Criel-sur-Mer

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Criel-sur-Mer
La plage et des maisons.
La plage et des maisons.
Blason de Criel-sur-Mer
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Dieppe
Canton Eu
Intercommunalité Communauté de communes d'Yères et Plateaux
Maire
Mandat
Alain Trouessin
2014-2020
Code postal 76910
Code commune 76192
Démographie
Gentilé Criélois
Population
municipale
2 764 hab. (2012)
Densité 131 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 01′ 00″ N 1° 19′ 06″ E / 50.0167, 1.318350° 01′ 00″ Nord 1° 19′ 06″ Est / 50.0167, 1.3183
Altitude Min. 0 m – Max. 106 m
Superficie 21,12 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Criel-sur-Mer

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Criel-sur-Mer

Criel-sur-Mer est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en région Haute-Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de la commune.

Criel-sur-Mer s’est développé de part et d'autre de la vallée de l’Yères jusqu’à son embouchure. Les hameaux ruraux du Quesnoy et de Mesnil-en-Caux dans l’arrière-pays se consacrent à l’agriculture ; le centre du bourg, autour de la route de Dieppe, abrite les commerces, les principales administrations et l’église, tandis que les activités touristiques de la station balnéaire sont concentrées autour de la plage de galets et sur le plateau jusqu’au vallon de Mesnil-Val.

  • Mesnil-Val fait partie de la commune de Criel.

Victimes de l'érosion côtière, les falaises de craie sont régulièrement rognées, obligeant les autorités à interdire les constructions, voire à exproprier les résidents que le recul de la falaise, plus d'un mètre par an[1] met désormais en péril (Loi Barnier 1995)[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

"Credilium" au IXe siècle.

Du gaulois Credio-ialon ( village de Credos ).

Credos étant un prénom gaulois attesté, a donné plusieurs toponymes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, un archéologue amateur, l'abbé Cochet, retrouve les traces d'un site gallo-romain[3]. Chef-lieu de canton sous la Révolution, Criel reste essentiellement un village de pêcheurs et d'agriculteurs jusqu'à l'arrivée du chemin de fer en 1872. L'existence d'une gare permet de développer l'exploitation des galets et l'implantation de deux stations balnéaires élégantes, l'une à l'embouchure de l'Yères et l'autre à Mesnil-Val[3]. C'est la grande époque des stations balnéaires normandes qui servent de prototype au Balbec de Marcel Proust : Trouville, Cabourg, Deauville, Dieppe. En 1902, Criel prend le nom de Criel-sur-Mer.

Le casino disparaît au cours d'une tempête en 1914[4]. la station ne survit pas à la Première Guerre mondiale, et le tourisme ne reprend son essor qu'avec l'avènement des congés payés en 1936.

Le 24 juillet 1940, le Meknès, paquebot transportant des militaires français, est torpillé devant Criel par une vedette allemande. Sur les 1 300 hommes à bord, 420 périssent. Certains sont inhumés localement. Une plaque commémorative relatant l'évènement est scellée sur le mur du cimetière[5].

Paul Moreau : habitant de Criel-sur-Mer né à Waziers le 24 novembre 1920, instituteur à Eu, s'engage dans le réseau de résistance "Agir" en juillet 1942. En 1943, il dépose un engin explosif dans un cinéma de la ville d'Eu fréquenté uniquement par les troupes d'occupation. Il est arrêté le 22 avril 1943, interné à Abbeville, puis à Amiens, il est condamné à mort et fusillé le 2 août 1943 à la citadelle d'Amiens.

Avec Le Tréport, Criel est la plage la plus proche de Paris, facilement accessible par le chemin de fer dans les années 1950[1]. Criel-plage devient alors une station familiale, autour de laquelle commencent à se construire de nombreuses résidences secondaires[3].

Le circuit de Dieppe sur lequel se sont courus quatre Grands prix de l'ACF passait par Criel-sur-Mer.

Entre 1950 et 1972, Criel voit se développer une véritable industrie autour de l'exploitation des galets, destinés soit à l'industrie pharmaceutique, soit à être broyés[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Louis Delaporte    
mars 2001 mars 2014 Jean Mauger    
mars 2014 en cours
(au 2 avril 2014[7])
Alain Trouessin    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 2 764 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 350 1 256 1 210 1 201 1 295 1 228 1 268 1 273 1 276
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 295 1 268 1 277 1 143 1 158 1 150 1 051 983 975
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
969 1 012 1 067 1 059 1 080 1 238 1 289 1 280 1 428
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 769 1 927 2 108 2 155 2 452 2 670 2 779 2 760 2 707
2012 - - - - - - - -
2 764 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château de Chantereine
  • Le manoir de Briançon, dont la Grande Mademoiselle fit l'acquisition en 1695 pour en faire une école de jeunes filles. Remanié, puis transformé en hospice jusqu'en 1955, il a été restauré à la fin du XXe siècle et héberge la mairie ainsi que des expositions temporaires[10].
  • Le château de Chantereine, centre d'hébergement qui peut accueillir jusqu'à 255 personnes.
  • L'église Saint-Aubin.
  • Les villas XIXe siècle de Mesnil-Val.
  • La vallée de l'Yères.
  • Les falaises : Criel-sur-Mer possède, avec ses falaises qui s'élèvent à 107 m, les plus hautes falaises de craie d'Europe.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Falaises vues depuis la plage.

L'érosion côtière impose des travaux (construction d'épis) plus ou moins efficaces depuis les années 1960. Depuis les années 1990, les falaises sont l'objet d'une surveillance sévère. Une partie de la commune, notamment des falaises et des zones humides, a été classée Zone Naturelle d’Intérêt Écologique, Floristique et Faunistique ou ZNIEFF. La basse vallée de l'Yères est classée en ZNIEFF de type 1[11], tandis que le mont Joli Bois est classé, lui en zone de type 2.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Criel-sur-Mer

Les armes de Criel-sur-Mer se blasonnent ainsi :
de gueules à trois canettes d'argent mal ordonnées [12]

blason

On emploie aussi le blason de la Normandie « De gueules aux deux léopards d'or, armés et lampassés d'azur, passant l'un sur l'autre. »[réf. nécessaire]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b [1] Rapport de l'ANEL, p.92
  2. ANEL, p. 25
  3. a, b et c Site officiel
  4. [2] ANEL p.91
  5. A. M., le Courrier picard, 26 juillet 2015, p. 11.
  6. ANEL, p. 93.
  7. Le Courrier picard, édition d'Abbeville, 2 avril 2014, p. 18..
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2012.
  10. Source : « Le site du quid » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  11. [3]
  12. http://www.labanquedublason2.com/lecture_fiche_commune.php3?page=f76192