Criel-sur-Mer

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Criel-sur-Mer
La plage et des maisons.
La plage et des maisons.
Blason de Criel-sur-Mer
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Dieppe
Canton Eu
Intercommunalité Yères et Plateaux
Maire
Mandat
Alain Trouessin
2014-2020
Code postal 76910
Code commune 76192
Démographie
Gentilé Criélois
Population
municipale
2 729 hab. (2014)
Densité 129 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 01′ 00″ nord, 1° 19′ 06″ est
Altitude Min. 0 m – Max. 106 m
Superficie 21,12 km2
Localisation

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Criel-sur-Mer

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Criel-sur-Mer

Criel-sur-Mer est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime, en Normandie (anc. Haute-Normandie).

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de la commune.

Criel-sur-Mer s’est développée de part et d'autre de la vallée de l’Yères jusqu’à son embouchure. Les hameaux ruraux du Quesnoy et de Mesnil-en-Caux dans l’arrière-pays se consacrent à l’agriculture ; le centre du bourg, autour de la route de Dieppe, abrite les commerces, les principales administrations et l’église, tandis que les activités touristiques de la station balnéaire sont concentrées autour de la plage de galets et sur le plateau jusqu’au vallon de Mesnil-Val.

  • Mesnil-Val fait partie de la commune de Criel.

Victimes de l'érosion côtière, les falaises de craie sont régulièrement rognées, obligeant les autorités à interdire les constructions, voire à exproprier les résidents que le recul de la falaise, plus d'un mètre par an[1] met désormais en péril (Loi Barnier 1995)[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

« Credilium » au IXe siècle.

Du gaulois Credio-ialon (village de Credos).

Credos étant un prénom gaulois attesté, a donné plusieurs toponymes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, un archéologue amateur, l'abbé Cochet, retrouve les traces d'un site gallo-romain[3]. Chef-lieu de canton sous la Révolution, Criel reste essentiellement un village de pêcheurs et d'agriculteurs jusqu'à l'arrivée du chemin de fer en 1872. L'existence d'une gare permet de développer l'exploitation des galets et l'implantation de deux stations balnéaires élégantes, l'une à l'embouchure de l'Yères et l'autre à Mesnil-Val[3]. C'est la grande époque des stations balnéaires normandes qui servent de prototype au Balbec de Marcel Proust : Trouville, Cabourg, Deauville, Dieppe. En 1902, Criel prend le nom de Criel-sur-Mer.

Le casino disparaît au cours d'une tempête en 1914[4]. La station ne survit pas à la Première Guerre mondiale, et le tourisme ne reprend son essor qu'avec l'avènement des congés payés en 1936.

Le 24 juillet 1940, le Meknès, paquebot transportant des militaires français, est torpillé devant Criel par une vedette allemande. Sur les 1 300 hommes à bord, 420 périssent. Certains sont inhumés localement. Une plaque commémorative relatant l'évènement est scellée sur le mur du cimetière[5].

Paul Moreau : habitant de Criel-sur-Mer né à Waziers le 24 novembre 1920, instituteur à Eu, s'engage dans le réseau de résistance « Agir » en juillet 1942. En 1943, il dépose un engin explosif dans un cinéma de la ville d'Eu fréquenté uniquement par les troupes d'occupation. Il est arrêté le 22 avril 1943, interné à Abbeville, puis à Amiens, il est condamné à mort et fusillé le 2 août 1943 à la citadelle d'Amiens.

Avec Le Tréport, Criel est la plage la plus proche de Paris, facilement accessible par le chemin de fer dans les années 1950[1]. Criel-plage devient alors une station familiale, autour de laquelle commencent à se construire de nombreuses résidences secondaires[3].

Le circuit de Dieppe sur lequel se sont courus quatre Grands prix de l'ACF passait par Criel-sur-Mer.

Entre 1950 et 1972, Criel voit se développer une véritable industrie autour de l'exploitation des galets, destinés soit à l'industrie pharmaceutique, soit à être broyés[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Louis Delaporte    
mars 2001 30 mars 2014 Jean Mauger    
30 mars 2014[7],[8] en cours
(au 23 juin 2015[9])
Alain Trouessin   Vice-président de la CC d'Yères et Plateaux (2014 → )

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[11],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 729 habitants, en augmentation de 0,81 % par rapport à 2009 (Seine-Maritime : 0,48 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 350 1 256 1 210 1 201 1 295 1 228 1 268 1 273 1 276
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 295 1 268 1 277 1 143 1 158 1 150 1 051 983 975
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
969 1 012 1 067 1 059 1 080 1 238 1 289 1 280 1 428
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 769 1 927 2 108 2 155 2 452 2 670 2 779 2 707 2 729
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006 [13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château de Chantereine.
  • Le manoir de Briançon, dont la Grande Mademoiselle fit l'acquisition en 1695 pour en faire une école de jeunes filles. Remanié, puis transformé en hospice jusqu'en 1955, il a été restauré à la fin du XXe siècle et héberge la mairie ainsi que des expositions temporaires[14].
  • Le château de Chantereine, centre d'hébergement qui peut accueillir jusqu'à 255 personnes.
  • L'église Saint-Aubin.
  • Les villas XIXe siècle de Mesnil-Val.
  • La vallée de l'Yères.
  • Les falaises : Criel-sur-Mer possède, avec ses falaises qui s'élèvent à 107 m, les plus hautes falaises de craie d'Europe.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Falaises vues depuis la plage.

L'érosion côtière impose des travaux (construction d'épis) plus ou moins efficaces depuis les années 1960. Depuis les années 1990, les falaises sont l'objet d'une surveillance sévère. Une partie de la commune, notamment des falaises et des zones humides, a été classée Zone Naturelle d’Intérêt Écologique, Floristique et Faunistique ou ZNIEFF. La basse vallée de l'Yères est classée en ZNIEFF de type 1[15], tandis que le mont Joli Bois est classé, lui en zone de type 2.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • La Grande Mademoiselle.
  • Louis Delaporte (1896-1985) Député de la Seine-Maritime de 1958 à 1962, né à Criel-sur-Mer[16].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Criel-sur-Mer

Les armes de Criel-sur-Mer se blasonnent ainsi :

D'argent à trois canettes mal ordonnées de gueules.[17]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b [1] Rapport de l'ANEL, p.92
  2. ANEL, p. 25
  3. a, b et c Site officiel
  4. [2] ANEL p.91
  5. A. M., le Courrier picard, 26 juillet 2015, p. 11.
  6. ANEL, p. 93.
  7. Le Courrier picard, édition d'Abbeville, 2 avril 2014, p. 18..
  8. Jérôme Buresi, « Alain Trouessin est élu maire : Après la victoire sans appel de sa liste lors des élections municipales, Alain Trouessin est devenu maire de Criel-sur-Mer. Six adjoints ont été élus. », L'Informateur - L'Eclaireur,‎ (lire en ligne).
  9. Compte rendu de la réunion du conseil municipal du signé par le maire le , [lire en ligne].
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  14. Source : « Le site du quid » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  15. [3]
  16. [4]
  17. http://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=2186