Crise du Groenland
| Date |
- (17 jours) |
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| Localisation |
Groenland États-Unis |
| Revendications | Annexion du Groenland par les États-Unis |
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| Issue |
En cours
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La crise du Groenland débute lorsque, pendant la seconde présidence de Donald Trump, les États-Unis mènent, dans le cadre de leur politique expansionniste, une campagne visant à annexer le Groenland qui est un pays constitutif du royaume de Danemark.
Elle fait suite à une tentative d'achat du même territoire par les États-Unis, lors de la première présidence de Donald Trump, rejetée par le gouvernement Lars Løkke Rasmussen III. Durant la seconde présidence de Donald Trump, ces revendications se font plus insistantes, la Maison-Blanche déclarant que les États-Unis « auront le Groenland d'une façon ou d'une autre »[3] et que l'usage de la force « est toujours une option »[4].
En réaction, plusieurs pays européens participent à l'opération Endurance arctique, menée par le Danemark et servant à la fois à dissuader les États-Unis et à rassurer ces derniers quant à la puissance de l'Europe pour défendre le Groenland face à la Russie ou la Chine[5]. Les États-Unis menacent alors les participants à l'opération de droits de douane.
Le 21 janvier 2026, Donald Trump affirme renoncer à ces droits de douane, ainsi qu'à l'utilisation de la force pour acquérir l'île danoise, préférant entamer des négociations pour parvenir à un accord[6].
Motivations
[modifier | modifier le code]Officiellement, les États-Unis estiment que les Forces armées danoises ne sont pas capables de défendre le Groenland, et que, s'il n'est pas annexé par les États-Unis, il deviendra chinois ou russe[7].
Pékin et Moscou, de leur côté, nient toute velléité impériale. Le , le ministère chinois des Affaires étrangères assure que « les activités de la Chine dans l'Arctique visent à promouvoir la paix, la stabilité et le développement durable dans la région ». Pour la diplomatie russe, la prétendue menace est un « mythe[8] ». Les spécialistes français confirment de leur côté l'absence de velléités russes ou chinoises d'agression du Groenland[9].
Le , une enquête de l’Organized Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP) indique que les motivations américaines ne se limitent pas aux arguments sécuritaires officiels[10],[11]. Elles relèvent aussi d’intérêts économiques privés liés aux minerais critiques[9],[10]. L’enquête révèle que d’anciens proches collaborateurs de Donald Trump détiennent des participations dans GreenMet (Greentech Minerals Holdings Inc.)[10]. Cette société est impliquée dans un projet d’exploitation de terres rares au Groenland, via un partenariat conclu en 2025 avec Tanbreez Mining Greenland A/S[10]. Parmi les actionnaires figurent George Sorial et Keith Schiller, deux ex-cadres de la Trump Organization, ainsi que Drew Horn, ancien responsable de la sécurité nationale sous Trump[10]. L'OCCRP souligne que le projet recherche et obtient un soutien politique et financier d’institutions fédérales américaines[10]. Ces éléments alimentent de sérieux soupçons de conflits d’intérêts et renforcent l’idée que la pression exercée par l’administration Trump sur le Groenland profite à un cercle restreint d’alliés économiques plutôt qu’à des impératifs stratégiques collectifs[10].
Contexte
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Le Groenland est un pays et territoire d'outre-mer du royaume de Danemark ; il est associé au Danemark et à la Norvège depuis que des colons vikings se sont implantés sur l'île, en 986[12]. Le XIIIe siècle voit l'arrivée des populations inuit, qui représentent aujourd'hui la majorité de la population du Groenland.
La constitution danoise de 1953 change le statut du Groenland, le passant de colonie à comté. En 1979, un référendum donne l'autonomie au Groenland, lui permettant alors de constituer son propre gouvernement local.
Durant sa première présidence, Donald Trump déclare que les États-Unis devraient « acheter » le Groenland. En réponse, les gouvernements du Danemark et du Groenland déclarent que l'île n'est pas à vendre et qu'elle ne peut pas être vendue sous la constitution du pays.
Présence militaire américaine au Groenland
[modifier | modifier le code]Politique internationale de Donald Trump
[modifier | modifier le code]L’escalade des menaces américaines à l’encontre du Groenland a été reliée par plusieurs commentateurs au succès apparent de l’Intervention américaine au Venezuela en 2026[13]. Certains analystes ont également établi un lien entre la crise groenlandaise et les menaces formulées par Donald Trump à l’encontre du Canada.
L’ancien premier ministre de l’Ontario et Représentant permanent du Canada auprès des Nations unies Bob Rae a déclaré que Donald Trump « ne prend pas la souveraineté du Canada au sérieux », tandis que l’ancien secrétaire principal du Premier ministre Gerald Butts (en) a affirmé que, bien qu’il ne croie pas à une invasion directe du Canada, « nous allons voir beaucoup de menaces, ainsi qu’un important effort d’implantation d’activités pro-américaines dans la vie canadienne par les États-Unis »[13].
