Crest (Drôme)

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Crest
Crest (Drôme)
Vue sur la ville depuis la tour de Crest.
Blason de Crest
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Die
Intercommunalité Communauté de communes du Crestois et du pays de Saillans
Maire
Mandat
Hervé Mariton
2020-2026
Code postal 26400
Code commune 26108
Démographie
Gentilé Crestois, Crestoises
Population
municipale
8 756 hab. (2021 en augmentation de 5,88 % par rapport à 2015)
Densité 375 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 43′ 45″ nord, 5° 01′ 22″ est
Altitude Min. 166 m
Max. 463 m
Superficie 23,38 km2
Unité urbaine Crest
(ville-centre)
Aire d'attraction Crest
(commune-centre)
Élections
Départementales Canton de Crest
(bureau centralisateur)
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Crest
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Crest
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Crest
Liens
Site web mairie-crest.fr

Crest (prononcer [kʁɛ]) est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont dénommés les Crestois et les Crestoises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Crest est située à 25 km de Valence (préfecture de la Drôme), 110 km de Grenoble, 131 km de Lyon, 213 km de Marseille et 591 km de Paris.

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Sites particuliers :

Géologie[modifier | modifier le code]

Le sol de Crest est riche en marne, molasse[2] et fossiles[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La rivière Drôme traverse Crest.

La Drôme, passant par Crest, traverse le département d'est en ouest, de sa source à la Bâtie des Fonds sur la commune de Valdrôme jusqu'à Livron.

Climat[modifier | modifier le code]

En 2010, le climat de la commune est de type climat du Bassin du Sud-Ouest, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Moyenne vallée du Rhône » et « Alpes du sud »[5].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 886 mm, avec 7,4 jours de précipitations en janvier et 4,6 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Beaufort-S-Gervanne »sur la commune de Beaufort-sur-Gervanne à 11 km à vol d'oiseau[6], est de 12,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 936,4 mm[7],[8]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[9].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Crest est une commune urbaine (car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire) au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[10],[11],[12].

Elle appartient à l'unité urbaine de Crest, une agglomération intra-départementale regroupant 5 communes[13] et 14 301 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[14],[15].

La commune fait partie de l'aire d'attraction de Crest, dont elle est la commune-centre[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 17 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[16],[17].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (62,4 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (64,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (28,7 %), zones agricoles hétérogènes (28,3 %), forêts (22,6 %), zones urbanisées (7,9 %), prairies (5,4 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (4,5 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (2,6 %)[18]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La ville, vue sur le clocher.
Vue sur la tour de Crest depuis les rues piétonnes du centre-ville.

Quartiers, hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Site Géoportail (carte IGN)[19] :

  • Abeille
  • Barnavon
  • Béal
  • Bernard
  • Bouvier
  • Bresson
  • Bruel
  • Chapelle Saint-Ferréol
  • Chaufondés
  • Chaumet
  • Courbis
  • Court
  • Dor
  • Duc
  • Eymeri
  • Gamon
  • Guichard
  • Guillaumont
  • la Baumette
  • la Chevalerie
  • la Maladière
  • la Plaine
  • la Sansonne
  • les Auberts
  • les Blaches
  • les Gardettes
  • les Monchauds
  • les Plantas
  • Leyronat
  • Lombard
  • Maffet
  • Masse Panier
  • Masseron
  • Mazorel (ouest)
  • Mazorel (est)
  • Morel
  • Moulin Jouve
  • Nébois
  • Os de Gras
  • Permingeat
  • Portier
  • Richaud (nord)
  • Richaud (sud)
  • Rostagnon
  • Rousse
  • Roux
  • Saint-Ferréol
  • Saint-Sauveur
  • Soubeyrand

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Le plan local d'urbanisme de Crest est approuvé le 17 mars 2006[20]. Il vise principalement l'aménagement des terrains inexploités ou inutilisés pour améliorer le cadre de vie dans la commune.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par les routes départementales D 93, D 104, D 164, D 38 et D 888.
La sortie n°16 de Loriol-sur-Drôme de l'autoroute A7 dessert les communes de Crest et Privas[21].

Transports en commun[modifier | modifier le code]
L'arrêt de bus Crest Kiosque.

Les lignes 21, 25, 26, 27 et 28 du réseau Valence Romans Déplacements relient Crest aux autres communes de la Drôme[22].

Transport à la demande[modifier | modifier le code]

Un service de transport pour se déplacer à travers la commune : Mouv' à Crest. Ce service est accessible à tous sur réservation téléphonique, certains jours de la semaine[23],[24].

Réseau ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare de Crest est située sur la ligne Valence-Livron-Aspres-sur-Buëch. Les trains TER Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-côtes-d'Azur passant par Crest, relient Romans-Bourg-de-Péage à Gap ou Briançon. Elle est aussi desservie par le train de nuit Intercités Paris-Briançon.

La gare de Valence TGV, située à 35 km de Crest donne accès aux lignes à grande vitesse qui desservent, Paris à 2h, Lyon et Avignon à 0h30, Marseille à 1h, Genève à 3h et Bruxelles à 4h.

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Risques sismiques[modifier | modifier le code]

Inondations[modifier | modifier le code]

Crest a subi de nombreuses crues de la Drôme[25].

Les risques d'inondation sont étudiés, détaillés et encadrés dans le cadre du plan de prévention des risques (PPR)[26].

Autres risques[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[27] :

  • 1120 : apud castrum Cristam (Jaffé, Reg. pontific. roman.).
  • 1144 : de Cresto (cartulaire de Saint-Chaffre, 13).
  • 1145 : Cristum et Crestum (cartulaire de Die, 33).
  • 1157 : castrum Cresti (Gall. christ., XVI, 104).
  • 1165 : Crista (cartulaire de Die, 20).
  • 1187 : Crest (cartulaire de Die, 53).
  • 1192 : mention de l'église, originairement Sainte-Marie : ecclesia Beate Marie de Crista (Repert. Sancti Ruffi, 88).
  • 1196 : mention de l'église, devenue Saint-Sauveur : ecclesia Sancti Salvatoris de Crista (cartulaire de Die, 57).
  • 1201 : mention du mandement : mandamentum de Crista (cartulaire de Die, 24).
  • 1217 : Crest-Arnaut (cartulaire de Saint-Chaffre, 40).
  • 1234 : mention de l'archiprêtré : archiprebyteratus de Crista (cartulaire de Léoncel, 177).
  • XIIIe siècle : Crest-Arnaud (chron. de la guerre des Albigeois : Hist. de Languedoc, V, 141).
  • 1308 : castrum Criste (inventaire des dauphins, 219).
  • 1376 : Crista Arnaudi (cartulaire de Montélimar, 61).
  • XIVe siècle : mention de la paroisse : capella de Crista (pouillé de Die).
  • 1426 : Christa Arnaudi (confirm. des libertés municipales).
  • 1447 : le Crest-Arnauld (ordonnance de Louis XI).
  • 1450 : mention de l'archiprêtré : archiprebyteratus Criste Arnaudi (Rev. de l'évêché de Die).
  • XVe siècle : villa Christae (Guy-Pape, quest., 63).
  • 1499 : Cresta-Armandy (sic.) (ann. d'Aiguebelle, I, 559).
  • 1501 : Cresta-Arnaudi (ann. d'Aiguebelle, I, 563).
  • 1509 : mention du chapitre (ou collégiale) : ecclesia parochialis et collegiata Sancti Salvatoris Cristae Arnaudi (visites épiscopales).
  • 1516 : mention du chapitre (ou collégiale) : collegium Sancti Salvatoris Cristae Arnaudi (rôle de décimes).
  • 1576 : mention de l'archiprêtré : l'archipresbyterat de Crest (rôle de décimes).
  • 1891 : Crest, chef-lieu de deux cantons de l'arrondissement de Die.

