs origines lui sont attribuées, aucune n'est sans conteste possible et l'influence de plusieurs bijoux ou décorations plus anciens est certaine. L'explication la plus commune est qu'elle aurait été créée vers 1688, après la révocation de l'édit de Nantes, par un orfèvre bijoutier nîmois protestant, du nom de Maistre[1],[2].
Description
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La croix de Malte
[modifier | modifier le code]La croix de Malte formant le centre de la croix huguenote est boutonnée ou perlée, c'est-à-dire que chacune des huit pointes de cette croix se termine par un petit disque[3], comme cela est le cas de la croix du Languedoc[4], qui, au contraire de la croix de Malte, est cléchée, c'est-à-dire que, de ses sommets, partent vers l'extérieur des arrondissements en forme d'anneaux de clés[5]. Entre les quatre bras de cette croix de Malte s'insèrent quatre fleurs de lys, celles-ci formant, selon le dessin, des espaces vides entre ces fleurs et les bras de la croix qui ont l'aspect de quatre cœurs.
La colombe
[modifier | modifier le code]Au bas de la branche inférieure de cette croix de Malte est appendue de façon mobile par un petit anneau une figure en forme de colombe, ailes déployées et tête et bec tournés vers le bas.
Le « trissou »
[modifier | modifier le code]Cette colombe est parfois remplacée par une figure aniconique appelée « trissou »[6], dont la forme évoque une goutte ou une larme.
Symbolique
[modifier | modifier le code]L'invention et la création de la croix huguenote à l'usage exclusif de ses coreligionnaires sont sans doute plus le fait de l'intuition d'un orfèvre-bijoutier protestant nîmois bien au courant des différentes formes de bijoux déjà en usage à son époque, habile de ses mains et au sens pratique — voire mercantile — aiguisé[7] que d'une profonde réflexion théologique. Ce n'est qu'après coup que de nombreuses explications sont apparues, essentiellement fondées sur la symbolique des chiffres, et tous les auteurs ayant traité ce sujet ne s'accordent pas sur cette symbolique. Ce n'est d'ailleurs que principalement au XXe siècle que cette symbolique est développée, après la « redécouverte » du bijou. « Une fois retrouvé l'emblème, restait à lui donner un sens. L'imagination protestante fit merveille. [...] L'historien reste perplexe devant la sacralisation et pour ainsi dire l'intellectualisation de ce qui n'était à l'origine qu'une parure féminine peu compatible avec la stricte austérité calviniste et qui a su défier, hier comme aujourd'hui, l'interdit réformé[n 1] sur le port des médailles religieuses. »[8]. Mais comme l'a écrit Monique Veillé : « C'est le propre de l'esprit humain, et son droit, de donner sens à ce que le hasard a produit, par une interprétation créatrice. »[9].

La croix
[modifier | modifier le code]La croix est évidemment un symbole spirituel, éminemment chrétien puisque renvoyant à la mort de Jésus-Christ. Conformément à la tradition réformée, ce n'est pas un crucifix, Jésus n'y est pas représenté souffrant, afin d'insister sur la bonne nouvelle de sa résurrection au dimanche de Pâques ; la croix est donc vide.
La croix de Malte
[modifier | modifier le code]Pourquoi la croix de Malte plutôt que la croix latine ? Selon les explications du pasteur Pierre Bourguet, parce que les protestants ont rejeté son usage lors de la conférence de Saint-Germain-en-Laye réunie en 1562 à l'instigation de Catherine de Médicis à la suite du Colloque de Poissy. Théodore de Bèze y a donné une « Conférence sur les images » où il fait une déclaration[10] dont le 8e article, intitulé « De l'usage de la croix », constate que dans le catholicisme du XVIe siècle, c'est un usage superstitieux qui en est fait, et comme tel, le récuse formellement[11]. Comme en conclut Pierre Bourguet : « On peut admettre que la croix de Malte échappait, pédagogiquement du moins, à toute évocation du calvaire de Golgotha, et que, par conséquent, son utilisation devenait licite[12]. ». De surcroit la croix de Malte boutonnée est proche visuellement de la croix du Languedoc, symbole régional répandu dans le Sud de la France, donc facilement adoptée par la communauté protestante de la région.
Les huit boutons
[modifier | modifier le code]Elle est boutonnée aux huit pointes. La raison en est certainement très pratique : que la croix ne s'accroche pas aux vêtements[13]. Mais le chiffre huit peut évoquer les huit Béatitudes de l'Évangile selon Matthieu[14],[15], considérées comme la règle de vie du chrétien persécuté pour sa foi[16],[n 2].
Les rais ou rayons
[modifier | modifier le code]Les rais dessinés souvent par trois, qui irradient du centre vers les bras, formant parfois comme un soleil, et des pointes de la croix vers son centre, évoquent soit le mystère de la Trinité[17], soit la lumière que Jésus est venu apporter dans le monde[18], soit le Père, le Créateur, le soleil de justice[19].
Les quatre fleurs de lys, les quatre cœurs et les douze pétales de lys et pointes de pétales
[modifier | modifier le code]Les bras de la croix sont reliés entre eux par un motif circulaire (pas toujours apparent) sur lequel sont insérées quatre fleurs de lys, symbole royal français, mais aussi de pureté, qui parfois (selon la façon dont elles sont dessinées) délimitent en creux, avec les bras de la croix, quatre cœurs. Leur raison d'être, pour l'orfèvre, est indéniablement de renforcer la structure de la croix, afin d'éviter que ses bras ne se tordent[13]. Le chiffre quatre peut représenter les quatre évangiles selon Matthieu, Marc, Luc et Jean, les quatre premiers livres du Nouveau Testament[1]. Ce chiffre quatre renvoie aussi aux quatre vertus cardinales du chrétien : la prudence, la tempérance, la force et la justice[20]. On peut interpréter les quatre cœurs comme une évocation de l'amour du Père et un rappel du commandement de Jésus de s'aimer les uns les autres[21].
Les quatre lys à trois pétales — soit un total de douze pétales — pourraient aussi symboliser les douze apôtres ; mais ils dessinent aussi des pointes qui, combinées au cercle autour de la croix, peuvent évoquer la couronne d'épines dont le Christ a été affublé avant sa crucifixion et qu'il portait sur la croix[22].


La colombe
[modifier | modifier le code]En pendentif mobile la colombe, c'est un symbole très classique du Saint-Esprit, « qui témoigne à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu » selon l'Épître aux Romains[23]. Elle pend de la croix, tête en bas et ailes déployées, comme celle présente au baptême du Christ, descendant des cieux : « Il vit les cieux se déchirer et l’Esprit descendre sur lui comme une colombe. Il y eut une voix venant des cieux : “Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie.” » selon l'évangile de Marc[24]. Une colombe apparaît aussi dans l'Ancien testament, au chapitre 8 de la Genèse, à la fin de l'épisode du Déluge comme un message de délivrance. Elle est le symbole de la paix et de l'espérance, représentée dès l'époque des Catacombes de Rome par les premiers chrétiens. De plus, dans la forme traditionnelle de la croix huguenote, la colombe pend de la croix, elle en découle, comme conséquence du sacrifice de Jésus Christ sur la croix, car, par sa mort, il fait don à l'humanité, ici-bas sur terre, de la paix et du Saint-Esprit[22].
Le trissou
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avec trissou.
Parfois sur la croix huguenote, la colombe est remplacée par un petit objet aniconique[n 3]. C'est une perle ou une forme de goutte, ou encore de poire, appelée « trissou »[25] en occitan. Plusieurs interprétations ont été proposées pour donner du sens à cette forme, soit une larme ou une goutte de sang pour la persécution subie par les huguenots ; mais d'après Pierre Bourguet, cette interprétation n'est qu'« une légende qui ne repose que sur une touchante imagination[6]. » ; soit une langue de feu[26] descendue sur les disciples le jour de la Pentecôte, un autre symbole de l'Esprit saint[27]. D'autres explications ont encore été données quant à l'origine, plus ancienne que la colombe, et antérieure à la persécution des huguenots pour l'interprétation de ce « trissou », comme celle de la représentation d'une ampoule, allusion à la Sainte ampoule servant au sacre des rois de France, « cette sainte ampoule ayant été apportée par une colombe à saint Remi baptisant Clovis à Reims. » Cette hypothèse semble fragile, si on considère que les protestants rejettent, au XVIIe siècle comme aujourd'hui, la notion de sacralité pour un quelconque objet, comme l'est une ampoule d'huile[28]. Mais Monique Veillé affirme, elle, que ce « petit appendice ne voulait rien dire du tout à l'origine »[9], c'est juste la reproduction en or ou en argent de la forme de pierre précieuse ou de perle qui existe de façon bien plus ancienne sur les bijoux de la région.
Bijou trinitaire
[modifier | modifier le code]Ainsi, ce bijou serait éminemment trinitaire puisque les trois éléments de la Trinité sont représentés : le Père (les cœurs et les rayons), le Fils (la croix) et l'Esprit saint (la colombe).
Histoire
[modifier | modifier le code]La croix huguenote ne porte ce nom que depuis la fin du XIXe siècle[22],[29]. Auparavant, au XVIIIe siècle comme au XIXe siècle, on parlait de croix de Malte ou de Saint-Esprit[30] ou de croix cévenole[31].

de Henri IV portant la décoration
de l'ordre du Saint-Esprit,
date et auteur inconnus,
Musée national de Stockholm.
Des décorations honorifiques
[modifier | modifier le code]La décoration de l'ordre du Saint-Esprit de 1578
[modifier | modifier le code]La croix de Malte de la croix huguenote est très similaire à celle de la décoration royale de l'ordre du Saint-Esprit, un ordre chevaleresque de l'Ancien Régime créé par Henri III en et réservé à l'élite de la noblesse française et duquel les protestants sont exclus[32] et comme elle, entre les branches de la croix s'insèrent des fleurs de lys dont le dessin, selon leurs auteurs, forme en creux un cœur entre chacune des branches autour du centre de la croix.
Les portraits de Henri IV le représentent souvent arborant cette décoration et la présence, dans le dessin de celle-ci, de tous les éléments formant la croix huguenote a conduit Pierre Bourguet[33], et le sociologue Jean-Paul Willaime dans son sillage, à émettre l'hypothèse de son imitation, par rejet de la croix latine et par loyauté envers le roi. Mais selon l'historien Patrick Cabanel, si imitation il y a, elle n'est que « technique, et non idéologique » en ceci que les explications données pour cette imitation intentionnelle ne seraient qu'« une reconstruction, très séduisante, mais sans grande valeur historique »[34].
La décoration du Mérite militaire de 1759
[modifier | modifier le code]La ressemblance avec une autre décoration, la croix du Mérite militaire créée par Louis XV en 1759 est également à souligner, sans qu'on puisse y voir une origine car cette décoration est très postérieure au début de la diffusion de la croix huguenote. De cette décoration les protestants ne sont pas exclus, à condition qu'ils ne soient pas français. Ils sont suisses, allemands, voire britanniques, le plus souvent descendants de réfugiés huguenots ; ce qui, comme l'écrit Pierre Bourguet, « réduit finalement à un calcul diplomatique l'initiative de Louis XV »[35].