À la mi-janvier 2026, NBC News a rapporté que, selon de hauts responsables américains, Donald Trump intensifiait en privé son attention sur une nouvelle cible dans l’Hémisphère occidental, se plaignant de plus en plus auprès de ses conseillers de la vulnérabilité du Canada face aux adversaires des États-Unis dans l’Arctique[14].
Tactiques de négociation agressives
[modifier | modifier le code]Les tactiques de négociation agressives de Donald Trump ont suscité des comparaisons avec la théorie du fou. Selon l'analyste James D. Boys, Trump recourrait à cette approche en projetant délibérément une image d’imprévisibilité et en formulant des menaces extrêmes afin d’arracher des concessions. Il cite le Venezuela comme un exemple où la défiance aurait été sanctionnée, avertissant qu’aucun pays n’est à l’abri. Il ajoute : « J’essaierais de rester aussi loin que possible de tout ce qui touche au Groenland et à l’alliance de l’OTAN »[15].
Évolution
[modifier | modifier le code]Prémices en 2025
[modifier | modifier le code]Avant même sa seconde investiture le , Donald Trump a annoncé son désir d'annexer le Groenland, considérant qu'il s'agit d'une « nécessité absolue » pour la « sécurité nationale », et refusant de s'engager à ne pas utiliser la force pour s’emparer de l'ile[16]. Il menace également d'imposer des droits de douane sur le Danemark en cas de refus de céder le territoire. Ces déclarations provoquent une crise diplomatique et suscitent des réactions de soutien au Danemark de la part de plusieurs pays européens, dont la France et l'Allemagne. Mette Frederiksen réaffirme alors que le Groenland appartient aux Groenlandais, et maintient que « les États-Unis restent l'allié le plus important du Danemark[17]. » À la même période, son fils Donald Trump, Jr. effectue un voyage non officiel sur l'île, distribuant des casquettes « Make America great again » et diffusant des images sur les réseaux sociaux, pour indiquer que la population locale souhaite devenir américaine[18]. Dans les faits, les Groenlandais intéressés par le rapprochement sont très peu nombreux, quelques centaines au plus pour un pays de 57 000 habitants[9].

Le , le vice-président J. D. Vance réalise un voyage sur la base spatiale de Pituffik au Groenland, sans invitation des gouvernements danois ou groenlandais. Dans son discours devant les soldats américains présent sur place, il critique le Danemark pour ne pas avoir « bien assuré la sécurité du Groenland » mais assure que « la force militaire ne sera jamais nécessaire », préférant conclure un accord avec l'île[19].
En , le Wall Street Journal rapporte que les services de renseignement américains ont reçus l'instruction de surveiller l'île, notamment le mouvement indépendantiste, ainsi que de se renseigner sur les opinions des habitants concernant l'exploitation des ressources naturelles de l'île. En réaction, Tulsi Gabbard, directrice du renseignement national, dénonce le journal pour sa diffusion d'information classifiée, mais sans nier la véracité des faits[20].

En , le président français Emmanuel Macron se rend à Nuuk, où il rencontre le premier ministre groenlandais, Jens-Frederik Nielsen, et la première ministre danoise, Mette Frederiksen. C'est le premier chef d’État français à visiter le Groenland. Dans son discours, il soutient l'intégrité territoriale du Danemark, critique la volonté américaine d'annexion de l'île, et se dit prêt à effectuer « des exercices [militaires] conjoints » au Groenland[21].
En , Danmarks Radio affirme qu'au moins trois citoyens américains ayant des liens avec Donald Trump étaient sous surveillance par les services de renseignement danois après des tentatives d'infiltrations du Groenland, dans l'objective de créer des divisions entre l'île autonome et le Danemark en exploitant des désaccords (réels ou inventés), soit par la présence d'agent d'influence sur le terrain, soit par de la désinformation[22]. DR affirme qu'un des américains essayait de rédiger une liste de groenlandais qui pourraient soutenir le rattachement aux États-Unis afin de les recruter dans un mouvement sécessionniste[23].
En , Donald Trump nomme Jeff Landry « envoyé spécial au Groenland », un rôle informel, puisqu'il n'est pas officiellement envoyé ou diplomate, et ne dispose d'aucune accréditation danoise[21]. Landry déclare vouloir faire du Groenland un territoire américain, et assiste sans invitation officielle à une course de luge traditionnelle[24]. Ces actions sont fortement contestée par le Danemark, l'ambassadeur américain étant convoqué dans la foulée[25].
Les services de renseignement danois classent en 2025 les États-Unis comme une menace probable, au même titre que la Russie ou la Chine[26].
Escalade en 2026
[modifier | modifier le code]Déclarations américaines
[modifier | modifier le code]La crise connait une escalade après la capture de Nicolás Maduro au Venezuela[27],[28]. Le lendemain de l'opération, alors que le sujet n'était plus vraiment mentionné depuis les premiers mois de son mandat, Trump réitère, en réponse à une question posée par un journaliste, son « besoin » du Groenland pour des questions de sécurité nationale, affirmant que l'île est remplie de navires russes et chinois, qu'il faudra s'inquiéter de l'île dans deux mois, et qu'ils en reparleront dans une vingtaine de jours[29]. En réaction, le Danemark affirme par la voix de sa première ministre que, si les Etats-Unis attaquent un autre membre de l'OTAN, ça serait « la fin de tout », y compris de l'OTAN[30].