Étymologie[modifier | modifier le code]

De l'occitan crest, lui-même du latin crista « crête d'un oiseau » qui a pris, comme en français, le sens de « crête de montagne, sommet, cime ».

  • Le village est « dominé par une crête rocheuse, au nord de la ville, site d'un donjon dominant le cours de la Drôme ».
  • La famille Arnaud fait construire au Xe siècle un château dont l'enceinte englobe une petite ville, alors dénommée Crista Arnaldorum (« La crête des Arnaud »). Cette cité prendra plus tard le nom de Crest-Arnaud puis Crest[28].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Protohistoire[modifier | modifier le code]

Reconstitution d'une maison à l'âge de fer.

Une fouille préventive au passage du TGV Méditerranée sur la commune de Crest a été réalisée entre novembre 1995 et juin 1996 par Jean-Michel Treffort et son équipe d'archéologues.

Le site fouillé, dénommé Bourbousson 1, situé sur la rive droite de la Drôme, a permis d'identifier un habitat hallstattien daté du Ve siècle avant notre ère[29].

Sur ce site, fréquenté dès le néolithique, ont été mises en évidence les conditions du développement de l'agriculture (épierrements et murs de pierre sèche délimitant les champs, terrasses de culture).

Réoccupé dans la première moitié du Ve siècle avant notre ère, il s'y développa un habitat groupé, qui a pu être parfaitement daté grâce à la présence de céramique d'importation de Grèce et d'amphores massaliotes, ainsi que par des objets métalliques (fibules)[30]. L'occupation fut de courte durée, celle d'une génération, entre 500 et 440, mais permit l'édification de plusieurs bâtiments en terre et en bois ayant chacun une surface approximative de 40 m2[31].

Les bâtiments sont de deux types :

  • Le premier suit un tracé rectangulaire, ses murs sont en colombage hourdé de terre et le toit à deux pans.
  • Le second type correspond à l'architecture protohistorique du domaine alpin. Il utilise un cadre de poutres reposant sur un substrat de galets.

Entre ces bâtiments, constituant un village, existaient différentes parties domestiques (fosses-silos, greniers) et des allées ou chemins empierrés[32].

La fouille du site a permis de recueillir 24 000 tessons de céramique, dont 95,5 % non tournées. La céramique tournée était d'importation (amphores massaliotes et poteries attiques à vernis noir).

Il fut aussi exhumé 200 objets métalliques, dont nombre de parures typiques de la civilisation de Hallstatt[33].

L'outillage lithique était composé de meules en grès ou en basalte, de polissoirs et de petites enclumes. Un seul outil, une aiguille à chas, était en os[34].

Bourbousson 1, situé au débouché d'une importante voie transalpine qui se croisait avec une piste protohistorique menant de Massalia à Lugdunum[35], est le témoignage de l'influence hallstattienne en vallée du Rhône. Il marque la frontière entre la vallée de la Drôme et le Tricastin où, à 40 kilomètres, se trouvent Le Pègue et l'oppidum Saint-Marcel sous influence méditerranéenne[34].

Antiquité : les Gallo-romains[modifier | modifier le code]

La base de la tour date du IVe siècle[36].

L'auberge de Bourbousson[modifier | modifier le code]

Reconstitution d'une auberge sous l'Antiquité romaine.
Araire avec reille.
Monnaie d'argent de Magnence.

La découverte à Crest, sur le site de Bourbousson 3, d'une caupona gallo-romaine datée du IIIe siècle est due aux chantiers de fouilles ouverts sur le tracé du TGV Méditerranée. Une équipe d'archéologues, sous la direction de Véronique Bastard, a pu dégager les restes d'un bâtiment quadrangulaire de 264 m2. La façade sud de celui-ci était précédé par deux pavillons d'angle réunis par une pergola. Cet ensemble formait cour. L'accès principal de l'auberge se situait à l'est et se faisait par un chemin raccordé à la voie romaine. À l'ouest, une ouverture menait à un lucus (bois sacré) où ont été retrouvées des offrandes monétaires[37].

L'intérieur de l'auberge était subdivisé en six salles organisées autour d'une pièce centrale de 54 m2, celle-ci était surmontée d'une mezzanine. Elle comportait un foyer qui servait tant pour la cuisson des aliments que pour le chauffage. Sur ces côtés a été identifiée la présence de plusieurs vaisseliers ainsi que celle d'un grand coffre de bois contenant des réserves de nourriture. La mezzanine permettait de stocker d'autres réserves, essentiellement des céréales, des légumineuses et des fruits. Ont été identifiés parmi ces réserves alimentaires de l'orge, des fèves, des lentilles, des betteraves, des pommes, des noix et des noisettes[37].

De la grande cuisine on accédait à une pièce toute en longueur, la salle à manger, qui a pu être identifiée grâce à une multitude de fragments de poterie et de reliefs alimentaires[38]. Sise au pied d'une colline, orientée plein sud, l'auberge de Boubousson avait pris la place d'un petit établissement agricole du début du IIIe siècle. Celui-ci fut totalement transformé lors de sa nouvelle affectation. La toiture fut refaite en utilisant, en alternance, des tuiles à rebord (tegulae) et des tuiles canal (imbrices), la charpente reposant sur des murs en briques crues (adobe) suivant les préconisations de Vitruve. Tous les sols étaient en terre battue, la cour pavée de petits galets et des gravillons recouvraient les voies d'accès[39].

Le site de Bourbousson 3 a permis de retrouver, dans une resserre de l'auberge, deux reilles d'araire qui ont été datées du courant du Ve siècle. Ces instruments aratoires, forgés d'un seul tenant, qui se présentent sous la forme d'un soc en forme de triangle ou de losange prolongé par une tige, ont été étudiées par Michel Feugère. Le premier est long de 45 cm et pesait 3 kg, le second de 62 cm pour 3,25 kg. Ces socs primitifs sont considérés comme faisant partie des plus grands objets en fer provenant de cette période de l'Antiquité[40].

Sur ce même site ont été recueillies 596 monnaies romaines toutes de billon ou de bronze à l'exception de deux pièces d'argent à l'effigie de l'empereur usurpateur Magnence qui furent frappées à Lyon en 351-352. Dans ce lot, 445 pièces ont été identifiées avec certitude. Sylviane Estiot, qui s'est chargée de cette étude, a regroupé ce numéraire en trois ensembles. Le premier ne comprend que neuf pièces. Elles ont été retrouvées groupées près de l'auberge de Bourbousson et semblent provenir d'une bourse perdue. Le second se compose des 247 monnaies provenant du sol en terre battue de l'auberge. Le troisième, qui est le plus important avec 329 pièces, a été retrouvé dans le lucus autour d'un bloc carré de molasse et correspond à un dépôt votif[41].