- Les origines de la forme de la croix huguenote
-
Croix de Malte. -
Croix du Languedoc. -
Croix de l’ordre du Saint-Esprit 1578. -
Croix de l’Institution Mérite militaire 1759. -
Croix huguenote.
Les bijoux antérieurs
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de Sophie Roch
par Louis Pasteur en 1839.
En effet, avant de parler de la croix huguenote telle que nous la connaissons aujourd’hui, et sans revenir sur la forme des décorations royales déjà notifiées, il faut investiguer l'histoire de la mode des bijoux régionaux. Elle nous apprend l'existence de deux bijoux antérieurs : d'une part la croix de Malte en Provence et en Languedoc comme représentée sur ce portrait d'une Arlésienne par Antoine Raspal et d'autre part le « saint-esprit »[36],[37], c'est-à-dire une colombe aux ailes déployées et tête en bas, en Auvergne, Velay et Normandie[38],[39]. Ce bijou bien plus ancien[40] est aussi plus prosaïquement appelé « pigeon » en milieu rural[n 4] ; son origine serait auvergnate ou limousine[41] ; il est fort répandu dans toutes les provinces françaises depuis sans doute le XVIe siècle, et sa mode dure longtemps : on en connait de nombreux exemplaires et des représentations sur des portraits de dames jusqu'au XIXe siècle[42], tel le fameux portait de Sophie Roch par Louis Pasteur[43].
Et jusqu'à la fin du XVIIe siècle, ces bijoux n'ont rien de spécifiquement protestant. Ils sont largement répandus comme parures de femmes catholiques dans ces régions[44].
« L'invention » de la croix huguenote en 1688
[modifier | modifier le code]La croix huguenote apparaît en Languedoc, trois ans environ après la révocation de l'édit de Nantes. Selon Antoine Valette de Travessac, curé d'un village des environs[45], un bijoutier nîmois, Daniel Maistre (1658 ou 1667-1726)[46], ou Maystre[47], serait le premier en 1688 à avoir réalisé des croix huguenotes en or. En travaillant très astucieusement son dessin qui reprend à la fois les motifs de deux bijoux traditionnels régionaux (la croix de Malte et la colombe) auxquels il associe les fleurs de lys, symbole royal s'il en est, il en fait à la fois un signe de protestation en n'utilisant pas la croix latine (appelée « Jeannette » en Provence et Languedoc[48]), et un signe de loyauté envers le roi ; c'est aussi un signe discret de reconnaissance des protestantes entre elles. Mais selon Patrick Cabanel, toutes ces affirmations ne sont que de spécieuses reconstructions a posteriori[49]. « Son succès fut immédiat, d'autant plus qu’elle échappait aux persécutions car elle dérivait d’une décoration à la fois officielle et catholique d'une part et elle permettait d’autre part d'avoir sur soi une croix différente de la croix catholique abhorrée »[22]. Pierre Bourguet interprète l'engouement pour ce bijou comme « une sorte de riposte populaire à la création, cent ans auparavant, de l'ordre du Saint-Esprit par Henri III »[50]. Et alors que le petit peuple protestant est lentement passé de la résignation à la révolte contre les persécutions entre 1685 et 1700 et déjà avant que n'éclate la guerre des Cévennes, le phénomène du prophétisme camisard rappelle et souligne à ces protestants devenus clandestins, le rôle majeur de l'Esprit saint dans l'expression de leur foi et dans la résistance à l'oppresseur. Et, avec le port de ce bijou, les protestantes semblent dire « aux cent chevaliers triés sur le volet, de l'ordre du Saint-Esprit : « Vous n'avez pas le monopole du Saint-Esprit ! Dieu a promis de le répandre sur toute créature. Nos prophètes, nos inspirés le possèdent autant sinon plus que vous ! Nous croyons au sacerdoce universel !» »[51]. Mais Patrick Cabanel réfute cette interprétation, qu'il qualifie de fiction[52].
La mode se répand
[modifier | modifier le code]La mode de ce bijou féminin se répand rapidement, à partir de l'aire géographique du midi protestant et plus spécifiquement celle des Cévennes [53], elle diffuse en pays réformé, selon Patrick Cabanel pour des raisons essentiellement conjoncturelles qui tiennent au « moment » : 1688, le prophétisme cévenol[54] enflamme toute la région, la province entière ne parle plus que des prodiges de l’Esprit saint à travers ces jeunes prophètes, laissant les autorités civiles et religieuses, les médecins et même les élites protestantes, dans la stupéfaction puis l'hostilité[55], avant que la répression s'abatte sur eux. « Le bijou Saint-Esprit revêt soudain une tout autre consonance, tout en étant suspendu à la croix de Malte en honneur dans la région. Il était immédiatement réutilisable, sans que l’orfèvre eût rien à inventer ni sur le plan esthétique ni sur le plan théologique. Génie du lieu et génie du temps… »<[56]. L'aire d'expansion de son utilisation, selon Raoul Allier dans son article de 1932 est « la région bornée au sud par la Méditerranée, à l'est par le Rhône, au nord par le cours inférieur de l'Ardèche ou de la Cèze, au sud-ouest par l'Orb, au nord-ouest par les plateaux du Rouergue, les Causses et le Mont Lozère »[57]. Et Cabanel souligne encore : « Le mariage de la croix de Malte et du Saint-Esprit n'est devenue croix huguenote que par la volonté des protestantes : la voulant, la sachant telle, elles l’ont faite telle. »[58].
Un marqueur de l'identité protestante durant le XVIIIe siècle
[modifier | modifier le code]Cette croix huguenote reste très populaire jusqu'à la fin du XVIIIe siècle comme marqueur de l'identité protestante[n 5].

Après l'oubli au XIXe siècle, la renaissance au début du XXe siècle
[modifier | modifier le code]Après un oubli de plus d'un siècle, possiblement dû à la fin des persécutions des protestants en France ou simplement lié à un effet de mode devenue désuète, ce bijou connaît un regain d'intérêt au début du XXe siècle grâce aux travaux du jeune Club cévenol qui, lors de sa VIIe assemblée générale, organise en 1901 sous l'égide du pasteur Charles Bost et du médecin Louis Malzac[59] à Lasalle (Gard) une exposition de croix huguenotes anciennes[60] visitée par plus de 5 000 personnes dans ce bourg qui compte alors moitié moins d'habitants[61]. Grâce aux travaux des érudits et collectionneurs protestants, comme Raoul Allier, professeur à la faculté de théologie protestante de Paris, qui en possède plus d'une centaine[62] et avec l'ouverture du musée du Désert à Mialet (Gard) en 1911, la croix huguenote devient l'objet d'expositions et d'articles dans la revue de la Société de l'histoire du protestantisme français et suscite de nombreuses rééditions en or, en argent et en divers métaux. Ces rééditions sont facilitées par la conception et la réalisation par un horloger, du nom de (Paul Ernest 1889-1959 ?[63]) Bourquin, d'une machine emboutisseuse qui découpe dans n'importe quel type de plaque métallique la partie supérieure de la croix[8]. Son coût de production, et donc de vente, s'en trouve abaissé, aidant grandement à la popularisation du bijou. La « Librairie générale et protestante de Paris », située au no 48, rue de Lille, au rez-de-chaussée de l’église évangélique baptiste de Paris, (et qui est toujours aujourd'hui une librairie protestante, « 7ici ») en diffuse à partir de 1912[64]. Et alors, dit Cabanel, a joué une seconde fois le même phénomène qu'à la fin du XVIIe siècle, puisque seuls les protestants l'achètent, le bijou devient un marqueur protestant[65]. Jacques Poujol interprète ainsi ce phénomène : « C'est essentiellement dans le besoin identitaire fort des protestants français de se manifester comme minorité pensante et agissante au sein de la communauté nationale et même au delà des frontières qu'il faut chercher la cause du succès d'un emblème que tout semblait destiner à rester indéfiniment folklorique »[66].

portée au bracelet d'identité militaire
La Première Guerre mondiale
[modifier | modifier le code]Pendant la Première Guerre mondiale, un pasteur et un éditeur protestants ont l’idée de faire produire une médaille représentant une croix huguenote, la croix de Malte boutonnée et fleurdelisée d'un côté et la colombe de l'autre, à fixer au bracelet des soldats portant leur plaque d'identité militaire[n 6], à l’instar de la médaille du Sacré-Cœur de Jésus portée par les soldats catholiques, mais sans connotation de fonction propitiatoire, pour que les aumôniers protestants puissent aisément repérer les soldats protestants, afin de leur proposer de venir aux cultes célébrés dans les tranchées, et sans doute aussi pour permettre d'identifier les morts, afin de présider à leurs funérailles[67].
L'entre-deux-guerres
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Julien Massip.
Dans l'entre-deux-guerres, la croix huguenote commence à remplacer le pendentif en forme de cœur traditionnellement offert aux jeunes filles protestantes lors de leur confirmation[68].
À cette même époque, le pasteur d’Aimargues, Julien Massip (1865-1927), s'attelle à la création d'une nouvelle croix huguenote, assez curieuse, qu'il espère voir se répandre en la vendant au profit de l'Église réformée. Il en dessine et en fait graver un petit nombre d'exemplaires en différentes déclinaisons (« pastorale », « missionnaire », «internationale de la paix », etc.). Il développe même dans un livret publié en 1924 intitulé « La croix huguenote d’après-guerre »[69] des instructions précises sur la façon de la porter. Malgré le soutien d’Émile Doumergue et du musée du Désert, l’initiative connaît néanmoins peu de succès, probablement selon Patrick Cabanel du fait la ressemblance avec la croix catholique et avec des décorations militaires[70].

La Seconde Guerre mondiale
[modifier | modifier le code]La croix huguenote s'affirme depuis la Seconde Guerre mondiale et son utilisation dans l'insigne des résistants protestants[71] (Voir aussi sa représentation photographique plus bas, au chapitre des insignes militaires), comme LE bijou protestant par essence et son usage se diffuse y compris dans les territoires luthériens[72] avec parfois, dans ce cas, l'adjonction au centre de la croix d'une petite rose stylisée, la rose de Luther[73].
Aujourd'hui au XXIe siècle
[modifier | modifier le code]Elle est aujourd'hui portée à la fois par les hommes et les femmes[64],[74]. Mais ce n’est pas le port de ce bijou en lui-même qui fait de son propriétaire un croyant chrétien protestant. La croix huguenote peut être portée par tradition familiale, communautaire ou expressément choisie pour honorer la mémoire de ceux qui ont lutté, et souvent donné leur vie, pour la liberté de leur conscience et celle de propager le message chrétien tel qu'ils l'ont compris[75]. Au-delà de son marquage protestant qui est toujours très fort en ce premier quart du XXIe siècle, le port de la croix huguenote peut prendre aussi d'autres significations, faisant « écho aux combats d'aujourd'hui et aux questions de foi, d'identité et de mémoire collective », par exemple, comme le revendique le chanteur Renaud[76].
