Crazannes

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Crazannes
Le centre-bourg de Crazannes, depuis le jardin public
Le centre-bourg de Crazannes, depuis le jardin public
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes
Département Charente-Maritime
Arrondissement Saintes
Canton Saint-Porchaire
Intercommunalité Communauté de communes Charente-Arnoult-Cœur de Saintonge
Maire
Mandat
Gérard Gaillard
2014-2020
Code postal 17350
Code commune 17134
Démographie
Gentilé Crazannais
Population
municipale
429 hab. (2013)
Densité 89 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 50′ 56″ Nord 0° 42′ 16″ Ouest / 45.848889, -0.704444
Altitude Min. 2 m – Max. 28 m
Superficie 4,81 km2
Localisation

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Crazannes est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente-Maritime (région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes). Ses habitants sont appelés les Crazannais et les Crazannaises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Crazannes se situe dans le centre du département de la Charente-Maritime, dans l'ancienne province de Saintonge. Comme tout le département, appartenant au Midi de la France — on parle plus précisément de « Midi atlantique »[2], au cœur de l'Arc atlantique, elle est partie intégrante du Grand Sud-Ouest français, et est parfois également incluse dans un Grand Ouest aux contours plus flous.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Crazannes[3]
Geay Le Mung
Plassay Crazannes[3] Saint-Savinien
Port-d'Envaux

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune appartient depuis 2011 au réseau « Villages de pierres et d'eau », label initié par le conseil général afin de promouvoir des sites exceptionnels présentant la particularité d'être situés au bord d'une étendue d'eau (mer, rivière, étang...)[4].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 en cours Gérard Gaillard DVD Agriculteur retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Région[modifier | modifier le code]

À la suite de la réforme administrative de 2014 ramenant le nombre de régions de France métropolitaine de 22 à 13, la commune appartient depuis le à la région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, dont la capitale est Bordeaux. De 1972 au , elle a appartenu à la région Poitou-Charentes, dont le chef-lieu était Poitiers.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 429 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
471 435 365 455 556 626 679 718 692
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
706 672 670 703 669 699 653 625 637
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
635 636 605 525 522 507 415 364 347
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
304 298 328 361 357 409 432 445 435
2013 - - - - - - - -
429 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Personnalités[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Les carrières de Crazannes[modifier | modifier le code]

Le musée présente, sur une aire thématique, l’histoire et les techniques des carriers d’autrefois, préservant la mémoire d’un patrimoine riche: celui des carrières de Crazannes.

Les carrières de Crazannes, jouxtées par l'autoroute A837.

Ce pôle-nature créé en collaboration entre Autoroutes du Sud de la France (A.S.F.), le foyer rural de Crazannes et le conseil général de la Charente-Maritime a vu le jour en mars 1997. Il prévoit un espace muséographique gratuit présentant les carrières de pierre de taille et une zone protégée comprenant un sentier en visite guidée payant.

Les carrières se sont peu à peu recouvertes d’un tapis de verdure. Les grands arbres poussent au-dessus des gorges sombres et profondes et plongent leurs ramures dans le vide. Cet ombrage garde une température constante et une humidité élevée. Les résurgences de la nappe phréatique abreuvent une végétation luxuriante, digne des grandes forêts amazoniennes. Le lierre court partout, sur les falaises comme sur les arbres, et se laisse souvent redescendre jusqu’à terre en de longues chevelures. Il est accompagné par la clématite vigne-blanche, liane européenne, qui grimpe à l’assaut des branches les plus hautes afin de capter un peu plus de lumière. Mais les carrières sont aussi couvertes d’un tapis de fougères scolopendres que l’on trouve habituellement au fond des puits les plus profonds. Dans les zones plus sèches, on peut tomber sur une station importante d’orchidées comme « l’homme pendu » ou l’Ophrys abeille.

Cachés par les mystères de Crazannes, les animaux arpentent les carrières, des mammifères (blaireaux, chevreuils, genettes, renards...) aux batraciens (grenouilles agiles, salamandres...), en passant notamment par un foisonnement d’oiseaux nocturnes et diurnes (chouettes effraies, circaète jean-le-blanc...).

Par ailleurs, la pierre de Crazannes fait partie des nombreuses 'fiertés françaises' qui, contre toute vraisemblance, aurait prétendument servi à la construction du socle de la statue de la Liberté à New York, parmi d'innombrables rumeurs qui l'attribuent à d'autres carrières notamment dans la Meuse, en Ardèche, dans les Calanques, chaque région y allant de sa fierté. Le socle cependant est fait de béton recouvert de plaques de granit (rien à voir avec la géologie calcaire de Crazannes) en provenance du Connecticut, comme peut en attester les contrats de 1882 avec la carrière Beattie (Beattie Quarry), ce qui ne dévalorise nullement le prestige charentais.Modèle:Références souhaitées lien externe https://www.google.fr/url?sa=t&source=web&rct=j&url=http://connecticuthistory.org/branfords-history-is-set-in-stone/&ved=0ahUKEwiur47MraXMAhUOSJoKHT41B0kQFggeMAA&usg=AFQjCNGy7Qr-kO3oCL8Fp-gismgusvNndA.

Le Fort Boyard, Le Fort Liédot, la cathédrale de Cologne font partie des nombreux ouvrages également construits avec la pierre de Crazannes...

Le Château de Crazannes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de Crazannes.

Château du XVe siècle en bordure du fleuve Charente.

La Maison des Pierreux[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Maison des Pierreux.

Au cœur du village, une ancienne maison charentaise vous ouvre ses portes. Elle met en valeur la vie de ces hommes de labeur qui façonnaient les carrières de pierre de taille. Visitable tout l'été.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. Louis Papy, Le Midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984
  3. Carte IGN sous Géoportail
  4. Treize villages unis pour le meilleur et pour le pire, article de Thomas Brosset paru dans Sud Ouest, 10 février 2011
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011, 2013.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Anne Bocquet, Les Carrières de pierre de Crazannes, Association des publications chauvinoises, 1995, 104 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]