Couvent des Récollets de Paris

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Couvent des Récollets de Paris
Couvent des Récollets, vue générale 01.jpg
Présentation
Type
Destination initiale
Couvent
Destination actuelle
Centre international d'accueil et d'échanges pour chercheurs et artistes
Style
XVIIe et XVIIIe siècles
Propriétaire
RIVP
Statut patrimonial
Site web
Localisation
Pays
Région
Ile de France
Commune
Adresse
Coordonnées
Localisation sur la carte de France
voir sur la carte de France
Red pog.svg
Localisation sur la carte du 10e arrondissement de Paris
voir sur la carte du 10e arrondissement de Paris
Red pog.svg
Localisation sur la carte de Paris
voir sur la carte de Paris
Red pog.svg

Situé rue du Faubourg-Saint-Martin à Paris, l'ancien couvent des Récollets est un bel exemple de l'architecture religieuse des XVIIe et XVIIIe siècles.

Longtemps utilisé comme hôpital militaire, cet ensemble immobilier est aujourd'hui géré par Lerichemont, filiale de la Régie immobilière de la ville de Paris (RIVP) ; il regroupe :

  • une résidence para-hôtelière dédiée aux chercheurs et artistes avec des espaces de location pour des manifestations culturelles,
  • les bureaux de l'ordre des architectes d'Île-de-France et la maison de l'architecture,
  • les bureaux de l'association 4D (Dossiers et Débats pour le Développement Durable).

Histoire[modifier | modifier le code]

Porte d'entrée de l'ancien hôpital militaire Villemin.

Du couvent à l'hôpital[modifier | modifier le code]

Les récollets, issus à la fin du XVe siècle d'une réforme de l'ordre des Franciscains, s'appelaient initialement « frères mineurs de l'étroite observance de saint François ».

Ils obtiennent d'Henri IV le la permission d'installer un monastère sur un terrain qui leur est donné, à deux pas de l'église Saint-Laurent, par Jacques Cottard, tapissier de son état. Après avoir construit une petite église, ils l'agrandissent dans un premier temps. La première pierre de leur couvent ainsi que d'une plus grande église est posée par Marie de Médicis le [3].

La bibliothèque du couvent était très réputée.

Fermé en 1790, le couvent est transformé en 1802 en hospice des Incurables-Hommes. Puis, en 1861, après le transfert de ses pensionnaires à l'hospice des Incurables d'Ivry, il devient l'hôpital militaire Saint-Martin. Il prend en 1913 le nom de Jean-Antoine Villemin (1827-1892), médecin des armées, auteur de recherches sur la tuberculose.

La porte d'entrée monumentale de l'hôpital est encore visible au no 8[4] de la rue des Récollets. Le jardin du couvent en a été séparé, il s'agit du jardin Villemin.

La situation de cet hôpital près des gares du Nord et de l'Est lui vaut une grande activité durant les deux guerres mondiales, et même encore pendant les opérations d'Algérie.

La vétusté de ses équipements entraîne sa fermeture définitive en 1968. Par la suite, le site fut longtemps menacé de destruction avant d'être protégé et classé.

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

Les bâtiments qui subsistent de nos jours datent du XVIIIe siècle et portent encore les traces visibles de leur histoire. Les façades et les toitures, l'escalier intérieur avec sa rampe en fer forgé du bâtiment subsistant du XVIIIe siècle et la chapelle ont été inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du [2].

Après la fermeture de l'hôpital, le bâtiment héberge l'UP1 (unité pédagogique 1, école d'architecture issue de la scission des Beaux-Arts en 1968), qui prend le nom d'école d'architecture de Paris-Villemin, avant de déménager vers l'ENSBA, 14 rue Bonaparte, puis d'être refondue dans l'actuelle École nationale supérieure d'architecture de Paris-Val de Seine.

De 1990 à 2002, le couvent est transformé en lieu artistique, Les anges des Récollets, dont certaines œuvres murales sont encore visibles. En 1999, les lieux sont attribués momentanément par l'État aux artistes (c'est un des rares exemples où des artistes squaters ont réussi à obtenir une autorisation de l'État). Mais ceux-ci n'obtiennent pas de réaliser le grand centre d'art alternatif (avec Gilles Deleuze, Félix Guattari et Jean-Pierre Faye) qu'ils souhaitaient.

Il faut attendre sa réhabilitation en 2003, par Thomas Corbasson et Karine Chartier, et l'installation en 2004 des locaux de l'ordre régional des architectes d'Île-de-France pour que le couvent reçoive à nouveau une attribution durable. L'ordre y crée la Maison de l'architecture[5], ce qui confère au lieu une place prépondérante dans la vie architecturale parisienne.

Depuis 2003, le couvent est aussi un Centre international d'accueil et d'échanges, destiné aux artistes et aux écrivains étrangers confirmés[6].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. source : www.cadastre.gouv.fr
  2. a et b Notice no PA00086485, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  3. Jules de Gaulle, Nouvelle histoire de Paris et de ses environs, Paris, P. M. Pourrat frères, 1839-1841, 630 p. (lire en ligne), p. 537-538
  4. Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, éditions de Minuit, (ISBN 2-7073-1054-9), p. 326.
  5. La Maison de l'architecture est une association loi 1901 créée en 2003.
  6. (fr) « Centre international d'accueil et d'échanges des Récollets », sur www.international-recollets-paris.org

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Sources[modifier | modifier le code]

  • Plaque « Histoire de Paris » en façade du bâtiment.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]