Criquebeuf-en-Caux

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Criquebeuf.

Criquebeuf-en-Caux
Criquebeuf-en-Caux
Criquebeuf-en-Caux, vu depuis Yport.
Blason de Criquebeuf-en-Caux
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Le Havre
Canton Fécamp
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Fécamp Caux Littoral
Maire
Mandat
Hervé Chedru
2014-2020
Code postal 76111
Code commune 76194
Démographie
Population
municipale
371 hab. (2015 en diminution de 0,54 % par rapport à 2010)
Densité 178 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 44′ 28″ nord, 0° 20′ 01″ est
Altitude Min. 5 m
Max. 102 m
Superficie 2,08 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Criquebeuf-en-Caux

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Criquebeuf-en-Caux

Criquebeuf-en-Caux est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime, en Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de la commune.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village est mentionné en 1079 sous la forme latinisée à l'accusatif Cricheboum[1].

Il s'agit d'une formation toponymique médiévale basée sur les éléments buth / both « maison, village » et Kirkja « église » que l'on retrouve dans les Criquetot du pays de Caux, ainsi que dans Yvecrique et la Crique[1]. Il faut comprendre pour le premier élément le vieux norrois de l'est *bóð, variante de búð.

Homonymie avec Criquebeuf-la-Campagne (Eure, Crichebu 1203, Criquebodium 1231, Criqueboie 1238, Crikebue 1240), Criquebeuf-sur-Seine (Eure, Crichebot 1063, Crikboe 1198 ?); Cricquebœuf (Calvados, Crikboe 1198 ?, Criquebuef 1200, Crequebœuf 1320), Criquebœuf XIVe siècle, Corquebutum XVIe siècle), tous situés dans la zone de diffusion des toponymes anglo-scandinaves[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Bien que le nom de la commune soit d'origine scandinave, les archéologues n'ont rien mis au jour qui date de cette période (Xe siècle vraisemblablement). L'abbé Cochet signale pourtant à proximité de l'église Saint-Martin, les vestiges d'une église antérieure, une motte féodale et les ruines de deux autres châteaux.

Par la prospection aérienne, les archéologues avaient repéré un rempart de terre large de 6 m à la base et encore haut de 1,20 m. Les fouilles menées sur le même site (la Cavée Rouge) en 1991 par J. P. Watté ont montré que le rempart a été construit en une seule fois, ensuite a été repéré un second tronçon de rempart à 150 m de là. On a trouvé sur le site : du charbon de bois, du blé carbonisé, quelques silex taillés, des dents de cheval et surtout un grand tesson en céramique tournée provenant de la base d'une jatte, qu'il est permis de dater de la fin de la Tène. Cet objet découvert dans la couche sableuse à la base de la levée de terre et au centre de celle-ci, permet donc de dater l'ensemble de la structure à la fin de l'âge du fer et non pas au Bronze final comme on le pensait auparavant[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1881 1925 Georges Diéterle   artiste
         
1963   J. Paté    
mars 2001   Michel Basille    
mars 2014 en cours
(au avril 2014)
Hervé Chedru    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[4].

En 2015, la commune comptait 371 habitants[Note 1], en diminution de 0,54 % par rapport à 2010 (Seine-Maritime : +0,48 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 4371 5001 5221 6191 7271 8381 827263269
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
261302320298285242249342338
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
358388355225229241240227214
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
196170197275417403393391347
2015 - - - - - - - -
371--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Martin.
  • Église Saint-Martin.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Georges Pierre Diéterle (25 mars 1844 à Paris - 30 juillet 1937 à Criquebeuf-en-Caux), maire de la commune de 1881 à 1925, artiste peintre, conservateur du musée de Fécamp de 1881 à 1931, fils de Jules-Pierre-Michel Dieterle. Inhumé à Criquebeuf-en-Caux avec son épouse Jeanne Lailler (12 octobre 1853 - 6 septembre 1914).
  • Yvonne Diéterle-Laurens (7 mars 1882 à Paris - 23 novembre 1974 à Fontenay-aux-Roses), sculptrice et peintre française, fille de Georges Diéterle. Mariée avec Jean-Pierre Laurens à Criquebeuf-en-Caux le 6 mai 1912.
  • Alice Élisabeth Louise Diéterle (7 février 1881 à Paris - 7 juin 1951 à Fontenay-aux-Roses), modèle de Jean-Pierre Laurens et de sa sœur Yvonne, fille de Georges Diéterle. Mariée avec Raymond René Join (chimiste, directeur d'usine) à Criquebeuf-en-Caux le 2 juin 1916. Inhumée à Criquebeuf-en-Caux avec son époux Raymond Join (1er septembre 1891 - 30 octobre 1918) et son fils Raymond Join-Diéterle (1er juin 1919 - 24 juin 2004).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Criquebeuf-en-Caux

Les armes de la commune de Criquebeuf-en-Caux se blasonnent ainsi :

D'azur au chevron d’argent accompagné, en chef de deux maillets d’or et en pointe d’un paon rouant du même.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c François de Beaurepaire, Les noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Picard, 1979, p. 64.
  2. Isabelle Rogeret, La Seine-Maritime 76, in Carte archéologique de la Gaule, Pré-inventaire archéologique publié sous la direction de Michel Provost, Université d'Avignon. Éditions de la Fondation Maison des Sciences de l'Homme, Paris 1997.
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.