Utilisations
[modifier | modifier le code]Pour pour la grande majorité de leurs utilisateurs, personnes et institutions, quel que soit le support utilisé, la croix huguenote reste le symbole par excellence de la revendication de la foi protestante et de l'héritage spirituel huguenot, à savoir la liberté de croire selon sa conscience et de pratiquer sa foi en conséquence tout en manifestant sa résistance à l'oppression de ceux qui ne veulent pas respecter cette liberté, mais en voulant rester loyal à l'autorité locale, selon la foi des protestants puisée dans les nombreuses exhortations bibliques[77] au respect des autorités voulues par Dieu lui-même[78].
Et pour un protestant une description apophatique de l’utilisation de la croix huguenote est aussi importante : ce n'est pas un objet de culte, il ne reçoit aucune vénération, ce n'est pas un objet pieux[17], ni un objet propitiatoire ; « il est dénué de toute vocation apotropaïque »[79]. Ce n'est en aucun cas un porte-bonheur, ni une forme de signe de croix permanent (que les protestants ne font pas[n 7]), ni de crucifix comme l’entendent les catholiques, un protestant ne se tourne jamais vers une croix huguenote intentionnellement pour prier[22] « parce que la sacralisation des objets n'a pas cours dans les églises protestantes »[80].
Positivement, c’est d’abord un bijou porté pour manifester sa conviction de foi. De cette façon, sans rien imposer, un protestant peut aussi volontairement susciter, dans une société devenue depuis longtemps sécularisée, la curiosité et l'interrogation de personnes de son entourage qui ne connaissent pas la croix huguenote et ainsi « déclencher chez l’autre un espace d’échanges sur la foi protestante ou sur le témoignage de la foi en Jésus-Christ »[22].
Comme bijou
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des sœurs
de la communauté
des Diaconesses
de Reuilly
C'est le premier usage pour lequel la croix huguenote est inventée et créée ; la variété de sa réalisation est infinie[81],[82] et cela depuis les tout premiers temps de sa fabrication, dans les métaux précieux, au premier chef l'or[83], dont Campestre parle de cette façon: « Des artisans parcourant les hameaux et villages s'ingéniaient à faire des croix avec des pièces de monnaie en or et offraient leurs services sur place. L'or enlevé servait de salaire, ce qui peut, jusqu'à un certain point, expliquer les différences sérieuses d'épaisseur. »[84] ; mais aussi en argent, en platine ou des métaux moins nobles, et dans toutes sortes d'autres matières (ivoire, émail, nacre, bois, céramique, ornée de pierres précieuses ou semi-précieuses...) de toutes sortes de dimensions, habituellement comprises entre 1 et 4 cm de haut, parfois 5 voire 7 cm, surtout pour des croix en céramique ou en bois. Elle se porte en tour de cou, comme pendentif et est alors le plus souvent suspendue par une bélière à une chaine qui, elle aussi, peut prendre de multiples formes, matières, types de fermoirs et longueurs. Cette chaine peut aussi être remplacée par un ruban ou un cordonnet de diverses couleurs.
Mais ce peut être aussi, bien plus rarement, un bijou en forme de broche (photo) ou de boucles d'oreilles[85], d'épingle à cravate (photo) ou de pince à cravate, de boutons de manchette, de montre de gousset au XIXe siècle ou de pin's, de bagues (chevalières)[86].
On peut rattacher à cette utilisation, bien que ce soit plutôt un signe d'affirmation identitaire et pas vraiment une parure, la grande croix huguenote en argent que portent en sautoir avec un cordon en cuir noir cousu les Diaconesses de Reuilly (photo)[87] sur leur habit bleu. Au verso est gravée la date de leur consécration[88].
- Croix huguenotes en bijoux
-
Plaquée or ancienne
XIXe siècle. -
Or 18 carats
1976 Plate
Ciselée des deux côtés. -
Or
18 carats
Vers 1988. -
Argentée émaillée en bleu
H=70 mm
e=2,5 mm. -
Argent
925 millièmes
Vers 2005. -
Acier Cantorbéry Angleterre
2025. -
Plaqué or
avec trissou. 2025. -
Bois sculpté
Diaconesses Reuilly. 2025. -
Bois sculpté
Diaconesses Reuilly.2025.
-
Broche
Longueur barette 47 mm. -
Épingle de cravate
Métal émaillé. 2025.
Comme symbole identitaire
[modifier | modifier le code]Au fronton ou à l'extérieur de temples protestants
[modifier | modifier le code]Par ordre alphabétique des villes :
- à Cabrières-d'Aigues, à l'occasion du 5ème centenaire de l'accueil dans le Luberon des Vaudois persécutés, sur le mur extérieur de droite, face au 34 rue du Temple, est fixée en 1995 une fresque peinte sur des carreaux de céramique émaillée qui rappelle l'histoire du village et donc de ses protestants ; elle présente les symboles des Vaudois (Lux lucet in tenebris) et la croix huguenote. On retrouve cette fresque réalisée par le même artiste et de même style pour chacune sur toute une série de temples de la « route des temples du Luberon »[89] ;
- à Cannes, au 9 rue Notre-Dame, c'est l'armature métallique du portail vitré du temple réformé qui dessine une croix huguenote inversée : la colombe dans la partie haute qui est fixe et la croix de Malte en bas, partagée entre les deux vantaux du portail (photo)[90] ;
- à Cavaillon, au 184 route de Pertuis, la croix huguenote est sculptée en bas-relief (ainsi que la mention « Église reformée de France ») sur une pierre rectangulaire fixée sur la façade, près de l'entrée du temple[91] ;
- à Dax la croix huguenote est au fronton du temple qui est au carrefour du Boulevard Carnot et de l'avenue Eugène Millies Lacroix[92] ;
- à Épernay une croix huguenote en métal (fer ?) est apposée sur le pilier de droite de la grande porte d'entrée de la « chapelle protestante » au 2 rue de la Poterne[93] ;
- à Erlangen en Bavière, le temple (Hugenottenkirche en allemand) construit au XVIIe siècle par le margrave Christian Ernst pour les réfugiés huguenots porte sur la gauche de son grand portail de façade deux grands panneaux bleus encadrés mentionnant en lettres appliquées dorées « Evang.-ref Kirche 'Hugenottenkirche' erbaut 1686-1693 Bau des Kirchturms 1732-1736 », soit en français « Église protestante réformée 'Église des huguenots' Construite 1686-1736 Construction du clocher 1732-1736 » et ce panneau est surmonté d'un autre représentant une grande croix huguenote[94] ;
- à Ermont au 89 rue du 18 juin, à droite de la façade de ce temple moderne (2008), en partie couvert de bois, la croix huguenote originale de son association « Cap Espérances » figure en grandes dimensions à côté de la plaque que l'on trouve sur presque toutes les églises de l'EPUF[95] ;
- à Ferney-Voltaire un panneau de couleur verte planté dans le jardinet à droite de la grande porte d'entrée du temple réformé au 13 rue de Gex porte la mention « Église réformée de France Paroisse de Ferney-Voltaire » avec l'indication du nom de pasteur, le numéro de téléphone et est surmonté d'une croix huguenote blanche[96] ;
- à Firminy une croix huguenote blanche est fixée au dessus de la porte d'entrée, comme une sorte d'enseigne sur un petit mât, mais placée parallèlement à la façade de l'église réformée au 41 rue de la Loire[97] ;
- à Fleurance une croix huguenote en ferronnerie est apposée sur le portillon d'accès au terrain qui est à l'arrière du temple (Côté rue des Amours), lequel est situé dans l'angle de la rue du Docteur Lapeyre et de la rue des Amours [98] ;
- à Foix, l'église réformée est incluse dans un immeuble qui fait l'angle du cours Gabriel Fauré et la rue de Verdun, l'entrée étant au 3 rue de Verdun. La coin de l'immeuble à pan coupé, visible de loin depuis le cours Gabriel Fauré dès qu'on a passé le Pont Neuf au-dessus de l'Ariège, comporte au niveau du 2e étage une très grande croix huguenote de la hauteur de l'étage et comme compressée en largeur pour tenir sur ce pan de mur sous l'abri d'un rappel de toit en haut de ce pan coupé[99] ;
- à Gallician l'ancien petit temple, au 109 rue Saint-Sébastien, que l'artiste Max Déjardin a transformé en atelier d'art, a conservé sa croix huguenote réduite à la croix de Malte, en creux au-dessus de la porte d'entrée[100] ;
- à Garrigues-Sainte-Eulalie, le temple réformée rue Lombard Dumas a deux croix huguenotes sur sa façade : une en ferronnerie à gauche de la porte d'entrée, et une autre en pierre sans sa colombe, dans l'oculus au-dessus de la porte d'entrée[101] ;
- au hameau des Gros, au sud de la commune de Gordes, le temple se trouve au bout d'un chemin de terre qui longe d'abord le mur gauche du temple avant de se terminer devant sa façade. Sur ce mur de gauche est apposée depuis 1998 une grande plaque de pierre, recouverte de carreaux de céramique peinte de même facture et faite par le même artiste que celui de Cabrières-d'Aigues (voir plus haut) développant un historique des protestants du lieu, avec le rappel du rôle des Vaudois et de leur ralliement au protestantisme calviniste au moment de la Réforme au synode de Chanforan ; comme à Cabrières-d'Aigues elle présente les symboles des Vaudois (Lux lucet in tenebris) et la croix huguenote[102] ;
- à Grasse, l'ancienne chapelle « Victoria » construite pour les besoins de la communauté anglicane de la fin du XIXe siècle, est devenue, avec de grands travaux de réhabilitation, le temple de l'église protestante unie de France et pour bien marquer cette communion luthéro-réformée un grand panneau qui enjambe la haie qui délimite la propriété du temple de l'avenue Victoria où il se trouve, montre une croix huguenote, une rose de Luther et le logo de l'EPUF (voir plus bas)[103] ;
- à Hénin-Beaumont la porte d'entrée du temple en brique de 1952 au 318 rue Gabriel Péri est encadrée de deux grands panneaux ; celui de droite porte la mention en noir sur fond blanc : « Église réformée de France » surmontée d'une croix huguenote[104] ;
- à Lacoste (Vaucluse) le temple au bord de la D106 fait partie avec celui de Cabrières d'Aigues et des Gros (voir ci-dessus) de la route des temples en Luberon, dont l'histoire est marquée durablement depuis le XVe siècle par l'arrivée des Vaudois persécutés ; une grande plaque recouverte de céramique émaillée similaire à celle de Cabrières et à celle des Gros est apposée sur le mur de droite du temple, à hauteur du numéro 91 de la route. Elle retrace l'histoire du protestantisme du village et comporte une croix huguenote et le symbole des Vaudois[105] ;
