Cressensac

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Cressensac
Image illustrative de l'article Cressensac
Blason de Cressensac
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Lot
Arrondissement Arrondissement de Gourdon
Canton Canton de Martel
Intercommunalité Communauté de communes Causses et vallée de la Dordogne[1]
Maire
Mandat
Guy Louradour
2014-2020
Code postal 46600
Code commune 46083
Démographie
Population
municipale
646 hab. (2014)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 01′ 18″ nord, 1° 31′ 16″ est
Altitude 219 m
Min. 239 m
Max. 330 m
Superficie 23,04 km2
Localisation

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Cressensac est une commune française située dans le département du Lot en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Située sur le bord nord du plateau du causse du Lot à une vingtaine de kilomètres de Brive-la-Gaillarde, la commune est traversée du nord au sud par la N 20 et l'autoroute A20. Les collines alentour sont couvertes de chênes truffiers agrémentées de champs de culture de tabac.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Beaucoup de communes du Lot ont un nom finissant en -ac (de –acos)  il s’agit en général d’un nom gallo-romain désignant le domaine d'une famille (en –us ou –ius). Cressensac signifierait donc domaine de Cresens ou Crescentius[2].

Histoire[3][modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Plusieurs monuments mégalithiques jalonnent la commune : dolmens, tumulus et menhir. Ils témoignent d’une présence humaine sur la commune au Néolithique.

La période antique[modifier | modifier le code]

La région était occupée par le peuple gaulois, les Cadurques. Le peuple cadurque occupait l’actuel Quercy (le département du Lot et le nord du département de Tarn-et-Garonne).

Lors de la conquête de la Gaule par Jules César, une des dernières batailles contre les Romains eut lieu à Uxellodunum (commune de Vayrac – 22 km de Cressensac). Le chef cadurque, Lucterius, en 51 av. J.-C., tenta de résister aux Romains. Sa résistance se termine par la prise de l’oppidum, réputé imprenable, d’Uxellodunum.

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

La région passe sous le contrôle des Wisigoth (dès 472 ap. J.-C. très probablement avec la prise de Turenne). Elle fut ensuite prise par les francs lorsque ceux-ci battent les Wisigoth à la bataille de Vouillé (507).

À la suite de l’effritement du pouvoir mérovingien, la région est dirigée par les ducs d'Aquitaine : Boggis (meurt en 688), Eudes d'Aquitaine (meurt en 735), Hatton et Hunald (meurt en 746) et Waïfre (meurt en 768). Après de nombreux conflits avec Pépin le Bref, les ducs d’Aquitaine doivent céder leur domaine aux Carolingiens.

Au IXe siècle Cressensac fait partie de la vicomté de Turenne. Son histoire est liée à cette vicomté. Cette dernière se trouve à cheval entre les départements du Lot, de la Dordogne et de la Corrèze. Les vicomtes ont profité de la faiblesse du pouvoir central pour s’arroger des pouvoirs importants (justice et de battre monnaie notamment). Cette vicomté sera quasiment indépendante jusqu’en 1738. Une des caractéristiques de ce domaine fut la faiblesse du prélèvement fiscal. Les habitants ne payaient pas la gabelle, ils ne devaient pas loger les soldats du roi, ils ne payaient pas le taille mais un don volontaire au vicomte et ne payaient pas la capitation.

En 1738, le vicomte de Turenne (et duc de Bouillon), endetté, vend la vicomté pour le prix de 4.200.000 livres. À partir de cette date, la paroisse et la communauté de Cressensac seront soumis aux lois du royaume, payeront les impôts, fourniront les soldats et miliciens et logeront les troupes. Cela occasionnera des troubles qui obligeront la maréchaussée de Souillac à intervenir. Des jeunes partiront chercher fortune ailleurs y compris en Amérique.

De la paroisse à la commune[modifier | modifier le code]

La paroisse de Cressensac naît probablement à la fin du XIe siècle – début du XIIe siècle. Son territoire fut prélevé sur deux autres paroisses voisines, Gignac et Sarrazac. La création est probablement due à un reprise de donation jadis faite à une abbaye.

À la fin XIVe siècle, début du XVe naît la communauté rurale, l’origine de l’administration civile de la paroisse rurale dans la vicomté. À cette époque de guerre (guerre de Cent Ans), la vicomté a besoin de tous ses hommes pour résister aux Anglais. En contrepartie d’un « gage » (impôt), les habitants des paroisses y gagnent des « libertés et privilèges ». Les paroissiens étaient représentés par les syndics.

En 1789, la paroisse devient une commune, ses limites restent les mêmes. En 1846, une partie de la commune de Sarrazac est rattachée à Cressensac. Vingt et une familles sont rattachées à Cressensac. Cela s’explique par le fait que ces familles venaient à l’église de Cressensac, pour les baptêmes et les enterrements notamment, du fait du plus grand éloignement de l’église de Sarrazac.

Faits marquants[modifier | modifier le code]

Le 29 juin 1477, la terre tremble, la rivière de l’Orup, qui serpentait à la place de l'actuelle combe de Vignon, devient une rivière souterraine. La rivière resurgit aujourd'hui à l'Œil de la Doux.

