Crazannes

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Crazannes
Le centre-bourg de Crazannes,depuis le jardin public.
Le centre-bourg de Crazannes,
depuis le jardin public.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente-Maritime
Arrondissement Saintes
Canton Saint-Porchaire
Intercommunalité Communauté de communes Charente-Arnoult-Cœur de Saintonge
Maire
Mandat
Gérard Gaillard
2014-2020
Code postal 17350
Code commune 17134
Démographie
Gentilé Crazannais
Population
municipale
433 hab. (2014 en diminution de 2,04 % par rapport à 2009)
Densité 90 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 50′ 56″ nord, 0° 42′ 16″ ouest
Altitude Min. 2 m
Max. 28 m
Superficie 4,81 km2
Localisation

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Crazannes est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente-Maritime (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont appelés les Crazannais et les Crazannaises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Crazannes se situe dans le centre du département de la Charente-Maritime, dans l'ancienne province de Saintonge. Comme tout le département, appartenant au Midi de la France — on parle plus précisément de « Midi atlantique »[2], au cœur de l'Arc atlantique, elle est partie intégrante du Grand Sud-Ouest français, et est parfois également incluse dans un Grand Ouest aux contours plus flous.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Crazannes[3]
Geay Le Mung
Plassay Crazannes[3] Saint-Savinien
Port-d'Envaux

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune appartient depuis 2011 au réseau « Villages de pierres et d'eau », label initié par le conseil général afin de promouvoir des sites exceptionnels présentant la particularité d'être situés au bord d'une étendue d'eau (mer, rivière, étang...)[4].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 en cours Gérard Gaillard DVD Agriculteur retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Région[modifier | modifier le code]

À la suite de la réforme administrative de 2014 ramenant le nombre de régions de France métropolitaine de 22 à 13, la commune appartient depuis le à la région Nouvelle-Aquitaine, dont la capitale est Bordeaux. De 1972 au , elle a appartenu à la région Poitou-Charentes, dont le chef-lieu était Poitiers.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[6].

En 2014, la commune comptait 433 habitants[Note 1], en diminution de 2,04 % par rapport à 2009 (Charente-Maritime : +3,32 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
471 435 365 455 556 626 679 718 692
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
706 672 670 703 669 699 653 625 637
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
635 636 605 525 522 507 415 364 347
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
304 298 328 361 357 409 432 435 433
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Personnalités[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Les carrières de Crazannes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : carrières de Crazannes.

Le musée présente, sur une aire d'autoroute thématique, l’histoire et les techniques des carriers d’autrefois, préservant la mémoire d’un patrimoine riche : celui des carrières de Crazannes.

Les carrières de Crazannes, jouxtées par l'autoroute A837.

Ce pôle-nature créé en collaboration entre Autoroutes du Sud de la France (A.S.F.), le foyer rural de Crazannes et le conseil général de la Charente-Maritime a vu le jour en mars 1997. Il prévoit un espace muséographique gratuit présentant les carrières de pierre de taille et une zone protégée comprenant un sentier visitable en visite guidée payante.

Les carrières se sont peu à peu recouvertes d’un tapis de verdure. Les grands arbres poussent au-dessus des gorges sombres et profondes et plongent leurs ramures dans le vide. Cet ombrage garde une température constante et une humidité élevée. Les résurgences de la nappe phréatique abreuvent une végétation luxuriante, digne des grandes forêts amazoniennes. Le lierre court partout, sur les falaises comme sur les arbres, et se laisse souvent redescendre jusqu’à terre en de longues chevelures. Il est accompagné par la clématite vigne-blanche, liane européenne, qui grimpe à l’assaut des branches les plus hautes afin de capter un peu plus de lumière. Mais les carrières sont aussi couvertes d’un tapis de fougères scolopendres que l’on trouve habituellement au fond des puits les plus profonds. Dans les zones plus sèches, on peut tomber sur une station importante d’orchidées comme « l’homme pendu » ou l’Ophrys abeille.

Cachés par les mystères de Crazannes, les animaux arpentent les carrières, des mammifères (blaireaux, chevreuils, genettes, renards...) aux batraciens (grenouilles agiles, salamandres...), en passant notamment par un foisonnement d’oiseaux nocturnes et diurnes (chouettes effraies, circaète jean-le-blanc...).

Le Fort Boyard, le Fort Liédot, la cathédrale de Cologne font partie des nombreux ouvrages construits avec la pierre de Crazannes…[réf. nécessaire].

Cependant, malgré ce que prétend une légende persistante, il n'y a pas de pierre de Crazannes utilisée pour le socle de la statue de la Liberté à New York, qui est en fait constitué de béton et de granit provenant du Connecticut[9], celui de la carrière Beattie (Beattie Quarry)[10].

Le Château de Crazannes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de Crazannes.

Château du XVe siècle en bordure du fleuve Charente.

La Maison des Pierreux[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Maison des Pierreux.

Au cœur du village, une ancienne maison charentaise vous ouvre ses portes. Elle met en valeur la vie de ces hommes de labeur qui façonnaient les carrières de pierre de taille. Visitable tout l'été.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. Louis Papy, Le Midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984
  3. Carte IGN sous Géoportail
  4. Treize villages unis pour le meilleur et pour le pire, article de Thomas Brosset paru dans Sud Ouest, 10 février 2011
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  9. http://www.statue-de-la-liberte.com/Origine-des-pierres-du-socle.php
  10. (en) Branfords history is set in stone

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Anne Bocquet, Les Carrières de pierre de Crazannes, Association des publications chauvinoises, 1995, 104 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]