Le chef de cabinet adjoint de la Maison-Blanche, Stephen Miller, déclare que les États-Unis ont le droit de prendre le Groenland[31]. Sa femme tweete une carte du Groenland recouverte d'un drapeau américain, accompagnée du texte « bientôt », en lettres capitales[32]. Trois jours plus tard, la Maison-Blanche annonce discuter d'un éventail d'actions pour « poursuivre cet important objectif de politique internationale », précisant que l'option militaire est sur la table[4]. Un officiel américain anonyme confirme à Reuters l'existence de ces discussions, les options privilégiées étant soit l'achat à un prix non indiqué, soit la signature d'un traité de libre-association avec les États-Unis, qui ne serait cependant pas une annexion. Le secrétaire d'État américain Marco Rubio annonce quant à lui que l'objectif est d'acheter l'île au Danemark[33]. Le 9 janvier, Trump nie la souveraineté du Danemark sur l'île, affirmant « the fact they had a boat land there 500 years ago doesn’t mean they own the land » (« le fait d'être arrivé là-bas en bateau il y a 500 ans ne veut pas dire qu'ils possèdent la terre »), avant de réitérer trois jours plus tard que les États-Unis obtiendront le Groenland « d'une façon ou d'une autre », précisant bien souhaiter une acquisition, et non pas un prêt[27]. Le lendemain, des officiels américains annoncent à la presse que des actions seront prises « dans les semaines qui suivent ». Le 12 janvier, le député américain Randy Fine dépose un projet de loi devant permettre au président Trump d'acheter ou d'acquérir le Groenland[34],[35]. Le même jour, une trentaine d’élus élaborait un texte concurrent, visant à interdire toute invasion d’un autre État membre de l’Otan. L’initiative « bipartisane » initiée par William R. Keating, regroupe 60 parlementaires au 19 janvier 2026, dont seulement deux républicains, Don Bacon et Thomas Massie[36],[37]. Thomas Dans, commissaire américain à l'Arctique, affirme dans une interview que Trump souhaite acquérir l'île à une grande vitesse, tout en précisant cependant vouloir obtenir le soutien du peuple du Groenland[38].
Le , Donald Trump déclare que « rien de moins n'est acceptable » que l'annexion du Groenland par les États-Unis, une terre « très importante pour la sécurité nationale, y compris celle du Danemark ». Il ajoute également que « nous, on peut tout faire. Vous l'avez constaté la semaine dernière avec le Venezuela ». Il fait aussi pour la première fois le lien avec son projet de Dôme d'or, projet de système de défense anti-aérien lancé par les États-Unis durant son mandat. Dans la même journée, une rencontre de deux heures est organisée à Washington entre J.D. Vance, Marco Rubio et les ministres groenlandais et danois des affaires étrangères, Vivian Motzfeldt et Lars Lokke Rasmussen. A la sortie de la réunion, ce dernier déclare qu'il « est clair » que Donald Trump « a le désir de conquérir le Groenland ». Il affirme ne pas avoir réussi à changer la position américaine. Les partis acceptent cependant de mettre en place un groupe de travail sur les préoccupations sécuritaires américaines dans la région[39],[40].
Dans un message adressé au Premier ministre de Norvège, révélé le , Donald Trump indique qu'il n'y a aucun document écrit prouvant les droits du Danemark sur l'île[41]. La presse rappelle le texte du traité des Antilles danoises (en) signé en 1916 par Robert Lansing, indiquant, qu'en contrepartie de l'achat des îles Vierges, le gouvernement américain ne verra aucune objection à ce que le Danemark étende des intérêts politiques et économiques à l'entièreté du Groenland[42],[43].
Réponse du Groenland et Danemark
[modifier | modifier le code]En réponse, le Danemark étudie un renforcement de sa présence militaire au Groenland, et organise immédiatement une opération militaire nommée Arctic Endurance, en partenariat avec plusieurs pays européens, principalement des pays nordiques, la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni. Dans un premier temps, un petit nombre d'officiers (dont une quinzaine de Français) sont envoyés pour reconnaître les lieux, dans l'objectif d'envoyer un plus grand nombre de militaires. Le président Emmanuel Macron annonce qu'ils seront renforcés par la présence de moyens terrestres, aériens, et maritimes[44]. Officiellement, il s'agit d'un exercice militaire classique, comme fréquemment réalisé au Groenland, qui permet d'entraîner les soldats à travailler dans le climat polaire. Plus encore, l'idée est également de « soutenir le Danemark dans la garantie de la sécurité dans la région », notamment face aux « menaces russes et chinoises », selon le ministère allemand de la Défense. Cependant, la mission a également un rôle moins officiel vis-à-vis des États-Unis, cherchant à les rassurer, en leur montrant les capacités de défense des Européens face aux menaces externes, ainsi qu'à les dissuader, dans un acte politique face aux menaces américaines[5],[45],[46].