- à Lamastre une croix huguenote noire de grande dimension est apposée sur le mur sud-ouest (à gauche quand on regarde la façade du temple), place Rampon[106] (photo) ;
- à La Motte-d'Aigues, le temple fait partie de la « route des temples en Luberon », dont l'histoire est marquée durablement depuis le XVe siècle par l'arrivée des Vaudois persécutés ; une grande plaque recouverte de céramique émaillée est apposée sur la partie droite de la façade, en recul par rapport à la porte du temple, sur la place du temple. Elle retrace l'histoire du protestantisme du village et comporte une croix huguenote et le symbole des Vaudois[107]
- à La Motte-Chalancon une croix huguenote est apposée au fronton du temple situé dans la Grande Rue[108] ;
- à La Roque d'Anthéron, le temple (3 bis rue du Temple) fait partie des 10 étapes du « Chemin des Temples du Luberon »[109], et comme tous les autres, possède, sur sa façade à gauche de sa porte, un panneau de céramique émaillée relatant l'histoire du protestantisme du Luberon et comportant une croix huguenote. En outre une croix huguenote orne le bas de chacun de deux vantaux de sa porte d'entrée[110] ;
- à Laon, une grande croix huguenote en ferronnerie est apposée sur la partie droite de la façade du temple, au 4 rue de l'Arquebuse, à la hauteur de l'inscription « Église évangélique » au dessus de la porte[111] ;
- au Pouzin l'oculus de la façade de ce temple de 1956 contient une croix de Malte en béton résumant la croix huguenote[112] ;
- aux Bordes-sur-Arize une étonnante croix huguenote en mosaïque dans des tons de bleus et blanc-gris s'étale tel un tapis devant l'entrée du petit temple, et une autre, fondue dans la masse du bronze, figure sur la cloche[113] ;
- au Vigan, le temple de l'église réformée évangélique ( UNEPREF ) situé au 11 rue du Maquis Chapelle, comporte à gauche de son porche d'entrée un panneau de bois sombre avec plusieurs indications et une croix huguenote en blanc crème[114] ;
- à Londres une croix huguenote de pierre sculptée en bas-relief surplombe le portail d'entrée de l'église protestante française située 7-8 Soho Square (photo) ;
- A Ludweiler en Sarre, la croix huguenote de l'église des huguenots (en allemand Hugenottenkirche (de)) est située tout en haut du clocher (photo) ; cette église porte ce nom car c'est là qu'aux XVIIe et XVIIIe siècles, les protestants du Pays messin viennent se réfugier afin de célébrer librement leur culte réformé, leurs baptêmes et leurs mariages. C'est dans cette commune que se termine le chemin qui part de Courcelles-Chaussy et qu'ils empruntent à cette époque pour se rendre au temple[115] ;
- à Marseille, la croix huguenote a la forme d'une enseigne en fer forgé noir, perpendiculairement à la façade du temple du 15 rue Grignan (photo)[116] ;
- à Maubeuge, au 7 rue Arthur Berteau, le nouveau temple, inauguré en 1989, occupe le rez-de chaussée d'un immeuble d'habitations en briques rouges comme souvent dans le Nord ; en haut des marches sur la gauche du portail d'entrée, est fixée une imposante plaque en pierre grise (marbre ? granit ? ) doublée par devant d'une plaque transparente gravée d'un texte en blanc « Église réformée de France » surmonté d'une croix huguenote[117] ;
- à Molines-en-Queyras dans le hameau de Fontgillarde, la croix huguenote (un panneau de plâtre incrusté dans le mur et peint ?) situé au dessus de la porte d'entrée principale du petit temple a une particularité très rare : en son centre est fixé le style d'un cadran solaire, les heures écrites en chiffres romains sont entourées des signes du zodiaque et entre les deux est inscrit le verset biblique de Luc 12,40 : « Tenez-vous prêts, car le Fils de l'homme viendra à l'heure que vous ne pensez pas. » [118] ;
- à Montpezat une croix huguenote est sculptée dans le bois sombre du haut de chacun de deux vantaux de la porte du temple au 30 rue de Nîmes[119] ;
- à Saint-Jean-du-Gard, la croix huguenote est au fronton du temple, place Carnot[120] ;
- à Saumur une croix huguenote en métal forgé est apposée sur le mur de façade derrière la rangée de colonnes, place de l'Arche Dorée (photo) ;
- à Souvignargues, au 1 rue du Temple, une croix huguenote en ferronnerie se trouve dans l'oculus au dessus de la porte d'entrée en façade (photo).
- à Vannes, au 28 rue du 8 mai 45, dans l'ancien temple, une croix huguenote orne la vitrine à droite de la porte (photo). Ce temple est remplacé au début des années 2020 par un ensemble immobilier dont le temple occupe une partie du rez-de-chaussée ;
- La croix huguenote à l'extérieur de temples
-
Croix huguenote inversée
du portail vitré
à Cannes. -
Mur latéral gauche
du temple de Lamastre. -
Au tympan de l'église protestante française de Londres.
Sculpture de 1950. -
Haut du clocher du temple de Ludweiler. -
En 2023, en façade du temple
de la rue Grignan à Marseille
positionnée comme une enseigne. -
Sur la façade du temple de Saumur
en 2021. -
Façade du temple de Souvignargues en 2011. -
A Vannes, croix huguenote
dans la vitrine de droite
de l'ancien temple.
A l'intérieur de temples
[modifier | modifier le code]Les temples protestants sont pourtant réputés pour leur extrême sobriété iconographique, mais on y trouve communément représentée la croix huguenote :
- sculptée ou chantournée dans le bois
- à Allevard sur l'ambon du temple[121],
- à Cannes-et-Clairan elle est en bois chantourné sur le devant de la chaire du temple[122],
- à Carlsdorf en Allemagne, une grande croix huguenote en bois est fixée à gauche de la chaire sur le mur du fond de l'église huguenote ; ce village est maintenant inclus dans la ville de Hofgeismar dans le landkreis de Cassel au nord du land de la Hesse en Allemagne[123],
- à Chalon-sur-Saône une croix huguenote en bois (?) découpé très ajourée est appendue au lutrin de la chaire dans le temple de [124],
- à Daubhausen en Hesse en Allemagne dans l'église protestante (de) une croix huguenote sculptée se trouve au mur à droite de la chaire (photo),
- à La Charce dans le petit temple au 160 rue du Château, elle est au dessus de la porte de la « sacristie », entre la chaire et la table de communion[125],
- au Raincy une croix huguenote sculptée en bois est fixée au mur de droite sous le buffet d'orgue, mur qui fait face à celui de la chaire dans le temple[126],
- à Montrouge elle est sur le devant de l'ambon moderne du temple réformé[127],
- à Saint-Jean-du-Pin à l'ouest d'Alès, elle est en haut du porte-cantique du temple[92],
- à Saint-Paul-la-Coste, dans la minuscule chapelle protestante du château de Mandajors, la plus petite de France, elle ne comporte que seize places assises, une croix huguenote est au mur du chœur, à gauche de la table de communion (photo).
- en métal
- à Genève, c'est une œuvre du joaillier Gilbert Albert, qui est fixée sur un mur intérieur de la cathédrale Saint-Pierre (photo),
- à Oberbronn pour marquer le cinquième centenaire de la Réforme, Michel Raichlé, membre du conseil presbytéral de la paroisse protestante (UEPAL) d'Oberbronn, réalise une croix huguenote en la sculptant au laser dans de l'acier inoxydable. Elle est installée sous le porche, sur le mur à gauche de la porte d'entrée de l'église, devenue en 2023 monument historique ; sur la branche supérieure de la croix est inscrit « 1517 » et sur celle du bas « 2017 » (photo)[128],
- à Tournon-Tain-l'Hermitage, une croix huguenote en métal doré est accrochée sur le fond (ou le devant) de la chaire du temple[129].
- en une matière indéterminée
- en céramique ou mosaïque
- à Chabeuil, sur une plaque (en céramique ?) de type mural, la croix huguenote est posée au pied d'une grande croix latine en bois, derrière la table de communion de ce temple moderne[131].
- à Martigues, une croix huguenote en céramique ( vraisemblablement de la Poterie de la Draille à Anduze ) orne le devant de la chaire dans le temple[132],
- à Montivilliers, le sol de l'intérieur du temple est entièrement carrelé en noir et blanc et, au milieu de l'allée centrale séparant les bancs, le carrelage est remplacé sur un carré d'environ 1,20 m de côté et posé sur une pointe, par une mosaïque représentant une grande croix huguenote blanche sur fond noir[133].
- figurée dans des vitraux
- à Arcachon elle se trouve dans l'oculus de l'entrée du temple (photo),
- à Cantorbéry en Angleterre dans un vitrail de l’Église protestante française[134],
- à Cliousclat dans celui qui est au-dessus du portail du temple[135],
- à Dreux dans le grand oculus qui occupe le haut du fond du temple, face à l'assemblée réunie[136] et qui est une œuvre de Charles Lorin[137],
- à Enghien-les-Bains, dans plusieurs des vitraux du temple réformé [138],
- à Menton, dans le temple au 21 rue de la République, un des vitraux datant 2012, celui de l'angle sud-est, dû au maitre-verrier Achim Herget de La Turbie, représente en haut le prophète Ézéchiel et en bas une croix huguenote, alors que le vitrail qui lui est symétrique au sud-ouest de 2009 représente l'archange Michel et la rose de Luther[139],
- à Montauban-de-Bretagne dans les vitraux de la chapelle protestante du château près de Rennes[92],
- à Sarrebourg en Moselle elle est dans la verrière du temple[140].
- figurée sur des bannières
- à Cassel en Allemagne elle est accrochée au centre de la galerie sous le buffet d'orgue, juste après l'entrée dans l'église « Karlskirche »[141],
- à Fécamp dans un dessin très stylisé, à droite de la chaire dans le temple réformé[142],
- à Menton, dans le temple au 21 rue de la République, une croix huguenote est brodée en bleu sur la bannière qui est accrochée au lutrin de la chaire[143],
- à Mulhouse dans le temple Saint-Étienne, une croix huguenote rouge sur fond blanc est accrochée sous le lutrin de la chaire au centre de l'église sous l'orgue, et une grande croix huguenote marron occupe tout le pan du mur blanc à gauche de cette chaire[144],
- à Wiesenfeld en Allemagne elle est dans le narthex de l'église évangélique, à gauche de l'entrée de la nef (photo).
- La croix huguenote à l'intérieur de temples
-
Tout à gauche, une partie .
de la croix huguenote
en acier, à Oberbronn -
Dans un vitrail du temple d’Arcachon . -
Bannière .
dans l'église protestante
de Wiesenfeld -
Dans le temple de Daubhausen . -
Intérieur de la chapelle de Madajors .