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

André Borel d'Hauterive dans l’Armorial du Dauphiné donne les indications suivantes : famille nombreuse et puissante qu'Aymar du Rivail, historien du Dauphiné, prétend être d’origine roturière (in diensi agro ignobilis arnaudarum gens, page 419) et qui fit bâtir la ville de Crest, la Baume-des-Arnauds et Chastel-Arnaud.

  • Arnaud de Crest fit hommage le 15 août 1145, à l'évêque de Die, de ses châteaux de Crest, d'Aouste-sur-Sye, de Saint-Benoit, de Béconne, de Saint-Médard, de Divajeu, de Marsanne, de Cobonne, de la Recluse et de la Forest.
  • Le même Arnaud fut probablement connétable de Tripoli lors de la seconde croisade (1155). Cette maison possédait la seigneurie de Crest, soit en partie, soit totalement. Le 15 août 1146, afin de financer un voyage en terre sainte, Arnaud de Crest céda à l'évêque de Die ses possessions dans le diocèse de Die, dont le site fortifié de Crest.
  • Une fille et héritière Arnaud (fille de la comtesse de Marsanne) s'allia au comte Guillaume de Poitiers, originaire du Languedoc (ou d'Aquitaine selon Eugène Arnaud). La seigneurie, après une lutte acharnée entre les Arnaud et les Poitiers, revint à cette dernière famille. Les Arnaud furent chassés par les Poitiers et s'implantèrent au-delà de Die dans les Alpes-de-Haute-Provence (Embrun, Forcalquier, Château-Dauphin) où ils tombèrent dans l’oubli[réf. nécessaire].
Charte de libertés octroyée aux habitants de Crest par Adhémar de Poitiers, comte de Valentinois, en 1188 (Tour de Crest).

La seigneurie[27] :

  • Crest, dont la fondation médiévale n'est pas antérieure au XIe siècle fut tout d'abord possédée en franc-alleu par les Arnaud, ses fondateurs.
  • 1145 : Les Arnaud la soumettent au fief des évêques de Die.
  • Elle devient une propriété indivise entre les évêques et les comtes de Valentinois.
  • 1188 : les comtes de Valentinois accorde une charte des libertés municipales à ses habitants.
  • 1356 : les comtes de Valentinois acquièrent la part des évêques. Ils font de Crest la capitale de leurs états.
  • Début XVe siècle : ils y établissent un atelier monétaire.
  • 1419 : devient une terre domaniale lors du rattachement des comtés de Valentinois et de Diois à la France.
  • 1636 : incorporée dans le duché de Valentinois érigé pour les princes de Monaco, derniers seigneurs.

Après être sortie ruinée des guerres de religion, la ville connait une accalmie au XVIIe siècle notamment grâce à son fort développement économique rendu possible en raison de l'implantation d'industries fabricants du coton, de la laine ou encore de la soie[42].

Plusieurs gouverneurs s'y succèdent jusqu'à la Révolution. Une pièce de théâtre écrite au XIXe siècle par Madame C*** de T*** (Camille de Tertulle, marquise de La Baume-Pluvinel), intitulée Catherine Bouliane[43], évoque l'entourage du gouverneur de la ville et château de Crest en 1660, notamment les familles Bouliane et Richaud, ainsi que David Rigaud, marchand et poète.

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, le lieu-dit Soubeyran, sur la rive gauche de la Drôme, abrite des moulins à papier que la famille Gaillardon (David, Sébastien, Etienne) fait prospérer. D'autres moulins à papier essaimeront en amont et au nord de Montpellier à l'instigation de cette famille[réf. nécessaire].

1627 : le château est démantelé[27] sur ordre de Louis XIII qui le trouvait potentiellement dangereux. Le donjon fut épargné et devint la tour de Crest.

1742 (commerce dans la ville de Crest) : 75 marchands ou fabricants[27].

1786 (commerce dans la ville de Crest) : 30 marchands, 20 cordonniers, 7 boulangers, 20 cabaretiers, aubergistes ou cafetiers, 11 muletiers[27].

Avant 1790, Crest était l'une des dix villes du Dauphiné dont les consuls siégeaient à la tête des députés du tiers état (dans les États généraux de cette province).

  • C'était en même temps le chef-lieu d'une subdélégation de l'élection de Montélimar, comprenant 106 paroisses ou communautés, et le siège d'une sénéchaussée, tribunal qui, remplaçant depuis 1447 l'ancienne Cour majeure des comtes de Valentinois et de Diois (1404 : Curia major comitatuum Valentinensis et Dyensis (arch. mun. de Crest)) était composé d'un visénéchal, d'un lieutenant particulier, d'un conseiller et d'un procureur du roi, et dont la juridiction s'étendait sur 56 paroisses ou communautés (voir l'introduction).
  • C'était aussi le siège d'un gouvernement militaire, dit de Crest ville et Tour, comprenant un gouverneur, un commandant et un major.
  • Cette ville formait une paroisse du diocèse de Die, dont l'église, originairement dédiée à sainte Marie et, dès 1196, sous le vocable de saint Sauveur, était depuis 1277 le siège d'un chapitre ou collégiale composé en dernier lieu d'un doyen, d'un chantre et de sept chanoines. Décimateur à Crest, à Lambreset et à Divajeu depuis sa création, ce chapitre jouissait en outre, par le fait d'unions successives, des revenus des prieurés d'Espenel, de Saint-Moirans, de Célas, de Comps, du Pègue et de Saint-Jean de Crest (voir ces noms).
Division du diocèse de Die, l'archiprêtré de Crest dont il est question dès 1187, comprenait les cantons de Bourdeaux et de la Chapelle-en-Vercors, celui de Saillans (moins Aurel), la plus grande partie de ceux de Crest-Nord, de Crest-Sud et de Dieutefit, deux communes du canton de Die et une de chacun de ceux de Chabeuil, de Marsanne et de Nyons.
  • Jusque vers la fin du XVIIe siècle, la partie nord-est de la banlieue de Crest forma une seconde paroisse, d'abord sous le vocable de Saint-André puis sous celui de Saint-Vincent (voir Le Calvaire et Saint-Vincent).
  • Comme établissements religieux, il y avait encore dans cette ville un couvent de cordeliers, un de capucins, un d'ursulines[44] et un de visitandines (voir Le Champ-de-Foire, Les Capucins, Sainte-Ursule et L'Hôpital)[27].

De la Révolution à nos jours[modifier | modifier le code]

Crest au XIXe siècle illustrée par Alexandre Debelle (1805-1897).