Développement économique et réponse de l'alliance européenne
[modifier | modifier le code]Le , Donald Trump menace de droits de douane les pays qui ne soutiennent pas sa volonté de placer le Groenland dans le giron américain[47],[48]. Le lendemain, d'importants rassemblements ont lieu dans plusieurs villes du Danemark et à Nuuk, la capitale groenlandaise, afin de protester contre la convoitise du président américain. Ces manifestations réunissent plusieurs milliers de participants[49],[50]. Le soir même, Trump annonce qu'il imposera dès le 10 % de droits de douane au Danemark mais aussi à la Norvège, la Suède, la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Finlande, et ce « tant qu'ils s'opposeront » à l'annexion du Groenland par les États-Unis. Si aucun accord n'est signé avant le , les droits de douane pour ces pays passeraient alors à 25 %[51]. Dénonçant toujours la défense insuffisante, selon lui, par le Danemark, il critique aussi le déploiement militaire européen, qualifié de « jeu très dangereux » et de « risque qui n'est ni tenable, ni durable »[52]. En réponse, le président français, Emmanuel Macron, demande que l'Union européenne active son instrument anti-coercition[53].
Désescalade
[modifier | modifier le code]La situation désescalade[54] le 21 janvier, au sommet de Davos, Donald Trump affirme qu'il n’utilisera pas la force pour obtenir le Groenland. Dans la soirée, après une discussion avec le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, il renonce à imposer des droits de douane sur les pays européens, annonçant avoir « établi les bases d’un futur accord » sur le Groenland et l'Arctique[6],[55].
Conséquences
[modifier | modifier le code]Analyse
[modifier | modifier le code]La taille du Groenland et la projection de Mercator
[modifier | modifier le code]L' « obession de longue durée » de Donald Trump pour l'acquisition du Groenland remonterait à 2019 selon CNN[56]. En 2021, ce dernier avait par la suite déclaré aux journalistes Peter Baker et Susan Glasser vouloir annexer le Groenland en raison de son « immense » taille : « Prenez une carte. Je suis promoteur immobilier. Je regarde un coin de rue et je me dis : “il me faut absolument ce magasin pour l’immeuble que je suis en train de construire”. Ce n’est pas si différent. J’adore les cartes. Et j’ai toujours dit : “Regardez la taille de ça [du Groenland] ! C’est immense ! Ça devrait faire partie des États-Unis !" »[57].
Pour le HuffPost, l'appétit de Trump pour le territoire groenlandais s'expliquerait en partie par une « approximation géographique » dûe à la projection de Mercator[57]. En effet, cette projection cartographique déforme les surfaces et notamment celles du Groenland qui bénéficie de « l'effet de zoom le plus biaisé » en apparaissant beaucoup plus grand que les États-Unis, alors que ces derniers sont en réalité quatre fois et demi plus grands que l'île convoitée par Trump.
Guerre hybride
[modifier | modifier le code]Les actions de l’administration Trump à l’encontre du Groenland et du Danemark, initialement qualifiées de « crise du Groenland »[58], ont été décrites par des universitaires et des commentateurs comme une forme de guerre hybride[59],[60],[61],[62]. La guerre hybride constitue un concept générique pouvant inclure le recours à la guerre politique, aux fake news, à la diplomatie, au lawfare, au changement de régime, ainsi qu’à l’ingérence électorale étrangère, entre autres méthodes. Le Groenland a affiché une condamnation unanime de l’attitude des États-Unis[63], décrivant la situation comme « entièrement nouvelle et inquiétante »[64], d’autant plus que le Groenland ne disposait pas de contre-mesures réalistes[65] à opposer aux actions américaines.
Les médias danois ont interrogé plusieurs experts estimant que les actions américaines à l’encontre du Groenland relevaient clairement de la guerre hybride[66]. André Ken Jakobsson, chercheur spécialiste de la guerre hybride, déclarait dès le printemps 2025 que « les outils utilisés par les États-Unis pour atteindre leurs objectifs [au Groenland] relèvent également de la zone grise généralement associée à la guerre hybride »[67]. Jakobsson estime que les États-Unis cherchent désormais délibérément à fragmenter le royaume de Danemark par le recours aux services de renseignement[64] et qu’ils ont utilisé l’ensemble de leurs moyens, à l’exception de la guerre conventionnelle, dans leur campagne visant à obtenir le Groenland[68].
Évoquant la guerre hybride et l’espionnage américains, le commentateur de la DR Niels Fastrup a déclaré que les États-Unis étaient passés d’une tentative d’achat du Groenland en 2019 à des opérations d’influence hybrides, menées par des acteurs privés proches de Trump[69]. Le commentateur suédois spécialiste des affaires étrangères et du terrorisme Wolfgang Hansson a comparé les actions de Trump à la guerre hybride russe, affirmant que « Trump a compris qu’une prise de contrôle militaire du Groenland serait coûteuse, risquée et très mal perçue, alors que la guerre hybride est peu coûteuse et facile à nier »[70].