A l'extérieur ou à l'intérieur de bâtiments divers dont l'histoire se rattache au protestantisme
[modifier | modifier le code]- sur un mur de l'EHPAD de Castres « Le Refuge protestant »[145] inaugurée par le président du Sénat Gérard Larcher[146] ;
- sur la façade de la Maison du protestantisme au 3 rue Claude Brousson à Nîmes une pancarte bleu-violet indique « Maison du protestantisme » en blanc et de la même couleur la silhouette d'une croix huguenote, et à l'intérieur du bâtiment une croix huguenote est sculptée en bas-relief dans la pierre[120] ; fixée sur la façade du Centre protestant de La Rochelle au 2 rue Brave Rondeau, la croix huguenote est en forme d'enseigne en fer forgé[147] ;
- sur l'une des façades du centre d'hébergement de loisirs du Gai Soleil à Grizac en Lozère qui émane de l'église évangélique d'Alès[148] ;
- sur une plaque extérieure, apposée à la droite de la porte d'entrée du Musée du protestantisme dauphinois au Poët-Laval, 25 rue de l'Ancien-Temple[149] ;
- dans le Musée protestant de la grange de Wassy en bois sculpté (photo) ;
- au milieu du bassin de la cour du Musée international de la Réforme à Genève (photo) ;
- dans une salle du Musée du Désert une grande croix huguenote en fer forgé d'André Brunel [150] ;
- sur une grande bannière apposée sur un mur extérieur du musée huguenot allemand à Bad Karlshafen[151] ;
- dans un vitrail de la Commanderie de Bubikon en Suisse[152]
- sur une plaque de céramique apposée à l'entrée d'une maison de Wiesenfeld en Hesse (photo) où des réfugiés huguenots s'installent au début du XVIIIe siècle sous la protection du landgrave Charles de Hesse-Cassel ;
- La croix huguenote sur ou dans des bâtiments en relation avec le protestantisme
-
Dans le bassin
du musée international
de la Réforme
à Genève -
Dans le musée de Wassy
commémorant
le massacre de 1562 -
Sur la façade de la Hugenottenhütte
à Wiesenfeld (Hesse) -
La même avec la plaque de céramique émaillée en gros plan sur la façade de la Hugenottenhütte
Pour marquer un mémorial
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à Martignargues
Pour rappeler les lieux de la persécution de protestants pourchassés, assiégés, emprisonnés, torturés, exécutés...
- au mémorial du Fort de l'île Sainte-Marguerite dans la baie de Cannes où, sous Louis XIV, sont emprisonnés à vie cinq pasteurs[153] ;
- au mémorial des huguenots à Aigues-Mortes, une stèle sculptée par Marc Dautry apposée en 1968 dans la cour du logis du gouverneur pour commémorer le bicentenaire de la libération des prisonnières de la Tour de Constance représente, outre la croix huguenote, une grille évoquant les prisonnières dont Marie Durand connue pour son exhortation gravée dans la pierre « Résister » et une galère où ramaient les huguenots condamnés pour leur foi[154] (photo) ;
- au mémorial du col de Mouzoulès dans le Gard, à la limite des communes d'Aumessas et de Bréau-Mars, à la jonction des routes D 336 et D 272 près du Vigan dans les Cévennes, érigé en 1942 pour commémorer la dragonnade du 19 avril 1742 contre une assemblée protestante clandestine et les peines infligées, tant aux hommes qu'aux femmes : galères, prison, couvent[120],[155] ;
- au mémorial d'Aulas, en forme d'obélisque, situé sur la D 48 c'est-à dire sur la route qui mène du Vigan à L'Espérou, environ 50 m au sud de son croisement avec la D 370, c'est-à-dire la route qui va de la D 48 à Aulas. Il rappelle les noms de trois prédicants (pasteurs) du Désert, martyrs, tous trois pendus à Montpellier : Alexandre Roussel (1701-1728), François Bénézet dont le martyre donne lieu à une émouvante complainte populaire (1726-1752) et Étienne Teissier dit Lafage (1721-1754)[156] ;
- sur la stèle des camisards de Martignargues, située sur la D 120 ou route de Saint-Cézaire[n 8] où la croix huguenote est sans sa colombe et qui rappelle le combat victorieux, contre les troupes de Louis XIV, des camisards conduits par Jean Cavalier au vallon du Devès à Martignargues le [157] ;
- sur la place de l'Hôtel de ville de La Rochelle le pavage moderne représente une croix huguenote dont le centre est la statue érigée en 1911 de Jean Guiton, maire de La Rochelle lors du siège de 1628[158].
Dans un contexte funéraire
[modifier | modifier le code]- à Aulas, rue de la Capelle, sur les piliers de part et d'autre du portail du cimetière protestant[159] ;
- à Cendras gravée et teintée en rouge sombre sur une plaque apposée sur la stèle au-dessus d'une pierre tombale dans le cimetière de Malataverne, lequel est surplombé par le temple[160] ;
- à Cork en Irlande, en fer forgé au-dessus du portail du cimetière huguenot (photo) ;
- À Oraàs, au pied de l'église de l'Assomption, sur la partie basse de la porte ouvrant sur le carré protestant du cimetière du village, la croix huguenote est placée « à l’envers probablement par méconnaissance »[161] ;
- à Rieubach en Ariège, gravée sur les stèles des tombes contemporaines du cimetière protestant du hameau[162] ;
- à Saint-Jean-du-Pin sur une pierre tombale, gravée en creux et peinte en doré[92] ;
- à Saint-Jean-du-Pin, et dans d'autres temples, sur les plaques mémoriales des guerres mondiales[92] ou dans l'église protestante française de Londres (photo) ;
- à Toulouse sculptée en bas-relief sur la sépulture de la famille Bonneric dans le cimetière de Rapas (photo) ;
- gravée sur une plaque funéraire[163] ;
- comme ornement funéraire sur un cercueil[164],[165] ;
- La croix huguenote de mémoriaux, pierres tombales ou cimetières
-
Mémorial .
du Fort de l'île
Sainte-Marguerite (Cannes) -
Stèle du mémorial huguenot à Aigues-Mortes
dans la cour du logis
du gouverneur. -
Au portail du cimetière huguenot de Cork en Irlande. -
Gravure dans la plaque mémoriale des deux guerres mondiales Église protestante française
de Londres. -
Bas-relief
de la sépulture
de la famille
Bonneric
à Toulouse.

de cantiques protestants de Noël
Imprimée sur la couverture de publications ou d'enregistrements sonores touchant au protestantisme
[modifier | modifier le code]- Une très grande variété de publications écrites, françaises surtout, mais aussi étrangères[166], arborent sur leur couverture une croix huguenote : des livres d'histoire, de sociologie, de théologie, et même des romans sur des sujets touchant au protestantisme, mais aussi des magazines, des journaux, des revues savantes[167]...
- Des couvertures de productions phonographiques touchant au protestantisme utilisent aussi la croix huguenote, tel ce disque en vinyle de la décennie 1970 intitulé « Brillante Étoile Cinq Noëls chantés à la gloire du Sauveur » enregistré au label CIDÉ[n 9] par la chorale L'Acapelle sous la direction de Jacques Canet (photo).
Sur des objets commémorant des événements liés au protestantisme
[modifier | modifier le code]- imprimée sur une carte de bristol offerte en souvenir de confirmation (photos) ; le bristol est parfois embossé et, ou, imprimé en doré[92], ou embossée sur un beau papier épais[168] ;
- sur une assiette indiquant « Soli Deo gloria 1559 – 1959 » en faïence colorée avec une croix huguenote en relief pour commémorer le 4e centenaire du premier synode protestant, réunissant clandestinement, à partir du , 72 représentants, pasteurs et laïcs, des églises réformées de France dans une auberge de la rue des Marais-Saint-Germain, aujourd'hui 4 rue Visconti. Ce synode adopte une déclaration de foi inspirée par les écrits de Calvin et une discipline qui fixe l’organisation des Églises réformées en France. Ses conclusions en sont ratifiées au synode de La Rochelle tenu en 1571, d’où le nom de Confession de La Rochelle que porte cette confession écrite à Paris ;
- et pour la même commémoration est éditée une médaille de bronze gravée par Robert Louis dont une des faces présente une croix huguenote[169].
- sur une médaille de 1985 de la Monnaie de Paris pour la commémoration du tricentenaire de la révocation de l’édit de Nantes en 1685 gravée par Jean-Claude Ammann à la demande de la Société de l'histoire du protestantisme français ; l'avers représente l'exil, les bûchers et les prisonniers enchainés emmenés aux galères et le revers une assemblée du « Désert » surmontée d'une croix huguenote et de la mention Register dans la graphie de Marie Durand sur la margelle du puits de la Tour de Constance[170] ;
- sur une médaille de 1987 pour le bicentenaire de l'Édit de tolérance (1787) de Louis XVI, également gravée par Jean-Claude Ammann à la demande de la Société de l'histoire du protestantisme français ; l'avers représente la tête de Louis XVI de trois-quarts avec inscrit dans le champ : « Droits de la nature - Raison - Humanité - Justice » et sous la tête : « 1787-1987 » et tout autour : « Édit de Louis XVI rétablissant les protestants dans leurs droits civils » et signé du monogramme « AJC » ; le revers représente des huguenots sortant d'une caverne où ils s'étaient réfugiés, une croix huguenote et l'inscription en haut : « Tolérance » et en bas « Société de l'histoire du protestantisme français »[171] ;
- sur une médaille gravée par Victor Huster (de) éditée en 1990 pour le centenaire de la fondation de la Deutsche Hugenotten-Gesellschaft (de) (DHG) c'est-à-dire de l' Association huguenote allemande (photo).
- Dans l'église protestante (de) de Daubhausen dans le land de Hesse, une plaque (de bronze ?) commémorative (photo) est apposée en 1935 à l’occasion du 250e anniversaire de l’accueil des huguenots (photo). Elle comporte au centre en haut une croix huguenote en bas-relief et un texte en allemand dont la traduction française est : « En 1685, nos ancêtres, persécutés pour leur foi, ont immigré ici depuis la France. En 1703, leur nouvelle patrie était à Daubhausen et à Greifenthal. » Suit une liste d’une soixantaine de noms de chefs de famille, essentiellement des hommes et quelques femmes veuves, « avec leur familles, environ 230 âmes ». Et en bas figure une citation biblique : « Nos pères ont mis leur espérance en Toi, et parce qu’ils ont espéré en Toi, Tu les as sauvés. Psaume 22:5 », puis « 250e anniversaire 1935 » ;
- sur les balises d'un « Sentier des Huguenots »[172], celui qui retrace le chemin que parcouraient, aux XVIIe et XVIIIe siècles, les protestants du pays messin pour se réfugier en Sarre qui est le land allemand frontalier au nord-est de la France, afin de célébrer librement leur culte réformé, leurs baptêmes, mariages... Ce chemin de 48 km va de Courcelles-Chaussy en Moselle à Ludweiler en Allemagne[115] ; on retrouve aussi la croix huguenote sur une stèle basse posée en 1996 sur ce chemin, dans la commune (Gemeinde en allemand) de Ludweiler (photo)[173].