En 1790, Crest devient le chef-lieu d'un district (ou arrondissement) comprenant les cantons d'Allex, Aouste, Bourdeaux, Chabrillan, le Plan-de-Baix, le Puy-Saint-Martin et Saillans. La réorganisation de l'an VIII (1799-1800) en fait le chef-lieu de seulement deux cantons :

  • Le canton de Crest-Nord, qui se compose des communes d'Allex, Aouste, Beaufort, Cobonne, Crest en partie, Eurre, Gigors, Mirabel-et-Blacons, Montclar, Montoison, Omblèze, Ourches, le Plan-de-Baix, la Rochette, Suze et Vaunaveys.
  • Le canton de Crest-Sud, comprenant les communes d'Auriple, Autichamp, Chabrillan, Crest en partie, Divajeu, Grane, Francillon, Piégros-la-Clastre, le Puy-Saint-Martin, la Répara, Roche-sur-Grane, Roynac, Saou et Soyans[27].

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795[réf. nécessaire].

Deuxième République[modifier | modifier le code]

Avis aux contribuables annonçant la mise en recouvrement de l'impôt des 45 centimes établi par le décret du 16 mars 1848.

L’annonce de la révolution de février et la proclamation de la Deuxième République provoquent un immense espoir populaire. La ville nomme une députation dont le maire Moutier légitimiste ne fait pas partie, pour la fête de l’avènement, le 12 mars[45]. Et ce jour est l’occasion pour une petite émeute de s’attaquer au bureau d’octroi. Le vote de l’impôt des 45 centimes (soit 45 % d’augmentation des contributions directes) en mars provoque des remous. S’il n’est exigé que pour 1848, il est largement refusé et perçu à seulement 35 % en juillet. Pour en améliorer le recouvrement, le préfet fait installer un demi-bataillon à Crest[46].

Lors de la campagne pour les élections législatives de 1849, il n’y a que deux listes en présence dans la Drôme : une bonapartiste, une républicaine. La liste bonapartiste dispose de tous les soutiens, presse, administration, Église catholique[47]. Mais la population reste hostile : lors d’un déplacement en campagne à Die, Bonjean est accueilli par les cris « Vive la Montagne ! Vive Ledru-Rollin ! Vive Mathieu ! »[48]. Et les élections sont remportées par les républicains qui envoient six députés sur sept à l'Assemblée.

Le commissaire de la république, Ferlay, met en place des mesures autoritaires pour réduire l’influence de la gauche dans la Drôme. Elles sont facilitées par la proclamation de l’état de siège suite au complot de Lyon. Et pour prévenir une résistance armée à ces mesures, il fait collecter les armes de guerre détenues par les habitants, exceptés ceux jugés surs. Une colonne de 500 soldats de la garnison de Valence passe ainsi de commune en commune pour ramasser les armes de guerre détenues par les habitants qui ont normalement été déposées en mairie[49]. Cette opération est renouvelée fin juillet 1850 avec le passage d'une deuxième colonne, moins imposante, de 100 hommes du 7e de ligne[50].

Pour pouvoir s'organiser malgré la surveillance et la répression, les républicains et les socialistes organisent un réseau de sociétés secrètes dans la Drôme, comme en Provence (où elles sont appelées chambrettes) (voir la section dédiée sur l'article Histoire de la Drôme). À Crest, l'instituteur Bouvier joue un grand rôle dans leur diffusion et leur activité[51]. Mais, après l’affaire du faux complot de Valence, le préfet décide de frapper un grand coup en lançant un grand coup de filet, le 6 août 1850. À 4 heures du matin (heure solaire, 6 heures heure actuelle), 37 perquisitions ont lieu dans 20 communes du département, dont Crest, où sont concernés un plâtrier, un médecin et un instituteur. Leurs domiciles sont fouillés par trois pelotons de 10 soldats du 32e de ligne, avec de maigres résultats : un sabre chez un plâtrier, des journaux suspects chez un médecin, qui est arrêté, et rien chez un instituteur[52]. Cet instituteur, Antoine Bouvier, est cependant compromis dans l’affaire du complot de Lyon et arrêté à Crest début décembre, ainsi que le secrétaire de la société de secours mutuels L’Abeille Jean-André Chambrier[53]. Le premier est condamné à dix ans de prison, le second bénéficie d’un non-lieu[54].

Afin de prévenir toute prise d’armes, les autorités font rechercher activement armes, poudre et balles, ainsi que les outils nécessaires à leur fabrication. Une compagnie du 17e de ligne, soit 64 hommes, opèrent de multiples perquisitions dans la commune fin février 1851[55]. Fin novembre, l’avocat et rentier Jean François Moutier démissionne de son poste de maire (à 61 ans).

Coup d’État du 2 décembre[modifier | modifier le code]

Le 3 décembre, quand la nouvelle du coup d'État du 2 décembre 1851 arrive dans la Drôme, le préfet Ferlay et le général responsable de l’état de siège dans le département le pressent de se rallier. Il réunit donc le conseil municipal et reprend son poste, avec l’accord de son conseil municipal, et fait placarder l’avis sur les murs de la ville. Le soir, les ouvriers et les gens du peuple s’assemblent dans les cafés, puis partent en manifestation, attaquent l’octroi. Les gendarmes chargent, sabre au clair, mais sont malmenés et se replient dans la gendarmerie, où ils sont rejoints par le maire, apeuré. Il fait demander des renforts[56], qui arrivent le 4 et se déploient sur la place principale : une soixantaine d’hommes du 2e d’artillerie, à cheval et à pied. Les cafés suspects sont fermés, les chefs républicains sont poursuivis, mais seuls un huissier et un menuisier sont arrêtés. Les chefs locaux, Bouillard, Barnouin, Danjou, Giraud, parcourent la campagne pour faire sonner le tocsin, expliquer les plans et organiser les rassemblements et la descente vers Crest[57].

Le 5, le détachement du 2e d’artillerie est renforcé par l’arrivée de 74 nouveaux artilleurs, dont 47 chevaux ; de son côté, le maire organise une garde de notables, commandée par un général en retraite, et renforcée par les sapeurs pompiers. Parmi ceux-ci, la moitié refuse les ordres ; leurs armes sont distribuées à des civils[58]. Deux colonnes convergent vers Crest de l’Est : celles de la vallée de la Sye et celle de la vallée de la Gervanne. La seconde, qui compte environ 1200 personnes en arrivant à Aouste, parlemente avec le maire Gresse qui leur bloque le passage avec une petite troupe improvisée, puis décide de contourner Aouste par les coteaux. Ce sont donc plusieurs centaines de personnes qui arrivent à la tour de Crest par les hauteurs. La garde de notables improvisée par le maire Moutier installe une garde sur la tour de Crest ; une compagnie du 32e d’infanterie, arrivée de Romans dans la journée, est postée au-dessus, au niveau de la chapelle. Enfin, six barricades défendues par les artilleurs arrivés la veille et le matin permettent de tenir les principales entrées dans la ville. Arrivant par le haut, les insurgés de la Gervanne et de la Sye cherchent à se rallier les soldats ; mais c’est une fusillade nourrie qui leur répond, à laquelle les insurgés répondent. Un reliquat de 300 à 400 d’entre eux s’installe pour passer la nuit, recevant de l’aide, des encouragements et des informations (pas toujours vraies) des Crestois, certains leur donnant abri pour la nuit. Pendant la nuit, les patrouilles circulant dans et autour de la ville subissent de multiples accrochages : un soldat du 2e d’artillerie, envoyé en reconnaissance, est tué dans la nuit[59].