Conséquences pour l'OTAN
[modifier | modifier le code]Les menaces de Donald Trump à l’encontre du Groenland ont été décrites comme un défi nouveau et potentiellement sans précédent pour l’OTAN[71], dans la mesure où l’armée américaine dispose déjà d’un accès complet au territoire groenlandais, où le Danemark est considéré comme un allié particulièrement loyal des États-Unis, et où Copenhague a tenu à l’écart du Groenland les investissements et technologies chinoises[72]. L’ancien directeur du Collège de défense de l'OTAN, Arne Bård Dalhaug, a estimé que les menaces de Trump contre le Groenland « apparaissent comme un cadeau offert par Trump à Poutine », lui laissant les mains libres en Europe de l’Est[73]. Selon le spécialiste des relations internationales Iver B. Neumann (en), Donald Trump contribuerait ainsi à diviser le camp occidental au profit de la Russie, un objectif central de la politique étrangère russe et soviétique depuis des décennies[73].
L’analyste militaire Anders Puck Nielsen, du Collège royal de défense du Danemark (en), ainsi que le commissaire européen à la Défense et à l’Espace Andrius Kubilius, ont déclaré qu’une invasion américaine du Groenland signifierait la fin de l’OTAN[74],[75]. Nielsen a souligné que ces événements démontrent que le Danemark ne peut désormais plus compter sur les États-Unis, et que l’avenir réside dans une coopération européenne de défense indépendante de Washington[74].
Selon l'analyste américaine Kori Schake, il faudra une génération entière pour réparer les dégâts et l’effondrement de la confiance entre les États-Unis et leurs alliés les plus proches causés par Donald Trump[76]. Richard N. Haass a déclaré que les Européens en sont venus à percevoir les États-Unis comme une menace, et qu’ils ne leur font plus confiance, estimant que les actions de Trump « renversent complètement » plus de 75 ans d’efforts diplomatiques américains[77]. Dans un éditorial, le Wall Street Journal a affirmé que Trump permettait la réalisation du « rêve le plus cher de la stratégie russe : séparer l’Europe occidentale des États-Unis et briser l’alliance de l’OTAN »[78]. Des dirigeants européens ont averti que les menaces de Trump ont profondément sapé la confiance dans les États-Unis en tant que partenaire sécuritaire et économique, accélérant les efforts visant à réduire la dépendance européenne et à développer des structures autonomes de défense, de sécurité et de coordination politique[79].
Christopher S. Chivvis, chercheur principal et directeur du programme American Statecraft au Carnegie Endowment for International Peace, estime que la menace de droits de douane visant à faciliter une annexion américaine du Groenland constitue une rupture fondamentale avec l’ordre transatlantique mis en place après 1945. Il soutient qu’en liant l’accès commercial à la souveraineté territoriale d’un allié de l’OTAN, les États-Unis passeraient du rôle de garant de la sécurité à celui d’une puissance impériale. Chivvis décrit cette exigence comme un retour aux pratiques impériales du XIXe siècle, en contraste avec la Chine, qui tend à présenter ses ambitions territoriales comme la récupération de terres historiquement revendiquées[80].
Enfin, le chroniqueur David Ignatius a estimé que les tentatives de Donald Trump d’annexer le Groenland ont déclenché une crise majeure susceptible d’affaiblir la sécurité des États-Unis pendant des décennies, avec des coûts potentiels largement supérieurs à tout avantage stratégique lié au contrôle de l’île. Il a qualifié cette initiative d’autodestructrice, déclarant qu’elle revenait à « se tirer une balle dans la tête »[81].
Usage du troll, de la désinformation et de la rhétorique d’extrême droite
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Alors que J. D. Vance et Marco Rubio rencontraient les ministres des Affaires étrangères danois et groenlandais Lars Løkke Rasmussen et Vivian Motzfeldt, la Maison-Blanche a publié un mème sur Twitter posant la question « Which way, Greenland man? » (« Quel chemin prendre, homme groenlandais ? »), accompagné d’images suggérant un choix entre les États-Unis et une Chine et une Russie présentées comme menaçantes. Heidi Beirich, du Global Project Against Hate and Extremism, a estimé que ce mème reflétait un concept central de la sous-culture néonazie et suprémaciste blanche, expliquant que le « Western man est un dog whistle pour hommes blancs, et que l’un des livres racistes les plus populaires dans ces milieux est justement intitulé Which Way Western Man?, lequel a déjà été mis en avant dans une publication du département de la Sécurité intérieure des États-Unis célébrant la destinée manifeste »[82].
Trump s’est également livré à du trolling en ligne, en publiant une image modifiée montrant le drapeau américain recouvrant le Canada, le Groenland et le Venezuela[83], ainsi qu’une image générée par intelligence artificielle le représentant en train de planter un drapeau américain au Groenland, celui-ci étant présenté comme un « territoire des États-Unis »[84].
