Cratère des Pingualuit

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Cratère des Pingualuit
Image illustrative de l'article Cratère des Pingualuit
Le cratère des Pingualuit
Localisation
Coordonnées 61° 16′ 30″ N 73° 39′ 37″ O / 61.274997, -73.66027861° 16′ 30″ N 73° 39′ 37″ O / 61.274997, -73.660278
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Région administrative Nord-du-Québec
Géologie
Type de cratère Météoritique
Dimensions
Diamètre 3,44 km
Profondeur 400 m
Découverte
Découvreur Frederick W. Chubb

Géolocalisation sur la carte : Canada

(Voir situation sur carte : Canada)
Cratère des Pingualuit

Géolocalisation sur la carte : Québec

(Voir situation sur carte : Québec)
Cratère des Pingualuit
Cratère des Pingualuit, 2007

Le cratère des Pingualuit, autrefois connu sous l'appellation cratère du Nouveau-Québec, est situé près de la localité de Kangiqsujuaq, au Nunavik, à l'extrémité nord du Québec, au Canada.

Ce cratère est l'élément central du parc national des Pingualuit.

Géographie[modifier | modifier le code]

Les sous-versants hydrographiques voisins du "cratère des Pingnaluit" sont:

Le cratère des Pingualuit fait partie du versant hydrographique de la rivière Vachon qui se déverse dans la rivière Arnaud. Cette dernière est un affluent du littoral Ouest de la baie d'Ungava.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le "cratère Chubb" a été la première appellation de ce cratère météorique dans les années 1950-1960. Ce toponyme évoque Frederick W. Chubb, chercheur de diamants. Visible de l’espace, ce cratère a été renommé « cratère du Nouveau-Québec » dans les années 1970. Finalement, le 25 janvier 2001, la Commission de toponymie du Québec a officialisé l'hydronyme "Cratère des Pingualuit" pour désigner ce plan d'eau fermé.

Le nom du cratère signifie « boutons éruptifs »[1] ou « boutons d'acné »[2] en inuktitut du fait de la forme des collines de la région du cratère.

Description[modifier | modifier le code]

Parmi les nombreux cratères que l'on retrouve au Canada et au Québec, il s'agit d'un des plus jeunes — il est âgé de 1,4 million d'années seulement — et un des mieux conservés du monde.

Il est presque parfaitement circulaire (3,44 km de diamètre) et facilement repérable du ciel. Il a un rebord bien défini qui atteint 163 mètres au-dessus de la surface du lac Pingualuk qui, uniquement alimenté par l'eau de pluie, a totalement rempli le cratère (252 m de profondeur). Son eau est d'une pureté cristalline, mais fragile, puisque pour renouveler la totalité de son eau, on estime qu'il faut 330 ans.

Il fut proposé qu'il puisse s'agir d'un cratère de météorite en 1950 par V. B. Meen, du Musée royal de l'Ontario, tandis que Curry (1968) de la Commission Géologique du Canada proposait qu'il puisse s'agir d'une structure volcanique. Son origine exacte, météoritique, ainsi que son âge, ont été déterminés en 1988 à la suite de l'expédition de Bouchard (1990)[3].

Expédition de 2007[modifier | modifier le code]

Le professeur Reinhard Pienitz de l'Université Laval a conduit en 2007 une expédition vers le cratère pour extraire des sédiments du fond du lac. On espère que ces découvertes permettront d'obtenir des informations sur les changements climatiques datant de la dernière période interglaciaire, il y a 120 000 ans[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Cratère des Pingualuit », sur Commission de toponymie du Québec (consulté le 18 novembre 2008)
  2. « Parc national des Pingualuit », sur Parcs Nunavik (consulté le 18 novembre 2008)
  3. Diables des mers : Pingaluit
  4. Ingrid Peritz, « Quebec crater is out of this world », The Globe and Mail,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]