Le soir du 6, la colonne des insurgés de Grâne, Chabrillan et La Roche-de-Grâne arrive par le sud-ouest au pont sur la Drôme. Le maire Moutier a fait élever une barricade en avant, rive gauche (au sud), défendue par 20 fantassins commandés par un jeune officier Crestois sortant de Saint-Cyr, 10 artilleurs à cheval et une vingtaine de membres de la garde de notables. Les insurgés, au nombre de plusieurs centaines, décident d’avancer, plaçant au premier rang leurs otages Blancs[60]. Les insurgés s'avancent, cherchant à rallier les soldats ; mais les officiers commandent le feu, et trois salves dispersent la colonne, faisant deux morts et de nombreux blessés. Les artilleurs font une sortie, achevant de disperser les opposants, qui répliquent par quelques coups de fusils : un artilleur est blessé mortellement. Les otages profitent du tumulte pour s’enfuir. Les soldats font quelques prisonniers, et ramassent des armes, chapeaux et souliers abandonnés par les insurgés en fuite[61]. Craignant d’autres attaques plus conséquentes, le capitaine d’artillerie demande des renforts à Valence, et deux escouades lui arrivent à la fin de la nuit. L’une est pourvue de deux pièces d’artillerie ; l’autre vient de disperser les insurgés de Montvendre. Avec ces nouveaux moyens, il fait dégager son flanc nord, où campaient toujours les insurgés de la Gervanne et de la Sye : peu aguerris, ils se dispersent au premier coup de canon. Il fait aussi surveiller les chefs républicains, fermer les cafés « Rouges ». Enfin, il renforce la défense des accès de la ville, remplaçant la barricade au sud du pont sur la Drôme par une redoute armée d’un canon[62]. Le matin du 7, un ancien zouave qui semblait observer trop souvent les dispositions prises par les militaires est arrêté, ainsi qu’un instituteur[63].

En début d’après-midi, à 14 heures (heure solaire, 15 heures heure actuelle), le commandant d’artillerie décide de porter un détachement en avant de la redoute du pont, comportant infanterie, cavalerie et une pièce d’artillerie. Il s'installe à 2 km de la Drôme, à un carrefour. En face, arrivent les insurgés de Bourdeaux et Dieulefit, au nombre de plusieurs milliers (5000 à 8000 selon les contemporains, 4000 à 5000 selon l’historien Robert Serres), principalement des hommes, mais aussi des femmes. Ceux qui viennent des hameaux les plus éloignés ont marché une quarantaine de kilomètres dans le froid, et sont levés depuis la veille. La colonne fait une pause dans un creux, les hommes s’abreuvent au tonneau transporté sur une charrette, et les sections et bataillons sont remis en place. Les hommes armés de fusils, bien que souvent inopérants (rouillés, manquant d’une pièce, de poudre, de balles), sont placés en avant. Les insurgés sont convaincus que les soldats vont se rallier à eux, et poussent des cris en ce sens : « Vive l’artillerie et l’infanterie ! Vivent nos frères ! Vive la République ! ». La réponse des militaires les surprend : un premier boulet de canon est tiré, et coupe un arbre en deux ; la charge est alors lancée, un deuxième coup de canon décapite un Puy-Saint-Martinois. Certains insurgés sont galvanisés par cette mort et tirent sur les soldats ; d’autres fuient. Mais ceux qui attaquent sont suffisamment nombreux pour faire reculer le détachement de soldats, qui se replie sur la redoute dans la précipitation. Le canon est cassé dans le repli. Outre la redoute, les soldats s’embusquent dans une maison isolée ou autour du pont[64]. Les insurgés armés se rallient, approchent, et envoient un émissaire parlementer, crosse en l’air[65]. Les artilleurs tirent à mitraille, faisant de très nombreux blessés chez les insurgés. La charge est battue au tambour, et une fusillade nourrie se déclenche des deux côtés pendant deux heures. Un artilleur est tué sur son canon. Mais, petit à petit, les insurgés, mal armés, mal commandés, se replient à la nuit tombante. Les 150 ou 200 derniers sont dispersés par une charge de cavalerie[66].

C’est la fin des affrontements à Crest ; plusieurs autres marches contre Crest eurent lieu, mais elles échouèrent toutes[67].

Le bilan de ces deux jours d’affrontement à Crest est de trois artilleurs tués et un blessé[68]. Pour les insurgés, le décompte est plus difficile : il y a au moins sept morts et 18 blessés que les archives permettent d’identifier formellement. Pour les sources d’époque, toujours du côté de la répression, les chiffres varient entre 40 et 300 tués ou blessés, tous notant que de nombreux insurgés tués ou blessés ont été relevés par les indemnes et cachés par la suite ou enterrés clandestinement[69].

Répression des insurgés[modifier | modifier le code]

Alors que la répression dure toujours, vient le plébiscite destiné à légaliser le coup d’État après coup, les 21 et 22 décembre. Les fugitifs sont encore traqués par les gendarmes et l’armée qui quadrillent la campagne, les perquisitions se succèdent, l’état de siège est encore en vigueur. Les autorités laissent entendre que si les habitants votent « bien », les condamnations seront moins sévères. Alors que les bulletins ‘’Oui’’ sont imprimés et fournis aux électeurs, l’impression et la distribution des bulletins ‘’Non’’ est interdite, et c’est aux électeurs qui souhaitent s’opposer au plébiscite de fabriquer eux-mêmes le leur. Enfin, le vote se fait en remettant le bulletin plié au maire qui le glisse lui-même dans l’urne. Dans ces conditions, le secret du vote n’est pas respecté : les dossiers des inculpés mentionnent si la personne a voté ‘’Oui’’ ou ‘’Non’’, le fait étant parfaitement connu des autorités[70]. Dans ce climat de peur, la commune vote ‘’Oui’’ à 86 %, contre 92 % dans la France entière et 86 % dans le département[71], ce que les autorités célèbrent en faisant chanter un ‘’Te Deum « pour la victoire de l’ordre sur l’anarchie » et adresse une lettre des plus laudatives au prince-président[72].

Parmi les prisonniers de la tour de Crest, le menuisier de Saou, qui s’était caché en ville. Il fuit par les toits, saute par dessus une rue, mais est finalement prise 28 décembre[73].