Paul Buvarp, chercheur spécialisé dans la désinformation et la propagande à l’Institut norvégien de recherche pour la défense, a qualifié les affirmations de Trump concernant des menaces imminentes chinoises et russes contre le Groenland de déconnectées de la réalité observable et caractéristiques d’une manipulation de l’information plutôt que d’une analyse sécuritaire authentique. Selon Buvarp, cette rhétorique fonctionne comme de la propagande en cherchant délibérément à créer de l’incertitude, de l’anxiété et de la confusion[85].
Réactions dans les pays concernés
[modifier | modifier le code]Danemark
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Les 16 et 17 juin 2025, les gouvernements du Groenland, du Danemark et des Îles Féroé ont participé à leur réunion bisannuelle à Tórshavn dans le contexte de la crise[86]. Alors que la Première ministre danoise Mette Frederiksen n’a pas souhaité détailler à ce moment-là ses négociations avec le Groenland et les Îles Féroé, elle a appelé à l’unité entre les trois gouvernements du royaume de Danemark ; le Premier ministre féroïen Aksel V. Johannesen réclamant pour sa part une plus grande autonomie en matière de politique étrangère pour les Îles Féroé.
En réponse aux menaces américaines contre le Groenland et le royaume de Danemark, la Première ministre Mette Frederiksen a rappelé à Trump qu’une attaque contre le royaume de Danemark constituerait une attaque contre l’OTAN, et que tous les membres seraient tenus de venir en aide au Danemark, exhortant ainsi les États-Unis à cesser leurs menaces[87], lesquelles mettent en péril l’existence même de l’OTAN et le cadre de sécurité établi depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale[88],[89].
L’évaluation officielle des menaces publiée en 2025 par le Service de renseignement de la défense danoise mentionne pour la première fois les États-Unis comme une menace pour la sécurité nationale, aux côtés de la Russie et de la Chine[90],[91],[92]. En réponse aux opérations d’influence américaines, la Première ministre Mette Frederiksen et le roi Frederik X ont tous deux visité le territoire groenlandais[93]. Après la reprise des menaces de Trump en décembre 2025, le ministre des Affaires étrangères Lars Løkke Rasmussen a insisté sur le respect de l’intégrité territoriale du royaume de Danemark[94],[95].

Des responsables politiques danois ont appelé à la fermeture du consulat américain au Groenland en raison de son rôle dans l’affaiblissement de la souveraineté danoise[96]. L’ancien ministre danois des Affaires étrangères Per Stig Møller a déclaré que le comportement de Trump avait détruit la relation entre les États-Unis et le Danemark, la comparant aux revendications allemandes sur des territoires polonais dans les années 1930[97]. L’ancienne commissaire européenne danoise Margrethe Vestager a qualifié les menaces de Trump de menace existentielle pour l’OTAN et l’Europe[98]. Rasmus Jarlov a déclaré quant à lui dans une interview qu’une invasion militaire américaine du Groenland constituerait une déclaration de guerre, par laquelle le Danemark et les États-Unis se retrouveraient en situation de conflit armé[99].
L’ancien Premier ministre danois et ancien secrétaire général de l’OTAN Anders Fogh Rasmussen a déclaré que les actions américaines sont largement perçues comme une trahison au Danemark. Rasmussen a souligné que le Groenland n’est pas à vendre, que les Groenlandais ne souhaitent pas devenir américains et que la seule manière pour les États-Unis de s’en emparer serait d’envahir le royaume de Danemark et de détruire l’OTAN. Il a affirmé que le Danemark n’a pas d’autre choix que de défendre son territoire et que la non-résistance n’était pas une option[100]. Il a également ajouté que Trump était « la plus grande menace pour la paix mondiale »[101]. Il estime que Trump s’exprime comme un « gangster » dans ses menaces contre le Groenland[102],[103]. Il a également déclaré que le temps de la « flatterie envers Trump » était révolu, tout en suggérant des mesures de représailles économiques fermes de la part de l’Europe[104] Il a enfin évoqué la création d’une « OTAN européenne » sans les États-Unis[101].
Groenland
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En réponse aux menaces américaines, le Premier ministre groenlandais Jens Frederik Nielsen a déclaré que Trump n’« obtiendrait pas » le Groenland et que celui-ci n’était pas à vendre[105],[106]. Les menaces américaines ont entraîné une suspension des discussions sur l’indépendance, que Nielsen avait pourtant promues lors des élections législatives groenlandaises de 2025[106]. Le Premier ministre a affirmé que « face au choix entre les États-Unis et le Danemark, le Groenland choisit le Danemark »[107]. Une déclaration commune publiée par l’ensemble des partis représentés au Parlement du Groenland a exigé que les États-Unis fassent preuve de respect et affirmé que le Groenland ne souhaitait pas devenir une partie des États-Unis[108],[109], soulignant que les Groenlandais « ne voulaient pas être Américains »[110],[111],[112]. En réaction aux ingérences américaines, le Groenland a engagé une procédure visant à interdire le financement politique étranger[113].