Le 30 avril 1831, Antoine de Castre de Tersac, ancien maire de la commune, est assassiné par son fils Joseph. Ce dernier est guillotiné à Cahors le 10 février suivant.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Les maires de Cressensac de 1789 à 2008
Date Maire 1er Adjoint
1789 Jean-Hugue Barre-Lafon
1790 Jean-Hugue Barre-Lafon Etienne Auriel (1771)

Pierre Mongalvy (1793)

Ambroise Certain (1794)

1800 Pierre Crozat de Lynoire Pierre Mongalvy
1808 Arnaud de Lamberterie François Tournier
1815 François Lacoste
1815 Arnaud de Lamberterie Pierre Jarrige
1816 Antoine de Castre de Tersac François Jarrige
1830 Arnaud de Lamberterie Jean Gay
1831 Arnaud de Lamberterie François Jarrige
1841 François Jarrige Jean Gay
1846 Jean-Baptiste Barre Jean Gay
1848 Louis Tournier Jecques Planiol
1852 Auguste de Mazerat Jean-Baptiste Barre
1855 Pierre-Louis-François de Lamberterie Jean-Baptiste Barre
1871 Antoine Jarrige
1871 Pierre-Louis-François de Lamberterie Jean-Baptiste Barre
1876 Jean-Baptiste Delpech
1878 Pierre Jarrige Marc Simon
1878 Jacques Sourzat Jean Fouillade
1884 Jacques Sourzat Marc Simon

Jean Arnal

1895 Jean Arnal Pierre Dalle

Pierre Delmon

1898 Jean Poulzagues
1900 Jacques Sourzat Jean Paterne
1906 Joseph Chazal Jean Paterne
1908 Gervais Cerou Etienne Malvergne

Antoine Lagarde

1929 Maurice Simon Jacques Pouzalgues
1947 Henri Delbos Jean Chazal
1958 Raoul Duverger François Meyssignac
1971 Roger Sol Gaston Lacombe
1977 Jean Lagorse Ludovic Castanet
1983 Roger Sol Bernard Vergne
1989 Roger Teyssandier Jean-Michel Teindas
1995 Jean-Pierre Sourzat Georges Boutot
2001 Daniel Perez Maurice Lamothe
2008 Guy Louradour (DVG, retraité) Jacques Lacoste

Démographie[modifier | modifier le code]

La population sous l'ancien régime [4],[5][modifier | modifier le code]

1650 1660 1670 1680 1690 1700 1710 1720 1730 1740 1750 1760 1770 1785
820 909 850 768 647 703 696 733 706 746 754 678 603 825

La population depuis la révolution[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 646 habitants, en augmentation de 2,05 % par rapport à 2009 (Lot : 0,05 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
680 912 712 1 009 1 039 970 960 999 1 183
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 196 1 182 1 155 1 068 1 074 1 110 1 229 1 097 1 055
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 063 977 927 798 815 814 740 733 634
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
625 596 620 639 570 570 647 642 646
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Villages et lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Cieussac ou Sieussac est un lieu-dit connu depuis le XIe siècle (sulciacum), ce village étant la propriété d’un certain Géraldus. Il compte 5 feux en 1753, 7 en 1766 et 35 habitants en 1886. Avant la Révolution et au début du XIXe siècle, Cieussac fait partie de la paroisse puis de la commune de Sarrazac. Le 27 avril 1846, il fut rattaché à Cressensac, en raison des habitudes de ses habitants de fréquenter l'église de Cressensac au lieu de celle de Sarrazac[3].
  • Peyrelevade, est sans doute le plus ancien hameau habité de la commune : la pierre levée peut indiquer un foyer habité assez ancien. Il a aussi été le plus peuplé, puisqu'avant la Première Guerre mondiale, on y comptait plus de quarante foyers. D'un point de vue patrimonial on y trouve deux maisons dotées de pigeonniers, l'une en surplomb sur la façade de la maison, et l'autre intégré dans l'un des pignons de la maison. Du point de vue de la biodiversité, on y trouve des chênes truffiers en nombre. La construction de l'autoroute A20 a désorganisé les passages animaliers, mais du grand gibier y passe encore fréquemment.
  • La Bélès
  • Le Vaurès
  • La Garnaudie
  • Le Battut
  • Neyragues
  • Le Pouget
  • La Bellonie
  • La Palissière
  • Le Chaffol
  • Martignac
  • La Fouillade

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Familles Doublen et Soulier (Vaurès, La Rochette)
  • Famille Delbos (Peyrelevade), ancien maire Henri Delbos,

Vie locale[modifier | modifier le code]

  • Pendant le deuxième week-end d'août, depuis 2005, se fête l'agneau du Quercy. Pendant deux jours, le samedi et le dimanche, plusieurs artisans agrémentent de leur arts les allées de la fête. Le samedi soir, sous un chapiteau, un repas est organisé par le comité des fêtes ; cabecou, agneau grillé, melon sont de la partie.
  • Dimanche de Pâques un vide grenier est organisé par le comité des fêtes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Préfecture du Lot, « Intercommunalité : Création de Causses et vallée de la Dordogne », sur Préfecture du Lot, (consulté le 11 janvier 2015).
  2. Gaston Bazalgues, À la découverte des noms de lieux du Quercy : Toponymie lotoise, Gourdon, Éditions de la Bouriane et du Quercy, , 127 p. (ISBN 2-910540-16-2), p. 110.
  3. a et b Source : Tibor Pataki, Cressensac : Essai historique d'une commune dans la vicomté de Turenne, Presses de Chastrusse et cie, Brive, 1984
  4. 1650-1770 : Tibor Pataki, Cressensac : Essai historique d'une commune dans la vicomté de Turenne, Presses de Chastrusse et cie, Brive, 1984
  5. 1785 : Georges Frêche, Dénombrement de feux et d'habitants de 2 973 communautés de la région toulousaine (Intendances d'Auch, de Montauban, du Roussillon, et généralité de Toulouse de l'intendance du Languedoc) (1536-1790).
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]