Les insurgés arrêtés sont envoyés dans les prisons des préfecture et sous-préfectures, Valence, Romans, Montélimar, Die, Nyons. Mais, très rapidement pleines, le général Lapène doit réquisitionner d’autres locaux à Valence comme à Montélimar. Devant la saturation des locaux, le général Lapène décide le 14 décembre de déplacer les condamnés à la tour de Crest, qui selon les estimations peut en retenir 250. Au nombre de 66 dès le 15 décembre, ils sont 205 le 30, 274 le 6 janvier, 367 le 13, et 457 le 23 janvier. Là aussi, on doit délester la prison : 32 hommes sont renvoyés à Valence, et 60 installés dans la maison Chabrières proche du pont sur la Drôme, qui ne dispose que de 19 lits. Malgré cela, les autorités vont jusqu’à y interner jusqu’à 100 prisonniers, soit 40 de plus que la capacité maximale). Au total, 639 hommes et femmes ont été incarcérés à Crest (tour et maison Chabrières)[74]. La tour est ainsi devenue le symbole de la répression de l’insurrection de décembre 1851 dans le département de la Drôme[75]. Les conditions d’internement sont épouvantables : pas de moyens d’hygiène, couchage à même la dalle, sans chauffage lors de cet hiver très froid (la Drôme charriait des glaces dès le 6 décembre), absence ou couvertures en nombre insuffisant, insuffisance de la paille[76]. Un total de 32 d’entre eux sortent de la tour pour un séjour à l’hôpital, par suite de blessures durant les combats ou des mauvaises conditions de détention. Au moins un y meurt. D’autres prisonniers perdent la raison[77]. Colis et courriers sont censurés[78], et pour percevoir les colis que leur envoient leurs familles, les prisonniers doivent régler une taxe de 10 centimes. Les conditions de détention sont progressivement durcies, avec des restrictions aux visites le 10 janvier[79], et l’interdiction de fumer et la suppression de la lumière (qui était pourtant aux frais des prisonniers[80]) le 17 janvier. Cette dernière est particulièrement gênante la nuit, la totalité de la surface des cellules étant occupée par les prisonniers couchés, ceux voulant se lever pour aller aux urinoirs devant ainsi marcher sur les autres pour les rejoindre[81]. Le 30 janvier, ils sont encore 383 à la tour[80]. Des prisonniers de la tour, 159 sont libérés et placés en résidence surveillée dans leur commune. Le sauf-conduit qui leur est délivré leur permet de faire la route jusqu’à leur domicile, sans s’en écarter. Sept sont jugés par le conseil de guerre de Lyon ; environ 200 sont déportés en Algérie.

Pendant que la municipalité lance une souscription en faveur des familles des trois artilleurs morts au combat de Crest, le curé de la commune, Genthon, et son collègue le pasteur Manson, eux, en font une au profit des victimes du même combat, mais de l’autre côté de la barricade. Ils recueillent les sommes données par 261 personnes, pour un total de 2350 francs[82]. Le conseiller municipal de Crest, Joseph Prudhomme, visite les prisonniers, qui lui sont reconnaissants : ils signent collectivement une lettre de remerciements, un autre lui dédie un poème[83].

Le 3 avril, 75 hommes sont libérés et placés en résidence surveillée dans leur commune d’origine. Les cent derniers sont répartis entre Valence et Montélimar le 6 avril, date à laquelle la tour est vide de tout insurgé[84].

L’occupation militaire de la ville ne va pas sans accrochages, désagréments et délits commis par la force armée. En mai, trois militaires du 52e de ligne sont écroués pour vol des provisions destinées aux prisonniers de la tour. En juin 1852, deux militaires du 65e de ligne sont arrêtés pour vol avec effraction. Enfin, les soldats hébergés à l’hôtel de ville jettent leur urine sur l’escalier[85]. La tour de Crest devient une prison d'État au XVIIIe siècle[27].

Second Empire[modifier | modifier le code]

La tour de Crest reste utilisée comme maison de correction et comme caserne. En 1891, c'est une propriété privée[27].

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Un camp de concentration pour Tsiganes d'Alsace-Lorraine de 1915 à 1919 fut créé dans la commune[86],[87].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En juillet 1944, dans le cadre de la répression du maquis du Vercors, les Allemands amenèrent à Crest et à Saint-Donat des unités de supplétifs, anciens soldats de l'Armée rouge fait prisonniers, issus des républiques soviétiques du Caucase ou d'Asie centrale : ils maltraitèrent les habitants, pillant et violant. La population locale pensait qu'il s'agissait de Mongols[88].

Le , en préparation du débarquement de Provence, la ville souffre des bombardements américains[89].

Histoire récente[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter. : de la Révolution au Second Empire
1790 1871 ?    
1820 1829 Paul-René Lombard-Latune[90]   Négociant, industriel
Les données manquantes sont à compléter. : depuis la fin du Second Empire
1871 1874 ?    
1874 1878 ?    
1878 1884 ?    
1884 1888 ?    
1888 1892 ?    
1892 1896 ?    
1896 1900 ?    
1900 1904 ?    
1904 1908 ?    
1908 1912 ?    
1912 1919 ?    
1919
(ou 1920 ?)
1925 Félix Rozier   pharmacien
sénateur de la Drôme
1925 1929 Félix Rozier   maire sortant
1929 1935 Félix Rozier   maire sortant
1935 1942 Félix Rozier   maire sortant
1943
(élection ?)
1944 Georges Bovet    
1944
(élection ?)
1945 Louis Vallon    
1945 1947 Louis Vallon   maire sortant
1947 1953 Charles Armorin[91]    
1953 1959 Charles Armorin   maire sortant
1959 1965 Charles Armorin   maire sortant
1965 1971 Charles Armorin   maire sortant
1971 1977 Maurice Rozier Radical conseiller général de la Drôme
1977 1983 Maurice Rozier   maire sortant
1983 1989 Max Tabardel RPR Artisan
1989 1995 Jean-Pierre Tabardel PS conseiller général de la Drôme
1995 2001 Hervé Mariton UDF-PR
puis DL
puis UMP
puis LR
ancien Ministre, ancien député
2001 2008 Hervé Mariton   maire sortant
2008 2014 Hervé Mariton   maire sortant
2014 2020 Hervé Mariton   maire sortant
2020 En cours
(au 15 janvier 2021)
Hervé Mariton[92][source insuffisante]   maire sortant

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Les cantons[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 2015, Crest était le chef-lieu de deux cantons, la commune elle-même était divisée entre ces deux cantons (ce qui est rare pour une commune de moins de 10 000 habitants) :

  • le canton de Crest-Nord comprenait la partie nord de la commune (5 807 habitants en 2012) ainsi que 14 autres communes ;
  • le canton de Crest-Sud comprenait la partie sud de la commune (2 288 habitants en 2012) ainsi que 11 autres communes.

À la suite d'un décret de 2014 modifiant le découpage des cantons du département et prenant effet dès les élections départementales françaises de 2015, il ne subsiste plus qu'un seul canton[93].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune obtient le niveau « une fleur » au concours des villes et villages fleuris[94].

Développement durable[modifier | modifier le code]

En 2010, la commune de Crest a été récompensée par le label « Ville Internet @@ »[95].

La commune a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21 en 2006[96].

Seize points de collecte permanente de déchets recyclables sont implantés dans la commune[97].

Finances locales[modifier | modifier le code]

Budget et fiscalité 2020[modifier | modifier le code]

En 2020, le budget de la commune était constitué ainsi[98] :

  • total des produits de fonctionnement : 8 739 000 , soit 996  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 8 171 000 , soit 931  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 3 309 000 , soit 377  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 3 059 000 , soit 349  par habitant ;
  • endettement : 10 594 000 , soit 1 208  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 16,48 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 17,96 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 48,17 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Finances locales de Crest de 2000 à 2018[99].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Voir l’image vierge
Localisation de Crest, Cromer, Nidda, Ponte San Nicolò et Medvode.