- La croix huguenote et des événements liés au protestantime
-
Grande carte de confirmation protestante. -
Petite carte
de confirmation protestante. -
Assiette de faïence Soli Deo gloria
1559 - 1959
éditée à l'occasion
du 4e centenaire
du premier synode réformé français -
Avers de la médaille du centenaire
de la Société huguenote allemande
Graveur
Victor Huster. -
Plaque de 1935 dans l'église de Daubhausen commémorative de l'accueil des huguenots. -
Stèle sur le Chemin des huguenots à Ludweiler.
Croix huguenote humaine
[modifier | modifier le code]Une croix huguenote humaine de 50 mètres sur 30, formée par huit cents personnes dans les arènes de Nîmes est photographiée depuis une grue le 12 septembre 2009, à l’occasion du 500e anniversaire de la naissance de Calvin. L'événement organisé par la Maison du protestantisme[174] est préparé pendant une année[175],[176] nécessitant la collaboration gracieuse de la mairie, d'un géomètre-expert et photographe, d'une entreprise de levage et manutention (grue), de sponsors divers et bien sûr de centaines de bénévoles et a fait l'objet de plusieurs articles de presse, en particulier dans le Midi libre et d'un reportage de TéléMiroir que l'on peut encore visionner en 2025[177]. L'une des photos de cette croix humaine, détourée, sert d’illustration de la première de couverture à l'ouvrage de Sébastien Fath et Jean-Paul Willaime, La nouvelle France protestante : Essor et recomposition au XXIe siècle publié en [178].
- La croix huguenote humaine de 800 personnes à Nîmes le 12 septembre 2009
-
Dans les arènes
Comme logo
[modifier | modifier le code]De nombreuses instances protestantes l'utilisent tant sur des documents officiels en papier, en particulier dans l'en-tête de papiers à lettres, que sur les sites internet et autres supports :
- La Fédération protestante de France où la colombe est positionnée au centre de la croix de Malte (photo) ;
- Jadis, jusqu'en 2013, l'Église réformée de France où la croix huguenote est contenue dans un dessin représentant le buisson ardent (représentation classique de Dieu ou de sa présence dans le protestantisme) d'où Dieu parle à Moïse (Livre de l'Exode, 3.2) (photo) ;
- Aujourd'hui, depuis 2013, l'Église protestante unie de France (EPUdF) où la croix huguenote est résumée à la croix de Malte très stylisée et colorée (photo) ;
- L'Union nationale des Églises protestantes réformées évangéliques de France ou UNEPREF (photo) ;
- La Cause depuis sa fondation en 1920 et qui a d'ailleurs beaucoup œuvré à la popularisation du bijou dans l'entre-deux-guerres par la publicité dans ses périodiques[179] (photo) ;
- Le Musée du Désert[180] ; celui-ci utilise, pour sa correspondance et ses envois, des timbres portant ce logo avec la croix huguenote, qu'il imprime à partir des outils informatiques du site internet de La Poste (photo) ;
- Le Musée de la France protestante de l'Ouest, au château du Bois-Tiffrais à Monsireigne[181] ;
- La Société de l'histoire du protestantisme dans la vallée de la Dordogne[182] ;
- L'association « Patrimoine huguenot d'Ardèche »[183] ;
- L'association nantaise Culture Événements Patrimoine Protestants en Loire-Atlantique (CEPP-LA) dont le logo est une croix huguenote très stylisée[184] ;
- Cap Espérances qui est l'association diaconale et culturelle associée à l'église protestante unie d'Ermont a pour logo une originale croix huguenote[185] ;
- La Base de données du refuge huguenot, site internet universitaire de l'Institut d'histoire moderne et contemporaine (IHMC) et du CNRS, qui recense « la première génération du Refuge, celle des individus qui fuirent le royaume, à la suite de la révocation de l’Édit de Nantes (1685), entre 1685 et la fin du siècle »[186] ;
- Héritage huguenot, un site internet de formation théologique protestante[187] ;
- Le Service protestant d'accueil de Nîmes (photo) ;
- L’Église protestante de la Réunion[188] ;
- Les églises réformées de l'Agenais[189] ;
- L'église française de Saint-Gall en Suisse[190]
- L'Église protestante française de Londres (photo) ;
- L'église protestante française de Cantorbéry[134] ;
- Les Diaconesses de Strasbourg[191] ;
- La French Protestant (Huguenot) Church à Charleston (Caroline du Sud)[192] ;
- De très nombreuses associations huguenotes hors de France, les « Huguenot Society » dans des pays anglophones en Grande-Bretagne[193], en Irlande[194], aux États-Unis d'Amérique[195], en Australie[196], en Afrique du Sud[197], la « Deutsche Hugenotten-Gesellschaft »[198] et le musée huguenot allemand à Bad Karlshafen[199] en Allemagne, la « Det danske huguenotsamfund » au Danemark[200], etc.
- Divers logos utilisant la croix huguenote
-
FPF. -
ERF. -
EPUdF. -
UNEPREF. -
La Cause. -
Musée du Désert à Mialet
sur timbre imprimé
sur le site de la Poste. -
Église protestante française
de Londres. -
Sur un courrier
du Service protestant d'accueil de Nîmes.
Comme insigne militaire
[modifier | modifier le code]- Médaille portée par les soldats protestants français de la Première Guerre mondiale (voir la section Histoire, Première Guerre mondiale), attachée à leur bracelet d'identité militaire (photos) ;
- Insigne des protestants de la France Libre pendant la Seconde guerre mondiale[n 10] ;
- Insigne des aumôniers protestants aux armées, en broche en métal[201], en pin's émaillé ou en écusson textile brodé[202].
- Insignes militaires comportant la croix huguenote
-
Médaille militaire protestante 1914-1917
portée au bracelet d'identité militaire -
Protestant de la France libre . -
Aumônier protestant des armées . -
Aumônier protestant des armées . -
Aumônerie protestante aux armées .
Comme élément du blason de quelques villes ou familles
[modifier | modifier le code]Plusieurs localités françaises, et une allemande, ont un blason moderne qui comporte une croix huguenote en rappel de l'importance du protestantisme dans leur histoire :
- Boinville-en-Woëvre (Meuse), seule la croix de Malte boutonnée est présente, sans ses fleurs de lys, ni sa colombe appendue,
- Guillonville (Eure-et-Loir),
- Kirrberg (Bas-Rhin), la croix huguenote est le seul meuble de ce blason ; dans ce village, les plaques du nom des rues bilingues (français et alsacien) écrites en noir sur fond blanc comportent toutes une croix huguenote[203],
- Lacoste (Vaucluse), les fleurs de lys sont absentes et la colombe se superpose à la croix de Malte en son centre,
- Les Bordes-sur-Arize (Ariège), manquent les fleurs de lys à cette croix huguenote,
- La Couarde (Deux-Sèvres),
- Le Chefresne (Manche),
- Ratzwiller (Bas-Rhin), seule la croix est présente, sans sa colombe appendue,
- Rauwiller (Bas-Rhin),
- Saint-Daunès (Lot),
- Saint-Mards-en-Othe (Aube),
- Wilhelmsdorf en Allemagne, en Bavière.
- Les armes de villes comportant la croix huguenote
-
Wilhelmsdorf
en Bavière.
Il est aussi à noter que plusieurs familles nobles (ou pas) ont un blason comportant une croix huguenote
- Le blason de familles comportant la croix huguenote
-
Famille Delame. -
Famille Dhouailly.
Comme objet de décoration murale
[modifier | modifier le code]Dans la maison de nombreux particuliers protestants, on la trouve sculptée en ronde bosse ou en bas-relief[204], dans le bois comme celle du musée de la Grange de Wassy, ou la pierre, le schiste[205], en céramique[206], et aussi celles très colorées de la potière-céramiste Béatrice Casanova à Anduze à l'atelier de la Draille[207], en broderie de fils ou de perles, coulée ou forgée en divers métaux, en plâtre moulé et peint, sur une planchette de bois sur laquelle sont fixés des clous entre lesquels des fils sont entrelacés[206] ; en « attrape-soleil » en verre coloré serti de métal à la façon d'un vitrail et destiné à être accroché à une fenêtre[208] ; dessinée sur parchemin à la manière d'une enluminure et encadrée par l'artiste Marie Nuel[209] ; les dimensions de toutes ces croix sont très diverses.
- Diverses croix huguenotes murales
-
En bois au musée de Wassy -
En étain 20 cm de haut en décoration murale dans la maison d'un protestant
En philatélie
[modifier | modifier le code]- En France
- Un timbre postal français de 1985 de 2,50 francs de valeur faciale (photo), gravé par Albert Decaris, est émis à l'occasion du tricentenaire de la Révocation de l'édit de Nantes, avec pour intitulé Accueil des Huguenots Tolérance Pluralisme Fraternité[n 11] ainsi que toutes les déclinaisons d'enveloppes Premier jour, de maxi-cartes et d'encarts et documents philatéliques qui y sont attachées.
-
Timbre postal 1985
Tricentenaire révocation
Édit de Nantes.
- À Jersey
Un ensemble de 24 timbres à six effigies, lieux et évènements différents liés aux réfugiés huguenots ou leurs descendants est émis à Jersey en 1985 en commémoration de l'accueil des Huguenots et regroupés dans un carnet sous le nom de Huguenot heritage. La couverture du carnet et chacun des timbres comportent la représentation d'une croix huguenote.
- En Allemagne
La célébration du Huguenottentag, avec des manifestations culturelles en rapport avec l'accueil des réfugiés huguenots au XVIIe et XVIIIe siècles et leurs descendants, chaque année lors d'un week-end de juin donne très souvent lieu à une marque postale spéciale comportant une croix huguenote.
- Aux Pays-Bas
L'hôpital Nebo (nl), fondé par et pour des protestants réformés à Scheveningen, qui est indépendant jusqu'à sa fusion en 1972 avec l'hôpital Bronovo, a une marque postale spécifique incluant une croix huguenote. Il est devenu une maison de retraite protestante.
Figurant sur des objets divers
[modifier | modifier le code]- sur des fèves de galette des rois fabriquées par l'artisan créateur Arnold DeBris-Robinson de la maison Midgard à Sainte-Adresse (photo) ;
- en tatouage[210],[211], tel celui figurant sur l'avant bras droit de Renaud[212] ;
- imprimée ou floquée sur des vêtements[213] (photo), en motifs tissés de cravates ou imprimés de foulards[214], brodée ou imprimé sur des serviettes de table, de sacs de toile[215]...
