Criquetot-l'Esneval

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Criquetot-l'Esneval
Criquetot-l'Esneval
La mairie.
Image illustrative de l’article Criquetot-l'Esneval
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Le Havre
Canton Octeville-sur-Mer
Intercommunalité Le Havre Seine Métropole
Maire
Mandat
Alain Fleuret
2014-2020
Code postal 76280
Code commune 76196
Démographie
Gentilé Criquetotais
Population
municipale
2 568 hab. (2016 en augmentation de 9 % par rapport à 2011)
Densité 191 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 38′ 40″ nord, 0° 16′ 01″ est
Altitude Min. 94 m
Max. 136 m
Superficie 13,47 km2
Localisation

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Liens
Site web https://www.criquetot-lesneval.net/

Criquetot-l'Esneval est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime, en Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de Seine-Maritime au nord-est du Havre, Criquetot-l'Esneval est située dans le pays de Caux.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité esy attesté sous la forme Criketot en 1195[1].

Il s'agit d'un type toponymique médiéval issu de l'ancien scandinave et composé des éléments kirkja « église » (cf. anglais dialectal kirk et norvégien kirke) et topt, toft « emplacement, terrain » (cf. scandinave moderne toft).

Homonymie avec Criquetot-le-Mauconduit, Criquetot-sur-Ouville et Criquetot-sur-Longueville et les Kirketoftes anglais.

L'appellatif kirkja se retrouve également dans les nombreux Criquebeuf, en composition avec le norrois both / buth « baraque, village » et dans Yvecrique et la Crique[1].

Le déterminant complémentaire -L’Esneval se réfère à la famille seigneuriale du même nom[1]: les barons d’Esneval, dont le manoir se situait à Pavilly, au bord de l’Esne (Esne-val).

Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de La Hauteur[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

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Le bourg de Criquetot-l’Esneval se trouve au point de rencontre de routes d’importances diverses : chemin de grande communication no 139 de Lillebonne à Antifer, no 39 de Tancarville à Étretat, no 79 d’Octeville à Fécamp.

Ces voies ont toutes et, en particulier la dernière citée, des origines fort anciennes. La voie romaine joignant Harfleur à Fécamp passait non loin du tumulus situé au centre du bourg et ce seul fait permet de supposer comment est né le village et comment il a grandi.

Origines : la présence de l’homme à Criquetot-l’Esneval remonte à la Préhistoire ; la trouvaille de haches en pierre polie entre le manoir de Mondeville et la ferme de l’Écluse, de haches en bronze dans cette même partie de la commune, indique d’une manière certaine le passage d’humains et, probablement, leur séjour sur le territoire. Récolte de souvenirs d’un passé fort ancien, au voisinage des sentiers gaulois, remplacés, bien plus tard, par les voies romaines citées plus haut.

La région où se trouve Criquetot était une zone de passage des échanges entre ce qui est l’Angleterre et le Sud de la Gaule, avec une industrie du bronze sur les rives de la Seine à Sandouville. L’étain venait par mer dans les ports d’Étretat et d’Yport, puis gagnait la Seine par portage au travers du plateau. Le village de Criquetot se trouvait bien près de l’un de ces sentiers et a pu être un lieu étape ou de refuge pour les marchands, et point de surveillance, vu l’altitude du lieu.

L’occupation romaine de la Gaule a laissé sa marque à Criquetot, dont le plus ancien monument, appelé « chasteau » est la motte de terre toujours visible dans le jardin de monsieur Golain, du journal de Criquetot. Cette butte de terre de construction artificielle constituait l’un des nombreux postes de surveillance militaire, destinés à protéger les voies de communication.

Criquetot est le centre de la baronnie jusqu’au XVIe siècle. Louis XI édifie le marché du village en 1476, Charles IX séjourne en 1563 au camp d’Azelonde, venant assiéger le Havre alors occupé par les Anglais. La région est un important foyer protestant durant le XVIe siècle. De 1606 à 1654, le patronage de Criquetot est aux mains de Claude de Prunelé. Maximilien Dastron est le dernier seigneur de Criquetot-l’Esneval, seul héritier des terres de ses aïeux, de 1762 à 1789, date à laquelle il dut partir à la Révolution, pour mourir à Rouen en 1806.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 décembre 1956
(décès)
Marcel Edouard    
décembre 1956 mars 1959 Georges Leseigneur    
mars 1959 décembre 1966
(décès)
Paul Edouard
Fils de Marcel Edouard
   
janvier 1967 juin 1973
(démission)
Georges Chedru RI Agriculteur
Député de la 5e circonscription de la Seine-Maritime (1966 → 1973)
Conseiller général du canton de Criquetot-l'Esneval (1945 → 1973)
juin 1973 mars 1977 Raymond Decultot    
mars 1977 2005[3]
(démission)
Charles Spriet DVD-UDF[4]  
2005 En cours
(au avril 2014)
Alain Fleuret DVD Retraité
Vice-président de la CC du canton de Criquetot-l'Esneval (2014 → )
Réélu pour le mandat 2014-2020[5],[6]
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[8].

En 2016, la commune comptait 2 568 habitants[Note 1], en augmentation de 9 % par rapport à 2011 (Seine-Maritime : +0,48 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 4421 6601 7821 3281 4921 4981 4551 3761 380
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 4801 4831 5461 4971 4461 3881 4071 4241 414
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 3641 3671 3601 3231 2951 2871 3111 4151 347
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
1 2891 2531 3861 6631 9792 1492 2022 3372 523
2016 - - - - - - - -
2 568--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Notre-Dame de Criquetot-l'Esneval.
  • Manoir de l'Écluse et colombier[10],[11].
  • Le manoir d'Alezonde ou Azelonde a été détruit[12].
  • L'ancienne gare de Criquetot-l'Esneval.
  • La motte féodale.
  • L'ancienne gendarmerie impériale.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard, , 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, OCLC 6403150), p. 64
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. « Un nouveau maire à ... », Carnet, Association départementale des maires 76 (consulté le 15 novembre 2015) : « Elu municipal à Criquetot-l'Esneval depuis 1977, Alain Fleuret a été élu maire en remplacement de Charles Spriet, qui avait récememment démissionné de sa fonction. ».
  4. Annuaire des Mairies de Seine Maritime (76)
  5. « Alain Fleuret élu au premier tour : Les Criquetotais et Criquetotaises ont renouvelé leur confiance au maire sortant. », Le Côte d’Albâtre,‎ (lire en ligne).
  6. « Liste des maires élus en 2014 » [PDF], Liste des élus, Préfecture de Seine-Maritime, (consulté le 12 novembre 2015).
  7. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  10. « Manoir de l'Écluse », notice no PA00101122, base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. Serge Rouverand (préf. Philippe Manneville), Colombiers en Seine-Maritime, Darnétal, Petit à petit, , 130 p. (ISBN 2-914401-54-X), p. 57
  12. « Manoir d'Alezonde », notice no PA00100612, base Mérimée, ministère français de la Culture