Crest est jumelée avec[100] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[101]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[102].

En 2021, la commune comptait 8 756 habitants[Note 3], en augmentation de 5,88 % par rapport à 2015 (Drôme : +2,94 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 5004 5004 3704 3354 9014 9834 9485 0795 423
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 1105 4605 3515 5685 6005 5355 6695 5695 582
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 5795 6605 5365 0055 2505 3795 5135 3595 773
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
6 2077 1407 5197 5187 5837 7397 7867 7938 181
2018 2021 - - - - - - -
8 6298 756-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[103] puis Insee à partir de 2006[104].)
Histogramme de l'évolution démographique

Services et équipements[modifier | modifier le code]

L'ancien hôpital (ou site de Sainte-Marie), situé sur les hauteurs de la ville, conserve son activité notamment pour tout ce qui est des activités para-hospitalières. On y retrouve : une crèche pour les petits au rez-de-chaussée, l'EHPAD Armorin[105], les jardins de la tour et les flamands et enfin l'unité d'autodialyse[réf. nécessaire].

Une médiathèque départementale assure la liaison avec l'ensemble des bibliothèques des communes voisines, située à côté de la gare (place Alexandre Soljenitsyne) et en face du lycée Francois Jean Armorin. Elle propose plusieurs milliers d'ouvrages pour adultes et enfants, une grande salle de consultation, des conférences et événements autour de la lecture, et possède un parc informatique permettant l’accès au catalogue de la bibliothèque et à internet.

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'ensemble scolaire Saint-Louis.

Crest est située dans l'académie de Grenoble.

La commune dispose de :

Claire-de-Chandeneux,
Anne-Pierjean,
Georges-Brassens ;
Royannez,
Anne-Pierjean,
Georges-Brassens ;

La commune possède aussi une école de musique et de danse[107].

Santé[modifier | modifier le code]

La commune est dotée d'un hôpital disposant d'un service d'urgences employant 290 personnes[108] pour 199 lits[109].

Un nouvel hôpital est construit à côté du collège Tibor-Revesz-Long, dans le quartier Mazorel[110].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Placée aux portes des Préalpes, proche du Diois, Crest est une ville de passage pour tous les habitants de la vallée de la Drôme.
C'est un centre touristique qui accueille plusieurs festivals dont Crest Jazz[111] et Futura[réf. nécessaire].

La commune propose un calendrier festif et culturel varié :

Crest a connu son unique marche des fiertés le 11 mai 2013[120].

Loisirs[modifier | modifier le code]

Le cinéma Eden.
  • Piscine ouverte en juillet et en août ;
  • Cinéma Eden, disposant de trois salles numériques et 3D pour un total de 543 places, à la programmation variée (art et d'essai / classique) ;
  • L'ancien centre aéré est devenu un Accueil de loisirs intercommunal (ALSH).

Sports[modifier | modifier le code]

Quarante-deux associations sportives sont recensées en août 2012[121].

De nombreux équipements sportifs sont à disposition dans la commune dont quatre gymnases, un mur d'escalade, une salle d'haltérophilie, un boulodrome, une salle d'escrime, un terrain de rugby, un terrain de football, un club de tennis, un centre équestre, une piscine municipale, un dojo et un skatepark[122].

La manifestation sportive la plus importante est le Challenge Vallée de La Drôme qui rassemble chaque mois de mai plusieurs milliers de participants, amoureux de la course à pied[réf. nécessaire].

Rugby

En 1977, l'US Crest a été finaliste du championnat de France 1re série de rugby à XV[réf. nécessaire].

Football

En 2018, Le club de Football du village (Entente Crest-Aouste) se qualifie pour la première fois de son histoire pour le 8e tour de la Coupe de France de Football[123].

Médias[modifier | modifier le code]

Presse
  • Le Crestois est un journal hebdomadaire local imprimé depuis 1900[124].
  • L'Agriculture drômoise est un journal d'informations agricoles et rurales qui couvre l'ensemble du département de la Drôme.
Radio
Internet
  • Le Bec[1] est un journal numérique de la Vallée de la Drôme.

Cultes[modifier | modifier le code]

Christianisme[modifier | modifier le code]

Culte catholique
Culte protestant

Judaïsme[modifier | modifier le code]

Islam[modifier | modifier le code]

Association culturelle musulmane de Crest[129].

Autres[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

La ville se caractérisait jusqu'en 1985 par une importante activité économique. Il ne reste plus que le cartonnage, la plasturgie et l'artisanat d'art. L'activité commerciale est en mutation. Crest reste attractif pour ses environs[réf. nécessaire].

Agriculture[modifier | modifier le code]

En 1992, l'agriculture se composait de polyculture (céréales, graines fourragères, ail), d'élevage (porcins, caprins, pintadeaux de la Drôme (AOC). Les produits locaux sont le Picodon et la pogne[36].
Elle se tourne peu à peu vers le « bio », avec des fermes d'exploitations de type familial[réf. nécessaire].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Trois zones d'activité dont une en cours d'implantation, existent dans la commune : la Z.A.C Condamine (2,44 ha), la Z.I la Plaine (8,33 ha) et le futur Ecoparc dans le quartier Mazorel[130].

Tourisme[modifier | modifier le code]

L'été, Crest vit essentiellement du tourisme de la vallée de la Drôme[réf. nécessaire].

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2009, le revenu net déclaré moyen par foyer fiscal de Crest est de 18 734 [131] (contre 21 157  dans l'ensemble du département de la Drôme[132]). Parmi ces foyers fiscaux, 42,1 %[131] sont imposables (contre 50,2 % dans le département de la Drôme[132]).

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2019 : médiane en 2019 du revenu disponible, par unité de consommation : 19 580 [133].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, l'emploi total représente 4 067 personnes[131] (contre 203 335 personnes dans l'ensemble du département[132]). En nombre de personnes, l'emploi à Crest représente donc 2 % de l'emploi total du département..

Le taux de chômage des 15-64 ans représente 14,8 %[131] de la population active (contre 12,1 % dans la Drôme[132]).

La situation économique du bassin de Crest est particulièrement difficile : plus d'un tiers des habitants est contraint de travailler dans la région valentinoise[réf. nécessaire].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La tour de Crest.

La cité médiévale s'est construite à même une crête rocheuse, surplombée par la tour de Crest, donjon médiéval classé monument historique français[134].

Huit monuments sont inscrits au patrimoine historique français :

La tour de Crest[modifier | modifier le code]

La base de la tour est d'époque romaine (IVe siècle). Le reste date des XIe et XVe siècles : 50 mètres de hauteur, trois étages, cheminée remarquable, armes[36].

Dominant la ville du haut de ses 52 mètres, c'est le plus haut donjon médiéval de France et d'Europe. Cette tour, emblématique de la ville, est la gardienne d'une des portes des Préalpes drômoises. Elle propose une large vue panoramique et des tables d'orientations. Des expositions y sont organisées[143].

L'église Saint-Sauveur[modifier | modifier le code]

Église Saint-Sauveur de Crest.