- gravée sur un verre en cristal ou incluse dans un bloc de cristal presse-papier[216]
- en cuir repoussé sur une ceinture[206] ou un couvre-livre de cantiques ou de bible[217] ;
- imprimée sur un drapeau[218] ;
- imprimée sur des étiquettes de vin[n 12] : en rouge-bordeaux sur une étiquette de vin de Pomerol millésimé 2010 intitulé « La Croix des Huguenots » ; la croix huguenote est sur-imprimée sur le dessin en bistre d'un vignoble lui-même imprimé sur le fond de l'étiquette qui est blanc cassé-crème ; et en doré sur des étiquettes de vins AOC de Bergerac « Château Haute Brande Marquis du Tertre Cuvée des Huguenots », ce vignoble est exploité par la famille Nicolas à Saint-Avit-Saint-Nazaire[219] ; le haut de cette croix huguenote dorée est sur-imprimée sur le dessin en gris foncé représentant un vignoble au premier plan et une ferme vigneronne au second plan, le fond de l'étiquette est blanc ; il s'agit dune part d'un vin blanc moelleux et d'autre part d'un vin rouge[220].
- en marque-page, imprimée sur une carte longue et étroite[221] ou en bois pyrogravé au laser (photo), ou en métal cousu sur le ruban d'une bible de lutrin[222], ou en laiton découpé et gravé à l'acide, puis doré par électrolyse à l'or, la page étant pincée entre le cadre de la découpe qui passe derrière la page tandis que la croix huguenote reste devant, selon le principe du trombone (photo)[223] ;
- en feuille de cire plaquée sur une bougie (photo) ;
- en porte-clés, sur un jeton en métal doré avec au verso la mention « Église réformée de Montrouge »[n 13] (photo), en autocollants (photo), sur des mugs, coupelles, petites cuillères et dés de collection, dessous de plat, torchons et même paillassons[224]... en horloge[225], en coupe-papier, en aimants ou magnets (photo), en carreaux de céramique, en cire[226], en écusson de scoutisme[92], sur un ex-libris dessiné en par Hansi pour Cabrol de Coudon de Senaux, avocat à Agen[227] ; décorant un coffret de bois marouflé de cuir [n 14] (photo).
- Objets divers avec croix huguenote
-
Fèves de galette des rois Midgard. -
Tee shirt noir avec impression de croix huguenote blanche. -
Vin de Pomerol 2010 La Croix des huguenots. -
Étiquette Pomerol 2010 La croix des Huguenots. -
Aimant de réfrigérateur Camaloon. -
Quatre pin's en métal doré émaillé.
-
Marque-page
en bois pyrogravé. -
Marque-page sur laiton doré gravé
s'utilisant comme un trombone. -
Marque-page en croix huguenote doré à l'or 24K
sur une page de bible. -
Bougie artisanale -
Écusson de scoutisme en toile brodée Amalric. -
Écusson touristique en feutrine brodée. -
Quatre autocollants (stickers)
dont deux cartes postales
au centre.
-
Porte clé en métal argenté émaillé. -
Porte-clés en métal argenté brillant. -
Deux porte-clés en bois pyrogravé. -
Porte-clés bois de tilleul pyrogravé laser. -
Porte-clés en simili-cuir martelé. -
Jeton en métal doré
de l'église réformée de Montrouge. -
Coffret de bois marouflé
de cuir - Artisanat sénégalais.
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Livres par ordre chronologique de parution
- Julien Massip, Fidélité et Progrès : la croix huguenote d'après-guerre : Étude de symbolisme religieux, Aimargues, chez l'auteur, , 63 p. (BNF 30903523)
- Pierre Bourguet (préf. P.-E. Hugues), La croix huguenote, Mialet, Musée du Désert, , 24 p. et 4 p. rempliées de photos en noir et blanc, sans ISBN.
- Pierre Bourguet, La croix huguenote, Paris, Librairie Protestante - Les Bergers et les Mages, , 66 p.. Réédition à Mialet, Musée du Désert, 1981 (3e éd.)[228], 1985, 1991, 2001, 2006. Aucune édition n'a d'ISBN.

- Albert Doumergue, Nos garrigues et les assemblées au Désert : Église de Nîmes sous la Croix 1685-1792, Montpellier, Les presses du Languedoc, 1993 (réed. [1924 et 1936]) (ISBN 9782859981167)
- Monique Poulenc et Anne-Michèle Margeri, Les bijoux traditionnels français : Musée national des arts et traditions populaires, Réunion des Musées nationaux, , 399 p. (ISBN 9782711836246)
- Michèle Bargeon et Patrick Cabanel, « Petite histoire d'un bijou protestant : la croix huguenote », dans Patrick Cabanel (dir.), Itinéraires protestants en Languedoc : XVIe et XXe siècle, t. 2 : Espace gardois, Montpellier, Presses du Languedoc, , 511 p. (ISBN 9782859982119), p. 360-367.

- Henri Dubief et Jacques Poujol, La France protestante : Histoire et lieux de mémoire, Paris et Carrière-sous-Poissy, Éditions de Paris Max Chaleil et La Cause, , 455 p. (ISBN 978-284621-06-69).

- Mireille-Bénédicte Bouvet, Protestantismes - Vocabulaire typologique, Paris, Éditions du Patrimoine, , 344 p. (ISBN 9782757705612).

- Patrick Cabanel, La croix huguenote : Petite histoire d’un mot et d’un bijou d’identité, Mialet, Musée du Désert, , 96 p. (ISBN 979-10-978395-0-5).

- Articles par ordre chronologique de parution
- Charles Bost, « L’exposition rétrospective de Lasalle », Bulletin du Club Cévenol, , p. 165-167 et 1902, p. 171-178
- Paul Fonbrune-Berbinau, « Bijoux huguenots », Bulletin de la Société d'Histoire du Protestantisme français, Paris, Droz, t. 52, no 5, , p. 480 (lire en ligne, consulté le )
- Louis Malzac, « Croix huguenotes et bijoux cévenols », Bulletin de la Société d'Histoire du Protestantisme français, Paris, t. 59, no 6, , p. 569-574 (lire en ligne, consulté le )
- Raoul Allier, « La croix huguenote », Bulletin de la Société d'Histoire du Protestantisme français, Paris, vol. 81, , p. 500 (lire en ligne, consulté le )
- Lieutenant-colonel Campestre, « Quelques notes sur la croix huguenote », Le protestant aixois, Aix-en-Provence,
- Daniel Bourguet, « La croix huguenote », Bulletin des Amis du Vieux Tence, no 11, , p. 14-16
- Claire Bernole, « Que signifie la croix huguenote pour les protestants ? », Réforme, Paris, (lire en ligne, consulté le )
- Hélène Guicharnaud, « La croix huguenote », Bulletin de la Société montalbanaise d’étude et de recherche sur le protestantisme, Montauban, no 8, , p. 7-8 (lire en ligne, consulté le )
- Monique Veillé, « La croix huguenote, encore… », Réforme, Paris, (lire en ligne, consulté le ).

Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Le calvinisme a des positions claires concernant le port de médailles ou d'objets de dévotion. Calvin, et les réformés à sa suite, suivent une interprétation stricte du deuxième commandement biblique (Exode 20:2-17), qui interdit l’idolâtrie et la superstition, et donc la fabrication et l'adoration d'images. Cette interprétation inclut le rejet des médailles religieuses, des statues, des icônes et autres représentations visuelles utilisées dans la dévotion. On en trouve la source dans l'œuvre majeure de Calvin « Institution de la religion chrétienne ». Les passages les plus représentatifs se trouvent dans le chapitre XI du Premier livre, sections 4 à 7. On peut les lire dans la réédition en 1859 de la dernière édition sortie en 1559, soit cinq ans après la mort du réformateur : Jean Calvin, L'institution de la religion chrestienne, t. I, Paris, Ch. Meyrueis, , CCLXIII+306 (lire en ligne), « XI - Qu'il n'est licite d'attribuer à Dieu aucune figure visible : et que tous ceux qui se dressent des images, se révoltent du vray Dieu. », p. 40 à 43
- ↑ Cette interprétation est ancienne, elle remonterait au moins à 1824, car elle figure dans la notice de dédicace rédigée par le pasteur Félix Neff du temple des Viollins dans la vallée de Freissinières (Hautes-Alpes). Voir Cabanel 2025, p. 37 note n°23
- ↑ Pourrait-on y voir une méfiance des calvinistes envers la tendance à idolâtrer les images religieuses ? C'est peu probable, car ce petit « accessoire » existait longtemps avant l'« invention » de la croix huguenote.
- ↑ Mais il n'y a pas que les paysans pour l'appeler ainsi, même Madame de Sévigné dans la lettre à sa fille, Madame de Grignon, du l'écrit aussi ! Voir l'ouvrage : Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné, Recueil des lettres de madame de Sévigné, nouvelle édition, t. 7, Paris, Bossange, Masson et Besson, , p. 123-124
- ↑ Une preuve en est que lorsqu'une jeune femme protestante veut épouser un catholique, il lui faut abjurer sa foi protestante et, en tant que Jeune Convertie, elle doit prouver au prêtre catholique, par un certificat, qu'elle a bien vendu à un bijoutier sa croix huguenote. Cabanel 2025, p. 47 et note n°64
- ↑ Elle donne lieu à différentes éditions dont les inscriptions varient au cours de l'avancement de la guerre. Au moins quatre modèles sont connus, l’un avec inscrit « Souvenir de la guerre 1914-15 » et les autres avec d'un côté la croix de Malte seule et de l’autre côté la colombe entourée des mots « Famille Église Patrie Tiens ferme 1914-1915 ou 1914-1916 ou 1914-1917 »
- ↑ La plupart des protestants (réformés, évangéliques) ne se signent pas, sauf certains luthériens et certains anglicans. Voir ce document à lire comme une feuille A4 pliée en trois dans sa hauteur pour en faire un dépliant : « Pourquoi les protestants ne font pas le signe de croix », sur EPU Royan-Océan (consulté le )
- ↑ La localisation précise est quelques dizaines de mètres au sud de la boite aux lettres (d'une ferme isolée au bout du chemin) numérotée « 1500 route de Saint-Cézaire ». Ses coordonnées géographiques sont 44° 01′ 58,99″ N, 4° 11′ 16,33″ E. Il est à noter que son emplacement exact est fautif sur presque toutes les cartes trouvées sur internet.
- ↑ Cet acronyme signifie « Centrale internationale du disque évangélique ».