En 2025 et 2026, de vastes manifestations contre les États-Unis ont eu lieu au Groenland, les manifestants soulignant qu'ils « ne [sont] pas à vendre »[114],[115]. Les manifestants arboraient des pancartes portant les slogans « no means no » (« non c'est non »), « stop threatening us » (« cessez de nous menacer ») et « Yankee go home ! »[115],[109].
Le 12 janvier 2026, le gouvernement du Groenland a publié un communiqué affirmant qu’il ne pouvait « en aucune circonstance » accepter les exigences américaines visant à intégrer le Groenland aux États-Unis et rappelant que « le Groenland fait partie du royaume de Danemark », tout en soulignant le rôle de l’OTAN dans sa défense[116]. Le gouvernement a salué l’initiative de six États membres de l’OTAN — le Royaume-Uni, l’Allemagne, la France, l’Italie, la Pologne et l’Espagne — visant à renforcer l’activité de l’Alliance au Groenland[117],[118],[119].
Les menaces de Trump ont été décrites par « Le Monde » comme ayant résolument dressé les Groenlandais contre les États-Unis. Alors que le Groenland est un allié de longue date des États-Unis et qu'il avait traditionnellement une opinion positive de ce pays, l'image des États-Unis est devenue fortement négative en raison du comportement de Trump[120].
Réactions des pays tiers
[modifier | modifier le code]Union européenne et membres de l’OTAN
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L’Union européenne, le Royaume-Uni, la Norvège et le Canada se sont rangés derrière le Danemark[123],[122],[124],[125] et ont condamné les menaces américaines[126],[127],[128]. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a affirmé que l’Union européenne se tenait en « pleine solidarité avec le Danemark et le peuple du Groenland » face aux menaces américaines[122]. Le commissaire européen à la Défense Andrius Kubilius a averti qu’une invasion américaine du Groenland marquerait la fin de l’OTAN et a déclaré que les États membres de l’UE seraient tenus de porter assistance au Danemark[129]. Les pays européens ont souligné de manière unie que le Groenland appartient à son peuple, et non aux États-Unis[127],[124].
Le président du Conseil européen António Costa a déclaré que l’Union européenne soutiendrait le Groenland et le Danemark lorsque cela serait nécessaire et qu’elle n’accepterait aucune violation du droit international. Des alliés européens ont indiqué travailler à un plan de soutien au Danemark[130],[131]. Des députés européens ont également appelé au gel d’un projet d’accord commercial entre l’Union européenne et les États-Unis[132].
Une déclaration conjointe, datée du 6 janvier 2026, signée par le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Friedrich Merz, la présidente du Conseil italien Giorgia Meloni, le Premier ministre polonais Donald Tusk, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez, le Premier ministre britannique Keir Starmer et la Première ministre danoise Mette Frederiksen, a insisté sur la « souveraineté, l’intégrité territoriale et l’inviolabilité des frontières », affirmant que « le Groenland appartient à son peuple. Il revient uniquement au Danemark et au Groenland de décider des questions concernant le Danemark et le Groenland »[133],[134],[135]. Une déclaration commune des ministres des Affaires étrangères des pays nordiques a repris le même message[136],[137],[138]. Le Premier ministre du Groenland, Jens Frederik Nielsen, a remercié les alliés européens pour leur soutien[139].
Dans un discours prononcé lors du Forum économique mondial le 20 janvier 2026, Ursula von der Leyen a déclaré que les « chocs » géopolitiques et la vision du monde de Donald Trump rendaient nécessaire une « nouvelle forme d’indépendance européenne ». Elle a souligné que la souveraineté et l’intégrité du royaume de Danemark — y compris le Groenland — n’étaient pas négociables[140],[141],[142].
Belgique
[modifier | modifier le code]Lors du Forum économique mondial de Davos, le Premier ministre belge Bart De Wever a déclaré que l’Europe ne pouvait pas être un « misérable esclave de Trump »[143]. Il a ajouté que les États-Unis ne devaient être considérés comme un allié que s’ils agissaient comme tel, avertissant que huit décennies d’atlantisme pourraient toucher à leur fin. Bart De Wever a également souligné le caractère inédit de la situation, notant qu’un État membre de l’OTAN menaçait un autre membre de l’Alliance d’une action militaire[144].
Canada
[modifier | modifier le code]En janvier 2026, le Premier ministre canadien Mark Carney a déclaré que le Canada soutiendrait « toujours la souveraineté et l’intégrité territoriale du Danemark, y compris sur le Groenland ». La ministre canadienne des Affaires étrangères Anita Anand a annoncé l’ouverture d’un consulat canadien à Nuuk, tandis que la gouverneure générale Mary Simon devait se rendre au Groenland et au Danemark afin de manifester le soutien du Canada à un allié clé de l’Arctique[145]. Le 16 janvier 2026, Mark Carney a affirmé que « l’avenir du Groenland [était] une décision qui appartient au Groenland et au royaume de Danemark », soulignant que la question de la souveraineté sur le territoire ne relevait pas du président américain Donald Trump[146],[147]. Par ailleurs, le Canada a envisagé le déploiement d’un nombre limité de soldats au Groenland afin de participer à des exercices militaires dans le cadre de la planification de scénarios de contingence[148]. Dans le même temps, l’Aviation royale canadienne poursuit des exercices militaires conjoints planifiés de longue date au Groenland avec les Forces armées des États-Unis, dans le cadre des opérations régulières du Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord (NORAD)[149],[150],[151].