Exemple d’architecture néo-classique du XIXe siècle, l'église s’écroula en 1836 et l'église actuelle fut reconstruite sur un emplacement contigu à l'ancienne mais orientée nord-sud pour libérer une place de marché. La construction fut terminée en 1847[144].

Les armoiries du chapitre de Saint-Sauveur étaient d'argent au Saint-Sauveur de carnation, bénissant de la main dextre et tenant en la senestre un monde d'azur cerclé et croisé d'or[27].

Le couvent des capucins[modifier | modifier le code]

Le couvent des capucins, ordre contemplatif, vivant dans la pauvreté existe dans la ville depuis plus de 400 ans. Il peut se visiter durant les journées du patrimoine.

Il a servi de camp d'internement pour les tziganes expulsés d'Alsace (1915 à 1919) (voir plus haut : paragraphe Histoire).

Il a hébergé l'abbé Pierre de 1932 à 1939[145].

L'escalier des cordeliers[modifier | modifier le code]

Rattaché à la chapelle des cordeliers, en dessous de l'ancien hôpital de la ville. Construit durant la seconde moitié du XVIe siècle, il compte plus d'une centaine de marches faisant la liaison entre l'ancien et le nouveau centre-ville[146].

  • L'escalier compte 124 marches (dont 95 taillées dans le roc)[36].

Le pont en bois[modifier | modifier le code]

Ce pont est le plus grand pont en bois de France[147].

Autres[modifier | modifier le code]

  • XVe siècle : la tour de l'horloge[36].
  • Hôtel de ville : deux portes en bois sculpté (XVIe siècle)[36].
  • Chapelle de l'Hôpital : porte renaissance[36].
  • Calvaire surnommé Les Trois Croix, situé derrière la tour de Crest. Il symbolise le calvaire de Jésus. Il surplombe une petite chapelle et un cimetière avec des tombes appartenant à la famille Fayolle. La légende raconte que le rocher où sont implantées les croix abriterait une crypte dans laquelle les premiers seigneurs de la ville seraient enterrés[réf. nécessaire].
  • Avant 1822 : le temple protestant construit sous le ministère du pasteur Louis-François Arnaud. Il est inauguré en 1822[148].
  • Après 1851 : le monument à la résistance au coup d'État du 2 décembre 1851 en Provence[149].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

La ville possède son musée : le musée du Vieux-Crest[36].

Le centre d'arts[modifier | modifier le code]

L'ancienne caserne des pompiers est transformée en centre d'arts en 2018[150]

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Un picodon AOP de la laiterie industrielle ValCrest basée à Crest.

Crest fait partie de l'aire de production du fromage de chèvre Picodon, appellation d'origine protégée grâce à une (AOP).

Les autres spécialités locales sont :

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Nicolas Barnaud (1539-1604 ?) : médecin et alchimiste huguenot, auteur d'essais et de pamphlets, né à Crest.
  • Antoine de Pluvinel (1552-1620) : pionnier de l'École française d'équitation, né à Crest. Son neveu, Antoine de la Baume Pluvinel, fera construire un hôtel particulier dans le centre de la ville dont on peut encore aujourd'hui admirer la façade.
  • Isaac Casaubon (1559-1614) : humaniste et érudit huguenot, vécut une partie de son enfance à Crest, pendant l'époque conflictuelle des guerres de religion.
  • Guy de Passis (v. 1615 - ap. 1689) : médecin de l'Université de Montpellier[153]
  • Jean-Pierre Archinard, né le à Saillans et mort le à Crest, homme politique.
  • Jean-Charles Antoine Curnier (1751-1821) : magistrat et administrateur né à Crest.
  • Antoine Digonet (1763-1811) : général des armées de la République et de l'Empire, né à Crest.
  • François Théodore Curnier (1767-1834) : militaire, frère du précédent.
  • Pierre-André-Hercule Berlier (1769-1821) : général d'Empire, né à Crest.
  • Camille de Tertulle, marquise de La Baume-Pluvinel (1818-1888) : auteur de Catherine Bouliane.
  • Aristide Dumont (1819-1902) : ingénieur des ponts et chaussées, né à Crest.
  • Paul Duseigneur (1822-1895) : photographe.
  • Eugène Arnaud (1826-1905) : pasteur, archéologue et historien du protestantisme, né et mort à Crest.
  • Claire de Chandeneux (1836-1881) : femme de lettres, née à Crest.
  • Élie Peyron (1857-1941) : homme politique français, mort à Crest où il résidait.
  • Maurice Long (1866-1923) : ancien ministre et député, né à Crest.
  • Edmond Ponsoye (1880-1954) : théologien protestant, pasteur, historien du protestantisme, né à Valence et mort à Crest.
  • Paul Goy (1883-1964) : médecin et poète, né à Crest.
  • Louis Vallon (1901-1981) : homme politique, né à Crest.
  • Albert Voisin (1905-1994), dit Vanber : peintre mort à Crest où il résidait. Il a fait de nombreuses toiles de Crest et ses environs.
  • Jacques Bouffartigue (1921-1986) : artiste peintre, vécut à Crest de 1971 à 1986.
  • Anne Pierjean (1921-2003) : écrivain français, morte à Crest où elle résidait.
  • François-Jean Armorin (1923-1950) : correspondant de guerre et écrivain, né à Crest.
  • Driss Chraïbi (1926-2007) : écrivain de littérature francophone d'origine marocaine, mort à Crest où il résidait depuis 1988.
  • Maurice Izier (1944) : coureur cycliste, né à Crest.
  • Denis Dufour (1953) : compositeur de musique instrumentale et électroacoustique, fondateur en 1993 du festival Futura, a vécu à Crest de 1984 à 1998.
  • Stéphane Courbit (1965) : entrepreneur dans l'audiovisuel, né à Crest.
  • Cédric Kahn (1966) : scénariste et réalisateur, a grandi à Crest.
  • Élisabeth Revol (1979) : alpiniste, notamment connue pour ses réalisations himalayennes en style alpin
  • Les membres du groupe de rock français Les Suprêmes Dindes sont originaires de Crest.

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Les armoiries de la ville de Crest sont d'azur au donjon carré ou tour de Crest, d'or, portillée, fenestrée et maçonnée de sable, sur une terrasse de sinople, chargée en pointe d'un C d'argent; au chef d'argent chargé de trois arêtes de coq de gueules[27].


Blason de Crest

Les armoiries de Crest se blasonnent ainsi : D'azur à la tour carré du lieu (tour de Crest) d'or ouvert, ajouré et maçonné de sable, sur une terrasse de sinople chargée de la lettre C capitale aussi d'or, au chef d'argent chargé de trois crêtes de coq de gueules[154].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

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  48. R. Serre, op. cit., p. 46-48.
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Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

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  • 1989 : Bernard Coste, Jean-Noël Couriol, Claude Huot, Sébastien Huot, La tour de Crest, , 48 p.
D'abord donjon d'une forteresse médiévale, disputée entre Seigneurs et Comtes et démantelée sous Louis XIII en 1633, la Tour de Crest fut ensuite transformée dès le XVe siècle en geôle d'État. C'est le plus haut donjon de France.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]