- ↑ On en connaît deux versions, toutes deux dessinées par Frank Christol, alors pasteur de l’église française de Londres-Soho, destinées aux Français protestants ralliés à de Gaulle et réalisées par la succursale londonienne de la maison Cartier entre 1942 et 1945. Ce sont des broches en forme d’écu en métal émaillé, toutes deux barrées de trois bandes horizontales, de haut en bas, bleu, blanc et rouge. Dans les deux versions le métal du fond de l’écu se détache sur l’émail bleu du haut pour former le mot « RESISTEZ » en référence au « Register » de Marie Durand et bien sûr à la Résistance contre les nazis ; dans la bande blanche au milieu de la première version le métal du fond figure une représentation schématisée de la Tour de Constance et dans celle de la seconde version également mais plus petite avec à droite (dans le ciel) la croix de Lorraine, enfin du fond métallique du bas (en arc brisé inversé) émaillé en rouge, se détache dans la première version une croix huguenote à gauche et une croix de Lorraine à droite séparée par une ligne verticale, et dans la seconde version, la croix huguenote, centrée, occupe toute la bande. Une très belle photo des deux versions se trouve dans Cabanel 2025, p. 61 et 89
- ↑ Notez bien l'ironie de la mention figurant sur le timbre français et sur toutes les pièces de philatélie s'y rapportant : « Accueil des huguenots ». Oui, mais qui les accueillent ? Pas la France. Pas la France de Louis XIV, qui est même la cause de leur exil forcé massif dans les pays dits « du Refuge » par l'édit de Fontainebleau de 1685 qui révoque l'édit de Nantes de Henri IV, dit « édit de paix religieuse» de 1598. Accueil oui, mais par les Suisses, les Allemands, les Hollandais, les Suédois, les Anglais, les Américains... pas par les Français !
- ↑ Le point commun de ces trois vins est le négociant en vins qui les commercialise ; il s'agit de SFV comme indiqué sur les étiquettes, c'est-à-dire Sainte Foy Vins, une société installée à Pineuilh, près de Bergerac; dont le directeur actuel (en 2025), François Gonnet, est descendant d'une longue lignée de négociants en vins protestants ; c'est un clin d’œil à cette origine qui est la source de l'utilisation de la croix huguenote sur l'étiquette de certains de ses vins.
- ↑ Ce jeton est conçu et réalisé au cours des années 1970, sous le mandat du pasteur Louis Matiffa, pour être vendu au profit de l'église ; on peut l'utiliser en l'accrochant à un trousseau de clés afin de pouvoir aisément récupérer ses clés en cas de perte. En 2025, quelques exemplaires sont toujours disponibles.
- ↑ Ce coffret en bois (sans doute exotique, mais non précisé) est l'œuvre d'un artisan sénégalais vers 2010 sur commande spécifique. Il lui avait été fourni une photocopie du dessin d'une croix huguenote. Il l'a reporté sur un carton assez épais et rigide, qu'il a collé sur le dessus de la boîte, puis il a marouflé tout le coffret, extérieur et intérieur d'un cuir fin de mouton et ensuite il a martelé et repoussé ce cuir avec divers outils selon le rendu qu'il voulait obtenir.
Références
[modifier | modifier le code]- « La croix huguenote », sur Musée virtuel du protestantisme (consulté le ).
- ↑ Bourguet 1965, p. 46.
- ↑ Le « bouton », aujourd'hui plutôt appelé « mouche », est une rondelle de cuir que l'on met au bout d'un fleuret pour éviter les blessures lors de la pratique de l'escrime. Voir « Qu’est-ce que le fleuret ? », sur Cercle de l'épée Cognac (consulté le ).
- ↑ Patrick Banon, Dico des signes et symboles religieux, Éditions Actes Sud, (ISBN 978 274 2762 545), p. 129.
- ↑ Bourguet 1965, p. 15.
- Bourguet 1965, p. 38.
- ↑ Bourguet 1965, p. 38 et 48-50.
- Henri Dubief et Jacques Poujol, La France protestante : Histoire et lieux de mémoire, Paris, Éditions de Paris Max Chaleil et La Cause, 455 p. (ISBN 978-284621-06-69), p. 142.
- Monique Veillé, « La croix huguenote, encore… », Réforme, Paris, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Voir Théodore de Bèze, Histoire ecclésiastique des églises réformées au royaume de France, t. 1, 990 p., sur Gallica (lire en ligne), p. 796-797.
- ↑ Bourguet 1965, p. 34.
- ↑ Bourguet 1965, p. 36.
- « Focus sur la croix huguenote d’André Brunel », sur Musée du Désert (consulté le ).
- ↑ Matthieu 5,3-10
- ↑ Marc Pernot, « La Croix Huguenote », sur Temple protestant de l'Oratoire du Louvre, (consulté le ).
- ↑ Thierry Azemard, « Parole bleue 16 – La croix huguenote », sur Église protestante unie de Nîmes, (consulté le ).
- « La croix huguenote », sur Église protestante unie de Belfort (consulté le ).
- ↑ La Bible, Jean 8,12
- ↑ La Bible. Malachie 4,2
- ↑ « L’histoire et la signification des croix huguenotes : un symbole fort », sur Journal du Chat Botté (consulté le ).
- ↑ Jean 13,34
- « Pourquoi-les-protestants-portent-la-croix-huguenote », sur EPUF de Royan (consulté le ).
- ↑ Romains 8,13
- ↑ Marc 1,10-11
- ↑ Ce nom signifie en patois nîmois « petit pilon » par analogie de forme avec l'ustensile de cuisine, très commun dans cette région, utilisé pour préparer, dans un mortier, la brandade de morue ou l'aïoli. Bourguet 1965, p. 38-44.
- ↑ Voir Saint-Esprit#Représentations de l'Esprit saint
- ↑ Bourguet 1965, p. 53.
- ↑ Hélène Guicharnaud, « La croix huguenote », Bulletin de la Société montalbanaise d’étude et de recherche sur le protestantisme, Montauban, no 8, , p. 8 (lire en ligne, consulté le ). La même hypothèse est avancée dans Bourguet 1965, p. 4640-44. En corrélant ainsi colombe et ampoule, cette interprétation du trissou comme ampoule d'huile sainte conduit à l'explication de la variété des modèles de croix huguenotes anciennes que l'on a pu retrouver, associant parfois colombe et trissou comme le décrit Hélène Guicharnaud dans son article, jusqu'à la forme d'un autre bijou qui peut lui être associé qui est la « badine».
- ↑ Cabanel 2025, p. 12 et 22.
- ↑ Cabanel 2025, p. 22.
- ↑ « Ce qui est une indication suffisante sur la première aire de distribution du bijou, avant qu'il ne s'impose à l'ensemble des calvinistes français. » Bargeon et Cabanel 2000, p. 360.
- ↑ Bourguet 1965, p. 18.
- ↑ Bourguet 1965, p. 37 et 51.
- ↑ Bargeon et Cabanel 2000, p. 363-364 note n°132.
- ↑ Bourguet 1965, p. 21.
- ↑ « Bijou Saint-Esprit », sur Musée Crozatier - Le Puy-en-Velay (consulté le ).
- ↑ Lise Chastang, « Un bijou nommé saint-esprit », sur Aleteia, (consulté le ).
- ↑ Monique Poulenc et Anne-Michèle Margerie, Les bijoux traditionnels français : Musée national des arts et traditions populaires, Réunion des Musées nationaux, , 399 p. (ISBN 9782711836246).
- ↑ « Dentellière d'Espaly », notice no 01160005568, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Joconde, ministère français de la Culture.
- ↑ « Bijou Saint-Esprit », sur Musée Crozatier du Puy-en-Velay (consulté le ).
- ↑ Bourguet 1965, p. 23.
- ↑ Bourguet 1965, p. 26-27.
- ↑ Ce portrait est reproduit dans cet article de la revue des Comptes-rendus de l'Académie des sciences. Chimie : Annick Perrot, « Pasteur : sous le savant l’artiste », sur Académie des sciences Institut de France, (consulté le ).
- ↑ Cabanel 2025, p. 23-30.
- ↑ Dans un texte manuscrit jamais publié et conservé à la bibliothèque municipale de Nîmes, au Carré d'art. Cabanel 2025, p. 42-44
- ↑ Bargeon et Cabanel 2000, p. 367.
- ↑ La boutique est située, selon l'abbé Antoine Valette curé de Bernis, un village à l'ouest de Nîmes, au 4 place du Marché (actuelle rue de l'Hôtel de ville). Voir : Bourguet 1965, p. 46.
- ↑ Cabanel 2025, p. 45.
- ↑ Bargeon et Cabanel 2000, p. 363.
- ↑ Bourguet 1965, p. 50.
- ↑ Bourguet 1965, p. 51-52.
- ↑ Cabanel 2025, p. 26 et note n°28.
- ↑ Hélène Guicharnaud, « La croix huguenote », Bulletin de la Société montalbanaise d’études et de recherches sur le protestantisme, Montauban, no 8, , p. 88 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Charles Bost, « Les « Prophètes des Cévennes » au XVIIIe siècle », Revue d'histoire et de philosophie religieuses, Paris, t. 5, no 5, , p. 401-430 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Jean-Paul Chabrol, « Diffusion et filiations dans l’espace protestant : le prophétisme « cévenol » et le monde au XVIIIe siècle », Diasporas. Histoire et sociétés, no 5, , p. 146-156 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Cabanel 2025, p. 44.
- ↑ Raoul Allier, « La croix huguenote », Bulletin de la Société d'Histoire du Protestantisme français, Paris, vol. 81, , p. 194 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Cabanel 2025, p. 32.
- ↑ « Louis Malzac (1871-1936) », sur BNF Data (consulté le ).
- ↑ Jacques Poujol et Henri Dubief, La France protestante : Histoire et lieux de mémoire, Paris et Carrière-sous-Poissy, Éditions de Paris Max Chaleil et La Cause, , 455 p. (ISBN 978-28-462106-69), p. 141.
- ↑ Cabanel 2025, p. 48.
- ↑ Bourguet 1965, p. 8.
- ↑ « Maison et atelier d'horlogerie E. Bourquin et Fils », notice no IA25001784, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- Mireille-Bénédicte Bouvet, Protestantismes - Vocabulaire typologique, Paris, Éditions du Patrimoine, , 344 p. (ISBN 9782757705612), p. 289.
- ↑ Cabanel 2025, p. 32-33 et la note n° 42.
- ↑ Henri Dubief et Jacques Poujol, La France protestante : Histoire et lieux de mémoire, Paris, Éditions de Paris Max Chaleil et La Cause, 455 p. (ISBN 978-284621-06-69), p. 143.
- ↑ Cabanel 2025, p. 53-54 et note n°76.
- ↑ Mireille-Bénédicte Bouvet, Protestantismes - Vocabulaire typologique, Paris, Éditions du Patrimoine, , 344 p. (ISBN 9782757705612), p. 269.
- ↑ Julien Massip, Fidélité et Progrès : la croix huguenote d'après-guerre : Étude de symbolisme religieux, Aimargues, chez l'auteur, (BNF 30903523).
- ↑ Patrick Cabanel et André Encrevé (dir.), « Massip Julien », dans Dictionnaire biographique des protestants français de 1787 à nos jours : M-Q-, Paris, Max Chaleil, , 1027 p. (ISBN 978-2-84621-358-5), p. 136-137.
- ↑ On en trouve une représentation sur « Insigne des protestants de la France Libre », sur Google Art et culture (consulté le ).
- ↑ Bargeon et Cabanel 2000, p. 360.
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