Islande
[modifier | modifier le code]Le 5 janvier 2026, la radiotélévision publique islandaise RÚV a rapporté que la Première ministre Kristrún Frostadóttir avait exprimé son soutien au Groenland et au Danemark, sans mentionner explicitement les États-Unis ni Donald Trump[152]. Le même jour, la ministre des Affaires étrangères Þorgerður Katrín Gunnarsdóttir a écrit dans le quotidien Vísir que, bien que l’accord bilatéral de défense entre l’Islande et les États-Unis demeure inchangé, elle estimait nécessaire de maintenir une vigilance accrue afin de protéger les intérêts islandais. Elle a également appelé à un débat sur la position de l’Islande dans un contexte d’incertitude prévalant « dans notre environnement immédiat »[153]. Le 14 janvier 2026, le gouvernement islandais a envoyé deux officiers de la Garde côtière islandaise au Groenland[154].
Le même jour, le candidat proposé au poste d’ambassadeur des États-Unis en Islande, Billy Long, a plaisanté en déclarant que l’Islande pourrait devenir le 52ᵉ État des États-Unis. Cette remarque a suscité des réactions négatives, et il a par la suite présenté ses excuses[155].
Pays européens ou proches de l'Europe gardant une position neutre ou ne soutenant pas le Danemark
[modifier | modifier le code]Certains pays européens adoptent une position neutre : l'Albanie[156], la Hongrie[157]. La Tchéquie annonce ne pas soutenir le Danemark et comprendre la position américaine[158], une position partagée par la Slovaquie qui se dit critique de l'Union européenne[159].
Le ministre des Affaires étrangères turc Hakan Fidan considère cette crise avec attention car, selon lui, « la guerre russo-ukrainienne a déjà mis à rude épreuve l'architecture de sécurité de l'UE ». Pour lui, c'est un sujet qui les concerne directement, l'UE étant un partenaire important pour la Turquie[160].
Chine
[modifier | modifier le code]Le 18 janvier 2026, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Guo Jiakun a déploré les menaces de droits de douane adressées aux pays européens en lien avec le Groenland[161]. Quelques jours plus tard, Pékin a rejeté l’idée que la Chine chercherait à concurrencer les États-Unis pour l’influence en Occident[162]. Lors du Forum économique mondial de Davos, le vice-Premier ministre chinois He Lifeng a présenté son pays comme un défenseur de l’ordre international fondé sur des règles, dans un discours contenant des critiques indirectes à l’égard de l’administration Trump[163].
Inde
[modifier | modifier le code]Le secrétaire indien aux Affaires étrangères, Vikram Misri, a déclaré que l’Inde suivait la situation de près[164].
Russie
[modifier | modifier le code]La Russie a affirmé considérer le Groenland comme un territoire danois[165]. Le 20 janvier, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a toutefois déclaré que le Groenland n’était « pas une partie naturelle du Danemark », tout en ajoutant que les États-Unis savaient que la Russie n’avait aucun intérêt pour l’île[166]. La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a raillé l’Union européenne, estimant qu’elle devrait réagir au projet d’annexion américaine du Groenland de la même manière qu’elle avait réagi à l’annexion de la Crimée par la Russie en 2014[167]. L’ambassadeur de Russie au Danemark, Vladimir Barbine, a accusé le Danemark et le Groenland d’adopter une position « antirusse »[167]. L’ancien président russe Dmitri Medvedev a, sur un ton ironique, suggéré que Donald Trump devrait « se dépêcher », faute de quoi le Groenland pourrait choisir de rejoindre la Russie[168]. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré que la Russie surveillait la situation, qu’il a qualifiée d’« extraordinaire » et d’« inhabituelle »[169].
En mars 2025, le président russe Vladimir Poutine est apparu comme soutenant la vision de Donald Trump visant à prendre le contrôle du Groenland, déclarant qu’il était « une grave erreur de croire qu’il s’agit d’un simple discours extravagant de la nouvelle administration américaine ». Il a évoqué les tentatives passées des États-Unis d’acheter le Groenland depuis 1910, qu’il a qualifiées de « sérieuses » et relevant de « racines historiques profondes », comparant la situation à l’achat de l'Alaska en 1867[170].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « American hybrid warfare against Greenland during the second Trump administration » (voir la liste des auteurs).
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Liens externes
[modifier | modifier le code]- Déclaration du 4 août 1916 signée du secrétaire d'État Robert Lansing en préambule du traité signé le même jour entre les États-Unis et le Danemark, dans les archives de l'État du Danemark.